L’Open Source chez Microsoft

Article publié le 16 mars dernier dans Direction Informatique.

Gianugo Rabellino, un avocat italien récemment installé dans la région de Seattle, a été, toute sa vie durant, un intervenant majeur dans la communauté Open Source européenne. Entre autres, il a été président fondateur de la Société Linux italienne et de SourceSense Europe, une boîte spécialisée en solutions Open Source. Or voilà qu’après avoir été un apôtre de Slackware, Debian et Ubuntu, il déclarait, l’automne dernier, que ces systèmes d’exploitation, pourtant excellents à bien des égards, n’étaient peut-être pas l’idéal sur un bureau. Du même souffle, il avouait sa préférence pour le Mac, un ordi qu’il faudrait lui arracher, disait-il, « de ses mains mortes et glaciales ».

Pourtant, depuis l’automne, M. Rabellino utilise un bloc-notes Windows 7. Il le trouve rapide et bien conçu. « Je ne m’ennuie vraiment pas du Mac ! », confesse-t-il. Que s’est-il passé ? Il est simplement devenu cadre supérieur chez Microsoft. Et comme, selon toute apparence, ses mains sont encore chaudes et vivantes, mais qu’il n’a plus de Mac, c’est que le redoutable Steve Ballmer le lui a arraché en même temps que le cœur, n’est-ce pas ? Comment expliquer autrement le geste d’un Full-Patch Linux Aficionado, amateur de Mac a fortiori, qui accepte de s’embrigader dans les forces de l’Empire, pour y agir comme directeur principal de l’unité communautés Open Source ?

Comment ? Très simplement. Il faut juste aimer le développement logiciel et l’univers qui s’en dégage. Il faut juste être conscient que la majorité des développeurs n’œuvre pas à l’abri de miradors en environnement clos, jalousement propriétaire, mais à l’air libre du petit Bon Dieu, ce qui, dans la langue de Wikipédia, se nomme Open Source et Logiciel libre. En ce sens, « mon passage chez Microsoft a été un geste naturel, un passage absolument cohérent avec mon CV. Je continue ce que je faisais; c’est le même travail. »

Et ça se tient. Même quand on connaît le point de vue particulier que bien des membres de la communauté Open Source partagent à l’endroit de Microsoft. Par exemple, qui eut cru, il y a pas si loin en arrière, que le PHP pourrait fonctionner sous Windows Azure, donc que des CMS comme Dupral ou WordPress pourraient tourner sans problème sur le grand nuage de Microsoft ?

Les temps changent. La Microsoft de 2011 n’est plus cette boîte d’enrégimentation qu’elle était dans les débuts de Ballmer, auteur de l’aphorisme Linux is a cancer ». On ne caporalise plus les clients sous le drapeau d’une marque omnipotente. Le patron de Gianugo Rabellino n’est nul autre que Jean Paoli, l’homme qui a entraîné Redmond dans le monde du XML, créant ainsi une des premières brèches dans le mur entourant son campus isolé.

Me Rabellino est à l’extrême droite de la photo.

Pourquoi Microsoft devrait-elle priver ses clients de bons produits ? Pourquoi devrait-elle demeurer de glace devant la masse croissante de développeurs à l’œuvre en giron Open Source ? De toute façon, la tendance semble être de se débarrasser d’un paquet de problèmes en fonctionnant en mode infonuagique, que le gros cumulus appartienne à IBM, Oracle, Sage ou Microsoft. Les entreprises n’en ont rien à cirer. Vraiment. Elles veulent continuer à faire leurs trucs, tirer profit des développements informatiques, tout en bénéficiant des derniers raffinements en sécurité, en portabilité, en intelligence. On ne peut bêtement se refermer face à de telles possibilités d’affaires. « Beaucoup d’entreprises utilisent des produits Open Source, dit-il, Microsoft se doit de les rejoindre. »

Ainsi, Me Rabellino se définit comme une sorte de facilitateur « Microsoft vers Open Source » et « Open Source vers Microsoft », une sorte de « Go To Person » (M. Guichet Unique) pour toutes les questions concernant l’Open Source chez Microsoft. Il parle de la constitution d’un meilleur écosystème informatique. Et il adore.

En tout cas, c’est ce qu’il dit. Son gros accent PHP doit bien offenser les Red Necks du Dot-Net Framework, surtout quand il leur laisse voir ses tatouages de la Apache Software Fondation, mais il n’en parle pas. Du bout des lèvres, il reconnaît tout au plus certaines controverses, mais il fait surtout remarquer le nombre croissant des projets Open Source qui se déroulent chez Microsoft. «Ça évolue ! »

Et c’est sérieux. Il est convaincu qu’il ne s’agit pas d’une baloune marketing ourdie par Steve Ballmer pour faire propre dans les salons. Il a la certitude que Microsoft a vraiment décidé de s’impliquer sur cette question. Pourquoi ? Pas comme le renard qui se colle des plumes pour mieux voler des poules. Simplement parce que l’avenir immédiat semble passer par Windows Azure, du moins chez Microsoft, un mode de fonctionnement informatique où la marque de la plateforme n’est pas vraiment pertinente. On y déploie l’application voulue, soit-elle Open Source ou aux anchois, on l’ajuste aux besoins du client, on y importe les données voulues. Le client est libre. En fait, il n’a désormais d’entrave que son contrat !

Me Rabellino parle d’une vision « Open Cloud ». Non, ce n’est pas un nouveau buzzword. C’est sa façon personnelle de qualifier l’intégration de produits/services, hier encore antagoniques, qui est en train de se faire dans l’éther infonuagique. Ici le mot clé est «interopérabilité ».Tout doit pouvoir fonctionner dans tout. On en est là.

Se peut-il que demain, les gens utilisent des dispositifs intelligents, pas des PC Windows ou Linux ni des Mac, possiblement des mutants se situant dans le sillage des iPad et des tablettes Android ou PalmOS, grâce auxquels ils feront tout (et mieux) ce qu’ils font aujourd’hui avec leurs ordis ? Se peut-il qu’ainsi, la guéguerre Mac/PC soit chose du passé et que les gens se chicanent sur autre chose ?

Possiblement, réagit Gianugo Rabellino. Leurs données et leurs logiciels seront « quelque part sur le Web » en complète sécurité, « dans le respect des normes », et ils seront heureux. « La façon de penser (disques durs, boîte USB, etc.) des vieux comme nous sera devenue marginale ». Il y aura encore des systèmes d’exploitation, mais on s’en triple-foutra, même si celui de Microsoft fera ceci de mieux que celui de Google ou que celui de HP sera plus rapide que celui d’Apple. Ce genre de trucs sera la « valeur rajoutée » qui permettra de mieux rendre, p. ex., le HTML5. On ne voudra que le service, l’info, le plaisir. On ne voudra pas passer des heures stressantes à faire de l’informatique.

C’est exactement là où, elle aussi, l’entreprise s’en va et Microsoft entend bien être en situation de pertinence commerciale. D’où les gens de l’Open Source qui travaille chez Microsoft. D’où le travail d’évangéliste international qu’accomplit Me Rabellino.

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22 réflexions sur “L’Open Source chez Microsoft

  1. Bon ben, comme dirait l’autre : Plein de bonnes intentions.
    Ils sont certainement en retard dans ce domaine et avaient besoin, vraiment, de faire un tour à 360 degrés.
    L’ultime arrivera peut-être un jour: un Windows OS.
    OS pour open source, bien sur !

    De cette façon plein de gens pourraient virer leur SE piratés et cesser de nager dans l’auto-justification du genre: je les pirate car ils n’auront pas une cenne de moi, je les haîs ! (J’ai déjà entendu ça plein de fois…))) LOL !

    Les choses semblent évoluer du côté de MS. Et ce rattrapage est à souligner et c’est tant mieux. Merci pour cet article.

    Et attendons la suite des choses.

  2. Oh là là, un avocat du libre qui quitte pour la force obscure, j’aurais pensé qu’il y aurait eu plus de vagues ici ;-).

    Pour ma part qui œuvre depuis des siècles en Windows, je me prépare à maintenant développer pour la Pomme. Eh oui développement pour iOS. Remarquez que je ne suis pas si étranger que cela au Mac, au début des années 1990, j’ai conçu des devis sur Mac avec Word et Dreams. Donc je m’y retrouve facilement, mais bien sûr que OSX est différent du OS d’alors. C’est plus l’environnement de développement qui va représenter un choc culturel.

  3. C’est une bonne nouvelle!
    L’important dans ceci, outre le fait que l’Open Source est un modèle de développement possédant un aspect « humaniste » – ce qui me plaît beaucoup – c’est que comme vous le dites si bien: « Ici le mot clé est «interopérabilité ». Tout doit pouvoir fonctionner dans tout. »
    Or, la seule façon d’arriver à cet état de fait, c’est d’utiliser ce que l’Open Source utilise depuis toujours: des protocoles normalisés, de la technologie « ouverte » et documentée, des langages de programmations normalisés et portables, etc. Bref, des normes comme HTML5 et XML, des langages comme Ecmascript (anciennement Javascript) et PHP, des protocoles comme HTTP, FTP, etc. Ces choses fonctionnent sous toutes les plateformes, tous les serveurs, tous les fureteurs et tous les ordis, grands ou petits!
    Si bien que, comme vous dites: « Il y aura encore des systèmes d’exploitation, mais on s’en triple-foutra »! 🙂
    Les modèles de développement propriétaires comme Dot.net, avec C# et les scripts asp ne peuvent plus concurrencer l’interopérabilité de PHP et des serveurs Apache, par exemple. Et le client veut être libre de ses choix technologiques et de plus en plus refuse de se faire emprisonner par une entreprise pour ses technologies de développement.
    Bref, à la bonne heure, la raison du plus fort est détrônée par la « raison », pure et simple et ça, c’est très bien! 🙂

  4. C’est cool, mais je vais seulement vraiment le croire quand je vais le voir de mes yeux vus!! ;-P À date je ne vois toujours pas beaucoup de code source ouvert produit chez MS. Mais certes, on ne peut pas nier le fait que Microsoft a fait des efforts considérables récemment pour « s’ouvrir » un peu plus, IE9 semble tenter de respecter les normes du W3C, Microsoft verse sa part de dons annuelle à la fondation Apache, etc.

    Mais d’un autre côté je ne comprends pas les initiatives comme « Homegroups » dans Windows 7, techno qui ne fonctionne que si TOUT votre écosystème est en Windows 7. Ça, ça va complètement à l’inverse de l’interopérabilité. J’ose espérer que c’est une erreur et que MS va nous lançer une techno plus « standard » dans Windows 8. Un support de NFS ça serait pas mal 🙂

    Je lisait récemment que MS semble abandonner sa techno Silverlight pour se consacrer au HTML5. Ça, c’est une bonne nouvelle! 😀

  5. Une chose qui m’a agréablement surpris récemment c’est de constater que sous Windows 7 on peut ouvrir des fichiers OpenDocument avec Wordpad, sans devoir installer de logiciels tiers (le support est so-so mais c’est mieux que rien) et aussi que sous les dernières versions de MS Office, les fichiers OpenDocument sont « relativement » bien supportés. Ça, c’est super. À notre école par exemple nos élèves travaillent sous OpenOffice (bientôt LibreOffice) alors le fait qu’ils puissent trimballer leurs fichiers à la maison et les ouvrir sous MS Office de Papa, sans devoir télécharger OpenOffice, c’est un gros plus!

    • Ce sont-là les résultat d’une crainte certaine envers le Libre. À mon avis, Micro$oft n’a pas le choix de se mettre au diapason devant une telle menace.

      Que du bon en prévoir dans un avenir rapproché! :mrgreen:

      Le Dauphin ‘stie gâte heure

      • T’empire en vieillissant, toé!

        J’suis rendu que je dois te lire à voix haute… comme L’aut’ de trois-rivières là là!

        Vous êtes pas reposant… J’pense que j’vais commencer mes billets par une petite prière!!

        😆

  6. Pas facile à suivre le Rabellino (« petit rebelle en italien?) dans ses changements de cap: bonnes intentions mais, sans doute, un brin d’opportunisme financier. J’ai, personnellement, un doute sur ses nouvelles convictions, surtout qu’il s’agit d’un avocat, italien, sympa et plutôt convaincant. Il doit y avoir anguille sous roche. En référence à Pierre Dac, j’avance: « Si cet avocat est cru, on est cuit ». Et Nelson qui change encore d’allégeance internaute…

    • Pierre Dac! I see… Un des préférés de mon défunt papa. Vous êtes allé à la bonne école! Et ça m’aide à comprendre votre goût du calembour, que vous partagez d’ailleurs avec un certain mammifère marin.

  7. Ouin la belle affaire … encore la même rengaine qu’ils (MS) nous ont servis lors de leur accord avec Novel ..
    On attend encore une prise en charge de certains service OpenSource pour Windows serveur 2003 , ce qu’il avaient promis et qui n’est malheureusement jamais arrivé ..
    Ici je parle d’un cadre de MS qui indiquait un meilleur partage des ressources entre Open Directory et Active directory et bien franchement je n’y crois pas une seconde …

    Windows Azure ça vous ne sonne pas une cloche ??? Ya rien de libre à long terme en ce qui concerne Azure et Azure c’est l’avenir de Microsoft . Azure sera au coeur de Windows 8

    Je vois dans ce jeu que Microsoft ne fera que se plier a certaine norme comme le ODT par exemple ou bien à une prise en charge native de la console SSH, pour ne pas dire des broutilles mais rien de plus impliquant comme geste …

    Le modèle d’affaires de Microsoft est privé et tant que MS détiendra plus des 3/4 du marché , ils ne changeront pas une miette … Leur ouverture sur certain protocole du libre est pour évité une érosion à long terme et par la bande ratisser encore plus large une clientèle qui s’éparpille voila tout .

    En contre parti ..
    par l’étude de certain logiciels du libre , MS s’inspire beaucoup et cela aide grandement a nous offrir des logiciels plus stable et plus performant .

    • Moi aussi j’ai des doutes. À mon humble avis, l’ouverture de Microsoft à l’Open Source (différent, en passant, du logiciel libre) est obligé pour que l’entreprise rattrape son retard sur les autres dans le domaine de l’infonuagique, où se trouve probablement l’avenir ($$$) de l’informatique.

      L’interopérabilité? Mouiii… avec ce qui fera son affaire. Pour le reste, essayez de faire partager des fichiers entre un ordi Win7, un XP et un Linux, pis un Mac, tant qu’à faire. Des heures de plaisir. Enlevez Win7 et tout baignera en quelques minutes.

      Si le passé est garant de l’avenir, il faut toujours se méfier de Microsoft. Et pour ce qui est de M. Rabellino, j’imagine que le salaire qu’on lui a offert l’a, comme bien d’autres avant lui, aidé à changer d’idée.

      • Curieux…
        J’ai fait 2 installations de Win7 (en mode virtuel sous VirtualBox), une sous un hôte Linux (Ubuntu 10.04) et l’autre sous un hôte Mac (Snow Leopard) et ma foi… le « file sharing » fonctionne à merveille. Les « shares » Linux et Mac sont là, sous Win7, et dans les 2 cas, le tandem CUPS/Samba livre la marchandise et je peux imprimer à partir de Win7. Bien entendu, ce n’est pas sous « Homegroup », mais bien sous « Network » qu’on retrouve les « shares ».

  8. Windows et Open Source? Ça sonne drôle dans ma tête. Pour moi, Windows et logiciels propriétaires ont toujours été copains-copains, et les logiciels libres commencent tranquillement à émerger.

    Encore là, même si la source est ouverte, si le logiciel n’est pas libre, à quoi bon voir la source s’ils vont te poursuivre pour plagiat par après à cause de la licence? Ils ne mettront jamais de licence libre telle la GPL (General Public Licence) de GNU.

    De plus, j’espère qu’ils ont laissé tomber ce qui portait comme nom de code « Palladium », désormais étant le NGSCB (Next-Generation Secure Computing Base), qui consiste à supposément encadrer et protéger les ordinateurs; mais moi je n’y vois qu’une façon d’exterminer le marché libre et tout et tout.

    @tougrine/trocupei
    À mon école, il y a MS Office (utilisé par 99,9% des élèves en général) et OpenOffice.org 3.2, pas encore mis à jour à LibreOffice (utilisé probablement par moi-même et quelques exceptions). Par contre, je crois que les cours d’informatique utilisent OpenOffice.org. Eh oui, au secondaire, il faut encore apprendre aux jeunes comme moi à se servir des fonctions de base d’une suite bureautique le tout en option de 4e secondaire. C’est minable.

  9. @Markovsky
    Même si ça trahit mon âge, j’aurais bien aimé connaitre votre père; j’étais en France à la fin des années 1960 et il y avait à la radio un feuilleton appelé « Bons baisers de partout » par Françis Blanche et Pierre Dac. On y suivait les aventures de l’agent secret Nicolas Le Roidec contre les espions Zorbec Legras et Wilhelm Fermtag. Son supérieur était le colonel Deguerlasse et il s’agissait de l’Opération Tupeutla. Vous voyez le genre…
    Pour ce qui est de la référence, voici la citation de Pierre Dac: « Un accusé est cuit quand son avocat n’est pas cru ».

  10. Bon article Nelson!

    Je me suis attardé surtout sur les derniers paragraphes où l’on fait mention de Cloud et j’aimerais intervenir sur ce point. Attention, en lisant ceci, certains pourraient avoir un coup de vieux. Je me posais la question : est-ce qu’on ne serait pas rendu à un retour des « mainframes », mais à la sauce du jour? Un point central où les programmes et les données sont stockés. Les utilisateurs y ont accès directement sans se soucier de quoi que ce soit. Si vous vous rappelez, le terminal était l’appareil qui reliait l’utilisateur à l’ordinateur central. Il n’a pas D’OS donc pas de mise à jour, ni de problème de configuration. Le seul accroc possible est la connexion réseau un point c’est tout.

    Revenons maintenant à aujourd’hui. L’interface web permet à presque toutes les plateformes et tous les appareils de se brancher au Cloud. La question sur la problématique des échanges de fichiers entre les appareils ne se pose pas, car elle est inexistante par le modèle proposé (application client/serveur). De ce fait, la guéguerre entre PC et Mac n’a plus sa place. Oubliez tous vos tracas et branchez-vous sur le Cloud. Les sauvegardes, les configurations, les problèmes de tout genre, c’est l’affaire du responsable du serveur.

    Le paradoxe est qu’en dépit que la technologie le permette, beaucoup d’entreprises sont restées frileuses à l’effet de pouvoir se connecter n’importe où, n’importe quand à partir du web sur l’application principale du bureau. Même avec les moyens de sécurité qu’on connait, elles sont convaincues qu’il demeure un risque d’intrusion autant de l’intérieur (employés) que de l’extérieur (hacker et compétiteurs). N’a-t-on pas vu même à l’interne des employés s’être vu refuser l’accès à certaines données sensibles par la direction afin de s’assurer de conserver le « contrôle »?

    Selon moi, la guéguerre se fera entre l’avancement technologique et la réticence aux changements (pour quelque raison que ce soit) des entreprises et de leurs dirigeants. On arrête pas le progrès mais certains ont trouvé un moyen de le ralentir : l’ignorer avec les conséquences que cela implique.

    • J’exagère, sans doute, mais je crois que cette simplicité d’utilisation nous entraine dans un système où une « entité » va s’interposer entre notre personne et notre mémoire et demander une commission chaque fois qu’on va vouloir la consulter. Et notre cerveau anesthésié n’y pourra rien. Un système que les banques ont développé avec leurs cartes…

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