De MacWrite à Word 2010 sans douleur et sans frais

illVendredi, je vous parlais d’une thèse de doctorat des années 80 qui avait été faite avec MacWrite, un traitement de texte très convivial dont les gens héritaient quand ils achetaient un Mac, mais qui a été abandonné par Apple, ce qui en a fait suer plus d’un. Je vous disais que son auteur cherchait à pouvoir ouvrir le précieux document avec un logiciel moderne afin d’en disposer comme il le fait pour tous ses autres textes ou recherches. Je vous parle d’une douzaine de gros fichiers MacWrite que le gars n’avait pas envie de retaper à partir de la version imprimée de son œuvre. Vous avez été plusieurs à me suggérer des trucs lesquels, malheureusement, n’ont pas fonctionné dans mon cas.

C’est que je visais l’objectif de ne pas me lancer dans les dépenses. Ni dans la complexité informatique. En fait, j’entendais utiliser une méthode simple, une méthode compréhensible par ceux qui, un jour, avaient tapé des documents MacWrite. C’est bien eux la clientèle visée, non ? Dans ma tête, il était essentiel que ces gens qui avaient déjà utilisé un Mac dans les années 80, voire 90, n’aient aucune difficulté à comprendre et suivre la démarche.

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Je pense y être arrivé, cela en vous lisant, en fouinant sur la Toile et en bidouillant dans ma cave. Il me faut aussi vous dire que je me suis trouvé le Mac Classic que vous voyez sur la photo, un appareil parfaitement adapté à ma mission de démacwritisation que j’ai payé 10 $ dans un marché aux puces. Architecturé autour d’un processeur Motorola 68000, il s’est avéré articulé par la version 6.0.3 du système d’exploitation; à l’époque on ne disait pas encore Mac OS. Fait à souligner, son disque était plein de programmes (dont Word 5.1a), la plupart étant identifiés à un certain Asselin. Heureusement, il n’y avait aucune donnée personnelle.

illPour s’acquitter de sa tâche, ce Mac antique n’a besoin, essentiellement, que d’un logiciel, soit ledit Microsoft Word. En sa mouture 5.1 (avec ou sans le petit a), celui-ci représente probablement le logiciel Microsoft pour Macintosh le plus piraté au monde, en tout cas au Québec, toutes époques confondues. Et pour cause ! Ce fut une merveille, possiblement LE produit Mac le plus satisfaisant jamais fabriqué par Microsoft. Or, une de ses nombreuses caractéristiques était qu’il ouvrait comme si de rien n’était, les documents MacWrite.

Pour effectuer mes tests dans le cadre du présent article, j’ai mis à contribution une disquette de 1987 (qui a dit que ce genre de support vieillissait mal ?) sur laquelle j’avais stocké des dizaines d’articles écrits dans MacWrite.

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Dans un premier temps, j’ai essayé de les ouvrir avec WriteNow 2.0, un traitement de texte assez populaire à l’époque et le résultat a été plus ou moins satisfaisant. Non seulement le formatage a disparu, mais les caractères accentués ou spéciaux ont été bordélisés. En être resté là, j’aurais été obligé de tout nettoyer, un fichier à la fois, en me servant par exemple de Word 2010 (fonction recherche-remplacement), ce qui aurait rallongé de façon importante le temps nécessaire à l’exécution de mon projet. Je suis d’ailleurs arrivé au même résultat avec ReadMacWrite, un accessoire de bureau (gugusse sous le menu Pomme) que j’ai retrouvé dans mon coffre aux trésors (voir photo) et installé.

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Ensuite, j’ai fait appel à MacWrite Pro, un logiciel lancé en 1992 (la même année que Word 5.1) qui représentait l’ultime évolution de MacWrite. Sauf que ce produit n’est arrivé à rien; encore pire que WriteNow. Ma mémoire ici est un peu défaillante; je ne me souviens pas s’il existait, à l’époque, des filtres que l’on pouvait ajouter au logiciel. Mais, personnellement, je n’en avais rien eu à cirer, étant alors passé à Microsoft Word, un produit gratos (puisque chroniquement piraté) qui, depuis sa version 3.0 (1987), s’était avéré de loin supérieur au traitement de texte d’Apple.

Cela pour dire que j’ai fait le travail de conversion avec Word 5.1a. J’ai d’abord copié sur le disque rigide du Mac les fichiers MacWrite que je souhaitais pouvoir lire dans un Mac ou un PC moderne. Ensuite, je les ai ouverts dans Word et je les ai enregistrés sous le format DOC particulier au traitement de texte de Microsoft. Tout a été respecté : polices de caractère, gras, soulignés, italiques, mise en page, etc. En un clic ou presque.

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Anecdote : Au même moment, j’ai réalisé les prises d’écran Mac que vous pouvez voir sur cette page (sauf la toute première que je viens de piquer sur le Web pour représenter Word 5.1a). À l’époque, cela se faisait exclusivement en ayant recours à un accessoire de bureau appelé Camera, bidule très semblable à celui qu’on retrouve de nos jours en giron Linux. Or, ce gadget génère des fichiers MPT (MacPaint), un format à peu près impensable à ouvrir avec nos logiciels graphiques de 2010, ce qui inclut Photoshop CS5 sans un filtre que je ne suis pas arrivé à dénicher. Impensable à ouvrir ? Que nenni ! Word 5.1a y est arrivé sans niaiser. Clic pouf ! À peine croyable !

On sait que le Mac s’est mis à pouvoir formater de disquettes en FAT, le système allocation de fichiers particulier au monde DOS, IBM et Microsoft, à partir de la version 7 de son système d’exploitation. Avant, il fallait bricoler. Cela pour dire que si, pour convertir vos fichiers MacWrite, vous utilisez un Mac dont le système est 7 ou mieux, vous pouvez lui dire de vous formater une disquette PC sur laquelle vous installerez vos fichiers MacWrite devenus des Word 5.1a. Il ne vous restera plus qu’à les copier dans un PC pour en faire ce que bon vous semble.

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PC, hum ? Dans mon cas, l’ordinateur capable d’accéder à un réseau, au Net ou à un graveur, tout en étant muni d’un lecteur de disquettes, a été un PC sous Win XP. En fait, il m’apparaît plus facile de trouver un ordi ainsi équipé dans le monde PC/Windows que dans l’univers Mac.

Mais pour en revenir à mon Mac Classic, version du système oblige, j’ai dû me contenter de placer mes fichiers convertis sur une disquette formatée en MFS, un format particulier aux Mac primitifs. C’est ce qui m’a obligé à installer Transmac, un logiciel Windows qui sait reconnaître et présenter ces bien étranges fichiers. La beauté, c’est que ce logiciel à 48 $US peut être testé gratuitement pendant quinze jours.

illCe que vous voyez sur la prise d’écran qui apparaît en cliquant sur la vignette de droite, c’est, au premier plan, la fenêtre Transmac qui présente le contenu de ma disquette Mac. Derrière, vous apercevez la fenêtre d’accès sur mon PC Win 7. Je n’ai donc eu qu’à glisser de la souris mes fichiers d’une fenêtre à l’autre. Sur l’illustration ci-après, vous apercevez un ex-fichier MacWrite ouvert dans Word 2010 sous Win 7. Tadam !

Comme vous voyez, je n’ai pas eu besoin de bidouiller de câbles, d’installer des ROMs, de taper des incantations dans un terminal ou de dépenser des sous, mis à part mon investissement de 10 $ pour l’achat du Mac Classic.

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Hier soir, mon copain est venu chercher l’appareil, je lui ai expliqué ma méthode, il a versé une larme attendrie et, puisqu’il revenait de Cuba, il m’a offert une bouteille de Santiago, mon rhum préféré. Elle est belle la vie, non ?

Avis : j’utilise personnellement des machines sous Windows, Mac OS X et Linux et je n’ai aucune préférence; en fait j’ai une relation d’amour-haine avec chacune. Si vous croyez que j’aie un parti-pris envers l’une ou l’autre de ces plates-formes, je vous soumets respectueusement que vous avez tort et ne peux vous recommander que de consulter mes chroniques antérieures.
Pourquoi commenter cet article : Pour dépasser ou préciser mon propos, pour le nuancer, l’illustrer, le compléter avec des adresses, pour débattre du sujet. Il en ressort un “produit d’information” (mon article + les commentaires) beaucoup plus intéressant et utile qu’un simple article de journaliste. D’où les demandes régulières de la part de participants pour que je sévisse quant aux trolls ou aux propos vexatoires et inutilement agressifs. On n’est pas ici pour s’enguirlander à qui mieux mieux, mais pour partager de l’information utile.
Nelson Dumais

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45 réflexions sur “De MacWrite à Word 2010 sans douleur et sans frais

  1. Ça ne pouvait pas être simple! Vous avez encore une fois surmonté les embûches des incompatibilités matérielles et logicielles, de l’obsolescence continuelle de nos bébelles, et avec une grande efficacité, encore une fois.
    Et en plus, vous avez fait une bonne action!

  2. Ouf! Quelle aventure!

    Avec Apple, tout n’est pas supposé être simple et convivial ?! L’ironie ici, c’est d’avoir eu à passer par des logiciels et format Microsoft pour sortir un Mac du pétrin. Pas certain que même si vous l’aviez voulu, il aurait été possible d’installer un lecteur de disquette sur un Mac moderne. Donc passage PC obligatoire. Mais bon, Apple c’est ça… Les amateurs de la marque regarde souvent les PC de haut parce qu’ils conservent le support pour un paquet de truc « legacy » jugé désuet, tant en hardware qu’en software, sauf que c’est bien pratique la journée où tu en as besoin.

  3. Quand j’ai vu votre article vendredi, sur l’heure du lunch, j’ai tenté de trouver une solution facile, et je me suis souvenu assez rapidement que j’avais déjà dû affronter ce problème avec un autre type de fichier, un obscure tableur made by apple dont j’oublie le nom, et que l’on avait dû utiliser une démarche en tout point correspondante à la vôtre.

    On avait bien un vieux imac avec OS 9 dessus, mais il était trop « moderne ». C’est que, pour ceux qui s’en souviennent, en mac, à chaque changement de système, on devait changer toutes les suites logicielles. Ce qui fonctionnait avec 7.5 ne fonctionnait plus avec 8, ce qui foncionnait avec 8 était affligé de bugs avec 8.5, etc.

    C’est ce qui fait que je resterai foncièrement hostile à mac. Même aujourd’hui on a encore de ces abbérations. Word 2004 sous OS 10.5, ou 10.6? Good luck with that. Ma collègue a dû apprendre à utiliser pomme+ S aux 2 minutes… Crash innopinés et imprévisibles font parti de sa vie quotidienne, et oui, tout a été installé en propre, et mis-à jour comme il se doit. l’OS aussi.

    Au moins avec un PC, dans le pire des cas, on peut utiliser un émulateur ou un dos-box, pour les logiciels les plus marginaux, mais règle général le tout reste rétro-compatible.

    Mais la vraie raison pour laquelle j’écris, c’est pour rappeler à tous quelque chose que j’ai appris en 1994 (où wordperfect, word, macwrite, claris work et autres patentes cohabitaient mal) à mes dépends, une règle d’or qui devrait être toujours suivie, même aujourd’hui: toujours-toujours-toujours créer une copie RTF et même une copie TXT de fichiers aussi importants. Une mise en page à refaire, c’est moins pire que de perdre le contenu.

  4. @Nelson

    C’est à moitié satisfaisant comme solution. Un vieux Mac fonctionnel et avec les bons logiciels à 10$ au marché au puce, c’est de la chance ça. Et en plus, sans savoir si c’est une copie légale de Word. Tout trouver et légal en plus, c’est du sport ça.

    Ex. Un ministère fédéral devant récupérer un vieux document MacWrite. Dans ce cas, il ne peut pas utiliser votre solution car une poursuite de plusieurs millions s’ensuivra. Une solution légale SVP.

    Personnellement, je crois que le ministère engagerait un stagiaire pour créer un convertisseur (ex. en Perl sous Linux). Reste à connaitre la structure d’un fichier MacWrite original de l’époque. Ça peut probablement se deviner simplement en regardant le contenu binaire d’un fichier MacWrite.

    Il y a probablement un marché pour ça. Les très vieilles conversions plus faisable nulle-part. Un site web automatique qui convertit et qui facture le total. Vous pourriez alors le boire direct à Cuba votre Santiago… héhéhé!

    • @ bigredcar

      J’ai, ici, dans mon bordel, une copie légale de Word 5.1, de Write Now, de MacWrite et de MacWrite Pro. Cela peut ne pas être le cas de tout le monde, mais plusieurs de ces produits sont en téléchargement légal sur le Web ou disponibles pour des pinottes sur eBay. En fait, tous les SE du Mac avant 7.5 (si ma mémoire est bonne) sont disponibles pour le téléchargement légal et gratuit sur un site contrôlé par Apple. Google sait où.

      Et un vieux Mac, c’est facile à trouver et, s’il faut payer 25 $ au lieu de 10 $ et bien basta !

      J’ai tourné mes phrases comme elles le sont pour me faire comprendre par ceux qui utilisaient MacWrite dans le temps et qui, pour la plupart, sont passés à Word, possiblement grâce à une version piratée. C’était effectivement un fléau.

      Enfin, je serais très étonné d’apprendre qu’un ministère fédéral ait un problème de fichiers MacWrite.

    • @ alain

      Possiblement. Mais on parle de 800 quelques pages avec toute la manip nécessaire. Me semble que c’est moins de tracas de convertir.

  5. « de taper des incantations dans un terminal »
    Vous êtes un type rigolo et je suis d’accord avec ceux qui disent que vous « rédactez » dans un français impeccable.
    Je m’explique; les sujets peuvent devenir compliqués et l’explication peut le devenir encore plus(se). Mais vous trouvez le moyen de l’écrire de façon simple et compréhensible.

  6. $10 pour un Mac ca c’est pas cher mais avant tout : félicitation pour
    Cette prouesse entre plusieurs générations et Os, question : comment ca valait ce
    Mac a l’origine? Je me rappelle qu’à l’époque un gars avec qui je travaillait
    Au CEGEP STE FOY avait acheté cette machine a icônes, wow
    J’étais étonne de cet ordinateur si avance mais je ne me rappelle plus du prix

    • @ larochea

      À l’été 1984, je me suis offert un Mac 128 assez bien garni: lecteur de disquettes 400 Ko externe, imprimante ImageWriter, sac rembourré pour transporter toute le bazar. Grâce à Beneficial Finance – j’étais cassé à l’époque – le système m’a coûté un peu plus de 6 000 $. Le pire, c’est que je faisais des envieux. Avec le Mac original, alias le 128 (à cause de ses 128 Ko de RAM), il y avait une disquette de 400 Ko qui comprenait le système d’exploitation, les logiciels MacWrite, MacPaint et des utilitaires, ainsi que quelque 80 Ko pour écrire ses données. Évidemment, avec un second lecteur (celui à l’externe), on se retrouvait au paradis.

  7. @j_cabana

    Vous résumez très bien les raisons pour lesquelles moi aussi j’ai une aversion pour les produits Apple. J’ajouterai aussi à cela la perte de compatibilité avec les matériels jugés « désuets » par Apple. Je me suis déjà trouvé dans l’embêtante situation où il était impossible d’upgrader le MacOS sous peine de voir certaines périphériques ne plus fonctionner alors qu’il fallait upgrader le MacOS pour avoir le support pour d’autres périphériques récentes…

  8. @carljf

    « J’ajouterai aussi à cela la perte de compatibilité avec les matériels jugés “désuets” par Apple. »

    Ah bien joualvert, je pensais que ça n’arrivais qu’avec Windows, où les imprimantes sont vites désuètes, c’est-à-dire sans pilote ou avec support limité. Moi qui pensais que du côté de la pomme, tout était parfait… Va falloir que je m’en remette…

  9. Rigolo, j’ai accompli un travail semblable l’an dernier sans utiliser ni logiciel Microsoft ni PC, du moins pour le transfert initial. J’ai copié les fichiers MacWrite sur une disquette HD à partir du vieux Mac (Classic) puis je les ai copiés sur un iMac Intel via un vieux lecteur de disquettes USB. Puis, à l’aide d’un émulateur de Mac (SheepShaver en MacOS 9) j’ai ouvert les fichiers avec le logiciel AppleWorks, version 6.x, capable d’enregistrer en format RTF. Puis, pour finir, j’ai ouvert le fichier RTF avec Office 2008, le logiciel utilisé par le client.

    J’aurais pu utiliser Word 5.1 au lieu de AppleWorksi et le résultat aurait été le même. Dans le temps, j’ai souvent utilisé Word 5.1 pour ouvrir des fichiers MacWrite endommagés. D’autres logiciels auraient fonctionné aussi bien mais parce que Word 5.1 préservait le format, il présentait un avantage incomparable. La sauvegarde du document requiert quelques minutes mais le formatage prend le reste de la semaine…

  10. @carljf
    @j_cabana

    Si ça vous fait du bien de répéter votre aversion pour les produits Apple, ben tant mieux pour vous.

    Maintenant, en cherchant bien, on peut toujours trouver des défauts dans une Honda Accord alors si vous préférez votre Aveo, ça vous regarde aussi (oui, un Mac a toujours été un peu plus cher). Pour la plupart des autres gens, ce n’est pas une question de snobisme mais ils ont tout simplement autre chose faire qu’être toujours rendus au garage.

  11. La petite histoire d’un achat de Mac128 en 1984 me ramène dans le bon vieux temps (ah! ah!). À défaut d’argent, il fallait du courage et une confiance absurde en l’avenir pour faire une telle chose.

    @planteg @carljf

    Vous avez raison, la désuétude atteint tout le monde, en particulier pour le matériel informatique qui date de plus de vingt ans. Une grande partie de mon travail de technicien consistait à faire fonctionner tout ce matériel disparate et coûteux avec les nouvelles versions du OS et des applications.

    En 1988, j’ai vendu un MacSE et une imprimante LaserWriter II avec quelques logiciels. Taxes comprises, la facture s’élevait à plus de $ 12,000. Je crois qu’une Toyota Tercel aurait coûté moins cher. Pour convaincre et rassurer le client, je lui avait dit qu’il conserverait son imprimante plus longtemps que le Mac. J’espère avoir eu raison dans son cas: j’ai gardé ma LaserWriter IIntx jusqu’en 2003, lorsque je l’ai donnée à mon ex, pas rapide mais fonctionnelle et compatible avec son eMac.

    L’idée de bigredcar a du mérite mais la conversion de fichiers prend du doigté et de l’imagination, donc ça ne pourrait pas se faire automatiquement via un site Web. Si on connaît son matériel et ses logiciels, le travail se réalise rapidement et facilement comme Nelson Dumais l’a démontré.

  12. @j_cabana: bizarre votre problème. j’ai word 2004 qui a fonctionné sans problème sur les moutures successives de OS X et qui fonctionne encore aujourd’hui sans plantage et sans problèmes.

    J’imagine que lorsqu’on veut abattre un chien, on dit qu’il a la rage.

  13. Bravo Nelson, une belle réussite bien arrosée en plus. Vos captures d’écrans m’ont ramené à la belle époque des Clubs Mac que je fréquentais assidument une fois par mois et où on s’échangeait des disquettes de 1.4 megs contenant logiciels, photos, documents et le reste.

    J’ignore quel âge vous avez mais je suppute que votre passion pour le monde des ordinateurs s’est révélée de votre enchantement devant l’écran noir et blanc de 9 pouces de ces premiers cocos qui coûtait, il est vrai, une petite fortune. Moi, ça avait été mon cas. Vous savez, je sais, nous savons tous que le Mac d’Apple est à l’origine de l’engouement populaire pour l’informatique moderne. Qu’il en a été la locomotive et le fer de lance jusqu’à ce jour où William Gates a réussi à convaincre « son ami » Steve Jobs de lui « prêter » quelques Macs et les livres de codes pour écrire des logiciels pour Apple… Vous connaissez, je connais, nous connaissons tous la suite de l’histoire. Et je sais que, professionnellement, vous ne pouvez pas être d’accord avec mon propos et je le comprends parfaitement.

    Un grand merci pour ce beau moment d’anthologie. Cheers!

  14. @Nelson

    Je ne suis pas convaincu que numériser 800 pages en PDF n’aurait pas été une meilleure option. C’est certain que c’est moins palpitant comme challenge.

    J’ai un problème semblable dans le monde Windows. J’ai des fichiers Powerpoint et Microsoft Project qui datent de 1995. Je suis incapable de les ouvrir avec Office 2007 et Project 2003 respectivement. Mes recherches m’ont conduits à ce site prometteur : http://www.avantstar.com . Je n’ai pas encore testé.

    Morale de l’histoire : garder vos fichiers dans des formats standards comme le PDF et migrer sur des plateformes et supports plus modernes avant la désuétude totale.

    • @ ruisseauchene

      Si j’avais la mission d’ouvrir vos fichiers, je ferais un premier test. Comme je dispose ici – ô nostalgie – de toutes les versions de Microsoft Office, j’installerais Office 97, puis 2000, dans Win98 sous vmWare. Juste pour voir. Ensuite selon l’ampleur de la tâche, je me trouverais ou non un vieux PC sous Win98 ou 2K avec la bonne version d’Office et je procèderais.

      Mais là, je parle en l’air sans avoir le nez dans vos fichiers, bref, je joue au Jos-Connaissant.

  15. Cette chronique et ses commentaires m’ont rappelé qu’il faudrait bien que je teste mes lecteurs de disquettes USB pour voir si ces bestioles sont asexuées…

    Il y a plusieurs années lors de la disparition de ces lecteurs comme partie intégrante des portables l’industrie s’est mise à fabriquer des lecteurs indépendants à connecteurs USB. J’en avais acheté un pour une centaine de dollars à ma mère il y a plus de huit ans. Ce prix était peut-être dû au fait qu’il s’agissait de celui du fabricant (Ordinateur iBuddy). Toujours est-il que récemment au bureau, chaque portable Dell arrivait avec un tel lecteur dans la boîte. Personne n’en ayant besoin, on les empilait. Or j’en ai gardé avec moi au cas où.

    Je savais que ça marchait bien avec mon laptop ou autres ordis Windows et Linux mais ce soir, je viens d’en brancher un sur le Mac Pro. J’enfile une disquette DOS et voilà-t-y pas que je peux lire les fichiers sous Snow Lépoard (Mac OS). Je n’ai par contre pas de vieille disquette Mac d’il y a un quart de siècle à essayer.

    Et pour ceux qui dénigrent la désuétude de données, périphériques et logiciels sur Mac vs Windows, je me dis qu’ils doivent être bien jeunes car j’ai vécu la situation avec Microsoft à plusieurs reprises, vieux programmes DOS qu’on doit oublier, volant Guillemot qui ne marche plus après Win 98 et je ne vous parle pas de mes cartes perforées ou de mes plus récentes noircies au crayon HB. Puis, les vieux 78 tours de votre grand-père, vous les récupérez avec quoi? Jusqu’à peu, j’avais encore un lecteur de cylindres mais mon inconscience l’a réduit à l’impuissance à cause d’un besoin d’engrenages…

    «Resistance is futile» qu’ils disent?

    • @ theknee

      Volant Guillemot, quel souvenir ! N’ayant jamais réussi à donner le mien, faute de compatibilité, je l’ai jeté dans un bac se recyclage.

  16. Wow! Votre article a réveillé toutes sortes de souvenirs! Je gagnais ma vie en utilisant des Mac, ces années-là. J’en ai aussi vendu chez un revendeur de Québec. Mon MAC SE, je l’ai payé aux environs de 4200$. À l’époque, il fallait manipuler la mémoire vive (RAM) avec la plus grande délicatesse puisqu’elle coûtait pas loin de 1000$ pour…. 1 Mb !!! Une imprimante Laserwriter II se vendait aux environs de 5200$ et pesais une tonne et demie!!! J’en ai une et bien qu’elle soit entreposée depuis belle lurette, je suis convaincu qu’elle fonctionnerait encore si on la rebranchait!…

    Pour revenir à votre article, c’est vrai qu’on pouvait trouver une copie de MS Word en donnant un coup de pied sur une poubelle(!). Mais je préférais la simplicité de MacWrite, puisque de toute façon la mise en page s’effectuait sur PageMaker…

  17. Je n’étais quand même pas trop loin de votre solution avec ma proposition à trois clics de souris!

    C’est vrai que je n’incluais pas le travail nécessaire pour obtenir la virtualisation et que les sources venaient aussi d’un Mac à 10$.

    Par contre, une fois la routine connue, tout était indépendant et tenait dans un seul dossier transférable d’un ordi à un autre.

    En passant, je me cherche un MacPaint 2. Je me dis qu’Apple a donné le code
    source alors il ne devrait pas avoir de problème de licence.

  18. macosx
    Le c64 etait la machine la plus populaire du quartier, moi je roulait avec un Atari 520ST et je riais de mon troisieme voisin avec son Apple II. (il y avait vraiment de quoi rire …)

    Plus ça change …
    At upwards of US$ 1200[16], the Apple II was more than twice as expensive, while the Atari 800 cost US$899.
    http://en.wikipedia.org/wiki/Commodore_64

  19. @Nelson
    Merci d’avoir répondu: $6000 wow, je me rappelle il y a quelques années j’ai fait
    Le ménage dans de vieilles revues électroniques datant de 1989 et a la fin il y avait toujours des pages de compagnies avec listes de prix de matériels informatique.
    1989: modem 9600 bauds prix env. $1000 , disque dur 80 M la aussi autour de $1000, alors ton Mac c’était dans les prix: pas de sens!

  20. Exemple concret du risque d’utiliser du logiciel propriétaire et des formats non standardisés. La compagnie abandonne le format et vous voilà coincé avec des fichiers inutilisables. Reportez cette situation à l’échelle gouvernementale et imaginez le merdier.

  21. @MacOSX
    « Vous savez, je sais, nous savons tous que le Mac d’Apple est à l’origine de l’engouement populaire pour l’informatique moderne »

    C’est accordé beaucoup de crédit au Mac… A cette époque, beaucoup plus de gens se sont initiés à l’informatique avec des Commodore, TRS-80 et similaires qu’avec des Mac, machines que l’on ne voyait finalement que dans les magazines car personnes ne pouvaient se les payer, exception faite de ceux dont les parents en rapportait à la maison du travail… D’ailleurs, le C64 a détenu longtemps, et peut-être même encore aujourd’hui, le titre de l’ordinateur dont il s’est vendu le plus d’unités…

    « Qu’il en a été la locomotive et le fer de lance jusqu’à ce jour où William Gates a réussi à convaincre “son ami” Steve Jobs de lui “prêter” quelques Macs et les livres de codes pour écrire des logiciels pour Apple… »

    ?????? Le succès de Microsoft n’a rien à voir avec Apple, et certainement pas à une supposé collaboration entre Jobs et Gates! Ca repose d’abord et avant tout sur le flair commercial qu’à eu Gates au début des années 80 d’offrir une license « non exclusive » pour DOS à IBM, qui avait besoin d’un OS rapidement pour ses premiers PC. Avec cette licence non exclusive, MS a pu ensuite offrir DOS a tous les autres constructeurs, au grand dam d’IBM, et mené à la naissance du marché PC tel qu’on le connait aujourd’hui. Et les PC aurait été aussi omniprésent aujourd’hui même si Apple n’avait jamais existé. MS n’a jamais eu besoin d’Apple pour réussir. A l’inverse, Mac serait possiblement disparu dans les années 90 s’il n’avait pas eu Mac Office… Vous semblez aussi volontairement oublié que Jobs n’a que popularisé et commericialisé un OS qu’il a copié de chez Xerox, qui n’a pas eu l’intelligence de voir le potentiel d’un OS graphique.

  22. @carljf

    MS a tout de même piqué quelques idées à Apple en ce qui a trait à l’interface graphique, même si Gates n’a jamais voulu l’admettre (ce qui l’aurait sans doute acculé à la faillite à l’époque) et qu’Apple n’a jamais eu gain de cause à ce sujet devant les tribunaux. Gates n’a rien inventé lui non plus. Comme vous dites, il a eu un flair commercial. Hors du commun, je dirais.

  23. @ xunil

    Je viens justement de convertir pour la fille d’une collègue un document .odt (OpenOffice) en format Word, parce que le prof ne veut rien savoir de OpenOffice, car, semble-t-il, il se concentre sur sa matière.

    Je sais qu’ils ont Office 2003 à l’école. Si ç’avait été ma fille, j’aurais converti le document en .docx et il n’aurait pas été plus capable de l’ouvrir. Mais c’est quand même Office, non? 😉

  24. @carljf

    Un autre point toutnant du développement de l’informatique personelle, c’est l’échec du plan d’IBM pour garder le monopole du march des PC. IBM avait des droits d’auteur et non un brevet sur le microcode du BIOS. Les fabricants de clone ont engagés des ingénieurs «vierges» qui pouvait témoigner en cour n’avoir jamais vu le microcode et qui ont «reverse engineered» le BIOS. On ne peut pas être accusé de copier ce qu’on a jamais vu.

    Sinon, votre PC serait un IBM roulant Word Perfect sous DOS 25.4 et il vous aurait couté plus cher qu’une petite voiture.

  25. @jmv1
    « Gates n’a rien inventé lui non plus. Comme vous dites, il a eu un flair commercial. Hors du commun, je dirais. »

    Parfaitement d’accord avec vous. La stratégie -parfois peu subtile- et le sens commercial de Gates ont de loin été les plus grands atouts de MS.

    @cowboy

    Effectivement. Disons que pour les PC, IBM l’a échappé pas à peu près. C’est probablement l’un des meilleurs exemples d’un manque de vision stratégique pour une entreprise. IBM a simplement mis trop de temps à réaliser qu’il y avait un avenir pour les ordinateurs personnels. D’où les gaffes dû à un développement en catastrophe pour tenter de rattraper le temps perdu…

  26. Par ailleurs, ce petit épisode « nostalgie informatique » me fait penser que l’idéal aurait été que, dans le temps, Bill Gates travaille plutôt pour Commodore. Il aurait peut-être pu donner une orientation commerciale décente à cette compagnie qui avait, de loin, la meilleure plateforme informatique de l’époque mais qui n’a jamais été capable de s’adapter à la réalité commerciale de la deuxième moitié des années 80.

  27. BRAVO! J’ai bien aimé vos pirouettes informatiques. Ça me rappelle tellement de souvenirs. Par contre, je trouve dommage que plusieurs utilisent ce forum pour dénigrer le MAC. J’ai 63 ans, électronicien diplômé de carrière et maintenant retraité. Je possédais un PC clone et un MAC SE. Je réparais professionnellement, à l’époque, les ordis au niveau des composantes!! Vous pourriez aussi rappeler à vos lecteurs, à l’époque où est sorti MacWrite (gratuit) il n’y avait AUCUN espèce d’équivalent sur PC car leurs traitements de texte fonctionnaient uniquement en mode TEXTE. Dès lors, le MAC opérait en mode « graphique » ce qui permettait de saisir une lettre à l’écran et lui donner la forme qu’on voulait!!! C’était le 1er logiciel à le faire! Apple avait alors plusieurs années d’avance sur le PC . Les PC sont toujours en mode rattrapage mais se rapprochent. Avis: à ceux qui détestent Apple, de grâce, évitez à tout prix de faire la comparaison dans ces années-là… vous allez y laisser votre chemise.

  28. Je pense qu’on devient Jos-Connaissant à la sueur de son front et je ne parle pas seulement de l’écriture dans votre cas.

    Merci pour votre solution virtuelle !

    • @ reekeegee

      Oui, mais j’ai laissé tomber cette solution. Je vous rappelle m’être mis dans la peau d’un ancien utilisateur de MacWrite qui n’a pas envie de bidouiller, qui n’en a peut-être pas la compétence et qui, probablement, … a passé l’âge d.avoir le goût de le faire.

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