Darwinisme médiatique à l’aube du HTML5

illAujourd’hui, pas de chronique habituelle, mais plutôt une cogitation sur le métier. C’est que, chaque semaine, je reçois des sollicitations non commerciales pointant sur un blogue généralement intelligent, de bon ton et bien fait, lequel on me demande de saluer ici même. Parfois, il s’agit d’habitués de la Cyberpresse, parfois de purs étrangers. Ce que ces gens veulent, c’est une référence de ma part, ce qui, croient-ils, pourra améliorer leur achalandage. Rien, en effet, n’est aussi décevant que l’entretien d’un blogue intéressant, enrichissant et bien écrit dans un contexte où les visiteurs sont rares et les commentaires absents.

Parfois, avant de refuser, je vais visiter l’objet de la requête et il m’arrive d’être étonné par la qualité de ce que j’y trouve. Je peux même affirmer que c’est souvent supérieur à ce qu’on peut lire ou visionner dans certains blogues commerciaux très fréquentés (je ne parle pas ici de la Cyberpresse).

Les grands médias qui ne semblent pas déboucher sur un modèle d’affaire rentable depuis qu’ils sont confrontés aux réalités du Web, continuent à perdre des plumes. En termes plus arithmétiques, cela signifie qu’à défaut d’être audacieux et agressifs, ce qui n’est absolument pas une garantie de succès, pas plus d’ailleurs que le contraire qui consiste à être prudent et respectueux quant à l’avoir des actionnaires, ils se retrouveront obligés de réduire davantage leurs dépenses, notamment en sabrant dans leurs effectifs; ils n’auront pas le choix. On peut donc envisager sans trop charrier qu’il est possible que bientôt, il ne subsiste que très peu de traces des collaborateurs spéciaux dans les cybermédias commerciaux. C’est écrit dans le ciel.

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S’ils veulent continuer à publier, les scribes ainsi virés devront se démarrer leur propre site (à défaut d’être repêché ailleurs, ce qui est hautement improbable dans le difficile contexte actuel) et, à leur tour, déplorer ne pas avoir accès à la sacro-sainte publicité, toute maigre soit-elle, ce qui rendra très difficile le dépassement du seuil des trente-deux lecteurs par jour. Comment fidéliser ses visiteurs en leur offrant des prestations variées sur une base (idéalement) quotidienne, quand on doit gagner sa vie ailleurs ? Certains tenteront d’y arriver et ils rejoindront la masse de ces gens qui m’interpellent aujourd’hui pour que j’attire l’attention sur leur site.

Bref, la qualité de contenu sera ici et là sur le Web, mais il sera très difficile de la dénicher et de se l’approprier en l’ajoutant à son logiciel fédérateur d’information. Elle sera éclatée, constellée, noyée, perdue, dans une masse que l’on pourra qualifier, plus que jamais, de souk monstrueux.

Un collègue me faisait remarquer cette semaine que c’est déjà un peu ainsi. Il y a déjà trop de façons de s’informer et il nous faut faire des choix dans ce que l’on écoute, visionne, lit ou consulte. Ce n’est plus être déconnecté que de ne pas connaître telle vedette ou tel animateur. Il suffit d’avoir omis d’ajouter TVA, ou CHOI, ou Radio Canada, ou tel canard imprimé ou électronique dans ses choix de fréquentation média. Aucune boîte n’est en mesure de traiter de tout; elle a dû faire ses choix en fonction des goûts de ce qu’elle estime être sa clientèle.

Hier, je vous incitais à aller visiter un site HTML5 où on pouvait visionner Wilderness Downtown un clip expérimental d’Arcade Fire fabriqué avec l’aide des gens de Chrome/Google. Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je l’ai fait jouer plusieurs fois tellement je l’ai trouvé beau, tellement sa facture informatique m’a impressionné, tellement j’ai apprécié la pièce musicale. Or, dans deux ans ou trois, peut-être plus tôt, de tels produits en HTML5/CSS3, des sites aussi spectaculaires et prenants, seront possiblement monnaie courante.

S’il en est ainsi, qu’arrivera-t-il des sites ordinaires, ceux que moi, le petit bidouilleur du dimanche, je peux patenter et mettre en ligne sans avoir à prendre une hypothèque sur ma maison ? Pourquoi les gens voudront-ils continuer à me visiter alors que je serai devenu, comparativement, vieux jeu et ennuyeux ?

illPire, qu’arrivera-t-il aux sites des médias commerciaux qui n’auront pas fait le virage multimédia du HTML5 ? D’ici deux ans, il sera banal de posséder une tablette, sauce iPad ou Samsung Galaxy, et d’y consommer son information. Entre un site statique soi-disant Web 2.0, et un autre tout en convergence multimédia (pas au sens de Québécor) parce qu’en HTML5, la plupart des gens n’hésiteront pas.

L’information la plus consultée, c’est-à-dire la plus génératrice de points pouvant impressionner un commanditaire, sera devenue, plus que jamais, un divertissement. Elle sera devenue belle, agréable, amusante. Elle aura même appris à impressionner davantage que celle de la télé, compte tenu de ses capacités interactives de convergence multimédia. Si en prime elle offre une qualité de contenu, un professionnalisme dans le traitement de l’information, tant mieux. Mais, à mon avis, ce ne sera pas toujours nécessaire; pensons à certaines chaînes américaines dont les cotes d’écoute sont pourtant appréciables. Les gens sont ce qu’ils sont !

Il n’en demeure pas moins que l’information sera produite par moins de journalistes qu’aujourd’hui. Des médias ferment et d’autres se délestent. Cela pourra signifier une diminution dans la qualité du traitement de l’Information. Je dis pourra, car nul est besoin d’être journaliste pour savoir comment analyser une situation et en tirer un billet pour son blogue. Sauf que le blogueur isolé devra admettre que le mot journaliste renvoie à professionnel de l’information, notion qui n’a de sens socioéconomique que dans le contexte d’un média dont la fréquentation, donc les revenus, permettent de recourir à une équipe rédactionnelle, avec patrons et, parfois, mentors, c’est-à-dire à une machine spécialisée dans le traitement de l’information.

En outre, le mot journaliste sous-tend moyens. L’exercice du métier exige en effet que l’on garnisse certains postes budgétaires : équipement, télécoms, déplacements, abonnements, etc. Comment un indépendant ne publiant que sur son blogue pourra-t-il tenir le coup ? À défaut d’en avoir les moyens, comment pourra-t-il informer à son goût et jouir de l’influence nécessaire à la reconnaissance publique de sa crédibilité, donc du début de la possibilité de peut-être pouvoir possiblement en arriver un jour à générer des revenus ?

illLes temps changent, mais une chose demeure immuable : la culture du gratos qui prévaut sur le Net. Seuls les grands médias organisés (équipe rédactionnelle, contenu riche, réputation établie, etc.) peuvent actuellement demander des sous pour accéder à leur site. Et il est probable qu’ils pourront continuer à le faire s’ils savent s’adapter au nouveau Web (celui où un vol d’oiseau vient se poser sur des lignes dessinées par le visiteur, comme il est possible de le faire dans le cas du clip d’Arcade Fire). Le petit blogueur, tout aussi génial ou pertinent soit-il, ne peut ni ne pourra y songer. Il ne pourra que continuer son apostolat dans le Web Citoyen, zone éclatée qui comptera bientôt de nombreux ex-journalistes, des sacrifiés sans emploi rémunéré.

Je ne suis ni déprimé, ni pessimiste. Je vous témoigne simplement d’une mutation en cours que personne ne me semble capable de freiner. Et je n’invente rien. Rappelez-vous le mot de l’humoriste français Jean-Marie Gourio (vous vous rappelez du magazine Hara-Kiri ?) : « Le plus grand danger des autoroutes de l’information, ça sera pour les hérissons de l’information. »

En termes darwiniens, cela signifie qu’il y aura des hérissons, pas nécessairement les plus forts ni les plus intelligents, qui auront su s’adapter au changement apporté par ces voies rapides, et d’autres qui de bump-splachhh-eurk en bump-splachhh-eurk constitueront une espèce qui n’aura pu survivre.

Dur dur !
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Avis : j’utilise personnellement des machines sous Windows, Mac OS X et Linux et je n’ai aucune préférence; en fait j’ai une relation d’amour-haine avec chacune. Si vous croyez que je suis parti-pris envers l’une ou l’autre de ces plates-formes, je vous soumets respectueusement que vous avez tort et ne peux vous recommander que de consulter mes chroniques antérieures.
Pourquoi commenter cet article : Pour dépasser ou préciser mon propos, pour le nuancer, l’illustrer, le compléter avec des adresses, pour débattre du sujet. Il en ressort un “produit d’information” (mon article + les commentaires) beaucoup plus intéressant et utile qu’un simple article de journaliste. D’où les demandes régulières de la part de participants pour que je sévisse quant aux trolls ou aux propos vexatoires et inutilement agressifs. On n’est pas ici pour s’enguirlander à qui mieux mieux, mais pour partager de l’information utile.
Nelson Dumais

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41 réflexions sur “Darwinisme médiatique à l’aube du HTML5

  1. Bonjour Nelson,

    La mutation n’est pas nouvelle, regarde les hérissons suivants des dernières années:

    Altavista, Lycos, Geocities, Mapquest

    Tout ces domaines, qu’ils existent encore ou pas sous une forme ou autre n’ont plus aucun intéret. J’irais même jusqu’à ajouter Yahoo dans la liste tellement il ne me sert plus. Pense aussi aux outils suivants:

    Netscape, ICQ, Corel Draw, Wordperfect, Lotus 1-2-3

    Firefox a ressuscité Netscape, mais pas en terme de $$$.

    De plus, à mes yeux, journaliste sous-tend rigueur. On présume que le journaliste a fait ses devoirs et a validé ses sources d’information en faisant de la corrélation entre ses sources alors que le blogueur n’a pas a respecter ça.

    Mes 2 cents

    • J’ajouterais une précision à mon article,

      Il y a des journalistes généralistes, des spécialisés dans des champs d’intérêt pouvant rallier tout le monde, p. ex. l’économie ou la culture, et des spécialisés plus, disons, ghetto, p. ex. la technologie. J’estime que d’ici cinq ou six ans, cette dernière engeance disparaîtra. Les gens comme moi se retrouveront non plus sur des sites Web ou dans des publications, mais, p. ex. dans des apps pour téléphones intelligents ou tablettes. On vendra des podcasts d’intérêt techno ou on y abonnera les gens ou on leur vendra l’app leur donnant accès à du contenu gratuit et régulier. Même éthique et rigueur journalistique, différente plate-forme médiatique.

  2. Au début du siècle, il y avait beaucoup plus de journaults qu’aujourd’hui. Il n’y en a que quelques-uns qui ont survécu jusqu’à aujourd’hui. Pensez au Devoir qui vivote depuis sa naissance. Quelle est la recette qui les a fait survivre?

  3. Merci. J’ai dû téléchargé Chrome pour Fedora 12 64-bit pour voir le clip… Et miracle… Ça marche… le son… le vidéo… Il faut dire qu’avec 3 cartes de son dans mon ordi, 2 moniteurs, une carte NVidia et un noyau temps réel, il m’arrive souvent d’avoir quelques problèmes… Le clip est vraiment génial…

    Seul hic! Est-il possible de dire à Chrome de n’utiliser qu’un seul moniteur? Ou peut-être que c’est une option dans Gnome?

    • @ octal

      J’utilise quatre moniteurs. Avec Chrome/Win 7, tout se passe sur le même moniteur, mais avec Firefox/Win 7, un deuxième moniteur est mis à contribution. Ce clip est vraiment optimisé pour Chrome.

  4. Le HTML5 à pas l’air de fonctionner avec le iPodTouch en ce moment, j’ai cliqué sur le lien du vidéo , la page s’ouvre, au bas le cercle de téléchargement tourne en rond et puis c’est tout, il ne se passe rien.Faudrait-il télécharger quelque chose pr que celà fonctionne?

    • @ jojo9

      J’ai essayé avec mes cinq fureteurs. Ça marche parfaitement avec Chrome, un peu pas mal avec Firefox et pas du tout avec Safari, Opera et IE

  5. Vos observations sont réellement pertinentes et réalistes. Je ne suis aucunement crack et/ou spécialiste comme le sont certes plusieurs collègues mais après avoir visionné le clip en question il y a 2 semaines, j’ai été pour le moins renversé par les possibilités infinies du html5 en termes d’interactivité avec le lecteur-spectateur-utilisateur. Au point où j’ai souligné à mon fils de 28 ans le soir même que la fin des clips passifs actuels était désormais inévitable. Et ceci n’est que l’ombre du bout de la queue selon moi.

  6. @nelson_dumais

    J’ajouterais à cet excellent article/chronique que:

    – De plus en plus cette rigueur et cet accès à l’informations et les recherches dispraissent des médias. Faute de moyens financiers. Cependant, ils se tirent dans le pied. S’il y a moins de journalistes enquêteurs, d’analystes, de statistisiens pour soutenir vos recherches et vos articles. Les journaux tendent de plus en plus vers le niveau de blog.

    Moins il y de de différences entre ces deux sources d’informations, plus le consommateur est prêt a payer. La valeur ajoutée disparait.

    2) N’oublions pas qu’au delà du contenant, il y a le contenu. Nous sommes dans un siècle où l’on manque de temps et paradoxalement, nous sommes bombarder d’informations. Les médias qui nous permettront d’avoir accès à du contenu de qualité et approprié à mes besoin réussaira mieux, voir à faire payer les gens.

    Actuellement, je paie des prix de fous pour avoir accès à The economist et HBR (Havard Business Review). Pourquoi, parce que j’ai accès à de l’informations que je qualifie de digérée par autrui.

    HBR me résume des recherches scientifique du domaine de la business. Les articles sont à la haute valeur ajoutée et à la fin pointe de l’état du marché.

    The economist me permet de suivre l’actualité économique internationale.

    Votre blog me permet d’avoir un aperçu complet de l’univers de la technologie avec une approch qui ressemble à la mienne. Ainsi vos résumé me permet de faire autre chose que d’essayer 4 ou 5 patentes à totu les jours.

    En résumé, la qualité de l’information ça se paie et je suis persuader qu’il y aura un marché. Attention aux médias qui tombent de plus en plus dans les standards du Banquier.

  7. Article très intéressant! Mais je crois que vous n’avez pas à vous inquiéter.

    En tant que Designer Web, je peux dire que le petit gars n’a pas à être inquiet. Pourquoi? À cause de la sacro-sainte règle du « Less is more ». Moins c’est plus. Cela siginifie que moins on en mets sur une page, plus le visiteur peut accorder de l’importance à chaque élément. Les sites remplis d’animation et de bébelle existent depuis les années 1990, la seule différence c’est qu’avant on les faisait en flash au lieu de les faire en HTML5. Ces sites ont toujours été en général considéré comme incroyablement mauvais sur le plan de l’ergonomie, et je ne pense pas que ça change bientôt.

    Puisque je sais que vous êtes un utilisateur d’InDesign, je vous propose cette comparaison. Si lors de l’édition d’un livre vous mettez de la couleurs partout, vous changer de police à toutes les 2 phrases, vous mettez le texte en couleurs, vous ajouter des tas d’image inutile, est-ce que le livre sur la biochimie nucléaire deviendra meilleur? Je ne sais pas pour les autres, ,mais moi je crois que vraiment.

    Comme disait l’autre : « la perfection n’est pas atteinte quand il ne reste plus rien à ajouter, mais quand il ne reste plus rien à enlever.

    Bref, ce qui fait la force d’un site, ce sera encore et toujours le contenu.

  8. La version iPad de Cyberpresse s’en vient, c’est donc dire que dans pas grand temps je vais devoir payer pour vous lire, cependant j’ai l’impression que ça se faire par étapes, dans un premier on va pouvoir accès à votre blogue sur la version gratuite de Cyberpresse en même temps que sur la version iPad dans un deuxième temps quand le lectorat sera assez important vous serez disponible seulement sur la version iPad.
    On s’en va vers un contenu web à 2, 3, 4 vitesses selon les moyens financiers des usagers, donc contenu gratuit et de moindre qualité pour ceux qui n’ont pas les moyens de se payer des technos « hi tech » et contenu de qualité pour la classe moyenne riche qui ont les moyens de se payer des « bidules intelligents » et de suivre la parade…
    On s’en va vers la fragmentation du contenu en fonction de son revenu personnel…

  9. Bah qu’importe

    comme le disait un intervenant plus haut kalem, c’est le contenu qui importe, pour ma part je te lisais deja dans le temps il y a 15 a 20 ans je crois dans la petite revue informatique Quebec info je ne me rapelle plus tres bien du nom mais quand les chroniques sont intéressantes peu importe le media y pas de probleme , meme que le web ajoute je trouve une valeur encore mieux c’est qu’on interragi , par exemple ici tu connais immédiatement la réaction de tes lecteurs et meme je trouve que ça rajoute a la valeur de la chronique, je trouve ça fantastique, ah oui je pense que c’était Quebec micro ? ça se peut tu?

  10. L’intérêt de HTML5 c’est de nous débarrasser une bonne fois pour toute de Flash, c’est tout. Je ne pense pas que pour le reste ça change tellement les choses. Comme le souligne kalem13, jusqu’à maintenant, peu de designers de sites web sont parvenus à utiliser les capacités de Flash pour faire de la navigation dans leurs sites une expérience enlevante pour l’internaute. Tu sais, nous n’en avons rien à cirer des animations à tout casser quand il s’agit de lire de l’info ou de faire des recherches. L’utilisation des animations doit être pertienente, elle l’est rarement. Bien souvent, un trip de développeur pour montrer ses capacités. Le site devient une vitrine pour lui, mais est-ce bien utile à la clientèle du site?

  11. @edata,

    je suis d’accord avec toi, sauf que ceux qui se tirent dans le pied, ce ne sont pas les journaux eux-mêmes, ce sont les lecteurs. Parce qu’il ne faut pas se le cacher, les média d’information sont là aussi pour déterrer les affaires pas propres et les comportements inacceptables des différents organismes gouvernementaux, para-gouvernementaux et privés. Ceci nécessite du temps et de la recherche. Si la population refuse de payer pour cette information, bien elle devra se contenter des fils de presse des grandes agences, et encore. C’est la démocratie elle-même qui à terme écopera, rien de moins. Ça, il faudra que les lecteurs le comprenne.

  12. par rapport à vos lecteurs qui on eux meme un site…

    il serait bien que quelqu’un invente/programme une application qui pourrait regrouper tous les logins de tous les sites… et quand nous laisserions un message (comme celui-ci) vous pourriez voir un certain profile qui regrouperait mes autres entrées, blogue ou bien tout ce que je voudrais bien partager…

    donc si mon commentaire était intéressant, vos lecteurs pourraient aller voir ce que j’ai à dire sur ma page ou autre blog et continué la chaine de blog en blog, forum en forum, commentaire de photo en commentaire de photo…

    un peu comme buzz de google…

    cela pourrait permettre de se faire connaitre un peu partout; planter des graines ici et la…

  13. Voilà quelques années de cela , je lisait un chroniqueur techno qui publiait ses textes dans l’édition du mercredi du journal de Montréal …. Avec le temps lui et d’autres très intéressent sont partis ailleurs ou tout simplement disparus (P. Bourgeault) sans être réellement remplacer par un équivalent . J’ai remarqué que le J’d’Montréal misait plus sur sa notoriété que son contenue sans parler des pages de PUB qui ne cessaient de s’accroitre à en devenir désagréable et par la suite le Lock-Out …..
    L’Effet que cela a produit est que j’ai suivis mes chroniqueurs préférer ailleurs et j’ai appris à connaitre d’autres médias d’information très intéressent .
    Ce qui produit comme résultats que je suis passer du journal de Mourial à LaPresse , Devoir au infos de Rue Frontenac , de TVA à TéléQuébec avec un retour à RadioCadna (TV et Radio) sans parler de la découverte de « Direction informatique » et autre Média du WEB (Techcrunch,Cnet et cie )

    En ce qui me concerne , c’est pas réellement le média ou le support du média qui compte mais réellement le contenue . Quitte a payer pour un contenue valable et bien je le ferai mais avec tout ce chamboulement médiatique , j’ai appris ou plutôt j’ai développer la capacité de regarder ailleurs et à développer mon sens critique .
    Avant je n’était qu’un consommateur d’information et maintenant je me sens plutôt comme un client avec certaine exigences .

    PS
    Vous faites un sacré bon boulot Mr Dumais .

  14. @ Edata

    Quel bon point vous émettez, cher ami… L’inportant est le contenu et non le contenant!

    Un exemple?

    Entre un film noir et blanc de Marcel Pagnol ou de Chaplin et la dernière mégaproduction, multimillionaire informatisée, aseptisée 3D d’Hollywood…. Le film de Pagnol va rester dans ma mémoire à vie… la production américaine est oubliée en passant la porte de sortie du cinéma!

    L’émotion! Le contenu…

    En tout cas, pour moi… J’peux pas parler pour quiconque d’autre…

  15. @ Kalem13

    Comme je sympathise avec vous au sujet de la re-lecture avant d’appuyer sur entrée…

    Mon ami, ce cher Alex me l’a reproché en termes du terroir, récemment…

    il me disait que m’arlire!!

    Bien sûr, je lui ai rétorqué d’aller se faire voir en république démocratique de la Corée du Nord!*

    *Cherchez pas, les enfants… ça n’existe pas!

  16. Le journaliste, le chroniqueur, l’intervieweur ne sont qu’une couche de traitement entre les données brutes et la feuille de papier journal. Le blogue permet au citoyen de se débarrasser de son abonnement papier et à l’interviewé de se débarrasser de l’intervieweur.

    Un moteur de recherche comme Google permet de réunir le simple citoyen et le détenteur de contenu.

    Ça prendrait un « allmyfaves » pour classer en ordre de crédibilité/intérêt/compétence chaque article, chaque expert, chaque affirmation. Plus loin qu’un vulgaire « j’aime » ou j’aime pas. Et beaucoup plus raffiné et détaillé que Digg.

    Un moteur de recherche qui classe en crédibilité et non en achalandage. Le prochain Google-killer?

  17. @nelson

    Tiens encore la locomotive du progrès…

    Je ne suis pas un groupie de Foglia même que je trouve qu’il est souvent trop pointu et acerbe mais je ne peux faire autrement que de citer un passage de lui ce matin :

    « Je ne suis pas écologiste. Je ne remets pas en question les dommages causés par le progrès. Je remets en question le progrès lui-même, sa nature, sa culture. Cette question: le progrès, qui devrait donner un sens à notre existence, ne s’est-il pas substitué à elle? Le progrès n’est-il pas devenu notre existence elle-même? La locomotive roule-t-elle pour rouler et pour la seule griserie qu’apporte la vitesse? »

    Juste à voir les gens qui couchent dehors en face du magasin pour être les premiers à avoir le nouveau iPhone, celui qui est plus nouveau que le nouveau sorti l’année dernière, pour comprendre qu’il a raison.

    Arrivé à un certain âge on remarque que les choses qui nous sont vraiment essentielles sont aussi celles qui sont les plus durables.

    Et on finit par prendre le progrès, ou à tout le moins certaines formes du progrès, en aversion.

    Et malheureusement une bonne partie du monde informatique carbure sur ce progrès là.

    Je n’ai ni verres de contacts, ni fut opéré aux yeux, j’aime mes lunettes et mes livres en papier.

    Je suis bien ainsi.

  18. Ce que vous êtes en train de dire, c’est que même un site d’information (de gaming) comme le mien, fort de 10 ans d’expérience, n’a aucune chance de survie.

    Triste constat.

  19. @octal,

    c’est ta configuration X-Window (notez pas de s ici) qui est en cause. Gnome n’est qu’une couche logicielle par-dessus X-Window qui gère réellement l’affichage. En fait, Gnome n’est qu’un toolkit de développement X-Window et un peu plus (ensemble d’applications X-Window normalisées et harmonisées). J’ai l’impression que tu utilises le mode Xinerama et en conséquence, Chrome ne voit qu’un seul gros écran et il l’utilise.

  20. Je vous invite à méditer sur ces paroles (en anglais) de Robert Burton, écrites en… 1621! La complainte est la même maintenant avec Twitter, les blogues, etc.

    « [E]very man hath liberty to write, but few ability. Heretofore learning was graced by judicious scholars, but now noble sciences are vilified by base and illiterate scribblers, that either write for vain-glory, need, to get money, or as Parasites to flatter and collogue with some great men, they put out trifles, rubbish and trash. Among so many thousand Authors you shall scarce find one by reading of whom you shall be any whit better, but rather much worse; by which he is rather infected than any way perfected… « 

  21. Vaste sujet s’il en fut…
    Roland Barthes, Marshall McLuhan et consorts en ont parlé, jadis.
    Le « contenant » change – par le même fait le « contenu » aussi. Et c’est okay.

    Les « temps » changent aussi, et ça…

    L’Homme de la Renaissance aspirait à l’universalité; nos contemporains aspirent à la spécialité. Ainsi, les institutions d’enseignement modernes forment des « spécialistes » – et rien d’autres. Le « contenu » est certes plus « pointu », précis, organisé et rigoureux; mais souvent ça devient « plat », parce qu’isolé du contexte historique et social ou des autres sciences et connaissances. C’est de l’information bi-dimentionnelle, sans profondeur. C’est ainsi qu’on forme les élites maintenant et le temps où les médecins et les avocats apprenaient la philosophie, la rhétofique, le Grec et le Latin est bel et bien révolu. Les programmes universitaires sont archi-spécialisés et les étudiants n’ont « pas de temps à perdre » avec tout ce qui n’est pas médecine ou droit.

    Ils sont rares ceux qui, comme vous M. Dumais, puissent encore nous livrer de l’information sur un sujet (ici les technologies de l’information) en y ajoutant une profondeur (le contexte ci-haut mentionné).

    Cette façon d’informer, rare mais appréciée, aura toujours, selon moi, sa place – peu importe le « contenant ».

    Ma conclusion: Vous n’avez rien à craindre!

  22. Ben moé, j’en ai, des verres de contacts et je ne retournerai jamais aux lunettes et encore moins à la lampe à l’huile…!!!

    Le progrès, c’est comme l’alcool… si tu portes pas ça, touches-z-y pas! :-)))

  23. @ Dennis, c’est ainsi et très platte pour certain, mais l’évolution c’est pas toujours par en avant mais c’est vers là que ça nous entraine ! On peut choisir d’y faire face ou se retrancher dans notre passé ! On commence à vieillir le jour où on veut plus évoluer. En techno comme en d’autres domaines, les choses changent ! On doit maintenant adapter nos sites pour les téléphones ! C’est comme ça !

  24. Ça fonctionne effectivement très bien dans Safari5.. je ne sais pas pourquoi ça n’a pas fonctionné pour Nelson, peut-être simplement sa malchance légendaire? 😉

    Tant qu’à la qualité du contenu, c’est effectivement un problème. Il en revient au lecteur à se poser les questions tant qu’à qui mérite le temps d’être lu. Malheureusement, plusieurs préfèrent se réconforter en lisant des gens ayant la même opinion plutôt que de chercher à cerner la vérité. C’est plus facile et plus gratifiant.

    J’ose espérer qu’un jour, la masse réfléchiera et développera un sens critique…

  25. @hdufort,

    Adobe n’a pas les moyens de contre-attaquer, que Flash crêve et repose en paix une fois pour toute. Cette cochonnerie est connue pour sa grande quantité de trous de sécurité et qui voudrait d’une saloperie de plugin quand HTML5 fera le travail tout inclus? Que Adobe se concentre sur ses produits payants. Même Reader branle dans le manche et pourrait très bien sauter d’ici peu. Tiens, ils pourraient envoyer Flash au iMusée pour que nos arrière petits-enfants sachent que nous avons vécu à la même époque que les dinosaures à grandes dents.

  26. Bonjour,
    J’ai ouvert sans problème le clip de Arcade Fire, en utilisant Safari (Version 5.0.2 (5533.18.5)); je n’utilise que Safari sur mon Mac. Pas essayé sur le PC. J’ai adoré: de la pure poésie à la mode d’aujourd’hui.

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