Quintette du vendredi

illComme vous pouvez en juger, je commence à être à court de titres pour ma chronique des vendredis, jour où je vous présente cinq petits sujets d’écriture au lieu d’un seul thème plus élaboré. Je vous annonce donc être très ouvert aux suggestions. Je cherche un titre idéalement court, punch et impitoyablement français, un titre qui suggérera le pot-pourri, le méli-mélo, le vrac, les brèves et le quintette, tout cela sur fond techno. Quelqu’un a une idée ?

En attendant cette perle, voici quelques sujets de discussion, incluant une présentation d’Adobe CS5 par le photographe professionnel Patrice Bériault dont le site Web est un hommage au bon goût. Je vais placer ce texte en queue de chronique en raison de sa longueur. Si le point de vue d’un pro vous intéresse, vous qui devez vous taper ceux de journalistes, lisez M. Bériault.

illOffice 2010 : c’est parti !

Mercredi dernier, Microsoft procédait au lancement particulier aux entreprises (noblesse oblige) de Microsoft Office 2010. Depuis, les enthousiastes corpo peuvent commencer le déploiement de SharePoint 2010, le champion Dot-Net autoproclamé de la gestion de contenu, du partage et de la collaboration. Autour de ce gros logiciel, des titres plus connus viennent se greffer : Word, Excel, PowerPoint, Accès, OneNote, etc. Je vous précise que dans un mois d’ici, il sera possible pour M. Mme Tout le Monde de télécharger ou d’acheter en boutique une des moutures moins corpo (p. ex. sans SharePoint) d’office 2010. La géante de Redmond s’attend à ce que bien des gens en profiteront pour se débarrasser d’Office 2000, XP ou 2003.

L’importance du produit fait que j’en ai parlé ici même à quelques reprises (par exemple) et que j’en ai souligné le lancement dans un article publié hier. Le message de Microsoft, message que j’endosse du reste, c’est qu’Office 2010 n’est pas un coffret (« suite » en anglais) bureautique dont la concurrence se nomme OpenOffice.org, WordPerfect Office et bon nombre de solutions « ennuagées » à la sauce Google Docs. Office 2010 est une plateforme de productivité et de collaboration profondément intégrée dans des gros machins comme Exchange, Office Communications Server 2007, SQL Server, Windows Server et Windows 7.

illSpoon tout ennuagé

Une lectrice de mes prestations sur la Cyberpresse, la Grande Duchesse Caroline de Saint-Téa-Clout, a attiré mon attention sur un petit portail de logiciels en ligne (services Web – « Cloud Computing ») appelé Spoon qui vient s’ajouter à la liste des fournisseurs installés sur le Grand Nuage. On y trouve l’essentiel pour communiquer, travailler, se divertir et se détendre. Allez y faire un tour et mettez-vous dans la peau de quelqu’un qui n’a plus d’ordi, sauf peut-être une clé USB, et qui se promène de cafés Internet en PC de matante Chantal.

Par exemple, on se fait offrir des accès Web pour Google Talk, Skype, iTunes, VLC, Word, Notepad++, Chrome, Live Messenger… LimeWire. Pas pire !

illVersion 1.3 d’Antidote Mobile

Les utilisateurs d’Antitode, le coffret d’outils linguistiques fabriqué à Montréal par Druide Informatique, seront heureux d’apprendre qu’une version plus complète et mieux ficelée de leur logiciel vient d’être placée sur l’AppStore d’Apple, la version 1.3. On doit en conclure que le produit ne traite pas de chasse au phoques …

Plus sérieusement, Antidote Mobile 1.3 que les druides ont rendu encore plus « fluide » et rapide, se présente avec « 4000 nouveaux mots, dont 2000 noms propres comme Obama et Makemake, 5000 nouveaux synonymes, des moteurs de recherche améliorés, et pour la première fois sur l’iPhone, l’étymologie détaillée de 92 000 mots. » Les propriétaires de produit n’ont qu’à télécharger gratuitement la mise à niveau. Quant aux autres, ils devront payer la somme exorbitante de 20 $.

illAntivirus bafoués

Notre ami claude_c a trouvé plutôt amusante cette histoire relatée par le webzine GNT à l’effet que des étudiants ont pu déjouer assez facilement quinze antivirus sous Windows 7 lors d’un concours appelé PWN2KILL. Les logiciels bafoués sont Avast (gratuit), AVG, Avira, BitDefender, Dr.Web, F-Secure, G-Data, Kaspersky, McAfee, Microsoft AV, Nod 32, Norton, Sophos, Safe ‘N’ Sec et Trend Micro.

Voici ce qu’en dit l’organisateur du concours, Éric Filiol : « Tous les antivirus sont à égalité dans la nullité. Ces résultats prouvent que la détection de signatures virales n’est plus suffisante. Le plus inquiétant est que sur une échelle de 1 à 10, le niveau technique moyen des attaques est de 4 environ. Face à des attaques plus sophistiquées, le résultat aurait été encore plus désastreux. Autre constat alarmant : une des attaques reposait sur un code malveillant de trois lignes, vieux de dix ans et montré sur YouTube. Or, il a mis K.O tous les antivirus ! »

illCS5 vu par un photographe professionnel

Tel que mentionné en intro, je laisse la parole à Patrice Bériault, un photographe professionnel qui travaille principalement avec quatre produits Adobe, soit Photoshop, Lightroom, Dreamweaver et Flash. M. Bériault a participé à un séminaire du CS5 plus tôt cette semaine.

La Creative Suite 5 offre plus de 250 nouveautés, mais sa structure principale n’est pas nouvelle. Ce n’est pas, à proprement parler, une nouvelle génération dans son architecture et sa présentation. C’est plutôt une actualisation de plusieurs outils intéressants. À cet égard et considérant l’impact que cela semble avoir sur les logiciels et sur l’ordinateur, je pense que deux mots-clés sont « mémoire » et « temps ».

En effet, ce logiciel et ses composantes requièrent beaucoup de mémoire, tant en espace disque qu’en RAM. Ce qui signifie que CS5 n’est pas un coffret pour vous si votre ordi n’a pas assez de mémoire vive (bienvenue 8 Go et +), de cache ou d’espace de stockage. Si c’est votre cas, vous aurez le plaisir de constamment voir une petite rondelle de couleur tourner, comme nous avons pu le voir occasionnellement sur l’ordi plutôt puissant du présentateur.

Côté temps, CS5 offre de bonnes nouvelles aux graphistes, webmestres et autres « photoshopeurs ». Plusieurs nouveautés viennent réduire le temps de travail. Ce qui demandait parfois une heure à exécuter ne demande plus que 2 minutes. Bon, ce n’est pas le cas pour tout, mais petit à petit…

Ensuite, tout est dans la nuance. Faire disparaître correctement un « objet » d’une photo n’est pas encore – ou devrais-je dire ne sera jamais – une question d’un seul outil, mais de plusieurs. Penser qu’un seul puisse faire tout le travail, c’est un peu comme penser que le mode automatique de votre appareil photo photographiera pour vous.

illDans le concret, quelles sont ces nouveautés ?

3D: Le 3D s’améliore, se développe et se nuance de plus en plus. Mais, ce faisant, il requiert de plus en plus de mémoire (comme je l’ai précisé plus haut). À cette enseigne, Photoshop (tout comme Illustrator, du reste) est de plus en plus malléable, de plus en plus convivial. Les options se rapprochent sans cesse de nos besoins et ne nous force plus à nous adapter à elles. Nuance !

Content-Aware Fill: Effacer un objet est de plus en plus facile. En sélectionnant l’objet à l’aide du lasso, et en en faisant un calque, il est possible de faire disparaître l’objet assez aisément. Il est même devenu possible d’en recréer l’arrière-plan à partir de l’information dont il dispose (ce qui est autour de lui). Le présentateur l’a fait avec une personne sur un mur de brique, avec un beau succès. J’aurais aimé qu’il teste avec un fond uni, juste pour voir; c’est toujours plus difficile. Bref, c’est ce qui me ramène à mon paragraphe précédent. Selon les situations, ce sera un outil SUPPLÉMENTAIRE aux outils déjà existants permettant de créer un résultat « parfait ».

« Peindre » des bordures: Une des tâches compliquées avec Photoshop est de bien effacer un arrière-plan. Par exemple, s’il y a des cheveux dans l’image, on ne veut pas en perdre l’effet naturel. En outre, si la personne est photographiée à l’extérieur, la bordure des cheveux peut aussi avoir un effet de moiré, et/ou de contrastes, qui rend le résultat perfectible. Notre oeil sent que quelque chose ne va pas (p. ex., la lumière en bordure des cheveux ne serait pas plausible avec celle du nouvel arrière-plan). Un nouvel outil permet – une fois l’outil sélection utilisé sur la personne que l’on veut détacher du fond – de “peindre” la bordure des cheveux (comme il y avait dans le CS3, si ma mémoire est bonne) ce qui est toujours difficile à bien découper. Un second outil, permet de réduire la luminosité/contraste/densité/effet moiré (selon la façon que l’on désire définir) sur l’endroit désiré, sans perdre l’information de départ. Cela trompe l’œil, en ce sens qu’il n’envoie pas le mauvais message au cerveau – le mélange des calques.

« Background Task »: Considérant que l’ordi a la capacité de faire plusieurs tâches simultanément sans geler, cette nouvelle option permet de nous informer sur les tâches (téléchargement, exportation, etc.) en cours, tout en nous laissant continuer de travailler sur ce logiciel. Génial !

« CS Live »: Je ne connaissais pas cette option (était-elle disponible avant la CS5 ?). Quoi qu’il en soit, c’est une interface qui permet de relier votre ordi et vos interfaces (Photoshop, inDesign, etc.) à un serveur d’Adobe. Il faut s’y inscrire. L’intérêt est pour ceux et celles qui travaillent en équipes dispersées, au bureau ou à l’extérieur. On bosse sur un projet, on l’édite et on le publie sur son compte CS Live. Le client peut en voir l’évolution et peut y apporter ses commentaires à même la page où est diffusé le travail. Les collègues peuvent y participer. Le tout peut être actualisé en temps réel. C’est participatif, collaboratif, interactif, ET, c’est toujours relatif à un même document.

« Preview Panel« : Dans inDesign, cette option, un peu comme dans Flash, permet de voir en temps réel, le montage interactif (séquence, vidéo, etc.). La présentation du « Preview Panel » s’ajuste en grandeur et on clique simplement sur le menu qui y est pour faire jouer la séquence. Très agréable, puisque mieux intégrée au logiciel.

ill« EPUB »: Dans inDesign, l’option « EPUB » permet de publier des documents en format livrels pour le Kindle et les autres lectels.

« Flash Catalyst »: TRÈS intéressant pour ceux qui ne font pas de Flash ou qui ne veulent pas l’apprendre. C’est un peu comme un « Flash lite » avec le principe « drag&drop » de Dreamweaver. Vous travaillez vos mises en page dans Illustrator, traversez avec votre matériel du côté de Catalyst et utilisez ses nombreuses fonctions pour donner vie aux mises en page. Ça donne du Flash sans avoir eu à coder (faut pas toucher à AS2 ou AS3 si vous voulez éviter une crise d’urticaire; juste à y penser…)

« Adobe BrowserLab »: Assez génial aussi ! Pour les webmestres tant Flash que Dreamweaver, cette interface permet de tester votre site sur les différents fureteurs, dont IE. On peut même y diviser la page de visualisation en deux afin de comparer. Pas nécessaire de télécharger le site. C’est un testeur.

« Illustrator« : Plusieurs petites options permettent de couper dans le temps de travail. J’ai vu beaucoup de têtes hocher à leur découverte. Le logiciel a des nouveautés dans sa structure qui pourront rendre service aux graphistes.

« DreamWeaver« : Adobe a développé un « Form Function » qui est un tuteur pour nous aider à bien coder. C’est une petite fenêtre flottante, un peu comme celle de Flash, mais améliorée.

Avec « Premiere Pro », il est désormais possible d’éditer LIVE différents formats (Canon 5D, la RED, fichiers RaW). Mais, encore une fois, mémoire et microprocesseurs sont les mots-clé.

« Face Detection »: Cette option de Premiere Pro permet de détecter un visage, de l’identifier et de faire en sorte que nous sachions où il se retrouve sur nos autres séquences. Ainsi, si vous avez une centaine de séquences, il vous sera possible de savoir immédiatement dans quelles séquences se retrouve votre personne en question, sans être obligé de toutes vous les taper.

« OnLocation » permet de filmer en étant branché sur son MacBook. L’Intérêt ? Utiliser son MacBook, comme écran-témoin !

Et il y en aurait bien d’autres. Mais le temps file.

Merci de m’avoir lu.

Patrice Bériault

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Avis : j’utilise personnellement des machines sous Windows, Mac OS X et Linux et je n’ai aucune préférence; en fait j’ai une relation d’amour-haine avec chacune. Si vous croyez que je suis parti-pris envers l’une ou l’autre de ces plates-formes, je vous soumets respectueusement que vous avez tort et ne peux vous recommander que de consulter mes chroniques antérieures.
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53 réflexions sur “Quintette du vendredi

  1. Quelques suggestions de titre pour la chronique du vendredi:

    Le courrier du gnu

    Un tiens vaut mieux que deux tu l’ORA-06512

    Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe mais que vous ne lirez jamais ici parce que ce n’est pas la place

  2. Vous n’y êtes pas. Nelson n’a pas fait d’erreur; il s’est trompé! C’est tout simplement le chef qui prend la photo. 🙂

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