Deux applications québécoises pour le iPhone et le iPod touch

illustration2009121601.jpgUn des segments parmi les plus dynamiques de l’industrie du logiciel serait la fabrication d’applications pour les téléphones intelligents, dont le plus choyé le iPhone. Plus de 100 000 logiciels seraient en effet disponibles sur le AppStore, la grande cathédrale Apple du micro-paiement. Il ne se passe pas une semaine sans que quelqu’un n’attire mon attention sur un de ces produits et, quand il s’agit d’une application faite chez nous, j’essaie autant que possible, d’en glisser un mot. D’où la chronique d’aujourd’hui où je vous en présente deux: « Watson » et « Sélection Radio du Québec ». Ces applications sont actuellement disponibles pour le téléchargement. La première se vend 1,99 $, l’autre 0,99 $. Toutes deux fonctionnent aussi bien sur un iPhone que sur un iPod touch.

illustration2009121602.jpgSélection Radio du Québec

Sélection Radio du Québec porte parfaitement bien son nom. On l’éveille, un interface on ne peut plus simple apparaît (prise d’écran ci-contre), on choisit son poste, on appuie sur un bouton, on règle le volume, on se met le casque d’écoute (ou on connecte le petit appareil sur un socle hi-fi) et ça marche.

Dix-huit chaînes sont actuellement disponibles dont le bazar complet de notre SRC nationale. Côté son, les tests que j’ai faits m’indiquent que c’est très acceptable.

Au bas de la page de l’écran principal, un bouton nous amène à un fureteur Internet dont je n’ai pas trop compris l’utilité.

Le développeur, Steve Rioux, annonce que la prochaine version de son produit permettra d’écouter une chaîne (grâce à Safari) en même temps qu’on utilisera une autre application.

De plus, il soutient qu’une version gratuite et limitée (sans navigateur Web) sera disponible le 21 décembre prochain.

Pas pire !

Watson

Ici, la boîte montréalaise Tatu Solutions, nous propose son « premier-né », Watson. Voici, fort à propos, un outil infiniment pratique pour la galère de trois semaines que nous nous apprêtons tous à affronter, c’est-à-dire un calculateur du taux d’alcoolémie. On entre ses coordonnées (ou celles d’un ami) soit le sexe, l’âge, le poids, la taille et le seuil ajustable à ne pas dépasser, p. ex. 0,05 (prise d’écran à la gauche du premier paragraphe). Ensuite, à l’aide d’une liste de « drinks » prédéfinie et modifiable, on tient le logiciel au courant de sa consommation . Dès que le seuil est atteint on se fait avertir (voir les prises d’écran ci-après).

On peut alors arrêter ou continuer. Watson calcule tout et présente un graphique qui permet de savoir à quelle heure, si on arrête de consommer, on pourra reprendre le volant. Génial, monsieur Tatu ! Ne reste plus qu’à relier ce logiciel au démarreur de l’auto, lequel, pourquoi pas, pourrait être le iPhone (ou iPod) lui-même ! Mais je rêve !

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Avis : j’utilise personnellement des machines sous Windows, Mac OS X et Linux et je n’ai aucune préférence; en fait j’ai une relation d’amour-haine avec chacune. Si vous croyez que je suis parti-pris envers l’une ou l’autre de ces plates-formes, je vous soumets respectueusement que vous avez tort et ne peux vous recommander que de consulter mes chroniques antérieures.

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19 réflexions sur “Deux applications québécoises pour le iPhone et le iPod touch

  1. @codex:

    J’ai plus l’impression que la plupart des applications sont faites par des personnes dans leur sous-sol de maison et que c’est plus pour un trip que pour l’argent.

  2. @codex

    C’est le principe Walmart, on vend moins cher, mais on en vend plus.

    L’affaire c’est que vous pouvez développer un logiciel et le rendre disponible à la planète entière. 60 millions de clients potentiels qui ont le magasin dans leurs poches et peuvent acheter facilement votre logiciel. Ce n’est pas rien.

  3. Bonjour, je suis le développeur de « Sélection Radio du Québec ».

    @codex
    En effet, c’est plus pour le trip que pour l’argent!

    @NelsonDumais
    Concernant l’utilité du navigateur Web, cela vient d’une suggestion faite
    par un usager de l’application de Radio-Canada!
    En effet, l’usager voulait aller sur le Web en même temps que l’écoute, car Apple ne permet pas d’utiliser plus d’une application tierce à la fois.
    Ainsi, un usager peut prendre ses courriels, ou lire votre blogue en même
    temps! 😉
    Ce que je sais de cette limitation imposée par Apple: cela est pour éviter de surcharger le processus / mémoire et ainsi nuire à l’expérience utilisateur.
    Tel que mentionné dans l’article, la mise à jour de mon application permettra d’écouter une station (grâce Safari) et d’utiliser une autre application en même temps. À ma connaissance, ce sera la première application du genre à le faire.
    J’en profite pour vous inviter sur le blogue de mon application:
    http://selectionradioquebec.blogspot.com/

    Merci et Joyeuses Fêtes!

  4. Je crois que c’est dans la mentalité des utlisateurs de iphone, ils achetent n’importe quoi dans le but d’utiliser leur iphone.

    Idees:

    ipong, ifrogger, idonkeykong, icentipede, icookbooks, iwiki-gps, ikilosentrop, ifindsomething-somewhere, ilearnitalian … inew-old-idea…..

    +

    http://www.iphoneappfreelancer.com/

    = money $$$

  5. Bonjour M. Dumais,

    Tant qu’à faire un peu de promotion 🙂

    Je suis un développeur de Gatineau et j’ai une application *gratuite* sur l’App Store: Daylight, qui calcule la durée d’ensoleillement selon la date et votre situation sur le globe terrestre.

    Eh oui, l’application est en français et en anglais. J’en suis à la version 1.2, avec plus de 20,000 téléchargements.

    Si vous vous intéressez aux balados technos, le podcast « Cocoacast Cacao » (en français) avec mon ami Philippe Guitard, maintenant à son 23e épisode, commente en français les actualités au sujet du développement pour Mac et iPhone.

    C’est toujours un plaisir de vous lire. Vous me rappelez parfois Jerry Pournelle et son « Chaos Manor » du temps de Byte Magazine (oui, je sais, Chaos Manor existe toujours sur le web, mais ça n’est plus pareil…).

    Merci!

    Philippe Casgrain

  6. Question à M. Casgrain:

    Comment arrivez-vous à rentabiliser votre projet ? 20 000 téléchargements signifient peut-être des relations avec des clients, du suivi technique, de la R&D, etc. Si votre produit est gratuit, comment arrivez-vous à plaire à votre gérant de banque ?

  7. Bonjour M. Dumais,

    J’ai lu votre article et vu le commentaire qui mentionnait mon entreprise, Edovia. Nous sommes une entreprise montréalaise qui développe des apps pour l’iPhone depuis le printemps 2008, quand Apple a finalement ouvert son programme aux développeurs hors-EU.

    Linguo et Steps on étés des 500 apps offertes lors du lancement du App Store, le 11 juillet 2008.

    Nous avons maintenant 8 apps sur le App Store, dont Warships, un jeu qui vient tout juste d’être lancé. Au total, on a plus de 125 000 apps vendues, toutes apps confondues.

    Comme on a pu lire dans le commentaire, Rocket Taxi a été encensé par Apple depuis l’hiver dernier. C’est ce qui nous a mis sur la « mappe ». Notre app est dans des pubs télés dans plus de 5 pays. On est souvent présents dans les Apple Store également.

    Je vis très bien de mes apps et j’engage des sous-traitants partout à travers le monde. Je suis très chanceux parce que ceux qui peuvent en vivre sont assez rares. C’est beaucoup de travail de marketing en dehors du App Store!

    Si jamais vous avez des questions sur le développement iPhone, n’hésitez pas à me contacter!

    Cordialement,

    Luc Vandal

  8. Question à M. Vandal:

    Pour maintenir votre navire à flot, je comprends que vous devez vendre vos produits en quantité considérable et que vous semblez y arriver. Mais pourriez-vous nous commenter le phénomène des apps gratuites ou de celles qui sont vendues au prix d’une pinotte ? Comment est-ce possible ?

  9. @ Nelson

    Bien souvent, ce sont des hobbyistes qui développent des apps pour le plaisir et ne veulent pas en retirer un profit ou à peine (99¢) pour couvrir leurs frais.

    D’un autre côté, on a les développeurs qui veulent rentabiliser leur investissement le plus rapidement possible et offrent donc leur app gratuitement ou à 99¢, en espérant créer un « buzz » qui va propulser leur produit dans le Top 100. Lorsque ça arrive, c’est comme gagner à la lotterie: des milliers de copies vendues par jour X 70¢ (après le 30% retenu par Apple), ça donne d’énormes profits!

    C’est le leitmotiv de Taptaptap, qui lance toujours ses apps à grands coups de marketing et les offre à 99¢ pour un temps limité. Leurs apps se retrouvent bien souvent dans le Top 5 (sinon en 1ière position) et alors le « buzz » se maintient de lui-même.

    En somme, c’est surtout pour tenter d’atteindre le Top 100 que les développeurs vont donner ou vendre leur produit pour des pinottes.

    Ça fonctionnait bien quand il y avait 10 000 apps sur le App Store mais avec plus de 100 000, de moins en moins de développeurs y parviennent.

    On offre Warships à 99¢ parce que la catégorie des jeux comporte beaucoup de gros joueurs et il on espère attirer les utilisateurs vers notre jeux à cause du prix. Ce n’est normalement pas notre stratégie; on préfère vendre à un prix réaliste qui nous permet d’entretenir nos produits et d’offrir du support à nos utilisateurs.

  10. Bonjour, nous sommes à terminer une application grand public pour le iPhone et iPod qui permettra de faire et de gérer des réservations de départs de golf dans l’ensemble des clubs de golf utilisant notre application activeSaaS Golf. Au Québec, plus de 27% du marché ont utilisés notre logiciel de golf durant la saison 2009, ce poucentage sera au dela de 35% en 2010 justement à cause de la publicité que notre application iPhone donnera aux clubs présents dans celle-ci. Donc, le concept de publier une application sur le App Store n’a pas qu’un effet direct sur la vente de celle-ci, mais lorsqu’utilisée en tant qu’extension mobile à une application déjà existante, elle donne un avantage compétitif énorme aux clients qui en bénéficies, attirant ainsi une nouvelle clientèle intéressée à être présente dans l’application.

    Francois, activeMedia

  11. Pour info, regardez Le téléjournal ce soir à 18h et 22hr ou RDI économie à 18h30. Moi et 2 autres développeurs parleront du développement pour l’iPhone.

  12. @ Nelson Dumais

    Mon but est de faire une version payante de mon application où il est possible de choisir un ou plusieurs lieux (comme l’application Météo). La version gratuite de l’application ne permet que votre lieu actuel, tel que rapporté par le iPhone (fonctionne aussi avec iPod Touch).

    La version payante ne sera pas vendue 0.99$, car ce n’est pas un prix réaliste pour soutenir un développeur.

    J’ai décidé de commencer par la version gratuite afin d’avoir un produit sur le App Store le plus rapidement possible. Je ne peux travailler sur mes applis que quelques heures par semaines.

    Mon budget marketing s’est limité à un « tweet » sur Twitter. Pas mal quand même 🙂

    Pour le soutien technique et les relations avec les clients, j’utilise l’excellent FogBugz, qui est gratuit pour les startups comme moi.

    C’est certain que c’est un hobby pour le moment. Mais avec l’expérience, je pourrai créer d’autres applications, payantes cette fois, à beaucoup moins de frais. C’est un investissement pour l’avenir…

  13. Quand j’ai vu Word pour la 1ière fois et constater tous ce que on pouvait faire avec j’ai eu une pensé pour les créateurs,je trouvait cela tellement formidable que des personnes aient construit un programme comme celui-là et qu’on puisse l’utiliser sur un ordi.

    Donc aujourd’hui, je dis un grand bonjour à tous les créateurs de ce monde(informatique) et merci.

    J’aime utiliser toutes sortes de programmes informatiques(systèmes d’exploitations y compris) et en approfondir le fonctionnement peut-être que un jour c’est moi qui sortirai un programme génial.

    J’aime bien mon Ipodtouch et ses petites applications du apple store.

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