Mise à l'essai du GT-1500 d'Epson

illustration2009111301.jpgParfois, on installe un produit, on le met à l’essai, tout se passe presque aussi bien que ce que prétendent les as marketing à la solde du fabricant : rien de désagréable ne survient. Bien au contraire. On s’exclame alors : « Dieu merci, il est rare qu’une telle chose se produise! » Dieu merci ? Et comment ! Si tous les produits informatiques se mettaient à s’installer et à fonctionner aussi bien que ce scanneur GT-1500 qu’Epson m’a fait parvenir, je perdrais mon boulot. Quand tout va toujours bien, on n’a pas besoin de chroniqueurs ou de journalistes fouille-merdes. Je vous parle, ce matin, d’un appareil de bonne qualité (la résolution maximale est de 4 800 ppp), qu’Epson destine aux petits bureaux, par opposition aux artistes graphiques, et qu’elle vend quelque 400 $ CAN.

illustration2009111310.jpgLe GT-1500 est un balayeur optique (scanneur) à plat de moins de 9 livres auquel on a ajouté un alimentateur automatique de documents (AAD) assez costaud qui peut contenir jusqu’à 40 pages, mais dont la qualité maximale est de 600 X 600 ppp. En revanche, le mode de lecture à plat permet du 1200 x 2400 ppp. Cet appareil s’installe sur un Mac et une machine Windows (ce qui nécessite plus de cinq minutes, compte tenu des logiciels d’accompagnement). Dans le premier cas, on parle des versions 10,3 à 10,5 du Mac OS X, mais je n’ai pas testé sous 10,6, une version qui nous réserve parfois des surprises. Côté PC, Epson parle de Win 2000, Win XP et Win Vista. Pas un mot sur Win 7. Mais comme vous le voyez sur mes prises d’écran, ça fonctionne. J’ai néanmoins obtenu le message que vous apercevez ci-après en voulant mettre les pilotes Epson à niveau.

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Rapide le bidule ? Si vous vous référez à la troisième prise d’écran ci-haut vous voyez des JPG représentant la page couverture 8 ½ x 11 du magazine École Branché (deuxième prise). Le plus lourd (10200 x 14039) a été scanné en 1200 ppp, ce qui a fait travailler le GT-1500 plus de 3 minutes et il en est résulté un fichier de 101,7 Mo. Celui du milieu (5100 x 7019), un JPG de 5,4 Mo, a été fait en 600 ppp, ce qui a nécessité une trentaine de secondes. Le dernier (2550 x 3509) est un fichier d’un Mo qui n’a eu besoin que 10 secondes de ronrons dans le cadre d’une qualité de 300 ppp. Tout cela est, grosso modo, deux fois plus vite qu’avec mon vieux Perfection V350 Photo d’Epson.

Contrairement à d’autres modèles de balayeurs, le GT-1500 n’offre pas de logiciel photo. Cette machine a beau ne pas viser le marché des photographes, la qualité de son travail est telle qu’on peut très bien s’en servir pour numériser ses photos papier. Auquel cas, il faut songer à se nantir d’un outil de la trempe de Photoshop Elements.

Parmi les logiciels d’accompagnement, j’ai essayé Copy Utility (illustration ci-après). On glisse une page dans l’alimenteur automatique, on appuie sur le bouton « Imprimante » situé sur le côté de l’appareil, l’utilitaire « Event Manager » s’ouvre, ce qui permet de choisir « Copy Utility » où on précise la « commande ». Le logiciel a repéré la bonne imprimante et y envoie le document. Si c’est plus long qu’avec un vrai copieur ou une machine multifonction, ça marche! À défaut de pain, on mange de la galette.

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Reste que j’ai surtout été impressionné par ABBYY Fine Reader Sprint 6, un système de reconnaissance optique de caractères (ROC) en version allégée. On place un document dans le GT-1500, on démarre le logiciel, en 5 ou 6 secondes à 300 ppp, le scanneur produit une image (vignette 1, ci-après, laquelle se déploie en 1024 pixels) pour que Fine Reader Sprint la traite, ce qui nécessite deux ou trois secondes de plus (vignette 2). Et c’est terminé ! On peut exporter dans Word (vignette 3). Regardez la dernière vignette. Elle représente le document scanné une fois ouvert dans Antidote; on n’est qu’à une mini considération technique du « zéro faute ». Remarquable !

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Si vous n’avez pas d’appareil multifonction (par conviction ou par concours de circonstances), si vous avez de la paperasse encombrante que vous souhaiteriez voir numérisée, si pour vous le rapport qualité-vitesse est important et si vous pouvez vous permettre un achat de 400 $, ce scanneur est pour vous.

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27 réflexions sur “Mise à l'essai du GT-1500 d'Epson

  1. Il est loin le temps ou les logiciels de ROC ne reconnaissaient que les caractères ASCII.Je constate que les choses ont beaucoup évolué depuis.

    Je serais quand même curieux de savoir combien d’habitués de ce blogue ont un balayeur optique (les mots scanner et scanneur sont acceptés) à la maison et s’ils s’en servent beaucoup.

  2. @ jmv1

    J’ai un scanner Agfa Snapscan e50 qui m’a été donné et qui fonctionne encore à merveille. Sur le coup, je pensais bien qu’il me serait utile, mais je me rends compte que je ne m’en sers que quelques fois par année.

    D’ailleurs, il a fallu que tu poses la question pour que je pense à cette petite bête qui dort la plupart du temps sur une tablette.

    Ton commentaire me rappelle les années 80 où je travaillais sur des textes fraichement scannés. Ouille! Le résultat était parfois méconnaissable tellement il était loin de l’original.

  3. @ bibelot

    Je crois avoir une explication.

    Dans les années 80, l’imprimé (essentiellement du texte photocopié) pouvait représenter l’essentiel de la masse documentaire d’une entreprise. Dans les années 90, c’est devenu autour de 50-50, imprimé-électronique. De nos jours, j’imagine qu’on a inversé la donne des années 80. Ce qui explique le recours de plus en plus rare aux logiciels de ROC.

    CQFD !

  4. Cher Maître,

    As-tu testé le ROC sur un vieux texte, du genre tapé à la machine et dont c’est généralement la seule copie qu’on possède ? Les quelques essais que j’ai fait m’avait un tit-peu découragé. Le travail de correction était tellement important que je me disais que je pourrais le taper en moins de temps. Mais je n’avais pas d’Antidote.

    Va falloir que je refasse des essais des logiciels de ROC, il y a plein de document d’archive qu’il faudrait bien rendre accessibles. Le ABBYY Fine Reader Sprint 6 roule-t-il sous OS X ?

    Alex.

    Va voir le travail effectué par Google sur la monographie d’Antigosti (sic) http://www.archive.org/stream/monographiedell00schmgoog/monographiedell00schmgoog_djvu.txt sur lequel je suis tombé par hasard. C’est déjà mieux que ce qu’avais vu, pas trop de « rn » pris pour un « m ». Lisible.

  5. @ M. Dumais

    CQFD en effet! 😉

    Je ne voulais pas alourdir mon commentaire et prendre toute la place, mais comme c’est tranquille ici aujourd’hui… voici ma petite expérience des scanners il y a 20 ans.

    À cette époque, je travaillais dans une imprimerie, qui imprimait le journal local entre autres. J’étais dans l’atelier de photocomposition, équipé uniquement en Mac dans ce temps-là, à faire du traitement de texte et de la correction.

    Le scanner était énormément utilisé (textes et publicités provenant d’autres journaux ou de clients). Mes patrons le jugaient indispensable. Pas moi, enfin pas toujours.

    Avec mes 100 mots/minute et plus, je trouvais plus pratique et rapide de retaper de courts ou moyens textes plutôt que d’attendre après le scanner. Son utilisation était plus lente et laborieuse qu’aujourd’hui! Et les résultats pas toujours convaincants. Des paragraphes entiers illisibles. J’en ai vus des drôles de caractères! 🙂

    Ma phrase fétiche à l’endroit de mes collègues était : « Ne jetez jamais les originaux! ». Ce qu’on m’avait fait croire une fois, pour me jouer un tour. J’avais du faire toute une tête si je me fie à l’éclat de rire général qui avait suivi.

  6. Question:

    D’habitude, un scanner vient avec un « lecteur optique » qui peut déchiffrer ce qui est écrit sur une image (une affiche par exemple) et transformer le texte en dossier word.

    Est-ce qu’il existe un « lecteur optique » en format logiciel qui peut déchiffrer de la même façon un texte écrit sur une image jpeg trouvée sur le net ?

  7. @ Alex

    Je viens de tester avec un document photocopié en1976. Cliquez ici pour le voir et pour en évaluer toute la difficulté. Or, à ce que je peux constater, le résultat est pitoyable; cliquez ici pour le constater, puis cliquez ici pour « admirer » le travail une fois ouvert dans Word. Il y a beaucoup de corrections à apporter. C’est ici un problème de pâleur propre aux vieux documents

    Par contre, si je scanne d’abord la très pâle page et que je la requinque en termes de tonalité dans un petit éditeur graphique, elle comporte la moitié moins de fautes une fois passée au ROC. Mais que d’ouvrage, que d’ouvrage !

    Bref, dans un tel cas, on n’est guère plus avancé quoiqu’au pif, c’est encore moins long que de tout retaper.

  8. Mouin ! Il ne semble pas y avoir eu d’avancée fulgurante dans le domaine. Je vais continuer de scanner puis créer un document pdf avec les images, ça se lit et s’imprime bien. Pas d’édition possible, mais dans le cas d’un vieux texte (à part des fautes) ce n’est pas le but.

    Ça doit être comme la reconnaissance vocale, ça en fait des lustres qu’on l’attend, mais me semble que ça piétine toujours.

    Pour rester dans le domaine de la numérisation ; rien sur le front des scanneurs à diapos/négatifs ? Aux dernières nouvelles il n’y avait que des appareils pros (à des prix « pros ») alors que les scanneurs à plat comme celui d’aujourd’hui produisent d’excellents résultats. C’est que j’ai quelques milliers de diapos et des centaines de feuilles de négatifs qui aimeraient bien avoir une deuxième vie…

    Alex.

  9. @Nelson

    Comme le dirait Guy A. Lepage « Voici la question qui tue! »

    Pis ça fait quoi quand tu le « plogue » à un Pc-Ubuntu?

    Haann ? Sioux-Plaît Mononk Nelson ! haann ?

  10. @ Alex

    C’est que, mon insulaire insolent ami… on parle ici d’intelligence artificielle. Ce que nous, les humains, prenons pour acquis, c’est-à-dire la reconnaissance d’un visage humain, à simple titre d’exemple, est une tâche titanesque d’un point de vue de programmation. Il en va de même pour la reconnaissance des caractères et de la voix.

    En réalité, nous ignorons assez largement le processus en cause dans notre cerveau et la façon dont celui-ci fonctionne.

  11. @alexanticosti

    Y’a 2 sortes de PDF: le PDF image et le « PDF searchable ». On obtient le même résultat visuellement parlant dans les 2 cas, mais il y a reconnaissance de caractères avec le « PDF searchable ». Je prends par défaut le « PDF searchable » et je me croise les doigts pour la qualité de la reconnaissance. Comme le résultat est bon plus souvent qu’autrement, ça permet à mon Copernic Desktop Search d’indexer ce qu’il a reconnu et faciliter les recherches dans le document.

    Pour ton numériseur de positifs et de négatifs, je te conseille de prioriser ce que tu veux numériser avant de commencer, parce que c’est un travail de moine la numérisation de photos, même sans aucune retouche…

    @Nelson

    Ton CQFD me laisse perplexe. J’ai un Documate 262 depuis plusieurs années et j’ai une politique de minimiser ce que je garde sur papier. Malgré tous les documents déjà en format électronique, je numérise encore assez régulièrement.

  12. @ Nelson & vazimollo

    En effet, ça ne fera rien tant qu’on ira pas dans: Applications/Graphics/XSane Image Scanner.

    À essayer! Ça me surprendrait pas que ça marche…

    Mais attention! Si c’est fait à partir d’une session virtualisée de Ubuntu, ça ne fonctionnera pas, parce que le port USB n’est pas pris en charge par un invité (guest).

  13. bibelot écrivait:
    «Je ne voulais pas alourdir mon commentaire et prendre toute la place, mais comme c’est tranquille ici aujourd’hui…»

    C’est normal, ça fait quelques chroniques qui évitent de parler des systèmes d’exploitation! 😛

    @ vazimollo
    Tut-tut-tut! C’est quoi cette idée de mettre de l’huile sur le feu là? 😉

    J’ai un vieux Epson Perfection 610 acheté il y a 11 ans. Il fonctionnait très bien jusqu’à l’année passée. Enfin il doit marcher très bien encore, c’est que je l’ai mis à la retraite, remplacé par un tout-en-un HP. J’avais été surpris de constater qu’il était reconnu instantanément et prêt à l’emploi quand je l’ai branché sous Ubuntu.

  14. @vazimollo & Nelson

    Ma mère a une tout-en-un Epson et j’ai une tout-en un HP… Dans les deux cas, sous Ubuntu, rien eu à installer, pas de pilotes, rien. Suffit, comme marcofsky disait, d’aller dans Applications/Graphics/Xsane et ce dernier devrait détecter le scanneur et prêt à l’utiliser. Cependant avant de poster ce commentaire j’ai fait une petite recherche Google rapide en ce qui concerne ce scanneur en particulier (GT-1500), et il semble y’avoir des problèmes sous Jaunty (9.04). Il serait intéressant donc de voir si c’est réglé sous Karmic (9.10). Un petit essai Nelson? Sans bizouner là, juste checker le logiciel dans le menu suggéré?

  15. La plupart du temps, je démarre XSane à partir de GIMP. Dans le menu File / Acquire – XSane – Device Dialog (pour détecter le scanner). Ensuite, s’il est détecté, dans ce menu on verra quelque chose comme « brother4;bus4;dev2 ».

    L’utilité, c’est que l’image scannée est directement chargée dans GIMP et prête à être manipulée puis sauvegardée dans le format voulu.

    Le paramétrage sous XSane est extrèmement varié et c’est très rapide. Mais dans ce cas-ci, comme ce scanner est tout nouveau, c’est possible que ça ne soit pas reconnu…

    Anyways… Have fun!

  16. Merci des rappels Nelson.

    Je les ai relus avec intérêt. Mais la situation a-t-elle changée ? J’ai scanné dernièrement près de 200 diapositives du beau-père pour la création d’un album familial par le beauf graphiste. J’ai fait cela sur un Epson 2580. Les meilleurs résultats sont à 2400 ppp, mais ça ne dépasse toujours pas la qualité d’un appareil numérique de 5-6 Mo à mon avis. Alors qu’une diapo ou un négatif de bonne qualité peuvent aisément être agrandis en 16 X 20, ce que j’ai souvent fait.

    @ ruisseau

    Les milliers de diapos ont été sélectionnées, c’est le seul endroit dans ma vie où je fais un tri sévère. Faut que je regarde du côté des pdf searchable… Merci

    Alex

  17. @marcofsky

    En effet j’ai l’impression que Nelson va frapper un mur, surtout qu’il est sous Jaunty. En faisant une recherche rapide sous Google j’ai vu plusieurs cas problèmes avec ce scanneur 😦 J’ai rien vu en ce qui a trait à Karmic par contre, c’est pourquoi je suis curieux de savoir…

    @Nelson

    Merci! Mais comme tu es sous Jaunty j’ai bien peur de déjà connaître les résultats… Peut-être que le temps est venu pour un essai de Karmic Koala? ;-P Si jamais tu y songes, je me répète mais: Fais une installation « à neuf »! Backup, puis re-formates en Ext4 (c’est par défaut maintenant durant l’installation). Bref c’est la seule façon je trouve de pouvoir vraiment apprécier les nouvelles performances de Karmic. Un « upgrade » ne change pas grand chose et risque plutôt d’amener des problèmes. C’est que Karmic amène nouveautées majeures comme Grub2 et est vraiment optimisé pour Ext4. Perso j’ai « rénové » un vieux lab d’informatique à mon école, des « célerons » datant de 2006 qui roulaient sous Windows dans la mélasse depuis un bon boutte. Comme j’ai déjà un autre lab en Linux et que les étudiants s’y sont habitués (les enfants adorent Linux et son pingouin!) j’ai donc décidé de reformater ce vieux lab en Karmic (après avoir équipé les machines de cartes vidéos de base pour remplacer les chipsets SiS non-compatibles Linux)… Résutats: Des machines qui sont comme toutes neuves et beaucoup d’argent sauvé! 🙂

  18. @ Toogreen et Marcofsky

    Ce matin, très tôt, j’ai téléchargé le Koala karmique et je l’ai installé après avoir reformaté mon disque. Puis, j’ai procédé à la session de mises à jour et j’ai configuré l’affichage, le cube et tout le bordel. Ô joie ! Tout semble bien fonctionner. Tout ? Non. Le scanneur GT-1500 n’est pas reconnu. Sous Applications/Graphics/XSane Image Scanner, j’arrive seulement à générer une très mauvaise image de ma caméra Web.

    Donc, va me falloir lire, fouiner, taponner. Malheureusement, je n’ai pas le temps; ma semaine s’annonce débile.

    Désolé.

  19. @Nelson

    Merci! Celà est suffisant puisque ça réponds à notre question, du moins la mienne (à savoir si ça marche ou pas sous Karmic)…

    C’est bon à savoir pour ceux qui sont sous le pingouin et envisageraient faire l’achat de ce scanneur! (Y penser à 2 fois)

  20. @Nelson et toogreen

    Bien d’accord!

    Peut-être que dans 6 mois… qui sait? Mais cela ne m’empêchera pas de dormir. Loin de là.

    @ Nelson

    Pour karmic, je crois que vous allez le trouver plus « smooth » (scuzez l’anglicisme )

    Bref c’est une sensation difficile à décrire… Un peu comme si les programmeurs y était allé fort avec le WD-40.

    Merci M. Dumais

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