Mise à l'essai du Reader PRS-600 de Sony

illustration2009091401.jpgDepuis quelques semaines, on en parle et on en fait l’éloge; peu de détracteurs se sont manifestés. Le Reader PRS-600 de Sony est léger, ergonomique, attrayant, « wow-igène » et parfaitement branché malgré son prix canadien de 350 $ (plus ou moins). C’est que par-delà sa nature de bidule gadgéto-gugusse, il sous-tend un mouvement de fond lourd en conséquence. Selon la foi que l’on peut avoir en la nébuleuse techno, il est possible d’y voir un phénomène au même titre que ne le fut le remplacement du tandem « vinyles 33 tours / table tournante » par celui du « MP3-AAC / iTunes Store ». En revanche, on peut dire aussi qu’il n’est qu’une mode passagère, une mode dont on surestime l’impact, le livre imprimé étant trop ancré dans nos habitudes socioculturelles. Mais « first thing first », comme le disent les Chinois, abordons d’abord l’aspect technologie, le PRS-600 étant un beau produit, un produit méritant considération. Après-demain nous traiterons du phénomène de lecture.

illustration2009091408.jpgImaginez un appareil intelligent dont l’aspect ressemble à un croisement bien réussi entre un Tablet PC et un iPhone, un appareil de 19 cm x 13 cm x 1 cm dont l’écran a une diagonale de 6 pouces (16.3 cm), offrant 8 niveaux de gris ainsi qu’une résolution de 800 x 600. C’est cet affichage appelé « Electronic Paper Display » (E Ink Corp) qui permet, notamment, cinq grosseurs de caractères, question d’optimiser l’expérience de visionnement. En pratique, cela rend possible de trouver très rapidement un angle de confort quand, depuis son fauteuil de salon, son siège de métro ou son lit, on s’adonne à la lecture. Et non, ça n’éclaire pas assez pour se passer de lampe de chevet quand on lit le soir.

Partie prépondérante de l’appareil, l’écran est de nature tactile; les pages se tournent du bout du doigt (attention : une phase d’adaptation est nécessaire; c’est moins évident ou ergonomique et, surtout, plus lent que sur un téléphone Android, un iPhone ou un Palm Pré). En outre, l’écran permet la calligraphie, l’annotation ou le dessin (moins précis ou ludique que sur un vrai Tablet PC) grâce à un stylet métallique que l’on doit replacer dans sa gaine, tout en haut à l’extrême droite. Soit dit en passant, les coins droits supérieurs et inférieurs sont magnétisés et le stylet peut y tenir à la manière d’un « petit-mickey » de réfrigérateur.

illustration20090914061.jpg illustration20090914071.jpg illustration2009091412.jpg
illustration2009091413.jpg illustration2009091411.jpg illustration20090914101.jpg

Comme qui dirait : « Sony, Apple, même combat ! » C.est qu’à l’instar du iPhone d’Apple, un autre produit capable de lire des livres électroniques, le PRS-600 arrive sans étui digne de ce nom. Il faut l’acheter séparément. On retrouve seulement une pochette molle offrant très peu de protection. Ce qui signifie que si on s’endort en lisant et qu’on échappe l’appareil sur le plancher, rien ne vient amortir le choc (et tous les planchers ne sont pas flottants …).

Côté autonomie énergétique, le petit appareil impressionne. Il peut tenir le coup deux semaines après une recharge (par câble USB) de sa pile lithium-ion. Vous avez bien lu, je vous parle de deux semaines; je l’ai vérifié. Sony parle de 7 500 changements de page !

illustration2009091409.jpgLe poids du PRS-600 est sensiblement le même qu’un livre de poche simple, soit aux alentours de 286 grammes (10 onces). Et il ne chauffe pas ! Autrement dit, on ne ressent aucun inconvénient à le tenir pendant quelques chapitres. La métaphore du livre est telle qu’on arrive presque à oublier qu’on utilise un appareil électronique.

Sa mémoire de base est de 512 Mo, dont 132 Mo réservés au système d’exploitation qui est MontaVista Linux (configuration un peu traîne-de-la-patte). Mais il est possible de lui ajouter des cartes Memory Stick Pro Duo et SDHC jusqu’à concurrence de 16 Go. On peut y ouvrir des fichiers ePub ou Secure PDF, tous deux protégés par Adobe contre la copie (DRM), ainsi que des BBeB (Broadband eBook de Sony, protégé),TXT, RTF, DOC, JPGEG, GIF, PNG, BMP, notamment, sans oublier les MP3 et les AAC sans DRM. Autrement dit, on insère de tels fichiers dans le PRS-600 et ils sont pris en charge sans problème; en tout cas, on arrive à lire le document.

Comme il se doit en ces premières fournées d’une mouvance de produits, tout n’est pas parfait. Portez attention à la photo qui suit. C’est un PDF créé dans Word 2007 dont l’affichage est à mi-chemin entre le très petit et le très grand. Comme vous le constatez, les changements de lignes ont été rendus comme étant des changements de paragraphe.

ligne.jpg

illustration2009091414.jpg

ligne.jpg

Pour l’instant, l’insertion de livres électroniques et autres documents se fait en branchant l’appareil par câble USB à un PC ou un Mac (et, jusqu’à un certain point, à une machine Linux; il faut bizouner davantage). Cela signifie qu’avec la présente fournée, le recours à un ordi est obligatoire. Mais sous peu, Sony lancera un successeur WiFi au PRS-600, ce qui simplifiera encore plus les téléchargements; déjà, le modèle PRS-2121 bénéficie d’un dispositif sans fil de type 3G.

Une fois la connexion établie, le logiciel eBook Librairy (première prise d’écran ci-après) s’ouvre (encore faut-il l’avoir installé) et une interface nous permet de naviguer assez aisément. Ici, la logique est celle de iTunes qui rend possible le lucratif magasinage au iTunes Store. En l’occurrence, on aboutit chez Sony, au eBook Store, caverne d’Ali Baba où les titres en français sont pour le moins rarissimes. Attention: ce logiciel gère frileusement les droits de propriété intellectuelle. La 2e prise d’écran nous le montre en train de me refuser le téléchargement de mes livres électroniques (livres légalement achetés) sur un autre Reader.

ligne.jpg

illustration2009091402.jpg

ligne.jpg

illustration2009091405.jpg

ligne.jpg

illustration2009091415.jpg

ligne.jpg

Pour s’en procurer, il faut plutôt se rendre chez Archambault où là, l’offre peut nous paraître satisfaisante. Pour ce faire, on doit toutefois utiliser le gratuiciel Adobe Digital Editions (3e prise d’écran), le logiciel de Sony m’étant apparu incapable d’aller ailleurs qu’au eBook Store. Reste qu’une fois les achats stockés dans l’ordi par le truchement du logiciel d’Adobe, il devient alors aisé de les importer dans celui de Sony, puis dans le PRS-600.

illustration2009091416.jpgQuoi qu’il en soit, différentes possibilités de menu, toutes aussi faciles à apprendre les unes que les autres (il s’agit de se taper un petit apprentissage de départ, ce qui n’est pas la mer à boire), permettent de classer, trier, choisir, etc. ce qu’on veut lire dans notre cyberbibliothèque. On peut constituer des « collections » un peu comme on fait des « playlists » dans iTunes. Si on lit en anglais et qu’on bute sur un mot, il suffit de le gratifier d’un tap-tap pour qu’automatiquement, le Oxford Dictionary of English nous en donne « its definition ». Il ne nous reste plus qu’à comprendre le truc pour annoter le texte qu’on lit du stylet, pour taper des commentaires ou pour ajouter des signets. Et ça non plus, ce n’est pas la mer à boire, même si c’est plus compliqué que sur un téléphone intelligent ou que sur un Tablet PC.

Finalement, ça marche. On s’habitue. Et on peine à lui trouver une concurrence, cela parce qu’on n’est pas Américain. Tout aussi génial soit-il, le Kindle d’Amazon.com n’est pas vendu au Canada. Pour se le procurer, il faut non seulement se le faire livrer chez un mononk qui passe ses hivers en Floride, mais il faut avoir ajouté les coordonnées dudit mononk comme adresse secondaire sur sa carte de crédit. Autrement dit, l’appareil de Sony est en situation de quasi-monopole pour peu que l’on considère que les téléphones intelligents ne peuvent lui porter ombrage (ce qui, à mon avis, est très discutable comme le démontrent les deux prises d’écran ci-après).

ligne.jpg

illustration2009091418.jpg illustration2009091417.jpg

ligne.jpg

Voilà pour ce matin. Après-demain, je vais disserter savamment sur l’autre aspect que sous-tend le PRS-600. Je vais essayer de voir s’il s’agit d’un phénomène qui tend à faire disparaître le livre imprimé.

Publicités

40 réflexions sur “Mise à l'essai du Reader PRS-600 de Sony

  1. Mes impressions , pour avoir vue un Kindle de Amazone ( non pas le 2) je suis perplexe, mais du même coup je m’excite des possibilités offertes .

    Ou je doute , c’est au niveau de la lecture d’un roman . La chaleur d’une page et surtout l’effet absorption de la lumière créé par le papier est encore un phénomène unique et d’après ZDNET , même l’encre électronique n’y est pas encore parvenue .

    Mais en contrepartie, le transport de dictionnaires , voir d’encyclopédie ou bien de lourds livres de référence serait génial et surtout très pratique . Je me plais juste de rêver d’avoir eu ce genre d’appareil durant mes années de cours … mmmmmmm

    Un livre électronique avec un format (lettre US 8×11) et aussi réactif que le iPhone ou bien le HTC Andro , doubler à cela d’une ICC configurable à souhait et d’un port lecteur pour les cartes mémoire et bingo .

    Pour l’instant , ce genre d’appareil lent de fonctionnement et surtout avec un écran en mesure LCD sans rétro éclairage froid et terne , limité en mémoire et surtout en possibilités . Très peu pour moi merci .

  2. C’est intéressant, mais encore trop rigide (sens large) à mon goût.

    Moi j’attends le papier électronique qui pourra littéralement remplacer notre bon vieux papier en plus d’être complètement réutilisable avec un contenu pouvant être mis à jour en temps réel. Encore un autre bouleversement de nos habitudes.

    @Nelson

    Pour le proiblème de Word, j’ai l’impression qu’une manière « Microsoft custom » de créer les PDF pourrait être en cause. J’essayerais d’imprimer en PDF le fichier Word avec un tier (exemple: CutePDF). Juste une curiosité…

  3. Bonjour!

    Intéressant comme idée. Savez-vous si l’on peut y télécharger La Presse pour la lire dans le métro? Ce serait déjà moins encombrant que le journal.

  4. L’idée de ce type de produit est de ne pas fatiguer les yeux. Si vous lisez un livre de 1000 pages sur votre téléphone, a cause de l’éclairage du téléphone vos yeux vont se fatiguer plus rapidement en plus ces très mauvais pour vos yeux. Avec le produit de Sony, vous pouvez lire votre livre de 1000 pages sans fatigue.

    Perso je vais pas lire Cyberpresse sur mon cell, ces assé fatiguant pour les yeux en plus si on job tu passes ton temps a déplace l’écran de gauche a droit de bas en haut.

    Mais bon.. ces les vendeur de lunettes qui seront heureux dans 10ans alors que tout ces maniac de cell auront besoin de barnique 😛

  5. L’invention est devenue la mère de la nécessité. E-Book, etc., des bidules sans doute attrayants, parfois utiles, mais finalement tous destinés à la casse. La livre en support papier demeurera un «ami de toujours» que je continuerai à fréquenter assidument. Et, en tant que Mononk, je passe mes hivers au Québec; c’est le temps idéal pour explorer les forêts de mon coin de pays.

  6. Pour que cette technologie prenne son envol, ce serait bien si les bibliothèques étaient équipés de version électronique de leurs livres.

    Je m’imagine surfer de chez moi la bibliothèque et téléchargez les livres dont j’ai envie. Plus de frais de retard… plus de livres pas en stock parce que déjà prêtés. Ça créerait une habitude de consommation. Ensuite, si tu as envie d’acheter le livre, tu te branches sur internet avec une connexion wifi,et hop!

  7. Le eBook a un avenir assuré mais comme les débuts de PC il faut lui laisser le temps de murir d’autant plus que les livres français sont peu nombreux. J’ai hâte comme Claude que les bibliothèques disposent de ces volumes électroniques comme ils le font déjà pour les vidéo, DVD etc…

    Présentement je pense que l’acquisition de volumes chez Archambault ou autres est encore très couteux. Si on va chez Jelis.ca, on trouve que le prix demandé est de l’ordre de 75% de la version papier.
    Il me semble que c’est trop cher et qu’on incitera ainsi les hackers a agir rapidement…

  8. @ claude_c
    Les livres électroniques dans les bibliothèques, ça existe déjà aux É.-U. et si oui, on é.limine les frais de retard, il faut tout de même « faire la file » pour pouvoir obtenir le livre qu’on veut lire…. La bibliothèque achète un certain nombre de « copies électroniques » du livre et ne peut le « prêter » à l’infini. (Ex: 12 copies du nouveau Dan Brown signifierait 12 personnes qui peuvent lire la copie électronique en même temps).

    Perso, il me tente en tabarouette, le Touch mais crime que c’est cher 400 dollars. Je sais même pas ça me prendrait combien de temps pour rentrer dans mon argent. J’y vois tout de même quelques avantages (plus besoin de traîner 6 romans dans mes valises quand je pars en vacances une semaine, plus besoin d’acheter de bibliothèques et moins de boîtes à transporter lors de déménagement) mais je suis une très grande lectrice, et je lis principalement en anglais. J’attends de voir le bas de gamme de Asus (on l’a annoncé à environ 160 dollars canadiens) et le nouveau COOL-er. Monsieur Dumais, je voudrais simplement vous corriger sur un petit point. Sony n’est pas la seule entreprise à offrir un lecteur de livre électronique au Canada, il est simplement le seul à offrir des modèles en magasin. Une petite recherche sur Internet et vous verrez qu’ils sont de plus en plus nombreux à avoir des modèles (Asus, COOL-er, iRex, Cybook et cie, vous pouvez voir une liste presque exhaustive ici: http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_e-book_readers).
    Bien sûr, c’est encore très cher partout (quoiqu’avec le taux de change actuel, le Touch devrait se vendre 330 $ et le Pocket 220 $, ça c’est se qui me fâche le plus dans tout ça), et dans mon cas, je pense au renouvellement de ma collection de livre pour avoir les copies électroniques (lorsque disponibles), les backups multiples en cas de bris, le DRM (je n’aime pas du tout), et l’idée que le livre que j’ai « acheté » ne m’appartiens pas.
    Mais bon, en attendant que les prix dégonflent, que les choix soient plus nombreux, et qu’ils règlent les nombreux problèmes mentionnés, je vais continuer de lire mes livres électroniques sur mon portable et mes livres papiers.

  9. C’est bien sur une rupture de technologie avec le livre papier. Espérons toutefois que ces nouvelles technologies ne tourneront pas en foire d’empoigne comme lors de la lutte entre les formats VHS et Bètamax. J’aurais préféré un format « papiervituel» qui donne souvent l’impression de lire un format papier, mais avec l’aide d’un ordinateur. M’enfin…

    Dans dix ou vingt ans, le livre papier sera probablement mort. Nos petits enfants se demanderont ce que sont ces amoncellements de papier pourri qui encombre nos bibliothèques. Les gens de ma génération se rappelleront nos gloussements de plaisir quand, dans les années 60, le capitaine Kirk parlait dans un petit bidule repliable avec son bon ami Spock…

  10. [Mode Je sors de ma grotte] *ON*

    Et moi qui ne me suis pas encore remise de la disparition de La Presse du dimanche…

    Le livre électronique a de l’avenir, c’est certain. Mais j’ose espérer qu’il ne remplacera totalement le livre papier. Je crois que les deux formats cohabiteront, chacun se créant sa propre niche.

    Jamais je ne pourrais me passer de mes livres papier. À mes yeux, ils ne font pas que bêtement prendre de la place, ils sont partie intégrante de mon décor et dans un certain sens, ils me rassurent. Ils font partie de mon « moi » parce ce que je les touche, je les hume, je les dévore des yeux et mon esprit vagabonde dans tous les souvenirs qu’ils me rappellent.

    Je suis horrifiée à l’idée d’un monde sans livres papier. Un monde sans ce qu’on appelle les « beaux livres », ceux qui coûtent cher et que souvent l’on donne ou reçoit en cadeau mais que l’on achète rarement pour soi-même. Ce serait le signe d’une déshumanisation irréversible que je ne veux jamais vivre. Si le livre papier meurt, eh bien moi aussi!

    [Mode Je retourne dans ma grotte] *ON*

    Jusqu’à demain… 😉

  11. @dennis_dubeau
    Bien que les couleurs fassent toujours défaut à la technologie eInk, selon le format (pdf par exemple), les graphiques et tableaux seront affichés sur la ‘page’.
    Bien entendu, les eReaders ne sont pas là pour remplacer les livres pour enfants illustrés et les BD. À tout le moins, pas encore.

  12. Ça fait près de 10 ans que je lis des livrels (soit dit en passant à certains commentateurs, ce terme est la traduction proposée par l’OQLF au terme «ebook»), et franchement je désespérais de voire ce marché prendre de l’importance, surtout ici au Québec et au Canada.

    Bien qu’il ait des qualités indéniables (faible poids, grande autonomie), je ne crois pas qu’un appareil dédié uniquement à la lecture ait de l’avenir. On le voit avec Apple qui considère qu’il n’y a plus d’expansion possible dans les lecteurs de mp3 à simple fonction, Nelson a prouvé que le dernier iPod Touch est maintenant un assistant électronique complet. Nos appareils doivent être polyvalents.

    Non, cet appareil doit pouvoir aller sur internet, pas seulement pour l’achat de livrels, et pourquoi pas effectuer les tâches que n’importe quel iPhone ou téléphone Android ou netbook accomplit.

    De plus, pas question pour moi de me faire piéger dans un autre système fermé comme celui que propose Sony! Le modèle Apple fait des envieux chez les corporations, manifestement.

    Quelques commentaires sur l’article:
    «Sa mémoire de base est de 512 Mo, dont 132 Mo réservés au système d’exploitation qui est MontaVista Linux (configuration un peu traîne-de-la-patte).»
    Je crois que la lenteur est surtout due au processeur utilisé, ainsi qu’à la technologie d’affichage. Pour obtenir une autonomie aussi grande, des sacrifices ont dû être faits…

    «On peut y ouvrir des fichiers ePub ou Secure PDF, tous deux protégés par Adobe contre la copie (DRM)»

    À ma connaissance, le format ePub est un standard non-verrouillé. C’est d’ailleurs dans ce format que mon frère a converti toute sa collection de livrels (plus de 300 titres). Il s’agit simplement de fichiers XML pour définir la structure, et des fichiers HTML pour le contenu. Le tout dans une archive ZIP qu’on renomme epub.
    http://en.wikipedia.org/wiki/EPub

  13. @ chmor163

    Merci pour le complément d’info. C’est vous dire à quel point cette technologie me laisse froid comme un nez de chien!

    @ bibelot

    ditto… moins l’ouverture des veines! 😀

  14. J’utilise un PRS-505 depuis bientôt un an, il venait alors avec un étui en cuir. Pour les PDF, j’utilise openoffice et toutes les applications ont un convertisseur PDF intégré. Je n’utilise pratiquement que mon lecteur, sauvons des arbres!

    Pour les voyages c’est idéal et compact, on peut y charger des dizaines de tritres.

    Et c’est vrai que la pile dure très longtemps.

  15. Je viens tout juste d’allumer. Demain, je travaille pour un autre média. Donc, c’est après-demain que je mettrai en ligne mon second article sur le PRS-600 de Sony et non pas demain tel que je vous l’ai annoncé dans mon article.

    Je suis allé faire la correction.

  16. jpmononk écrivait:
    «L’invention est devenue la mère de la nécessité. E-Book, etc., des bidules sans doute attrayants, parfois utiles, mais finalement tous destinés à la casse. La livre en support papier demeurera un «ami de toujours» que je continuerai à fréquenter assidument. Et, en tant que Mononk, je passe mes hivers au Québec; c’est le temps idéal pour explorer les forêts de mon coin de pays.»

    Hum, bidules destinés à la casse? Si leur conception se faisait de façon responsable, en tenant compte de tout leur cycle de vie (y compris le recyclage), il me semble que ça deviendrait une solution incontournable pour épargner vos forêts adorées, qui se font couper pour produire ces livres dont vous ne voulez vous départir… 😛

    Je songe par exemple à ces best sellers, des romans à consommation rapide et qui sont vendus à coup de millions par année dans le monde… Ils se ramassent où au juste? Ils ne sont certainement pas tous conservés précieusement.

    Il m’apparaît inévitable qu’on en vienne à des supports électroniques réutilisables pour remplacer en grande partie (mais jamais totalement) le support papier. Combien d’arbres sont coupés chaque année pour les besoins en journaux/revues/livres/etc.? Ça doit être effarant.

  17. Comme E-book, j’utilise mon netbook Acer Aspire One. J’ai remplacé Linpus (beurk!) par Ubuntu Netbook Remix (un charme!). L’application E-Book (FBreader) permet de virer l’écran sur le côté et de tenir le tout comme un livre normal, et en couleur!!!

    Mon iPod Touch a un écran légèrement trop petit, et un ordinateur portable est trop gros pour les E-Book. Mais un netbook, c’est génial pour ça!

    Et je l’ai payé 230 USD sur Ebay, shipping inclus!

  18. J’ai un Sony PRS-505 depuis plusieurs mois, que j’ai payé 270$. À la caisse j’avais la sueur froide: étais-je encore en train de gaspiller mon argent dans un bidule électronique (chose que je fais bien trop souvent) ou bien allais-je en avoir pour mon argent?

    Ça fait environ 6 mois de cela. Et mes habitudes de lectures ont complètement changé: je lis en moyenne au moins 3 à 4 fois plus qu’avant, cherchant sans arrêt un petit moment dans la journée pour continuer un roman. Et je lis environ 2 ou 3 romans de front en alternant d’un à l’autre selon mon humeur du moment. Chose que je n’avais jamais fait avant (j’étais plutôt du genre à me concentrer sur un livre à la fois). Je crois que c’est devenu plus facile du fait que le eBook ne pèse pas plus lourd, qu’on le transporte avec un livre ou 1000.

    La semaine prochaine j’ai mes premières vacances depuis l’achat du PRS 505. J’ai hâte de voir si je vais l’utiliser à plein. Mais je suis déjà heureux d’apporter avec moi autant de livres dans un si petit bidule.

    Mon verdict est sans équivoque: je suis désormais un lecteur de eBook et rien d’autre. Par contre je suis certain que c’est le genre de truc à être vécu de façon très différente d’une personne à l’autre.

    Je pourrais en parler plus longtemps, mais là, je dois retourner à mon George R R Martin …

  19. @gemnoc

    Précisons.
    1) Le papier, quelqu’en soit la forme finale (livres, journaux, lettres, emballages, cartons) se recycle beaucoup plus facilement, ici même au pays, que les plastiques, verres et métaux, surtout les métaux lourds, des produits électroniques et informatiques obsolètes… qui sont déversés à pleins conteneurs dans les pays dits en émergence.
    2) Au Québec méridional, au Vermont, N.-H et Maine, il y a plus de superficies forestières aujourd’hui qu’à la fin du 19e siècle… parce que l’aménagement de la ressource est davantage intégré dans les pratiques forestières… durables. Idem pour la France. À titre indicatif, par exemple, l’Estrie (qui compte quatre papetières / carton : Kruger, Domtar, deux Cascades) est couverte à 80% de forêt et globalement, à chaque année, il s’y prélève moins de volume ligneux que la pousse (croissance).
    3) Une forêt surannée (au bout de son âge) ne séquestre plus le carbone. Elle en libère.
    4) Que penser de l’actuelle promotion de l’industrie et du gouvernement sur l’usage accru du bois dans la construction? Que penser des usines de co-génération d’énergie (surtout de l’électricité) à partir de résidus forestiers? Idem pour l’éthanol cellulosique (à base de bois)… pour votre bagnole?
    5) Etc,

    Donc, l’écrit sous toutes ses formes a sa place dans l’espace cybernétique, entre autres l’écrit à usage immédiat (blogs, sites web, chroniques Technaute) auquel s’ajoutent, à d’autres égards, l’archivage et des références encyclopédiques. L’industrie du papier a sans aucun doute des stratégies futures dans ses « cartons ». Je doute fort que de notre vivant les étalages de Renaud-Bray ou de Archambault soient totalement envahis de matériel numérisé. Depuis 10 000 ans, l’homme couche ses écrits sur de la matière organique ou minérale. Il est peu probable, qu’en une ou deux décennies, le papier dans ses formes actuelles disparaisse des espaces publics et privés… en tout genre. Le papier n’a pas « dit » son dernier mot. Le couple informatique-papier a de l’avenir en des formes inédites à ce jour. Je n’ai surtout pas l’intention de bazarder ma bibliothèque… au recyclage.
    Lecture suggérée : Fernando Baez, Histoire universelle de la destruction des livres, Fayard, 2008

  20. @jpmononk

    De très grosses bémols sur les précisions à gemdoc.

    Le recyclage est très peu efficace dans la lutte aux changements climatiques. Le nerd de la guerre est (dans l’ordre) dans la réduction et la réutilisation. D’un point de vue cycle de vie, il me semble que le papier électronique va beaucoup plus dans ce sens.

    On va avoir besoin du maximum de superficie forestière globalement pour la planète, question de maximiser les puits de carbone (son absorption). L’argument de la forêt surannée ne tient pas la route, car un arbre dans presque toute sa vie absorbe le carbone (il grandit!).

    Ceci dit, je ne crois pas que le papier classique va disparaître du jour au lendemain. Beaucoup de monde qui vont résister.

  21. @ruisseauchene

    Il ne s’agit pas d’étirer le débat. Cette chronique est techno, non écolo. Réutilisation = une bonne part de recyclage. Papier électronique = une solution parmi d’autres, bien que sa durabilité est à questionner. Sur un sujet similaire, des expériences ont été menées sur du papier à base d’amiante = indestructible? nocif? Quant aux forêts surannées, vu la surexploitation historique au Québec en forêt privée (10% du territoire) et en forêt publique, il y en a très peu; et quand elles existent, elles contribuent à la biodiversité, un + pour l’environnement. La forêt comme tel n’a que faire du papier, mais la foresterie ne saurait se passer de l’informatique avec ou sans papier. En ce sens, Technaute y apporte sa modeste contribution.

  22. @jpmononk

    1) C’est une erreur de dissocier techno et écolo. Tous les choix techno devraient se faire en pensant au paramètre environnement comme on le fait pour le paramètre $$$ (des chroniques de garanties prolongées ne sont pas si techno que ça quand on y pense …).

    2) Réutilisation n’est pas recyclage. L’objet réutilisé est conservé plus ou moins tel quel. Par définition, ce qu’on met dans un bac de recyclage n’est pas réutilisé. Réutiliser est énormément mieux que recycler. Par contre, t’as raison pour la durabilité. Si c’est aussi fiable qu’un CD-RW…, ça ne sera pas viable.

  23. Ces bébelles ne sont pas pour moi. J’adore lire des livres en papier depuis tout petit. J’en aime le poids, la reliure, l’odeur. Il n’y a rien pour remplacer cette expérience sensorielle. De plus la bébelle me semble n’offrir aucun repère.

    Lu chez Pisani, voci quelque temps, que Amazon a laisser tomber ses lecteurs en effaçant tout simplement des titres de son offre Kindle. Choquant, lorsqu’on pense que ceux qui les ont achetés s’en sont vu privés. Ça risque pas de m’arriver. Y a pas un éditeur qui peut venir m’arracher un titre de ma biblio, dont je suis très fier.

    Cet été me suis payé la trilogie de Steig Larsson : Millenium. Environ 2,100 pages de pur plaisir. Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist, quel duo d’enfer. Ça m’en prendrait une comme celle-la. Vous autre, vous lisez quoi?

    Bonne semaine, m’en vais à la pêche à la ouananiche avec deux Fred Vargas et un Westlake. T’imagine si j’échappais la bébelle à l’eau… Je serais vraiment en criss, sans baptême de maudit bon sens.

  24. Il doit y avoir quelque chose de sensuel quand on tient un livre. Un peu comme le plaisir qu’on avait à lire une lettre manuscrite à l’époque ou le courriel n’était qu’un fantasme dans l’esprit de quelque nerd libidineux.

    Aujourd’hui, on écrit mieux, plus vite, plus souvent, mais on ne dit plus rien.

  25. @dalmore et webcurieux
    Je souscris totalement à votre perception du livre sur support papier… que je lis sur écran ACL. L’un me fait apprécier l’autre.

  26. le cote « single purpose » l’elimine immediatement chez moi , je refuse deja de porter de multiple device portables comme telephone/cle usb/ lecteur mp3/terminal (http/ssh/rdp)+client VPN , et mon htc remplis toute ces fonction , mais c’est vrais que l’ecran est un peut petit pour un usage normal hors « urgence sur le chemin du metro »
    mais un tablet en 13″ dia s’ajouterais bien , moin portable que le htp mais deja beaucoups + que le laptop , ce que j’aimerais bien serais un device 6″1/2 qui ferais ce que mon htc fait et qui serais « depliable » pour donner un 13″ diag pour faire ce que mon laptop fait …… suis-je en train de rever ?

  27. @ webcurieux

    D’accord avec ta dernière phrase.*

    @ ruisseauchene

    Réutiliser est bien du recyclage. Mais je suis d’accord avec toi, il est plus important de diminuer les déchets, de réutiliser les objets que de mettre dans le bac à recyclage. Ça, c’est juste pour se donner bonne conscience (et parce que ça devient obligatoire),

    Alex

    * dans ton cas.

  28. @Canola: moi aussi j’utilise un Aspire One pour lire mes livrels, et j’ai aussi Ubuntu Netbook Remix. Mais j’ai hâte de voir la version finale de Moblin.

    C’est à cause de moi si gemnoc lit des livrels depuis 10 ans: c’est moi son frère. J’ai commencé en 1997 sur un Palm Pilot Professional avec écran monochrome noir et vert. L’Aspire One, c’est le gros luxe, si je compare avec mon Palm Pilot. Et il coûte moins cher qu’un Pocket PC, ou un lecteur Sony.

    Dès que les librairies électroniques ont commencé à vendre des livrels, je me suis mis à en acheter (auparavant, je me tapais des classiques du domaine public du projet Gutenberg). Et beaucoup plus que j’achetais des livres de papier, car c’est bien plus facile d’acheter par Internet que d’aller à une ou plusieurs librairies. Auparavant, je relisais souvent mes livres, car j’avais de la difficulté à trouver des livres qui m’intéressaient en librairie, mais avec les livrels c’est plus facile et j’en achète plus.

    Évidemment, j’achète des livrels en anglais, car il n’y avait pas grand chose en français, et de toute façon je lisais déjà mes livres en anglais (de la science-fiction presqu’exclusivement).

    Le prix? Je paie d’ordinaire moins de 10$ US (ça tourne souvent autour de 7-8$US), un peu moins que le prix d’un «paperback» (livre de poche). S’ils se vendent plus cher, je n’achète pas. D’habitude, les gros vendeurs sortent au même prix que les «hardcover» à 25$US, mais leur prix baisse au prix du «paperback» (livre de poche) après 6 à 12 mois.

    Je suis allé voir le service JeLis.ca: décevant. Aucune description disponible sur les livres, aucun moyen visible de noter les livres. Et étant sous GNU/Linux, je ne choisirais pas un format de livrel bridé par la gestion des droits numériques (GDN ou DRM en anglais) de toute façon, et aucun lecteur supportant la GDN n’existe sous GNU/Linux. Mon libraire préféré, Fictionwise.com, offre bien plus: descriptions complètes, plusieurs formats supportés (y compris des formats non sécurisés, incluant ePub), système de notation par les membres, alertes automatiques par courriel lorsque le prix d’un livre désiré baisse en-dessous d’un montant que nous fixons… j’espère que le service s’améliorera avec le temps.

  29. A propos, est-ce que l’on peut faire une copie de sauvegarde sur un ordinateur des « livrels » stockés dans l’appareil ? Si le lecteur se brise et perd
    tout son contenu, y-a-t-il moyen de recopier tout le matériel sauvegardé sur un autre lecteur? Je demende cela car les fichiers sont protégés contre la copie. Si une copie de sauvegarde des « livrels » est impossible, alors cela enlève beaucoup l’intérêt de cette technologie.

  30. Je possède le e-reader PR-505 depuis presque 3 ans (avant qu’il soit disponible au Canada) et pour moi, c’est un bijou. Plus besoin de traîner plusieurs livres avec moi en avion et dans mes valises, je le met dans mon sac à main pour lire en tout occasion. Pour répondre à un commentaire, tous les fichiers sont gardés sur le logiciel de Sony et même je copie sur cd le fichiers ¨library¨qui contient tous les livres en cas de panne d’ordi. A la quantité de livres que je lis, avec la différence de prix des livres, mon appareil est s’est payé par lui-même depuis longtemps

  31. Je préfère le confort de mon lecteur de livrels iRex iLiad et de ses 8 pouces d’écran. Six pouces, c’est un peu court, surtout pour lire des documents PDF autres que des livres.

    Par ailleurs, le logiciel Digital Editions d’Adobe fonctionne mal. Nombreuses sont les personnes à éprouver des difficultés avec, et à en croire le forum d’Adobe, ça fait deux ans que le problème perdure… En outre, ce qui est fatigant, avec Adobe, c’est leur attitude d’exclusivité, qui interdit à un même lecteur de lire à la fois des livrels au format EPUB et des livrels au format PRC (ou MOBI), qui est pourtant très répandu et est plus simple d’utilisation que son concurrent d’Adobe (et gère aussi les DRM).

    Bref, le lecteur de Sony ne présente pour moi aucun avantage.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s