En marge d'une décision du Conseil de presse

illustration2009050101.jpg(Version mise à jour à 18 h 00) Aujourd’hui, 1er mai, fête des travailleurs, voici un article sur une facette du métier de pigiste, ce rouage essentiel à l’industrie de l’information. Le prétexte est que le quotidien La Presse et moi-même venons d’être rabroués par le Conseil de presse du Québec, un organisme tripartite (journalistes, public et médias) qui reçoit et étudie des plaintes en ce qui a trait au traitement apporté à l’information. Nous sommes blâmés, La Presse et moi, « pour ne pas avoir mentionné explicitement aux lecteurs les voyages gratuits dont (nous avons) bénéficié. »

“Après analyse, le Conseil conclut que le mis en cause (ça, c’est moi) ne s’est pas caché des avantages dont il profite (lire à ce sujet cette chronique ou ce compte-rendu). Le Conseil constate cependant que M. Dumais n’a que ponctuellement fait référence au fait qu’il bénéficie de certains avantages de la part des compagnies informatiques, ne s’acquittant pas ainsi de son devoir d’en informer explicitement le lecteur. Tout en constatant que cette pratique soit peu généralisée, le Conseil est d’avis que les médias doivent toujours mentionner explicitement les avantages dont ils profitent. Le grief est retenu.”

Pour faire une histoire courte, un lecteur de Technaute a entrepris, l’an dernier, de me faire des procès d’intention. Sous forme d’insinuations, il a entrepris de mettre en cause mon intégrité professionnelle. Je ne parlais pas assez du Open Source, trop de Microsoft, bref, j’avais la reconnaissance du ventre. Effectivement, on me faisait voyager, on me nourrissait, on m’envoyait des produits et patati et patata. Les propos ont dégénéré, vous êtes quelques-uns à vous être plaints de l’arrogance de ce monsieur, je l’ai averti bien comme il faut, il a continué et j’ai sévi. Comme c’est de mise chez ce genre de personnage, il a crié à la censure et a porté plainte auprès du Conseil de presse. Puis, il a continué de publier dans ma section et je l’ai laissé faire.

Cet individu m’a accusé de trois choses :

1- de n’accorder dans mes chroniques aucune couverture journalistique aux formats informatiques non propriétaires, les formats ouverts;

2- de l’avoir censuré;

3- de manquer de neutralité en raison des voyages que j’acceptais, ce qui questionnait de front mon éthique, ma déontologie.

Il va de soi que le Conseil a rejeté ses deux premières accusations. Le contraire eut été aberrant. Il suffit de survoler mes archives sur Technaute depuis novembre 2005. Quant à la troisième, l’organisme ne la rejette pas complètement et émet un certain blâme à notre endroit, La Presse et moi. Rien n’est toutefois ajouté sur le plan éthique, fondement même de la plainte. Autrement dit, le Conseil ne dit pas que je suis malhonnête, ni que je suis honnête. L’accusation reste dans l’air.

Comme résultat, je me retrouve, ce matin, devant l’obligation de préciser certaines choses.

Il faut savoir qu’au Québec et, possiblement, au Canada, aucun quotidien n’a, à ma connaissance, de journaliste permanent affecté sur une base quotidienne à la seule couverture du monde informatique, centre d’intérêt qui dépasse largement celui du seul internet. Les collègues que j’ai connus, en 25 ans de métier, ceux qui œuvraient pour un quotidien étaient, sauf quelques rares exceptions (exceptions conjoncturelles), des pigistes, des chroniqueurs hebdomadaires, des cadres en affectation spéciale, etc. Si certains journaux, p. ex. La Presse avec Technaute (où collabore, du reste, un journaliste de la salle de nouvelles, Tristan Péloquin), en font plus que d’autres, ce n’est pas la norme.

À ce que j’ai pu constater, les quotidiens confient cette couverture pointue à des collaborateurs externes, p. ex. à un chroniqueur comme moi. C’est ce qui explique mon statut pendant dix ans au Journal de Montréal et mon rôle depuis novembre 2005 à Cyberpresse. Attention ! Je ne parle pas des journaux hebdos comme Les Affaires ou des mensuels comme Direction Informatique; je ne parle que des quotidiens, un monde vraiment à part.

Pour des raisons conventionnées, ces derniers ne laisseront pas la compagnie hôte d’un événement payer pour les dépenses de leur journaliste. Et s’ils le doivent, certains (p. ex. La Presse) l’indiqueront clairement en bas d’article. Mais dans le cas de pigistes couvrant le secteur informatique la pratique, du moins celle que j’ai pu observer au Canada, voire aux É.-U. et en Europe, veut que la plupart de journaux se contenteront de publier les articles sans apposer la fameuse mention concernant les dépenses payées. Comme personne ne m’a jamais demandé de publier une telle indication depuis que je collabore auprès d’un média quotidien montréalais (ça remonte à février 1996), pas plus qu’on ne me l’a jamais demandé dans tous ces magazines ou j’ai publié des reportages, je ne l’ai jamais fait.

En fait, je suis habitué à ces cortèges de 100, 150, 200 journalistes “étrangers” qui débarquent dans un événement Microsoft ou autre à titre d’invité “toutes dépenses payées”. Il me faut toutefois préciser que la presque totalité de ces gens travaillent pour des magazines, des hebdos, des webzines et, de plus en plus, des blogues commerciaux. Si ces médias, certains étant crédibles et respectés, devaient défrayer les dépenses d’un voyage de trois jours à Los Angeles, pour prendre cet exemple fréquent, aucun n’y déléguerait de journaliste. À plus forte raison par les temps qui courent. Les compagnies d’informatique ont évalué qu’il leur en coûtait moins cher d’agir ainsi que d’envoyer leurs cadres faire des présentations de produits dans toutes les villes où il y a des médias technos. Et là, je ne parle pas des lancements historiques, des salons et autres événements uniques qu’on ne peut déplacer.

Si au cours des années 80 et 90, certains de ces voyages ont pu être amusants, ce n’est plus le cas depuis qu’à l’heure des blogues, tous les médias estiment que leur journaliste doit publier au moins un papier par jour. Si, pour vous “voyager” équivaut à passer trois jours à manger indigeste dans une salle de presse climatisée (on est où, là, San Francisco ? New York ? Orlando ?), après avoir connu des conditions de «voyagement» en dégradation constante, alors vous « voyagez ». Rappelez-vous que si pour arriver à joindre les deux bouts, il vous faut publier cinq articles par semaine (les pigistes ne sont payés qu’au volume), ce n’est pas parce que CA vous envoie passer quatre jours (incluant le temps de transport) à Las Vegas que vous pourrez prendre congé. Il vous faut continuer à publier. D’où ces articles écrits en avion et dans les aéroports. Bref, je perçois ces voyages comme des épreuves. Je me les tape parce que, la plupart du temps, c’est la seule façon d’obtenir l’information qui alimente mes chroniques sur Technaute ou dans Direction Informatique.

Tout cela pour dire qu’en 25 ans de journalisme techno, des compagnies informatiques ont payé mes dépenses lors d’événements qui m’ont permis de gagner ma croûte dans diverses publications de Transcontinental, Québécor, Radio-Canada et Gesca. Et ça continue parce personne n’a d’autres choix que celui-là. Et ce sera de pire en pire !

Voilà pour ce petit complément d’information.

La norme dominante, partout au monde (sauf certaines exception ci-haut mentionnées), semble être de ne pas avertir les lecteurs que le reportage qu’ils viennent de lire a été rendu possible grâce à un compte de dépenses remboursé par Apple, Microsoft ou IBM. Évidemment, personne ne veut être le seul à le faire. Étant seul, on passe à coup sûr (les esprits chagrins veillent) pour le téteux qui fait des publireportages. Pensez-y : deux journalistes couvrent un événement IBM et un des deux précise que ses dépenses ont été prises en charge par IBM. Quel papier vous semblera, au départ, plus crédible ?

Ou tout le monde le fait sans aucune exception, ni pour les magazines, ni pour les webzines, ni pour les hebdos, ni pour les blogues, ou personne ne le fait. C’est un ou c’est l’autre. Si le Conseil de presse entend référer à cette pratique, qu’il favorise sa généralisation au Québec.

En ce sens, donner un coup de « strappe » à un pigiste anonyme ne fera guère avancer le débat !

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142 réflexions sur “En marge d'une décision du Conseil de presse

  1. Ah et bien sûr, il y a toujours 2 ou 3 trolls qui vont appuyer cette décision. L’anonymat permet tout! On s’y attend… ou qui, simplement, n’ont rien compris de l’enjeu ici…

  2. @ TTC1

    Si j’ai un tune pour ça? …à l’état pré-remix. Ben sûr sauf que, ça passera pas la censure (la mienne, car moi, je ne « rate » pas par âge chronologique mais par quotient intellectuel, ce qui est plus approprié, selon moi… ex.: au lieu de dire 18+, je dis: 85+, sois le niveau d’une huître… même pas fraîche!!!) vu que le CdP et le plaignant y goûtent un peu pas mal… style Métal lourd!! J’ai pas envie de me ramasser devant un tribunal alors, elle va être classée pour non-diffusion dans mes archives R… (Rigolades!)

  3. Réponse à votre 1ère question: vous allez avoir l’air d’un leader qui se tient debout contre vents et marées parce qu’il est fort et lucide, et qui montre aux autres qu’on gagne du respect par la transparence. Les autres auront alors l’air d’hypocrites jouant à cache-cache avec le lecteur sauf ceux, inexistants d’après ce que je peux comprendre, qui pourront terminer leur chronique par la mise en garde suivante: « l’auteur de cet article n’a bénéficié d’aucun prêt, don ou bénéfice annuel d’une valeur de plus de $500 de quelque compagnie électronique que ce soit. »

    Réponse à votre 2e question: il y a des limites (lourdeurs textuelles) à pousser la logique jusqu’au bout, d’où le $500 dans le paragraphe ci-haut. Je ne suis pas sûr de ce que vous signifiez par « matériel en service de presse », mais une partie de ce matériel devrait sans doute être déclaré.

    Par exemple (retour au HS), quand bien des médecins-professeurs d’université prestigieuse font une conférence sur un médicament donné, toutes (ou presque toutes) les beaux power-points colorés, en mouvements, ou impressionnants ont été préparés par la compagnie pharmaceutique en question? Vous voudriez, j’en suis sûr, que le respecté médecin-chercheur admette que ces « diapositives » lui ont été fournies par la compagnie pharmaceutique dont il pousse les produits sous couvert d’objectivité académique? (Plusieurs ne le font pas.) Je dirais: idem pour les documents de presse quand cités plutôt verbatim par les chroniqueurs technautes.

  4. Bonjour M. Dumais

    Si la majorité de vos lecteurs savait que vos frais de déplacements et de séjours étaient soutenus par les compagnies hôtes, c’est que vous ne l’avez jamais caché. C’est pour cette raison d’ailleurs que ce lecteur, qui a porté plainte, a pu le faire.

    Si dans une de vos chroniques vous écrivez un article avec des propos dithyrambiques parce que vous aimez un produit de Microsoft, Apple ou autre puis, du même élan vous nous précisez que vous êtes à tel endroit aux frais de cette compagnie… oui je crois que ça ferait publireportage, voir téteux et là, je crois que votre crédibilité pourrait en souffrir.
    Par contre, dans la même situation, si vous n’aimez pas le produit, vous nous dites la raison avec démonstration à l’appui, les gens applaudiront votre crédibilité.

    Pourtant, dans un cas comme dans l’autre, ce ne sont pas les compagnies qui vous paient pour écrire les articles, mais le quotidien La Presse.

    À mon avis c’est bien plus à ce quotidien, parce que n’ayant pas les moyens financiers, de préciser que les frais de déplacement de ses pigistes se font avec la collaboration de ces compagnies.

    Il faut bien que vous alliez là où la nouvelle se trouve.

    Quant aux autres qui jamais ne le disent et qui s’en sortent pattes blanches, je ne sais pas quoi en penser… hypocrisie!

    Pourquoi, parce que l’on vous a pointé du doigt vous seriez encore le seul à le dire… les autres alors!

    C’est à La Presse ou à tout autre hebdo, mensuel, revue, etc. à assumer cette situation et à protéger ainsi leurs pigistes.

  5. Bonjour.Ma première intervention.Je pense après lecture de tout les messages que suzkinne touche un point très important.

    «Pourtant, dans un cas comme dans l’autre, ce ne sont pas les compagnies qui vous paient pour écrire les articles, mais le quotidien La Presse.

    À mon avis c’est bien plus à ce quotidien, parce que n’ayant pas les moyens financiers, de préciser que les frais de déplacement de ses pigistes se font avec la collaboration de ces compagnies.»
    Tout est la.

  6. Réflexion sur le fond et la forme du sujet en titre.

    – Il est question ici de masturbation de mouches.
    – D’un descendant du sympathique Torquemada souffrant d’un complexe de persécution (sic !)
    – Des illusions qu’on aime avoir sur la vie en général et la bizness en particulier.
    – De la haute opinion qu’on a de soi.
    – Et de projection sur les autres de ce qu’on est au fond.

    Sérieusement, êtes-vous nombreux à croire VRAIMENT à l’objectivité des journalistes ? On présente les faits avec le background qu’on a. Le même événement présenté par un homme, une femme, un chinois de 28 ans, un français de 63 ans, un Portoricain de New York, un Saguenéen de Montréal… ne PEUT pas l’être de la même manière.

    Un journaliste est plus ou moins honnête, a un sens plus ou moins élevé de l’éthique, est plus ou moins rigoureux dans ses recherches et la vérification de ses sources. J’ajouterais ; est capable de reconnaître ses erreurs.

    Je suis d’accord avec mouchkine sur le fait que c’est régulièrement indiqué dans les textes de M.Dumais que les produits dont il parle lui ont été donnés ou prêtés par les fabricants ; pour qu’il en parle. Je ne fréquente pas de façon assidue d’autres blogues du même type, mais ce n’est pas une information qui semble énoncée très souvent.

    Je suis très exigeant sur ce que je lis, Nelson Dumais passe allègrement ces exigences ; probité, humour, compétence, ouverture, le tout sous une plume agréable. Et dans le monde des TI, y en a pas des masses de zigs qui couvrent un aussi grand spectre.

    Nous avons la chance que Nelson soit métro-sexuel (techno parlant !) il couche indifféremment avec Ballmer, Jobs ou Torvald, le torrieu ! Dans son harem, c’est lui qui détermine son favori du moment. Et il est capable d’en parler honnêtement. Quand la nuit a été plate, il le dit. Ou quand lui-même a été un peu… heu, mettons ; rapide à la détente. Il l’avoue !

    En foi de quoi :

    – Je reconnaît la justesse de la décision du CDP, elle me semble raisonnable, selon ce qu’en rapporte Nelson en début d’article.

    – J’absous complètement le sieur Dumais, il n’a jamais fait mystère de la provenance des objets de ses chroniques. Si le CDP trouve que ce n’est pas suffisant, moi ; consommateur/lecteur le suis. Et je crois que ce serait faire preuve d’ultra rectitude que de mentionner systématiquement la provenance des dits objets. Et si il y a une chose dont on n’a pas besoin c’est bien de ça. À la charge de Nelson de trouver le juste équilibre.

    Effectivement si Nelson indique dans chaque article les origines des objets, les billets d’avions, chambres d’hôtel, resto ou sandwich, carton d’entrée, ticket de bar… dont il profite, on atteindra des sommets de stupidité. Je ne souhaite pas que les autres chroniqueurs le fassent non plus.

    C’est mon opinion et je la partage.

    Alex

    Malgré ses lamentables connaissances en botanique, je dois reconnaître l’ouverture d’esprit du strappeur strappé. Il a rarement sévi sur SON blogue. Il semble faire sienne l’affirmation (de qui donc ?) :

    – « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je suis prêt à me battre pour que vous ayez le droit de le dire. »

    Toujours difficile à tenir, mais sur le long terme, la seule attitude valable.

    Pis ça permet aux cons d’étaler leur connerie.

  7. @ Dubeau

    Ça l’air simple comme ça ! Arrête, j’ai été flabergasté par la prouesse technique, la meilleure ; celle qui ne paraît pas.

    Une de mes favorites, une double en plus ;
    – La fermière sait que sa poule mue, aussi vit-elle au champ !

    Alex

  8. @ Nelson

    Pour répondre à votre première question, je ne crois pas qu’il est nécessaire de pousser la logique jusqu’au bout. Vous devriez poser votre question au service juridique de La Presse. Ils seront surement vous répondre mieux que moi à cette question.

    Pour la deuxième question, je ne crois pas que vous aurez l’air fou ou ouvert au publireportage. Vous vous êtes construit une bonne réputation et une bonne crédibilité depuis le début de votre carrière et je ne crois pas que ces dépenses payé par ces compagnies ne vous nuisent.

  9. @ Costi

    Je sarcasmais quand je disais que ça a l’air simple… Peu de gens savent ce que ça implique, comme gossage logiciel… Mais, j’ai sous-estimé ta perspicacité… ou sur-estimé ta stupidité! :-))))

    Ben là… tu m’as traité de méchant, plus haut. J’ai une réputation à maintenir…

  10. Si Ford me paie un voyage toutes dépenses payées pour aller essayer un nouveau modèle, pas sûr que j’aurais le «guts» de dire que leur bagnole est à chier (si c’est le cas) :

    « Bonjour M. Ringuette, bienvenue chez Ford, vous trouverez ici tout ce dont vous avez besoin pour votre séjour. Notre buffet est à votre disposition 24 heures sur 24. Si vous avez un petit creux, allez le combler! Ici, vous avez un petit bistro, pour le café, une pâtisserie ou même une petite bière ou un cognac, si ça vous chante. Votre chambre est au 8e étage, suite 816 où vous pouvez aller vous reposer en tous temps, écouter les nouvelles ou le 7e match de la série Penguins-Capitals sur l’écran ACL de 62′. Un bain tourbillon? Pas de problème! Même qu’à votre sortie vous pourrez vous rendre à notre salle de massothérapie pour relaxer davantage. Demain, les essais commencent à 8h. Mais vous pouvez vous présenter aux 2 heures puisque nous rendons nos véhicules à votre disposition pour toute la journée, et ce, jusqu’à 22h. Voici mon numéro de cellulaire… Vous pouvez m’appeler à n’importe quel moment, je suis à votre entière disposition. Puisse votre séjour être des plus agréable parmi nous…

    Et bla, bla, bla et bla, bla, bla…

    Soit leur bagnole est une cochonnerie de première et que je n’en dise mot étant donné le traitement royal auquel j’ai eu droit. Je peux même en beurrer épais pour pouvoir retourner me faire masser!

    Soit, je dis que leur cochonnerie ressemble à une bagnole et on ne m’invitera plus. Cette compagnie (ou une autre; ça voyage, ces informations) me foutrons très allègrement sur une liste noire et mes couvertures de ce merveilleux monde de l’automobile se termineront pas loin de là.

    Il est ainsi pour les technologie, le cinéma, les lancements de disque, etc.

    Bon, j’exagère, mais le fond est somme toute assez réaliste. Oh, et il s’en trouvera aussi (des journalistes) pour faire leur travail en toute loyauté et en faisant fi de ce qu’un tel ou un autre pourraient penser. Ils sont rares, cependant.

    (Bon… J’écris ce commentaire et voilà que l’estie de cerf antique me devance! Mais il résume assez bien le fond de ma pensée… Et de meilleure façon. Enfin, je crois… Il n’est pas si con, finalement!)

    Je partage ton opinion, Alex. Entièrement d’accord avec ce que tu écris.

    Bon, honorable, maintenant… Tu écris : «vous allez avoir l’air d’un leader qui se tient debout contre vents et marées parce qu’il est fort et lucide, et qui montre aux autres qu’on gagne du respect par la transparence. Les autres auront alors l’air d’hypocrites jouant à cache-cache avec le lecteur sauf ceux, inexistants d’après ce que je peux comprendre, qui pourront terminer leur chronique…» Ça rend les journalistes lucides, ça? Ça en fait des leaders? Ben voyons! Pionnier, peut-être! Mais sachant que plusieurs se sont cassé les dents avant qu’un autre puisse tirer du positif d’une situation, pas certain que ce soit la bonne chose à faire.

    Lucide Nelson? On le savait. Leader? C’est pour ça qu’on vient le lire jour après jour. Pas besoin d’en avoir davantage pour venir lire sa plume informante et divertissante. Que non!

    Daniel «Dauphin» Ringuette de Victoriaville (c’est pas vrai, de Victoriaville. Juste un clin d’oeil à la Guerre des put… TUQUES!)

  11. @ alexanticosti / Le Dimanche 3 Mai 2009

    Je me permets bien modestement d’appuyer la totalité de ton dernier post. Tu ne pouvais mieux traduire ma pensée.

    Une petite note en passant, le CdP est financé à une hauteur d’environ 25% par le gouvernement via une enveloppe émise par un ministère. Ça ne fait pas des membres de ce Conseil des fonctionnaires pour autant, mais ils en sont redevables nonobstant la pseudo indépendance prétendue (je sais que je charrie un peu là!). Dura lex sed lex .Tu vois, Nelson, tu n’es pas tout seul à toucher des redevances/cadeaux/avantages/pots de vino/ de certains commanditaires douteux … HAHAHAHA…….. Bon s’est plate là, on parle tu d’autres choses maintenant!
    Cordialement.

  12. « devrais-je pousser la logique jusqu’au bout et vous préciser la nature du matériel en service de presse que j’ai utilisé dans la préparation d’un article ? »

    réponse: NON. Je n’ai pas besoin (lire: le Conseil de presse n’a pas besoin…) de savoir que l’article qui traite d’une nouvelle console de jeu Nintendo a été écrit à l’aide du logiciel Word 2007 sur un portable Dell fourni par Microsoft. Il lui suffit de lire que la console de jeu a été fournie gratos, puisqu’il est question de la console de jeu.

    Je sais, ça a l’air un peu niaiseux, mais ce n’est pas moi qui ai écrit les règles appliquées par le CPQ; je ne suis que le messager, moi…

    « si je suis un des seuls à vous déclarer ce qu’il faut relativement aux frais de séjour et de déplacement… Où est-ce que vous croyez que ceux qui ne le font pas sentiront encore plus le soufre que moi ? »

    Encore une fois et à mon grand dam, je partage l’opinion de l’honorable PhD. Pourquoi s’en tenir au caboose quand on peut conduire le train? Be a leader!

    Macthieu suggère une consultation auprès du service juridique. Demander son opinion à Me Philippe-Denis R., v-p aux affaires juridiques, ce serait une bonne idée, mais je crains qu’il ne soit trop occupé… Ce que je m’explique mal, c’est qu’aucun conseiller juridique (ça s’applique à toutes les entreprises de presse) ne semble considérer opportun de faire de l' »éducation préventive » auprès de ses blogueurs. Mais ça, c’est une autre histoire…

    J’irai plus loin: au sein du Conseil d’administration du CPQ, Pierre-Paul Gagné représente La Presse, et Nicole Beauchamps représente les journalistes de la Presse. Ceux qui me considèrent un peu sévère s’adressent à la mauvaise personne; je ne suis que le messager qui informe. Si l’orientation du CPQ est jugée malsaine, alors qu’on s’en prenne à son Conseil d’administration.

  13. Réflexions sur l’objectivité et l’information

    La décision du CPQ tient à prévenir le lecteur d’un possible conflit d’intérêt. En effet c’est le fabricant qui paie les dépenses du pigiste afin qu’il parle de ses produits. La décision demande donc que le pigiste fasse mention de ce fait dans son article.

    Mais la décision du CPQ m’amène d’autres questions.

    Bien des gens lisent des articles sur des webzines et s’attendent ou à tout le moins pensent que ces articles sont objectifs.

    Pourtant… pourtant il y a d’autres exemples de possibles conflits. Les webzines Cnet et Zdnet appartiennent tous les deux au même propriétaire soit CBS Interactives. Les deux occupent un créneau différent. Cnet est plus axé sur le logiciel à code ouvert et Zdnet plus près de Microsoft et Windows. Ça fait parti de leur ligne éditoriale. Devraient-ils en faire mention dans leurs articles puisque ça influence la teneur et l’objectivité des articles?

    La Presse devrait-elle faire mention à la fin de chacun des éditoriaux que sa ligne éditoriale vis-à-vis le Canada est résolument fédéraliste selon la déclaration faîte publiquement par son ancien Éditeur en Chef, Roger D. Landry, lors de la dernière campagne référendaire?

    La SRC devrait-elle faire mention à la fin de chacune de ses émissions d’Affaires publiques et de son téléjournal que promouvoir l’unité canadienne fait parti de son mandat?

    On commence et on arrête où? La question vaut la peine d’être posée.

  14. Bonjour M. Dumais

    Je suis vos écrits depuis l’époque de l’autre quotidien et je n’ai jamais perçu de critiques flatteuses envers un produit qui n’en mérite pas. Je pense que vous jouissez d’une belle crédibilité.

    Au sujet des frais de voyage, je pense qu’il serait honnête de le faire, peu importe ce que les aures font ou ne font pas. Je vais vous donner un exemple concret. Les reportages sur les nouveaux films à l’affiche que vous lisez dans votre quotidien, ou dans les autres, écrivent presque toujours un message du type « Les dépenses de ce voyage ont été défrayées gacieusement par le studio XYZ ».

    Bonne journée à vous !

  15. Je suis allé faire un tour sur le site du CdP et, je cherche peut-être mal, mais je n’y vois pas la décision. Par contre, les règles sont faciles à trouver. En voici un extrait (les caractères gras sont de moi, si ça marche) :

    « Affectations

    Les entreprises de presse doivent veiller elles-mêmes à ce que, par leurs affectations, leurs journalistes ne se retrouvent pas en situation de conflit d’intérêts ni d’apparence de conflit d’intérêts. Elles doivent se montrer toutes aussi rigoureuses à l’égard du travail des collaborateurs extérieurs auxquels elles ont recours.

    (…)

    Prévention des conflits d’intérêts

    Le Conseil de presse préconise que les médias se dotent d’une politique claire et de mécanismes de prévention et de contrôle adéquats en cette matière. Ces politiques et mécanismes devraient couvrir l’ensemble des secteurs d’information, que ceux-ci relèvent du journalisme d’information ou du journalisme d’opinion. Toute situation qui risque de ternir l’image d’indépendance et de neutralité des professionnels de l’information devrait y être traitée, notamment, les voyages gratuits, les privilèges, les cadeaux et les gratifications, ainsi que les prix de journalisme offerts par des groupes extérieurs à la profession.

    Devoir de réserve

    Afin de préserver leur crédibilité professionnelle, les journalistes sont tenus à un devoir de réserve quant à leur implication personnelle dans diverses sphères d’activités sociales, politiques ou autres qui pourrait interférer avec leurs obligations de neutralité et d’indépendance. »

    Fin de l’extrait

    Alors, si je comprends bien la décision du Conseil, ce dernier interprète les règles de la façon suivante, soit que chaque fois qu’un journaliste voyage aux frais de la princesse, il doit le mentionner explicitement. Même chose s’il reçoit du « matériel » à évaluer. Ce n’est pas dit explicitement dans les règles (du moins dans ce que j’ai trouvé), mais ça semble être l’interprétation du Conseil. Si c’est le cas, il n’a fait que son travail, mais je trouve cette interprétation un peu étroite. Bon d’accord, je ne suis pas un spécialiste du domaine. Mais d’autre part je ne suis pas assez nono, ou plutôt naïf, pour rester poli, pour croire que M. Dumais dépense des sommes folles de sa poche pour aller à un événement à Vegas, par exemple.

    Ce que je déplore, c’est la mesquinerie et l’étroitesse d’esprit de l’auteur de cette plainte. Et c’est sans compter toutes les insultes, les insinuations et les remises en question des compétences journalistiques qu’il a formulées à l’endroit de M. Dumais ici-même sur ce blogue.

    Je suis un grand fan de Linux et du libre, mais celui-là me fait honte.

  16. Ici, exemple de choix, tout ces intervenants offensés sur la question du Conseil de Presse sont visiblement des outsiders de cette profession extraordinaire qui aura été mon gagne-pain pendant plus d’un quart de siècle. Des envieux, des frustrés, des naïfs, ou les trois à la fois, qui pensent que les journalistes côtoient quotidiennement les grands de ce monde et en compagnie desquels ils parcourent la planète dans les somptueuses cabines de première. En éternelles « vacances payées », au frais des multinationales corrompues, bien sûr…

    Personne ici n’a donc été assez vif d’esprit pour remarquer qu’un vulgaire aller-retour à Silicon Valley, pour le dévoilement d’un nouveau iBidule, au Vatican, pour une bénédiction ou à Détroit, pour un match de quart-de-finale, ne sont pas forcément perçus ou vécus comme des « avantages » par les vrais journalistes. Hormis peut-être dans le cas des deux ou trois premiers voyages à Longueuil de louveteaux qui ont commencé leur excitante carrière dans un hebdo de Hawkesbury…

    Pour un, j’ai déjà traversé le Canada deux fois en compagnie d’un chef politique mineur –dont la moitié du trajet sous la pluie verglaçante dans un bimoteur à hélices défectueux. Ouf! Et je n’ai pas toujours trouvé ça drôle, non plus, la vie dans les grands hôtels, où j’ai passé moultes heures évaché sur un lit non encore défait, dictant par téléphone un texte à un confrère légèrement sourd (ou légèrement saoul) de la rédac montréalaise. Parce que le satané fax était (encore) tombé en panne, comme pour célébrer mon arrivée.

    Au début des années 70, j’ai couvert pendant deux mois à Brooklyn, un retentissant procès de mafiosi montréalais. Eh bien, Monsieur Dumais, c’était tellement excitant cette vie de pacha au New York Hilton de Time Square (ou presque) que la quasi totalité des journalistes québécois qui assistaient au procès préféraient reprendre l’avion le vendredi midi pour regagner leur Montréal, leur laveuse-sécheuse et leur petite famille, à bord du 1011 d’Eastern arrivant de Miami. Plutôt que de profiter plus longtemps de ce New York-by-night étincellant et aguichant, qui aux frais de Power Corp., qui de Péladeau ou de Southam. Pour reprendre courageusement le fringuant DC-9 d’Air Canada, dès le lundi soir, à destination de Manhattan l’impure. En vrais pros n’hésitant pas au sacrifice…

    Ça en dit long sur la valeur réelle du « cadeau », sur la qualité objective du « privilège », que touchent les journalistes qui voyagent à l’Etranger depuis toujours ou couchent pour la énième fois dans une chambre d’hôtel anonyme des antipodes, pour une raison professionnelle ou une autre.

    Cet « avantage », ce « cadeau », n’existe que dans la tête de lecteurs, –plus ou moins puérils et certainement jaloux de ceux qui signent ces articles qu’ils dévorent quotidiennement, entre deux mots-mystère, au lieu d’abattre le boulot pour lequel ils sont payés. Parce que ces grands dépossédés au bord de la névrose, ces damnés de la terre, sont hypnotisés par le supposé « glamour » dans lequel baigneraient le plus clair de leur temps les pique-assiette incurables, ces traîne-patins de la presse capitaliste, dont la devise bien connue est « D’un Taj-Mahal à l’autre »…

    Il convient donc de rappeler ici, une fois pour toutes on l’espère, que lorsque les gars partent ainsi au front, le stylo en bandoulière, –que ce soit aux frais de la Reine, de Microsoft ou de leur patron,– eh bien, c’est juste pour T R A V A I L L E R!!! Et des fois, ils en meurent.

    Never mind l’éthique des plus catholiques que le pape. Je pense, Monsieur Dumais, que le Conseil de Presse vous doit des excuses publiques…

  17. Salut Nelson, j’suis pas certain que tu vas lire ceci, mais ce n’est pas grave.

    Je te lit depuis tellement longtemps que je ne me souviens plus de la date.

    J’ai toujours aimé ce que tu as écrit et probablement ce que tu vas écrire. Il y a toujours un twit pour gâcher notre existence, si tu savais combien de fois ca l’a pu m’arriver dans mes emplois.

    Lâche pas, on t’aime comme tu es.

    Bye et au plaisir.

    signé: Marco

  18. C’est lu !

    Merci, c’est gentil !

    Incidemment, merci à tous pour vos commentaires aussi constructifs qu’agréables. C’est très apprécié !

  19. Pour répondre aux questions de Nelson:
    «devrais-je pousser la logique jusqu’au bout et vous préciser la nature du matériel en service de presse que j’ai utilisé dans la préparation d’un article ?»

    Je crois que non. Ça serait un peu ridicule. Tout le monde est capable de faire la part des choses. Vous mentionnez assez régulièrement dans vos chroniques la réception de logiciels et matériels divers.

    La seconde question:
    «Croyez-vous que si je suis un des seuls à vous déclarer ce qu’il faut relativement aux frais de séjour et de déplacement (autrement dit, sur la collaboration de compagnies informatique dans l’exercice de ma profession), j’aurai l’air un peu fou, un peu ouvert aux possibilités de publireportage ? Où est-ce que vous croyez que ceux qui ne le font pas sentiront encore plus le soufre que moi ?»

    Je crois que si vous étiez le seul à vous montrer aussi rigoureux dans la déclaration des frais payés, ça vous serait préjudiciable auprès des lecteurs occasionnels, en donnant effectivement une apparence de publireportage à vos chroniques. Mais ça ne changerait en rien mon opinion, ainsi que, j’en suis certain à la lecture des commentaires, celle des autres habitués de votre blogue.

  20. M. Dumais est un vendu. On a tous vu sa cour, mais avez-vous déjà vu son entrée? Moi non plus. C’est à cause que ça doit cacher des choses.

  21. @ Costi

    C’est un néologisme instantané!! Je sais, tu peux pas comprendre…. Je suis un artiste…! :-))

    Oui, c’est super inspirant, ce truc-là! J’ai posté ça sur le Ghetto et je le montre à tous(tes) mes amis(ies)…!!

    Et je te crédite la découverte!! J’suis trop fin mais pas Do fin!

    Contrepétons, contrepétons, je suppute qu’il en restera bien quelque chose de valable…

  22. @ mattgilles

    D’accord, voici un élément de mon entrée, c’est beau à pleurer et ça se nomme « trille rouge ». J’ai photographié ce beau spécimen hier en fin d’après-midi.

    Son seul problème, c’est que ça sent la viande avariée, ce qui explique que ça se fait polliniser par des mouches à m…

    Vous ne me croyez pas ? Tapez le nom de la plante (trillium erectum) dans Wikipedia !

    Comme quoi, il ne faut jamais se fier aux apparences.

  23. Ridicule et pathétique, vous vous imaginez si tout le monde devait dire qu’il les payent pour leur travaille??

    – commentaire payer par sadikmind point com

  24. @ mattgilles

    Dumais ne nous montre que sa résidence secondaire… Il a aussi un Penthouse sur le Plateau avec un héliport privé (L’hélico est une commandite de Bell Hélicoptères!!) et un condo à Los Angeles avec une Mercedes-Benz noire-maffia (Ben oui: avec des taches rouges sur le bumper) dans le garage double, au côté de sa Maserati custom edition… !

    Pis des tites-fleurs qui puent de la gueule comme les chevreux de l’ïle d’Anticosti! J’imagine que ça lui rappelle des souvenirs… J’aime mieux pas savoir lesquels…

    Le CdP a raison: On devrait l’arrêter, le flageller, le crucifier et le St-cibouairiser en dedans avec les acteurs des commandites! Quand c’est pourri… c’est pourri!

  25. Faque qu’on part une pétition qu’on va envoyer au CdP: On requiert la crucifixion de Dumais!! Au Bûcher les impies!! Torquemada était un nain!!

  26. @ Nelson

    « Une jolie fleur dans une peau de vache… » Hé qu’t’es pas chanceux avec tes fleurs.

    @ Dubeau finfin ; mouin ! Je l’sais ben que t’es tartisse. Pis asseye pas avec le lichage, tu m’as traité de con, ou appuyé l’autre là, au drôle de nez le faisant. Mais je suis d’accord pour pétitionner Dumais. Qu’y arrête de nous rire dans ‘face avec son luxe ostentatoire. Y s’paye des trilles à c’t’heure !

    @ Capt_Pierre

    Merci de l’illustration. Mais cosse tu veux, la majorité des gens croit que les artistes, parce qu’ils passent à la tivi, sont tous riches à craquer. Même chose pour les journaleux qui fraient avec la politique, la bizness et le showbizz. Doivent tous être plein aux as les salauds.

    Alex

  27. Bonjour Nelson,
    question que je n’ai pas encore vue, mais je n’ai pas lu tous les commentaires, certains etant trop longs.
    Comment le CDP a-t-il pu prouver que tu etais en erreur?
    je lis la plupart de tes articles, et je me souvien clairement de l’rodinateur envoye par Crosoft pour tester win7 (si je me souviens bien), du voyage paye pas Ca a la conference et par apple pour le ipod, dans ces cas la, tu nous avais prevenu des « possibles » conflits d’interet.
    d’ou ma question, si tu nous previens lorsque quelque chose est commandite, comment ont-il fait pour te trouver coupable?.

    a tous veuillez excuser les fotes dortaugrafe, je n’ecris pas souvent en francais, d’ailleur une des raisons pour laquelle je lis le blogue de Nelson, c’est pour ne pas oublier (je vis en autriche), mais surtout pour le contenu interessant.
    Il y a si peu de blogues qui ont du contenu sur cyberpresse, et de blogueurs qui prennent le temps d’ecrire quelque chose, alors que la plupart ne font que montrer un video/donner une photo /metter un lien et demander aux gens de commenter….

    Merci Nelson pour du contenu, et non pas du populisme!

  28. @ capt_pierre

    Je viens de lire votre long commentaire, et je le trouve quelque peu condescendant. Vous accusez les lecteurs offensés de la décision du Conseil de presse d’outsiders à la profession, soit, nous le sommes. Mais «envieux, frustrés, naïfs», et encore «puérils, jaloux», où avez-vous pu lire ça dans tous les commentaires postés ici?!?

    Il m’apparaît donc que vous ne les avez pas du tout lus, ces commentaires d’appui à Nelson, et que vous venez peut-être ici vous épancher d’une quelconque frustration, étrangère au sujet qui nous occupe. Avez-vous toujours eu autant de dédain et de mépris pour vos lecteurs? Je trouve ça un peu triste et tragique…

  29. @ capt_pierre

    J’appuie la remarque de gemnoc et j’en rajoute.

    Vous écrivez:

    «Personne ici n’a donc été assez vif d’esprit pour remarquer qu’un vulgaire aller-retour à Silicon Valley, pour le dévoilement d’un nouveau iBidule, au Vatican, pour une bénédiction ou à Détroit, pour un match de quart-de-finale, ne sont pas forcément perçus ou vécus comme des “avantages” par les vrais journalistes.»

    Donc selon vous, nous serions tous lents d’esprit…
    Je ne trouve rien dans la majorité des commentaires qui puisse justifier cette réflexion.
    Je considère vos propos méprisants et insultants envers les personnes qui se sont donné la peine d’écrire leur opinion et d’apporter leur appui à M. Dumais.

    Êtes-vous un vrai journaliste ou un pisse-copie ? Vous me semblez pour le moins imbu de vous-même.

  30. Est bonne!

    C’est grace a Nelson justement que je suis devenu Linuxien, la maniere qu’il parlait de Ubuntu était passionnante , curieux pour quelqu’un qui n’aime pas l’open source. (dans sa chronique de mars de l,année dernier a propos de la 8.04).

  31. Il parait y avoir ici un quiproquo…

    Je n’ai certainement pas dit « ces intervenants offensés DE LA DÉCISION du CDP », –ou avez-vous lu ça??– puisque je fais moi-même partie de cette vaste majorité (y compris les présents pleurnicheurs) qui trouve aberrant:

    a) qu’un linuxien obsédé ait cru déceler un autre complot galactique contre les pingouins;
    b) qu’un organe aussi important et aussi nécessaire (?) que le Conseil soit tombé à pieds joints dans le wet dream de l’accusateur.

    En long et en large, on en conviendra, c’est d’ailleurs ce que dit le texte.

    Dans mon intervention, je pensais m’adresser clairement aux quelques lecteurs (minoritaires) appuyant le CDP soit « tous ces intervenants offensés sur la question du Conseil de Presse » –puisque c’est de ça dont il est question–, j’ai fini par en ébrécher une couple qui n’ont pas su lire entre les lignes. Aurait-il fallu que je dise « ces deux ou trois intervenants »?

    Cet “avantage”, ce “cadeau”, n’existe que dans la tête DE lecteurs, ai-je écris et non DES lecteurs. J’aurais sans doute dû écrire DE QUELQUES RARES lecteurs… pour le bénéfice des moins subtils.

    Quand on lit tout le texte, on se rend compte, n’est-ce pas, que les gens visés par mes propos sont bien l’auteur de l’accusation, le conseil et ceux qui les appuient.

    Mais ici, –et c’est la raison pour laquelle je fuis les blogues–, il y a des gens qui non seulement lisent tout croche, mais prennent tout au premier degré. Totalement incapables de percevoir les nuances et les « indirections », les hyperboles et les métaphores, ils sont constamment à l’affût de virgules déplacées paraissant les viser personnellement entre les deux yeux.

  32. @ capt_pierre

    Dans votre premier commentaire vous écrivez «Personne ici n’a donc été assez vif d’esprit pour remarquer qu’un vulgaire aller-retour à Silicon Valley…»

    Puis, dans votre second commentaire «Mais ici, –et c’est la raison pour laquelle je fuis les blogues–, il y a des gens qui non seulement lisent tout croche, mais prennent tout au premier degré.»

    Décidément, vous l’aimez bien le mot « ici » et il a le dos large pour désigner les personnes dont vous parlez. Je croyais qu’ici, c’était le blogue de M.Dumais.
    Je m’excuse de n’avoir pas été assez vive d’esprit pour me rendre compte qu’ici c’était ailleurs.

    Ici, je suis en accord avec vous à savoir qu’à la suite de cette plainte, personne au Conseil de presse n’a eu l’esprit assez vif pour remarquer qu’un vulgaire aller-retour à Silicon Valley…etc.

  33. @ Capt_Pierre

    C’est drôle, contrairement à suzkinne et gemnoc qui ont pris ça personnel et mal, j’ai détecté dans votre premier commentaire beaucoup d’ironie. Et qu’il allait dans le sens de la majorité. Ça doit être parce que c’est une langue que je pratique souvent !

    Qu’est-ce qu’on attend pour nous fournir des fontes différentes pour les tons ironique, méchant, jokeux ou naïf.

    Alex

    Une autre citation de la semaine : « Mon dieu, SVP occupez-vous de mes amis, je me charge de mes ennemis ».

  34. @ Costi

    T’es-tu vif d’esprit, toé? Y parait qu’un dauphin, si tu y donnes assez de caplans, il va faire n’importe quoi… Stie qu’ils sont téteux, ces poissons-là! Hein?

  35. @ alex

    Et bien, je viens de joindre le club des mal-cités en illustre compagnie, celle de capt_pierre à la plume d’une clarté cristalline. Pour «l’avoir pris personnel», il aurait fallu que je me sente ciblé directement. Or, j’ai exprimé l’impression que tous les commentateurs «ici» avaient été aspergés en masse par la verve décisive et inattaquable de l’escrimeur de mots.

    Et ce dernier en remet avec le mépris dégoulinant. Mais bon, je suppose que c’est ce qu’il appelle de la nuance.

  36. Jamais je n’ai dit que le premier commentaire de Capt_Pierre n’allait pas dans le sens de la majorité. Je sais bien que c’est le cas.
    Je trouve seulement que ses deux premiers paragraphes sont mal ficelés et laissent entendre qu’il est le seul «ici» à avoir été assez vif d’esprit… Je voulais seulement qu’il sache qu’ici, il n’était pas le seul à l’avoir été.

    Je ne l’ai pas pris personnel, parce que je ne perçois pas comme un avantage le fait d’avoir recours à ces vulgaires aller-retour.

    J’arrête ici, parce qu’il semble que je ne sois pas capable ici, de faire comprendre ce que je veux dire.

    Ici, j’aurais dû faire comme d’habitude… me contenter de lire.

  37. Ichhh que vous êtes chatouilleux.

    Mais vous avez raison. Je suis capable de prendre les propos des baveux, des pas ben élevés, des brasseux de marde. J’aime ça même, ça brasse la cage. J’oublie toujours que ce n’est pas le cas de tout le monde.

    Mais toute discussion n’est jamais perdue. Et s’il y a une chose qu’il ne faut JAMAIS faire, c’est se la fermer Suzkinne. Et votre pensée est clairement exprimée.

    Alex

    Je me sens très généreux ces temps-ci, ma maxime de la semaine (c’est la toisième aujourd’hui ! ) : « La liberté est la seule chose qui s’use lorsqu’on ne s’en sert pas ».

  38. @nelson

    je viens de lire ce texte, avec un peu de retard. et bref, mon commentaire : woyons donc, ça pas d’allure ça, une plainte au conseil de presse!

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