Mes 15 ans sur le Web

illustration2209031601.jpgOn a beau fêter les 20 ans du triple W, personnellement, je n’en suis qu’à ma 15e année. C’est effectivement en 1994 que j’y ai osé un premier clic, un clic craintif et retenu activé nerveusement sur une horrible souris Radio Shack. Sans trop comprendre en quoi ça pouvait m’avancer dans la vie, moi le papivore qui entretenait quatre gros classeurs pleins à craquer d’une indispensable inutilité documentaire, je trouvais amusant de pouvoir me « promener au Louvre », de faire des recherches savantes dans Lycos, de faire apparaître une petite photo sur un « X rouge » en moins de vingt secondes et surtout, d’épater les gens autour de moi. Pour vous parler en toute honnêteté, je suis un de ceux qui n’ont rien vu venir. J’ai cru en une mode graphique divertissante qui n’atteindrait jamais le sérieux du réseau Internet lequel, en 1994, s’annonçait déjà comme outil corpo, crédible, essentiel. Car il ne faut pas confondre Internet, l’infrastructure, et le protocole HTTP rendant le Web possible.

illustration2209031603.jpgIl faut dire qu’en 1994, j’étais un vétéran de la micro-informatique chez qui la communication électronique par clavier n’avait plus de secret. Dès la fin des années 80, j’avais commencé avec des produits aussi répandus en entreprise que Compuserve et ccMail, des plates-formes télématiques utilisant des réseaux privés et onéreux pour offrir essentiellement le courriel tel qu’on le connaît aujourd’hui. Quant à la « placotique » à la sauce clavardage, je m’y étais adonné en m’inscrivant dans certains BBS et en tâtant différents projets de type Minitel (dont j’ai encore le vibrant souvenir).

Mais le Web, à part trouver ça kioute, je n’y voyais pas grand utilité. Tout au plus, disais-je, ça servirait de carte professionnelle, voire de catalogue, aux entreprises ou encore de centre de documentation pour les institutions de savoir. J’étais loin d’imaginer les phénomènes culturel, social, économique et politique qui s’en dégageraient dans les dix années suivantes. J’étais loin de penser qu’en 2000-01, je me débarrasserais de mes classeurs pour ne m’en remettre qu’au Web.

illustration2209031604.jpgPourquoi une telle absence de vision ? À la fin des années 80, les entreprises ne parlaient que du mode d’approvisionnement « Just In Time » duquel l’outil par excellence était l’Échange électronique de données (EDI), dont le télécopieur, l’omniprésent et incontournable télécopieur. L’infrastructure sous ce mode transactionnel était alors méga-géante-colossale-mondiale et je n’aurais jamais pu croire qu’en quelques années, elle allait disparaître (pratiquement) pour devenir le cybercommerce, une des composantes majeures du WWW. C’était aussi impensable que de croire qu’IBM cesserait de fabriquer des PC, qu’AIG sombrerait dans l’immoralité publique, que l’Église catholique se torpillerait au Brésil ou que le Frente Farabundo Marti reprendrait le pouvoir au Salvador.

Pour pouvoir exercer mon métier, il me fallait néanmoins me faire une idée sur cette nouvelle techno, tout aussi circonspect m’apparaissait-elle. D’où un premier compte et une première adresse Internet dès 1994. Les gens de Cisco me l’avaient martelé dans la tête : « d’ici trois ans, ceux qui ne seront pas sur le Net ne seront plus en affaires ». – « Oui, mais moi je ne suis que journaliste pigiste ! » – « Même chose : hors du Web point de salut ! »

illustration22090316021.jpg Mes premières armes furent faites avec un fureteur primitif appelé Mosaic (cliquez sur la vignette) puis, sur recommandation de mon fournisseur Internet, avec Netscape 0,9. Ce dernier fut abandonné six mois plus tard pour Navigator 2.X, puis, 3.X, lui-même laissé pour compte dès que Microsoft fut capable de lancer Internet Explorer 3 avec la version B Release (OEM) de Win 95 à l’été 1996. C’était le pied !

Je me servais à l’époque d’un PC sous Windows (Win 3.11 suivi, à l’automne 1995, de Win 95), mais surtout d’un Mac sous Mac OS 7.X. Le problème, c’est que la même version de Netscape allait au moins deux fois plus vite sous Windows que sur un Mac. Il en était ainsi pour Internet Explorer Mac : ce produit n’était qu’un pâle reflet de ce à quoi j’avais droit sous Windows. Déjà qu’il fallait fonctionner avec des modems à 28,8 kb/s !

Je fus un de ceux qui hurlèrent d’indignation quand à l’été 1997, IE devint le fureteur par défaut dans les Mac. Tant et si bien que je cessai littéralement d’utiliser cette plate-forme et devins « microsoftisé » mur à mur (note : il faudra attendre le Mac OS X 10.3 (automne 2003), lequel incluait le fureteur Safari 1.X, avant que je ne recommence à utiliser sérieusement un Mac). Dois-je ajouter que pendant ces six années, le fichu problème de fureteur a nui aux ventes de Mac.

illustration2209031605.jpgD’explorer 3, je suis passé, au fur et à mesure des versions de Windows à 4, 5 et 6. Lassé, frustré, dès l’hiver 2004, je sautai, après un bref retour à Netscape, sur un nouveau joueur appelé Mozilla Firefox.

Ce matin, je me suis fait un devoir de tester les fureteurs de mes débuts – ô nostalgie ! – dont Mosaic 2, Netscape 0,9 et Navigator 3.X, cela sous Windows XP. Inutile de vous dire que je ne suis pas allé bien loin. Voici quelques prises d’écran pour vous amuser; cliquez sur les vignettes.

illustration2209031606.jpg illustration2209031607.jpg illustration2209031608.jpg illustration2209031609.jpg
Mosaic 2 sous XP: pas grand place où aller visiter ! Et si on y va quand même, ça plante ! Netscape 0,9 sous XP: ici non plus, pas grand place où aller se promener ! Navigator 3: 39 erreurs Java sur le site de Technaute !
illustration2209031610.jpg illustration2209031611.jpg illustration2209031612.jpg illustration2209031613.jpg
Internet Explorer 1.0, produit qui se confondait avec MSN. Autre vue d’IE 1.0. IE 3.0 avec Yahoo!. Un rêve de Steve Ballmer ? Plus récemment, Firefox première mouture.

En quinze ans – période on ne peut plus courte dans l’histoire d’une civilisation – j’ai vu se mettre en place une structure qui a tout bouleversé et qui l’a fait pour de bon de façon probablement plus radicale que tous nos autres jalons historiques : avènement de la chrétienté, invention de l’imprimerie, découverte de l’armement nucléaire, etc. Les gens ne communiquent plus, ne se divertissent plus, ne s’informent plus, ne lisent plus, n’écrivent plus, ne consomment plus, ne travaillent plus, n’investissent plus comme ils le faisaient avant 1995. Leur entre-gens, leur productivité, leur méfiance, leur sexualité, leur curiosité, leurs croyances, leur ceci et leur cela s’exercent autrement depuis la décennie 1995-2005. Tout a été chamboulé ! Ou presque.

Et moi, je n’ai rien vu venir !

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33 réflexions sur “Mes 15 ans sur le Web

  1. À moins que je sois dans les patates, je pense qu’Internet constitue la grande invention après le téléphone. Le monde est complètement chamboulé avec cette invention. Même le pouvoir incommensurable de la télévision est grugé quotidiennement.
    Jusqu’où ira tout ça ??? God knows comme le disent les Ricains.
    Et la culture dans tout ça …..
    Comme on le disait dans les tramways en 1950…. avancez en arrière…..
    Un peu triste…. une invention qui fait reculer la culture, les connaissances et le goût de savoir plus en profondeur.
    Les p’tits jeux seul ou bedon en groupe, ça ne forme pas une élite de remplacement.
    Trop, beaucoup trop superficiel à mon avis.
    Tout cela repose sur des bases bien fragiles..
    La vie en société ….. vivons nous toujours en société ??? Est-ce le chacun pour soin qui est devenu la règle.
    C’est la facilité érigée en système.
    Bien triste….
    Et la

  2. @ NelsonDumais

    Vous faites décidément dans la nostalgie ces jours-ci!

    Mon premier abonnement à un fournisseur d’accès Internet (Libertel) a été en août 1994, il y a un peu plus de 14 ans moi aussi. Je me souviens qu’un collègue m’avait dit s’être laissé dire, à l’époque, que c’était dangereux pour les virus et que des malfaisants pouvaient prendre le contrôle de mon ordi. Déjà!

    Mes premiers contacts avec la toile ont été par l’entremise d’un logiciel qui s’appelle (parce qu’il existe toujours!) Lynx. En se connectant chez le fournisseur, on avait accès à ce qu’ils appelaient un « shell » (ben oui, une ligne de commande comme Linux) à partir duquel on pouvait lancer Lynx et se promener sur Internet. Comme il n’y avait pas vraiment de contenu graphique ou audio dans le temps, ce n’était pas très frustrant, mais ce n’était quand même pas évident.

    Pour le courriel, il y avait Pico, un logiciel de courriel-traitement-de-texte avec lequel on rédigeait le courriel. On sauvait le message et on l’envoyait ensuite.

    Le soir, pour me connecter avec mon rapide modem 28k, je l’avais réglé pour qu’il recommence jusqu’à 20 fois la composition du numéro de téléphone de mon fournisseur tant qu’il n’obtiendrait pas la ligne, car c’était très occupé.

    Que de souvenirs!

    En passant, saviez-vous que Firefox s’est d’abord appelé Phoenix et ensuite Firebird avant de se faire donner son nom actuel?

  3. Vous m’avez rappellez mon Commodore Qlink ( un réseau en 1985) le Telnet et les BBS de ST Augustin de Mirabel en 1986 …… hey .. se rappelez de Amiga GEOS c’est pas la petite affaire …

    Les premières nouvelles de la guerre du golf en 1990 ou 92 ….. Les débuts de IRC sous Unixware 1.0 en 1990 …… et du PS2 avec OS Warp et le SUN Solaris que j’ai tent rêvé et qui coutait une fortune et que maintenant il est offert gratuitement c’est pour dire hein ?

    Ou ira internet … aussi loin que la communication entre les gens pourra s’étendre

    Mais Nelson votre coup de grâce a été votre présentation de Mosaic ma jeter sur le cul . Pourtant chui pas si vieux que cela ….

    (*)1 212 772 8900 et (#) J’ai eu le jeux froggy en ligne sur ce serveur en 1988 par Commodore Qlink

    retrouvé ce No# avec une petite recherche 🙂

  4. Le World Wide Web a 20 ans !

    Il est devenu accessible à tous il y a un peu plus de 15 ans.
    C’est fou comme tout ça est si récent.
    Tous ces bouleversements en moins de 20 ans ! À quoi occupions-nous nos temps libres avant le web ? Que ferions-nous aujourd’hui sans le web ? Je repense aux années ’80… Elles me semblent vides sans le web… Nous écoutions la télé et avions de très bons systèmes de son. Nous recevions d’avantage, amis et famille. Nous parlions longuement au téléphone avec certains de nos « contacts »… « Contacts » : un terme anciennement réservé au « cardex » du bureau. Nous écrivions des lettres, des cartes postales et des cartes de vœux que nous faisions parvenir à leurs destinataires par la « poste-papier ». Nous étions abonnés à des revus et les lisions d’un couvert à l’autre pour occuper les longues soirées d’hiver ou les journées pluvieuses.
    Ouais… La vie sans le web. C’était il n’y a pas si longtemps.

  5. @snouppix

    L’internet avant le téléphone c’est que euh… Je ne suis pas tout à fait d’accord même si j’aime bien la technologie.

    Je mettrais avant et pas tout à fait dans cet ordre : l’eau courante, les sanitaires (égoûts, fosses septiques etc…) et les antibiotiques.

    et tant qu’à y être le papier de toilette….

  6. Wow que le temps passe vite je me souviens à ma fête de 14 ans mon père qui me donnais une trousse internet Rocler et que je me connectais en 14.4k!

    Je suis encore jeune (29 ans), mais merci M. Dumais de me faire rappeler le temps ou les choses étaient simple (école devoirs dodo hehehe)

  7. @nelson

    Pourquoi ai-je parler de papier de toilette plus haut? Par dépit. Oui l’internet aurait pu être une belle chose mais c’est manqué.

    La système, la maudite machine comme chantait l’autre, l’a avalé.

    l’Internet désormais submergé de bière et de savon, de vroum vroum et de gidounes Budweiser, de Google et de Yahoo!, de compagnies de publicité, d’adclick.net, de doubleclick.net et autres.

    Moi il m’Intéresse de moins en moins. Du dépit? Non de la lassitude. J’ai le souvenir d’un court-métrage de l’ONF qui se voulait à l’époque une critique de la télévision. On y racontait l’histoire d’un appareil télé nommé la « Brunswick ». Je considère que l’on pourrait facilement transposer la même critique aujourd’hui au phénomène de l’internet.

    As-tu remarqué que dans ton article sur l’internet tu parles beaucoup plus de contenant que de contenu? Oui oui je sais c’est un blogue sur les technologies mais quand même; Mosaic, Firefox, IE3, Mozilla etc.. que du contenant.

    Avec la concentration des médias et le phénomène de la convergeance y-a-t-il une grande différence entre la SRC télé et la SRC internet? Plus vraiment; Laflaque, le téléjornal, l’Épicerie, etc. on trouve tout en double c’est tout.

    L’internet est aussi foutue que la télé maintenant.

  8. Je me souviens, en 1992, grâce à un contact, je me branchais à l’internet en 300 bauds (vous vous rappelez, ces modems ou on coinçait le combiné dans deux rondelle de caoutchouc…) en passant par le réseau Edupac. De ma région, je pouvais me rendre sur les serveurs à Montréal pour prendre la porte Internet, et de là, avec Mosaic, j’allais au Louvre. Parmi les premiers sites au Québec, il y a eu Radio-Canada et Branchez-vous, puis, dans les années suivantes, ça déboulait à la vitesse Grand-V. De nouveaux sites à tous les semaines. De 300 bauds, j’ai passé à 1200 puis à 2400 et 28000… M’enfin…

  9. J’avais 10 ans quand on a eu internet à la maison (1994 comme la majorité du monde ici)!

    Je me souviens encore de mon père qui est arrivé de la boutique « L’aventure Électronique » avec une boîte avec un chien dessus du nom de Netrover.

    Acheter internet avec uen boîte… l’époque où internet était gratuit entre minuit et 6 heures du matin et que mon père se levait au milieu de la nuit pour aller surfer sur des pages grises.

    Je me souviens encore mon père qui nous montrait sa photo de Patrick Roy à qui il lui avait enlevé la tête pour lui mettre un ballon de plage…

    Ah internet… que des travaux du primaire copiés sur internet sans impunités parce que de toute façon, mes profs avaient aucune idée de kecé était internet!

  10. Wowwwww !!!! que de souvenir …….

    moi en 1994 j etais sur le web avec excite canada un FAI gratuit dans le temp avec une barre de pub en haut et une conection pas tres fiable mais on capotais quand meme c etait l époque Napster avec de la musique illimité

    plus tard AOL pendant plusieur années et finallement la HV par cable

    dans 20 ans de koi nous rappelerons nous ??????

  11. Z’avons pas fini de chialer avec AIG, mais j’en ai acheter le mois passé. Du bonbon !

    Me suis procuré mon 1er PC IBM, en 1992. J’étais avant cela un happy Mac user system 5, 6 et 7. Mais pour la job, représentant en valeurs, certains diront en voleur surtout durant Mulroney, je dois acheter un PC IBM. À l’époque si je voulais utiliser les logiciels d’affaires et communiquer avec l’office, ça prenait un PC IBM. J’ai longtemps résisté.

    Ce fut un Compaq Contura 3/25C, un laptop roulant avec un CPU i386DX 25MHz sous DOS 5.0. et win 3.1. Un DD de 80MB, 8MB de ram, un modem 28,8K, fax 9600 bauds, écran couleur VGA a été très peu de temps LA chose. Les 486 ont débarqués peu de temps après. La patente pesait huit livres et était équipé d’une grosse souris baroque qu’on accrochait au côté du boîtier. Coût total 2,372$ négocié serré. Ça change du Rolodex. Que d’apprentissages cette machine. Le benjamin l’utilisait à l’école devant une classe ahurie.

    C’est avec ça que j’ai établi mes premiers échanges de fichiers électroniques, connu internet, confirmer des transferts de fonds, etc. Tout cela m’apparaissait très mystérieux et pas sûr. Pas tombé dedans quand j’étais p’tit. Mais mon chum Jean-Pierre responsable de réseau PC à l’assurance chômage m’a simplifié la vie. Je l’ai souvent appellé. J’suis rentré dans mon argent en 72 jours. Je n’avais pas anticipé l’impact de confiance ajoutée que le PC portable créerait chez les clients. Du bonbon !

    Aujourd’hui je n’ai plus de platine Linn Sondek, de Pierre Étienne Léon et deux Mac Intosh 25 watts pour amplifié ça en nec plus ultra, ni de Mac, ni le Contura. J’ai des fichiers flac, des partitions que j’imprime et la toutim pour y accéder et mon vieux Rolodex. Merci Tim !

  12. Je vois la capture de Firefox première mouture… Petite tranche de l’histoire de Firefox: en fait plusieurs l’ignorent mais ce dernier avant de s’appeler Firefox existait déjà sous le nom du projet Phoenix… Je l’utilisais d’ailleurs déjà et même dans sa version « Phoenix », ça clanchait déjà façilement tous les autres à l’exception peut-être d’Opera!! (si seulement le Marketing de Mozilla avait été ce qu’il est aujourd’hui, IE se serait fait tasser il y a longtemps) Ensuite ça changé de nom pour « Firebird », mais comme il y avait déjà un logiciel de base de données sous ce nom, le nom a finalement changé pour Firefox. Puis le bouche à oreille a fait son petit bonhomme de chemin et finalement un jour est venue la pub pleine page dans le New York Times, et the rest is history… À quand une pub pleine page dans le NYT pour Linux? 😛

  13. Et comment que c’était pourri la navigation internet sur Mac à cette époque, je devais redémarrer plusieurs fois par soirée sur mon PowerPC 603e (un processeur pas trop fameux) et MacOS 8. Faut dire que l’OS était complètement dépassé aussi. Après l’annonce de l’annulation de Copland, j’ai « toffé » encore 3 ans avant de me tourner vers le côté obscur de la force. No regrets. ;-P

    Avant de me prendre un compte internet en 1996, j’ai fréquenté les BBS FirstClass, dont ceux des clubs Mac de Québec et Montréal. Le bon vieux temps. 🙂

  14. Mes premiers pas avec Internet ont eu lieu en 1993. Avec Win3.1, un client TCP (Trumpet Winsock) et Netscape 1.1, je me branchait avec un modem 2400 sur le pool de modem de l’université qui donnait accès au VAX. A partir de la il fallait faire un Remote Login sur une station Sparc 10 pour finalement avoir accès a Internet. Il fallait être motivé avec un modem 2400 bauds

  15. Nelson, dans un article précédent, tu disait que tu avait un vieux IBM, 486, pourquoi ne souscrirait-tu pas à un abonnement 56K, et essayerais de naviguer avec un vieux fureteur sur des sites bien d’aujourd’hui?

    Dit Nelson, on faisait comment avant google? Je ne m’en rapelle plus… google est arriver dans ma vie en 2000, ou 99, j’suis plus sur, et j’avais que 5-6 ans, donc…. >.

  16. Allez les gars, on se trouve des vieilles machine un vieux concentrateur, ou un truc du genre, et on se crée notre net bien à nous en 56K ^^…. C’est pt’être pas si fou quand on y pense bien….

  17. En 1994 j’avais fait l’achat d’un ordi, lequel roulait sous Windows for Workgroup 3.1. En mai de cette année-là, un de mes collègues s’est pointé chez moi, avec un modem 28K et il m’a installé la bastringue – Winsocket et tout et tout… Mais il avait sa petite idée derrière la tête : Dans son salon trônait une majestueuse tour, un 486 « crinqué » au max – probablement un des premiers serveurs (non-gouvernemental) à voir le jour du côté québécois de l’Outaouais. Son plan était de me faire faire quelques graphiques pour son « portail » Internet – et par la même occasion, de m’initier aux arcanes du HTML…

    Ç’a clairement été un des moments « eye opener » de ma vie! Dans les semaines et le mois qui ont suivi, j’ai appris les bases du HTML, les fichiers GIF et JPG, les transferts FTP, les Newsgroup (notamment pour le plaisir des yeux…), Gopher, etc… et Netscape!

    Pour moi, c’était clair que cela était du domaine de la « killer app » – et que j’étais parmi les chanceux qui en avait fait la découverte bien avant la majorité des gens.

    En 1995, quelques mois plus tard, je commençais à travailler au projet « SchoolNet », une initiative d’Industrie Canada pour connecter les écoles canadiennes via un « portail » pan-canadien. On était une bande de nerds hétéroclite, utilisant du matériel qui l’était tout autant : un serveur Sun, des boîtes Win95, une station Next, etc.

    Je me souviens bien du « feeling » de ces années : on avait l’impression de « vivre » l’avenir; c’était très stimulant!

    Je m’étais fait un site perso, où on pouvait voir mes illustrations, dessins et peintures. Et où, aussi, je livrais quelques états d’âme… Et je me souviens de la totale surprise de mon frère lorsque je lui avais montré cela. Il ne comprenait pas pourquoi un individu voudrait « publier » des choses de cette nature pour une autre raison que de se « pogner une blonde »… J’avais beau lui expliquer que le but de cette technologie était de permettre aux gens de « connecter », de communiquer, de se trouver, de partager, etc… ; il trouvait ça nul, inapproprié, narcissique, prétentieux, etc…

    Ça lui a pris des années à comprendre, mais Je crois qu’avec Facebook, MySpace, Twitter et tous les blogues de l’Univers, il a finalement compris…

    …Surtout qu’en bout de compte, je m’en suis trouvé une, de blonde!

    🙂

  18. Petit retour nostalgique dans le temps pour moi aussi: Avant de connaitre l’Internet, j’ai passé comme plusieurs par les BBS… Entre amis du secondaire après avoir joué à Wolfenstein ou Doom en cachète pendant les cours d’Infos, on se filaient des numéros de téléphone de certains BBS, et on s’y connectait après l’école. Et c’était pas juste pour downloader des photos de Claudia Schiffer toute nue (genre 1 heure d’attente pour une photo de 40k!!) nenon, mais c’est aussi là-dessus que j’ai fait mes premiers contacts avec le concept du « Open Source »: Soit les fichiers .MOD ou .XM… J’sais pas si vous connaissez, mais ce sont des « tounes » à base d’échantillonnage, qu’on peut modifier à souhait avec des logiciels comme FastTracker dans le DOS… Génial. J’avais composé des tounes techno style « Rave » et j’en avais épaté plusieurs à mon après-bal avec ma « cassette » que j’avais donné au DJ… 😉 Mais bon retour à l’Internet – C’est après ça que j’ai enfin tombé sur une version de Compuserve, qui m’a permis d’avoir mon premier contact avec un « semblant » d’internet… Le fait de pouvoir « chatter », en temps réel, avec du monde aux quatre coins du globe, ça été pour moi un pur réveil et j’ai enfin réalisé on s’en allait ou avec tout ça. Le monde m’a semblé miniature d’un coup sec! Puis j’ai finalement décidé de m’abonner à un des seuls petits ISP locaux à l’époque, qui roulait tout sur un serveur BSD. Une fois inscris j’avais un vrai compte UNIX, juste pour moi, avec accès au « Shell » en Telnet, avec mon espace FTP, mon espace web, tout le kit! ÇA c’était le bon vieux Internet, le VRAI, comme il devrait encore l’être aujourd’hui, du moins selon moi. C’est grâce à cet espace web d’ailleurs que je me suis interessé au HTML! Ensuite ça dégénéré un peu mettons, Vidéotron et les autres sont arrivés dans le décor, et on a perdu plusieurs privilèges de ce que voulait dire « un compte d’accès Internet »… 😦 Mais bon j’ai continué de faire plusieurs découvertes, comme les autres mentionnaient, IRC, Usenet, etc. Aujourd’hui malheureusement, Internet pour une majorité de gens, ça se résume juste à « Le E bleu sur le bureau » 😛 Ah, nostalgie!

  19. wow trumpet winsock sur win3.11 , ben pour moi l’internet est surtout venu du monde des bbs , qui fin ’80 commencais a se regroupper , je me souviens d’avoir du dealer avec mes parents pour pouvoir me faire rentrer une ligne de telephone pour mon « WildcatBBS » et puis un beau jour une connection entre « LE » gros BBs de la gang avec un reseau IP , ftp (pour claudia) un jeux textbased ou on allais chercher des coloniste sur des planetes (spacewar?!?!?) pour ensuite les dumper dans l’espace (histoire de devenir superevil) avec des joueurs d’autres pays , et puis lycos , hotmail, les newsgroup , les premiers sites de phreaking , des librairies enormes de source code en pseudo assembleur / C pour motorola 6809 68hc11 intel 8080 , et ensuite les interfaces ethernet en coax …. 2 machines , 3 ……. the rest is history

  20. ♫ Dans le bon vieux temps ça s’passait d’même…
    Ça s’passait d’même dans le bon vieux temps… ♫

    J’aime bien ces chroniques au goût d’antan. Mon doux que le temps passe vite, c’est incroyable!

    Pour ceux qui ne dédaigneraient pas une petite surdose de nostalgie, le site « Internet Archive », qui archive l’Internet pour les futures générations, propose la « Wayback Machine ». On y retrouve des pages archivées depuis 1996. Il suffit de taper l’URL d’un site et de choisir ensuite parmi les dates d’archives disponibles.

    Ça fait drôle de revoir les vieilles pages de Cyberpresse (beurk!) et de Radio-Canada! À elle seule, la page de Google en 1998 vaut le détour.

    http://www.archive.org/web/web.php

  21. Allo Marcofsky ça fait un moment que je suis allée sur ton site et j’aime ce que tu fais. Très beaux dessins. Merci pour la liste des binettes aussi.

    Quant à Internet, que puis-je dire? le monde s’est ouvert devant moi.

    Et toogreen, oui j’ai le E bleu sur mon bureau, j’en suis fort aise, je suis pas technicienne.

  22. Salut
    Je vous écoute parler avec nostalgie de vos  » vieux modems 28 k  » Ça fait drôle parce que depuis ’96 je suis branché avec un 56 k qui fonctionne à 32 k. Méchant progrès! On a aussi un service par Bell Mobilité sans fil à 500 k environ, mais il faut se retenir pour ne pas dépasser la limite mensuelle de 5 Gigs. Il parait qu’on ne peut avoir une belle vue et la haute vitesse.

  23. à toutvert

    … et j’ai d’autres intérêts.

    De fait, de 1984 à 2006, j’ai appris vaillamment et avec curiosité(ça me fascinait tout ce qu’on pouvait faire, moins la façon dont ça fonctionnait et très peu celle du comment c’est fait) tous ces logiciels de traitements de texte, de saisie de données, de traitement de facture ou de paie, outlook et tout le bataclan, sous Windows toujours puisque que la grande municipalité l’avait choisie. Nous étions en constant apprentissage. En 1996-97, j’ai eu accès à Internet sur le poste de mon boss, imaginez! Ce n’est qu’en 2002, avec la fusion des villes, que j’ai eu accès directement à Internet à mon travail. Mais à la maison, acheté en 2000, notre ordinateur était très occupé par les jeux des trois enfants de la famille, qui ne se gênait pour naviguer et chatter, etc.
    Bref, je crois que j’en ai eu marre d’être en état d’apprentissage. J’ai pris ma retraite en 2006, me suis payé un ordinateur, et depuis je navigue à mon rythme et je suis prudente. C’est pour ça que je viens voir technaute.

  24. La destinée humaine a toujours avancé par bonds importants, ainsi qu’avec des reculs… comme la bourse.

    Le cancer, la grippe, et l’herpès (ouachh) seront vaincus de notre vivant. Pas de quoi s’énerver avec le web finalement… Sic! 🙂

  25. @ laouise

    Merci, c’est gentil ! 🙂

    Et ça me permet de souligner que notre hôte – le Sieur Nelson – a un bon trait de crayon mais que, malheureusement, il ne nous a pas offert le plaisir d’une bd-techno-délirante dont il a le secret depuis quelques lunes…
    Inch’Allah!

  26. Que de souvenirs…. mon modem 1200 bauds, rbbs-pc, GameMaster, SaturnV, Compuserve (J’ai encore un tshirt de compuserve!), l’internet avec Mosaic en passant au début par compuserve, ouf…
    J’arrive pas à me souvenir des dates de mes toutes premières expériences avec internet. Par contre, déjà fin 1996, j’avais internet haute vitesse chez moi, on était la ville choisie pour les tests par Videotron.

    Dans le temps où 80% du bandwidth était pour l’information, et non les bannières et la publicité.

    Dans le temps où une T1 à 1400$/mois fesait partie des fantasmes de pas mal de monde, alors que maintenant, on a 5X la vitesse de téléchargement d’une T1 pour 50$/mois.

  27. @ marcofsky

    C’est vrai, il n’a pas repris les crayons de bois depuis longtemps, l’ami Dumais.

    Ce qui me fait penser, j’ai retrouvé ce soir (coïncidence) ce «comic strip» que j’avais dessiné pour le journal du club Mac de Mtl en 1997. Je crois que ça capture la nature de l’expérience internet de l’époque…

    (Je n’ai pas retrouvé la version avec ombrages faits dans Photoshop… elle est probablement sur une vieille disquette formatée Mac!)

    @ gropierre
    Je vous plains… Depuis le temps, à votre place j’aurais complètement décroché d’internet! J’ai la haute vitesse depuis 1999…

  28. en tâtant différents projets de type Minitel (dont j’ai encore le vibrant souvenir).

    Nelson, s’agissait-il du terminal ALEX de Bell?

  29. Il y a 15 ans on donnait pas cher de la peau d’Apple et eprsonne ne
    n’aurait douté de l’avenir de SUN de SGI ou même de Motorola dans le téléphone. Les surprises restent à venir.

  30. Pour ma part, j’utilisais les BBS, le club mac aussi sur First Class et j’ai eu la chance de connaitre Internet avant tout le monde car ma faculté était une des 2 à offrir internet à ses étudiants. On parle avec des modems 2400 bauds, puis 9600 et 14.4 et un accès Internet en UNIX. Le temps où on trouvait ses logiciels sur les Usenet en téléchargeant des centaines de courriers (en split) et fallait faire des copier-coller pour en faire un fichier unique et le décoder (binhex). Après y’a eu des logiciels pour faire le travail de fusion. C’était le temps du PICO, PINE etc. J’avais produit un guide d’aide UNIX pour apprendre aux autre étudiants et profs comment faire. Puis j’ai travaillé aux débuts d’un important fournisseur internet de l’époque, des chroniques à la TV pour montrer c’est quoi Internet. Oui oui, je suis aller à l’émission de François Paradis pour montrer Internet, le Louvres et une recette de soupe provenant directement de l’Australie! En 14.4k live à la TV. Un peu casse-gueule. J’avais téléchargé à l’avance certains sites en offline au cas où! 😉
    J’ai encore les enregistrements. Faudra bien que je les digitalise un jour!

    La question que l’on se faisait le plus poser c’était : oui mais ça va coûter combien en interurbain? Rien, c’est ça la force d’internet. Tiens un email et la personne à l’autre bout de la planète vient de l’avoir. Oui mais ça coute combien en interurbain? Soupir!

    C’était le temps aussi que pour avoir Internet sur Mac, il fallait un MacTCP qu’il fallait payer 30$! Faut se rappeler que Internet Explorer sur Mac a été imposé parce que Apple, sur le bord de la faillite, avait reçu quelques centaines de millions de Microsoft en échange de mettre Internet Explorer par défaut. La vraie raison est que Apple était le seul concurrent valable et Microsoft n’aurait pas pu être en situation de monopole. Pour ma part, ça fonctionnait bien Internet sur Mac, sur mon LCIII payé 3000$!

    C’était le temps où le Google de l’époque était Altavista. Des chaînes d’initialisation propre à ton modèle de modem si le at&f1 ne fonctionnait pas.

    SPAM, virus étaient des mots inexistants à l’époque.

    Ça a bien changé depuis…

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