L'âge et le sexe n'ont rien à voir !

illustration2209030401.jpgVendredi, je vous demandais votre opinion sur la lecture en ligne. Pour ce faire, j’avais bidouillé un petit vox-pop beau bon pas cher et vous l’avais mis en ligne. Or, vous avez été 756 à y répondre. En soustrayant les questionnaires à qui il manquait des réponses, j’en ai retenu 727, ce qui n’est pas si mal, et je me suis amusé, ce matin, à vouloir les interpréter. Ouh-là-là ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que le facteur âge s’est avéré une piste à ne pas suivre. Même chose pour le sexe; le fait d’être homme ou femme a fort peu joué. Idem, grosso modo, pour la taille de l’écran utilisé. C’est comme si une seule conclusion se dégageait : la préférence de lire à l’écran ou sur imprimé est une question de goût personnel, ou d’habitude, ou de problématique ophtalmologique. Ça ne semble pas être une réalité générationnelle, sexuelle ou matérielle. Du moins si on accorde une certaine valeur à mon petit vox-pop.

Allons-y d’abord avec le détail sur les 727 réponses mises dans la machine à saucisses d’Excel. Les cinq premiers tableaux vous schématisent les résultats bruts : groupes d’âge, sexe des répondant(e)s, méthode de lecture, taille des moniteurs et limites quant à la lecture en ligne.

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À noter les moins de 24 ans qui ne forment même pas 10 % de l’ensemble des répondants. Les hommes représentent près de 85 % de l’ensemble. Ce qui est conforme à la fréquentation de Technaute !

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Un peu plus de 20 % préfèrent exclusivement l’imprimé à la lecture en ligne. Les moniteurs de 17 pouces et plus (ACL et cathodiques confondus) sont présents 8 fois sur 10.

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En combinant les colonnes « max 5 » et « max 10 » on obtient que plus de la moitié des répondant(e)s ont une limite de tolérance pouvant se situer autour de 10 pages. En revanche, si on fusionne « max 50 » et « aucune », on voit que 35 % des gens n’ont pas vraiment de problème de lecture en ligne.

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En jouant avec les données, j’ai d’abord obtenu le tableau qui suit en faisant intervenir les quatre groupes d’âge sur les méthodes de lecture. J’ai eu beau recommencer mes calculs et tout revérifier, je n’ai pu dégager de tendance. Par exemple, s’il est vrai que les « 24 ans et moins » semblent plus nombreux que les autres groupes d’âge à préférer l’imprimé, l’affirmer comme « conclusion qui se dégage » est un peu charrier. Je constate plutôt que les comportements sont similaires, quel que soit le groupe d’âge. Il en est ainsi pour les deux tableaux suivants où j’ai refait l’exercice, cette fois en faisant intervenir le sexe et le matériel utilisé.

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Tout le monde semble bien représenté dans chacune des trois catégories.

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Le fait d’être un homme ou une femme ne semble pas être un facteur à considérer.

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Sauf exception, p. ex. les petits moniteurs, on peut parler ici de représentation équilibrée. Rien ne saute aux yeux pour venir expliquer les limites.

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J’ai alors voulu savoir s’il y avait des limites particulières quant au nombre de pages pouvant être lues selon les différents groupes d’âge. Ne dit-on pas que les yeux fatiguent avec le temps et que les gens plus âgés pourront lire en ligne moins longtemps que les plus jeunes ? Que Nenni ! Regardez bien les deux tableaux qui suivent. Tous deux interprètent les mêmes données, l’un en insistant sur les groupes d’âge, l’autre sur les limites de tolérance.

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Si une tendance semble se dégager à l’effet que les 40 ans et plus sont moins tolérant à une longue lecture sur écran, elle m’apparaît bien mince.

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Même chose ici vue sous un autre angle.

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Enfin, j’ai tenté de savoir s’il pouvait y avoir une différence notable entre les plus de 40 ans et les moins de 40 ans. Pour ce faire, j’ai comparé deux jeux de contrastes, chaque jeu opposant dans les deux camps l’absence de limitation quant à la lecture électronique à une tolérance de 10 pages et moins, cela en faisant intervenir la taille des écrans. Comme vous pouvez le visualiser, le résultat est consternant : c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

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On jurerait, à quelques petits détails près, que les 8 blocs de gauche sont la copie des huit de droite. Pourtant, les uns sont relatifs aux plus de 40 ans, les autres aux moins de 40 !

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Tous ces tableaux tendent à aller à l’encontre de la thèse générationnelle et, en prime, tendent à corroborer les propos de certains commentateurs à la suite de ma présentation de vendredi dernier. Voici, en terminant, quelques-unes de ces perles :

« Ce qui fait qu’on est à l’aise avec la lecture en ligne, c’est l’expérience technologique et non pas l’âge. Ainsi, un pépé qui travaille avec les ordinateurs depuis 25 ans sera souvent plus à l’aise avec les ordinateurs que bien des jeunes. » (ramses2.1)

« C’est physique beaucoup plus que générationnel. Un optométriste m’a déjà expliqué qu’il est beaucoup plus reposant physiquement pour l’oeil lire sur papier que sur un écran d’ordi. » (viva_zapata)

« Je préfère lire une copie papier pour le confort des yeux, mais comme je n’aurais jamais de camelot pour me livrer 50 éditions de journaux/revues différents tous les matins (heureusement pour l’environnement), je profite de l’immensité de l’internet. » (grandbill)

« Considerant mes convictions écologiques, j’utilise le papier le moins possible. » (re3e)

« Pour ma part, cela dépend plus de la nature de lecture. Lorsqu’il s’agit de documents techniques, ou des rapports, je trouve plus rapide de “feuilleter” sur un écran. Par contre, pour un livre, je préfère le papier… et le divan… » (Bernardprince)

« Je crois que c’est une question d’habitude. Lorsque j’ai débuté en info, il n’était pas rare que nous imprimions le code d’un programme pour y déceler des erreurs. Plus maintenant ! Le fait de travailler avec 2 écrans élimine beaucoup le besoin d’imprimer. » (Demchris)

« L’oeil se fatigue peut-être à lire sur l’écran, mais comme tout organe/muscle/nerf, il s’habitue. » (Simonlar)

« J’ai adopté la lecture en ligne à la place de celle des journaux de papier. Je n’en pouvais plus de l’amoncellement de journaux au fil des jours qui rendait mon panier de recyclage de plus en plus lourd. » (marie-danielle)

« Tandis que quand je lis en mode loisir, rien ne vaut un bon « vieux » roman dans sa forme traditionnelle. Pour ce qui est des documents plus courts, comme le survol des nouvelles, c’est l’écran qui l’emporte. » (bibelot)

« Je ne crois pas que ce soit nécessairement une question d’âge ou de génération. On consulte Internet. On lit un livre. La nuance est là. L’ordinateur, même portable, est moins confortable que le livre. » (claude_c)

« À la réflexion, je suis du genre aléatoire côté imprime / imprime pas. Tout dépend de ce qui est le plus pratique, moment par moment. » (Rebellechicken)

« Je crois que les jeunes lisent moins, moins intensément que leurs aînés : moins de romans, moins de livres à thèses. Leur lecture est plus superficielle, ils papillonnent d’un document à l’autre, ce qui fait qu’ils ne ressentent pas la fatigue qui découle d’une longue lecture à l’écran. » (Herjulfr)

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24 réflexions sur “L'âge et le sexe n'ont rien à voir !

  1. Bon ok mais l’interrogation demeure….

    Pourquoi la majorité des répondants préfèrent lire sur papier après 10 pages?

    Il faudrait peut-être demander des explications à un « oeiliste » comme disait si bien les Cyniques pour en savoir la raison.

    Moi ce que je retiens surtout en regardant les tableaux c’est que :

    Tableau 1 : tes lecteurs/blogueurs ont entre 25 et 55 ans
    Tableau 2 : sont majoritairement des hommes,
    Tableau 3 : sont au deux
    Tableau 4 : et sont bien équipés: 17 pouces et plus…

    Bon, je sens que je vais me faire censurer là là…

  2. @nelson

    Un livre n’est jamais la source de la lumière contrairement à un écran. La page d’un livre ne fait que refléter une lumière en provenance d’ailleurs.

    Si quelqu’un a un bon posemètre ;a la miason il pourrait être intéressant de déterminer la quantité de lumière en provenance d’un écran d’ordi à 16 pouces de distance comparé à celle prise sur la page d’un livre.

    L’explication pourrait se trouver là.

  3. Je ne me verrais pas lire les Rougons-Macquart à l’écran, non pas parce que c’est fatiguant, mais par habitude, parce que j’aime traîner mon roman là où je vais, etc. Mais je dois avouer que je lis moins de romans. J’en ai beaucoup lus. Par contre, pour les documents techniques, le fait de ne pas avoir de fonction recherche sur papier, m’a fait délaisser ce mode de lecture autant que possible. Et puis, il y a Google, Wikipedia, les dictionnaires français et anglais auxquels je fais constamment référence. Sans ces outils, on se sent tout d’un coup sans moyens.

    Je me demande si, en général, les gens ne règlent pas trop haut la luminosité et le contraste de leur écran. Sur mon Viewsonic 300 chandelles, je suis à à peine plus du tiers. En plus, j’ai mis un fond légèrement jaune dans mes applications. De cette façon, l’oeil ne se fatigue pas. Et, quand vient tard le soir, CTRL + +, la grosseur des caractères augmente. Hé, c’est tout de même tout un avantage sur l’imprimé! On finit par avoir les yeux fatigués à lire sur papier aussi et cette ressource-là n’existe pas.

    Au final, plus de 95% de mes lectures se font à l’écran. Les journaux sur papier sont appelés à disparaître.

  4. aller Nelson lache toi lousse , fait un bernard deromme de toi , si la tendance se maintient nous aurons un groupe de lecture mixte de coalition LMAO !!

  5. Comment un livre peut-il diffusé de la lumière.
    Je me pose cette question que zapata ne se pose pas .
    Remarquez que je ne prend aucune drogue.

  6. j’ai oubliee une chose : les histoires de dodo se lisent mal a l’ecran , sinon je lis surtout de la doc technique , des rapports , du data « actif » le seul temps ou j’ai vraiment le temps pour un bon roman et pas asser de batterie c’est en avion en classe eco sur un vol de plus de 6 heures , et puis si ce n’est pas digne de se retrouver dans la biblio familiale (avec l’esperance que les flo aiment lire du papier ) je n’achete pas

  7. Ahhh…

    En cherchant sur internet se passionnant sujet je suis tombé sur des termes comme :

    Computer vision syndrome et Computer distress syndrome:

    http://www.mybindi.com/lifestyle/perspectives/computervision.htm
    http://www.geocities.com/hotsprings/spa/8079/computer.html

    Effectivement l’oeil humain n’est pas fait semble-t-il pour lire de façon intensive sur un écran d’ordi. Tout comme utiliser trop fréquemment un iPod ou autres rend sourd.

    Rend quoi ?
    Sourd !!
    Pardon?
    S-O-U-R-D !!!
    Quoi ???

  8. @ getaway ; autre lieu commun qui se révèle souvent faux… Hé hé hé.

    @ zapata ; un livre, comme un écran peut être mal éclairé. Un écran comme un livre peut être ajusté pour une lecture confortable. Mais je sais aussi que j’ai fait certaines de mes meilleures lectures dans des conditions déplorables ; ampoule 25 W, chandelle mouvante, autobus cahoteux…

    @ gilles38 ; des milliers ont fait la même prédiction pour le livre à l’arrivée de la radio, de la télé, d’internet… Désolé mais je pense qu’un média s’ajoute à un autre, le transforme, mais ne le fait pas disparaître. Tant mieux pour nous.

    @ cabarete.r.d.

    À peu près toute la lumière que tu vois est réfléchie. C’est-à-dire qu’elle ne provient pas de la source mais d’un objet qui la renvoie à ton quenoeil. Dans ce sens on peut dire qu’un livre (ou un visage, une pomme, une maison ou un raton-laveur) « diffuse » la lumière.

    @ Nelson

    Beau travail menèm ! Myth buster à côté de toi ça l’air de rien. (comme dans : « une Bugati, ça l’air qu’une Ferrari à côté de ça, ça l’air de rien »)

    Je pense que ce qui ne se dégage pas des réponses, parce que ce n’était pas demandé, est que ce qui importe à plusieurs c’est le contenu, pas le contenant.

    Alex McLuhan !

    Et toc !

  9. En fait pour moi la distinction est claire. En ligne, je lis pour m’instruire ou me changer les idées. Sur papier, alors la c’est absolument pour le plaisir, mais c’est bien plus en rapport avec mes habitudes, je lis 2-3 livres de front, j’adore ca, en ligne, c’est plus pour passer le temps, ou m’instruire a la lecture d’articles spécialisés.

    Dans le fond, peut-etre que c’est ca la distinction. En ligne, c’est comme un magasine, mais en livre, c’est de la VRAIE lecture 😉

  10. @ Nelson

    Quand tu demandais l’âge… parlais-tu de l’âge chronologique ou mentale… Parce que le Dauphin et Alex… là… Ça déplace la moyenne vers le bas et pas à peu près!

    🙂

  11. @cabarete.r.d.

    Posa la question suivante. Comment un livre peut-il diffusé de la lumière.

    Simple, il y a une lumière sur la page couverture. lol

  12. @ Dubeau

    Nous avons le choix des armes, étant les offensés. Je choisi le sabre sous-marin. T’es mieux de te pratiquer à retenir ton souffle menèm ! Je m’en vais de ce pas peaufiner mon coup de Jarnac qui t’enverra voguer à la dérive. Fourbis tes nageoires Dauphin digné !

    Alex

  13. Ce qui se dégage de ce vox-pop, c’est que les chercheurs devront refaire leurs devoirs et continuer à… chercher. J’ai trouvé étonnant que les résultats soient si homogènes. Faut-il en conclure que vos lecteurs sont des personnes on ne peut plus équilibrées? (Exception faite du joyeux trio Alex-Dubeau-Dauphin qui sévit sur ce blogue bien sûr…)

    J’ai remarqué que 29 questionnaires n’avaient pas été pris en compte parce qu’incomplets. Faut le faire, rater des réponses sur cinq petites questions loin d’être existentielles! J’en déduis donc que ces 29 répondants détestent vraiment la lecture à l’écran! 😉

    Inspecteur Bibelot

    P.S. : Félicitations pour cette présentation à faire pâlir d’envie Statitisque Canada. Vos enquêtes maison sont toujours intéressantes.

  14. Misère ! Même cette bonne dame Bibelot qui en rajoute, tout ça à cause de Dubeau-langue-de-serpent.

    Par contre, excellente observation chère Watson ; faut le faire…

    J’adore les pourfendeurs de lieux communs, de gros bon sens populaire et autres légendes urbaines. Nelson nous démontre que même la plus claire des évidences est parfois bien trompeuse.

    Outre une présentation à faire rougir de honte bien des maîtres et docs de ma connaissance, Nelson a l’extrême (j’insiste sur le extrême…) intelligence statistiques de ne PAS tirer de conclusions de chiffres qui n’en dégagent pas.

    Ce que font allègrement la majorité des journalistes à chaque sondage. Ils commencent par dire que la marge d’erreur est de 3% puis nous disent que le PLQ est en avance de 2 points. Coudonc, y ont-tu tout’ fait Sciences Humaines avec pas de maths ?

    Au nom des adorateurs du chiffre (et de l’expression juste) Rhaa Lovely à Nelson !

    Alex

  15. J’aime bien l’ordi pour faire de la recherche et/ou lire des articles. Cependant, quand je veux lire en étant «éfouèré» sur un divan ou dehors dans un hamac, le livre est plus facile à lire.

    Viva-zapata a écrit que l’oeil humain n’est pas fait pour lire de façon intensive sur un écran. Je crois qu’il n’est pas fait pour lire intensément mais qu’il se fatigue plus vite sur un écran. Vous remarquerez qu’il ne se fatigue pas facilement devant une partie de hockey, par exemple, surtout chez les hommes… 😉

  16. @daniel69

    Vous complétez bien ce que j’ai écris.

    Mon « oeilliste » m’a déjà expliqué que l’oeil est fait pour voir à l’infini et a besoin de profondeur (le 3D)

    N’oublions pas que l’homme est un prédateur « outillé » pour la chasse et non pour la lecture.

    La lecture à l’écran implique souvent un écran d’ordi à moins de 16 pouces du bout du nez et derrière l’écran un mur ou une cloison. Ça ne laisse pas grand place pour la profondeur tout ça. Ça fait plutôt 2D.

    Avec des doubles foyers progressifs c’est encore pire…. En plus de ne pas avoir la profondeur pour reposer l’oeil il y a ce satané effet de vision en tunnel qui fait que l’on fixe encore plus.

    Il y a aussi la fréquence de rafraîchissement de la carte graphique et de l’écran. On ne la perçoit pas parce que le cerveau humain compense. Mais elle est là et elle fatigue la vue.

  17. Très bonne idée ce vox-pop, l’uniformité des résultats est un peu surprenante.

    Mais j’aurais distingué le type de moniteur avant la grandeur.

    Un premier obstacle à la lecture sur écran est une fréquence de rafraîchissement trop faible, et les ACL en sont exempts.

    Un second obstacle est la brillance. À cet égard le réglage par défaut de certains ACL est ridiculement trop fort, en tout cas pour travailler le soir. Et malheureusement on ne voit pas de bouton de réglage jour / soir sur les moniteurs, comme sur certains téléviseurs.

    Un troisième obstacle, surtout sur de vieux CRT, est le manque de définition des polices quand la résolution du moniteur est élevée.

    Enfin, un autre obstacle important, dans un environnement de bureau, est l’ignorance des techniciens et leur absence de préoccupation de ce type de problème d’ergonomie. Il y a quelques années, je me souviens d’avoir argumenté avec l’un d’entre eux qui insistait pour laisser Windows faire le réglage par défaut à l’installation. Pour cette carte et cet écran, ça donnait 60 hz…. alors que le système pouvait faire 75 hz. Je présume qu’aujourd’hui il aurait installé des ACL à un niveau trop lumineux.

    À sa décharge, la tolérance a l’air très variable selon les individus. Certains ne détectent pas les variations sur un CRT même à 60 hz. Je ne sais pas si le travail à l’écran les fatigue moins pour autant. Personnellement ça me donne la nausée, surtout en vision latérale. Dans une pièce éclairée, je suis troublé par une surface claire rafraîchie à 76 hz. Et ce n’est pas nécessairement une question d’âge: un de mes ados réagit comme moi, l’autre s’en balance.

    D’où mon point de départ: un CRT et un ACL à 20 po, ça n’est pas comparable. Mon dernier CRT était un Trinitron de cette grandeur, et je n’y reviendrais pas.

    Un autre point: à voir les montagnes de papier qui s’impriment encore dans nos bureaux parce que « je n’aime pas lire à l’écran », le sondage n’est probablement pas représentatif… après tout c’est un blogue de « geeks ».

    Je pense que le virage sans papier dans nos bureaux serait plus facile à faire avec une technologie non rétro-éclairée et la possibilité d’annoter à main levée – ce qui implique, entre autres, une autre disposition d’écran qu’à 18 po à la verticale.

  18. @ disk_is_full

    « Et malheureusement on ne voit pas de bouton de réglage jour / soir sur les moniteurs »

    Je n’aime pas contredire les gens, mais j’ai un moniteur ACL Samsung 19 pouces acheté il y a plus d’un an. Il comporte un bouton de réglage appelé Magic Bright, qui offre six réglages prédéterminés de la brillance et des couleurs :

    Personnalisé : le nom le dit

    Texte : couleurs fades, brillance faible

    Internet : semblabe à Texte, mais un peu moins fade et plus brillant

    Jeu : Ayoye mes yeux! Brillance au max et couleurs pétantes de santé

    Sport : L’écran devient bleuté (je n’en vois pas l’utilité et je ne m’en sers jamais)

    Cinéma : Génial pour les films!

    Ce bouton m’est devenu indispensable à tel point qui’il sera un critère important lors de l’achat d’un futur moniteur.

    Pour ce qui est des montagnes de papier dans les bureaux, à votre « je n’aime pas lire à l’écran », j’ajouterais le « c’est pas moi qui paie ».

    À ce propos, je me souviens du discours que l’on entendait quand la micro-informatique est apparue. Fini la paperasse, on va sauver nos arbres et nos forêts! Eh bien c’est tout le contraire qui s’est produit. Jamais n’a-t-on utilisé autant de papier dans les bureaux.

    Ça me rappelle « la société des loisirs » et « la semaine de quatre jours » que l’on nous promettait dans les années 70… On s’était mis le doigt dans l’oeil pas à peu près. Finalement, plus ça change, plus c’est pareil!

  19. @bibelot

    Vous avez écrit  »

    À ce propos, je me souviens du discours que l’on entendait quand la micro-informatique est apparue. Fini la paperasse, on va sauver nos arbres et nos forêts! Eh bien c’est tout le contraire qui s’est produit. Jamais n’a-t-on utilisé autant de papier dans les bureaux. »

    Effectivement !!! Chez-nous deouis 4 ans il y a SAP !!! Finit le papier qu’ils nous ont dit !! Il n’y en a jamais eu autant !!!! Chaque département va numériser ses documents dans DBMS qu’ils nous ont dit. Tout sera accessible Live !!! Le problème c’est que chaque département n’a pas connaissance des besoins des autres départements. Les documents sont numérisés un peu partout et surtout pas dans le bon dossier. Le titre de chacun des documents est donné à la va vite et soyvent ne donne information sur celui-ci. Il n’y a aucun moyen d’indexer, trier ou de faire des recherches dans les documents numérisés dans SAP à moins de perdre un temps fou à entrer des « keywords » Le problème est que c’est souvent d’autres départements qui numérisent les documents et ils ne connaissent pas tes besoins et de toute façon ils s’en foutent. Ça ne fait pas partie de leurs objectifs.

    Quand ça fait 3 ou 4 ans que des documents sont numérisés dans SAP y chercher un document pertinent devient long et aléatoire. On entend souvent parler de rage au volant et bien je peux vous garantir qu’il y a aussi des exemples de rage devant l’ordi !!!

    Alors que fais-t-on pour régler ce capharnaüm ? On finit par se décourager et on imprime les documents et les classe comme avant. Au moins on sait désormais qu’on va le retrouver lorsqu’on va en avoir de besoin. Pas de temps à perdre à faire des recherches interminables dans des montagnes de documents pds.

    Et là ces chers collègues du département de la Technologie de l’Information passent leur temps à dire que c’est de notre faute. On est incapable de s’adapter paraît-il !!!

    Ô qu’elle est facile celle-là…. Toujours plus facile voir les défauts de l’autre que de voir les siens.

  20. Ça va même plus loin cette question de montagne de papier. Souvent ça n’a rien à voir avec l’écran.

    Les grandes entreprises utilisent de plus en plus des solutions informatiques miracles à la SAP ou J.D. Edwards. Tout y est Live tout passe par là.

    On crée de nouveaux modules dans le système, on l’adapte et on l’installe partout mur-à-mur. Pourquoi? Parce que les enteprises doivent désormais produire des états financiers prévisionnels à tous chaque trois mois. Parce que le CEO veut avoir à tout moment le portrait financier de l’entreprise en pesant sur ENTER.

    Moi et mes collègues de travail nous nous sommes amusés à inventer quelques lois concernant l’informatique :

    – Plus un système est éloigné du « core » pour lequel il a été conçu et plus il devient incompétent et merdique et plus ça nécessite des gestionnaires compétents et intelligents 🙂 pour réussir à le faire fonctionner quand même.

    – Plus un département est éloigné du notre en terme de travail et plus l’information saisie dans le système et qui nous est nécessaire par ce département risque d’être inadaptée à nos besoins et souvent devient même inutilisable.

    D’où les systèmes parallèles sur papier pour contourner ce qui le système devait nous fournir et qu’il ne nous fournit pas.

    La numérisation des documents dans mon post précédent en est un bel exemple. Pourquoi la comptabilité numériserait-elle les documents convenablement si elle n’a aucun besoin pour lesdits documents?

    Le papier, la conscience environnementale des entreprises? C’est de la frime, c’est pour avoir le « buy-in » des employés. Pour faire « assemblant de », pour bien paraître. La vrai raison est que depuis le scandale Enron le gouvernement Américain a passé la loi Sarbane-Oxley (SOX). Tout ce qui a un impact sur les états financiers doit maintenant répondre à des « key controls » et être obligatoirement documenté. Pourquoi pensez-vous que votre CFO désire que tout soit numérisé? Pour sauver des arbres? Neni, neni. Parce que selon SOX s’il y a production de renseignements erronés dans les états financier c’est sa responsabilité personnelle qui est en jeu. Autrement il peut-être personnellement poursuivi en justice. C’est pour ça que tout est numérisé, pour protéger votre CFO. Pour qu’il puisse dire hors de tout doute raisonnable ce n’est pas lui c’est les employés.

    Malheureusement il y a de l’hypocrisie partout. On a juste à regarder tout ce qui passe dans le monde de la finance pour s’en convaincre.

  21. A mon avis, c’est un échantillon intéressant. Par contre, les répondants sont tous des amateurs de technos et lecteurs de la chronique de Nelson. L’échantillon est donc représentative d’une certaine ‘classe’ d’individus.

    Ce qui me fait dire que dans la population en générale, le facteur de l’age, peut tout de même être un facteur. Je pense a mes parents qui utilisent leurs ordis principalement pour les courriels, photos et le club de bridge. Ils n’ont pas le réflexe de lire leurs journaux en lignes. La lecture se passe encore dans le salon et sur la table de cuisine.

    J’ai des revues en PDF que j’imprime parfois pour le confort de la lecture (et la liberté de mouvement)… J’aimerais beaucoup expérimenter avec les ultra-portables (wifi), peut être que la, je pourrais dire que je lis en ligne sans aucune limite de taille du texte.

  22. @bibelot
    Sans contradiction il n’y a pas de débat 😉
    Notre Samsung T220 offre de tels réglages. Il y a 5 boutons à manipuler sur le côté, à l’aveugle, parce que généralement lorsqu’on en a besoin, il fait sombre dans la pièce. La première chose qu’on sait, c’est qu’on a fait un « Reset » de nos paramètres personnalisés de peine et de misère… Nous avons aussi un autre Samsung, un 24″ moins récent qui permet peut-être de faire l’équivalent, avec une dizaine de coups de bouton… Ok, j’en mets un peu, pour le 24″. Bref, pour la convivialité, faudra repasser – la prochaine fois que l’un d’entre eux sautera!

    @viva_zapata, @bibelot
    Malgré ce qu’on dit, la culture du papier semble lentement, très lentement s’estomper dans nos bureaux, ce qui se passe avec la presse écrite rejoint l’environnement de travail… mais certains […insérer ici un terme au choix: bureaux, collègues, patrons, etc.] sont plus préhistoriques que d’autres!

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