Symantec donne le coup de grâce à Carmelo Cerreri ?

illustration2008121701.jpgLa fabricante californienne de logiciels de sécurité Symantec, vient d’obtenir un jugement de Cour (Central District of California) lui octroyant 12 M$ en dommages, au dépens des frères Carmelo et Adam Cerrelli, des hommes d’affaires de Dollard-des Ormeaux bien connus des fabricants de logiciel et des policiers impliqués dans la lutte contre le piratage informatique. Ces Montréalais revendaient sur le Web des versions piratées de produits Symantec dont Norton SystemWorks, Norton AntiVirus, Norton Ghost et Symantec pcAnywhere.

illustration2008121702.jpgIls le faisaient par le truchement de compagnies québécoises dont ils étaient propriétaires, soit 9014-5731 Québec Inc., 9038-3746 Québec Inc., deux compagnies faisant affaires sous le nom d’Inter-Plus et opérant dans les mêmes locaux. À noter, Adam Cerrelli, aurait quitté le bateau il y a plus de dix ans.

En janvier 2007, les mêmes Cerrelli avaient été condamnés au Civil (Cour fédérale, Montréal) à des dommages de 700 000 $ devant être versés à Microsoft Canada. À la suite d’une enquête impliquant la police de la Communauté urbaine de Montréal et la GRC, on les avait reconnus coupables d’avoir vendu, entre 1999 et 2000, des versions piratées et maquillées pour qu’elles aient l’air authentiques, de 25 produits Microsoft, dont Windows 98, Windows NT, Windows NT Server et Microsoft Office. On parle ici de 500 000 $ en dommages statutaires, soit 20 000 $ par titre piraté et de 200 000 $ en dommages punitifs. Adam Cerrelli s’en était cependant sorti sans devoir rien débourser.

Dans ces deux cas, les jugements prononcés ont fait preuve de la plus grande sévérité permise dans les lois.

illustration2008121703.jpgPar ailleurs, la Cour fédérale du Canada imposait, il y a deux semaines de cela, une amende de 100 000 $ à Carmelo Cerrelli, pour outrage au tribunal. L’homme avait désobéi à l’injonction de la Cour et avait recommencé à vendre des logiciels Microsoft contrefaits par l’entremise de sa nouvelle compagnie, VSOP Web.

Les mauvaises langues chuchotent qu’il demeure payant de vendre des produits à odeur de souffre, même si on se fait pincer et même si on se fait condamner à des amendes salées. Est-ce possible ?

Et, tant qu’à y être, quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi il faut émettre une injonction pour interdire à quelqu’un qu’on a reconnu coupable d’un acte criminel (vente de logiciels contrefaits) de continuer à le faire ? Cela m’apparaît absurde. S’il est illégal de faire quelque chose, pourquoi l’interdire expressément à quelqu’un par injonction ?

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8 réflexions sur “Symantec donne le coup de grâce à Carmelo Cerreri ?

  1. @ Nelson

    Comment dire …

    L’ambigüité que vous soulever transparait partout dans cette société . Les intervenant au près des enfants vous en parleront car il existe des fais encore plus absurde .

    SI le ridicule tuerait plus de la moitié des législateur et des juristes disparaitrait . La peur constante de déplaire a des groupes de pression qui donnent au caisse électorales .

    Montréal ville ouverte cela vous rappelle quelques chose ? moi je ne me pose plus de question sur le fait .

  2. hum… Dans ce cas-ci, ça ne semble pas être une simple question de récidive, mais bien d’un « risque calculé », en effet…

    Mettons que les « amendes salées » sont comptabilisées comme de « l’overhead », tout simplement! Capice?

  3. J’ai une question plate .

    Qu’est-ce qui empêchera un autre zinzin de recommencer ?

    Non mais si les gens payerais Windows pour son cout réel au lieu d’en avoir une version piraté …..

    De façon ridicule , cette façon de faire aide Microsoft

  4. Un des problèmes c’est que les gens qui piratent, comme ceux qui achètent, se justifient en se disant que tous le monde le fait.
    Le peu de commentaires sur cet article en dit long…

  5. Même gratuit, de contre-bande ou pas, j’en voudrais pas de symantek-norton antivirus. Il consomme une montagne de ressources système et n’est pas, et de loin, le plus efficace en matière de protection. Si non j’abonde dans le même sens que plusieurs commentaires ici, à savoir que s’il n’y avait pas de contre-bande, peut-être les logiciels se vendraient moins cher… quoi que regardez les pétrolières !

  6. « pourquoi l’interdire expressément à quelqu’un par injonction ? »

    Et nos pauvres avocats… Qu’est-ce que vous en faites?
    C’est la récession pour eux aussi.

  7. Je suis contre le piratage, mais je crois que c’est un juste équilibre des choses… Si j’achète un ordinateur avec une licence MS Windows, il est bien stipuler dans le CLUF que si je n’accepte pas cette licence, alors celle-ci me sera rembourser par Microsoft… Essayer pour voir de vous faire rembourser la licence d’utilisation… Pour ma part si le piratage c’est ce conformer à la licence d’utilisation d’un produit… Hé bien Microsoft pirate alors leur propre produit en ne respectant pas leur propre licence d’utilisation.

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