Le joueur de lyre – Préface

Aujourd’hui, je vous propose de nous embarquer, vous et moi, dans quelque chose d’inédit, une « entité de calibre Web 2.0 du troisième type à carapace alpha » que l’on pourrait appeler « roman-blogue ». Que diriez-vous si, à chaque vendredi, je vous mettais en ligne un feuilleton appelé Le joueur de lyre, une histoire amusante, quoique cynique, méchante et pas possible, sous fonds d’hommerie, de techno et d’amour ? Une fois le récit complété, il ne resterait plus qu’à l’assembler sous forme de livre. Qui sait ?

Je vous convie donc, chers cyber-lecteurs, à participer activement à la fabrication d’une « œuvre romanesque » (un bien grand mot). Je vous demande le plus sérieusement du monde de m’aider à bonifier mon histoire, à préciser certaines explications, à resserrer certains dialogues, à me proposer un meilleur titre, à m’interdire de faire mourir tel personnage, à hurler votre désaccord face à tel ou tel dénouement et ainsi de suite. Je m’engage à tenir compte de toutes vos suggestions si elles sont réalistes et possibles (j’ai quand même une bonne idée de mon récit …). Je ne vous demande pas de modifier mon histoire fondamentalement, mais de contribuer à la rendre plus agréable, plausible et … publiable. Si jamais cela arrivait, les noms de ceux dont les remarques auront été retenues apparaîtront évidemment dans une section du livre intitulée « remerciements » … si livre il y a.

Qu’est-ce que vous en pensez ?

En attendant vos réponses, je vais publier ci-après, la préface officielle (dont c’est la 4e version). Si vous ne souhaitez pas la lire, tant pis pour vous. Vous pouvez sauter directement au Chapitre un


Galerie des personnages

Index

Préface
Chapitre 1: Un sous-sol à Nazareth, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 2: La loi du Gros Turcotte, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 3: L’âge du Nutrisuz, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 4: Trio pour clarinette, violon et … trombone, le 18 juillet 2033
Chapitre 5: Arnaque qui finit mal, le 6 septembre 2027
Chapitre 6: Du manger mou aux nouvelles, le 19 juillet 2033
Chapitre 7: Le sort frappe, le 20 juillet 2033
Chapitre 8: Déontologie à gogo, le 21 juillet 2033
Chapitre 9: Aussi bien invoquer Quetzalcoatl, du 22 au 24 juillet 2033
Chapitre 10: Marceline saute une coche, le vendredi 4 mai 1962
Chapitre 11: La théorie du docteur Robie, le lundi 25 juillet 2033
Chapitre 12: Sous le joug d’Ilsa la louve, du 25 au 26 juillet 2033
Chapitre 13: Les errements nyctalopes d’une grande folle, du 22 au 25 juillet 2033
Chapitre 14: Grande bouffe pour Dart Vader, le 26 juillet 2033
Chapitre 15: Timothée craque et remet ça ! le 27 juillet 2033
Chapitre 16: Sanglots sur une vie brisée, le 27 juillet 2033
Chapitre 17: Robespierre prend les commandes , le 28 juillet 2033
Chapitre 18: La fille sous la lanterne, le 29 juillet 2033
Chapitre 19: Lyre de lumière et de liberté, le lundi 10 juillet 2034
Postface


Préface
Version 4.0, le mercredi 21 janvier 2009.
État: prête pour soumission

l arrive quoi dans un sous-sol démoralisant, anémiant et sale, lorsque des gens jusque-là prostrés, cloîtrés et gommés des registres, se mettent à vivre toute une gamme de sentiments humains, partant de vieilles blessures cachées bien creux qui s’ouvrent, passant par des décennies de non-dit, de colère refoulée et d’ambitions détruites, finissant dans les larmes, le sourire et le bonheur ? Il arrive quoi si ces gens sont âgés, désabusés, démunis et totalement dépendants de la bienveillance sans borne d’un fils persécuté qui, à 43 ans, est encore puceau et déteste jouer du trombone ? Que se passe-t-il quand ces gens se cachent d’un système qui traque et enferme les vieux dont certains se retrouvent intubés dans un projet de production hormonale ? Il arrive une histoire sordide où les méchants sont vraiment affreux, une histoire rocambolesque où les bons sont hauts en couleur, une histoire d’amour pleine de chaudes émotions sous fond de musique allemande, Wie einst Lili Marleen, une histoire de commando dont le colonel est l’arrière-petit-fils de l’inventeur du Pétépano et la générale, une joueuse de violoncelle.

Pourtant, l’idée de départ était bien différente. Elle était sensée répondre à mes craintes quant aux années à venir. Elle se basait sur un fait vécu, une anecdote déplaisante que j’avais à peine arrangée et qui avait pour cadre une salle d’urgence québécoise durant l’été 2008.

La dame a son expression des grands jours, celle où c’est écrit «j’ai pas le temps de niaiser».

– Maman, ils m’ont dit de venir te chercher, qu’ils ne pouvaient plus te garder, qu’il me fallait te ramener à la maison.

Puis, pour elle-même, elle ajoute :

– Qu’il fallait qu’à 57 ans, j’apprenne à être ton «aidant naturel».

La vieillarde décoiffée et édentée lève un peu la tête de sa civière. De ses yeux creux, elle regarde cette femme en larmes qui la dévisage de si près. Elle ne comprend pas et se retourne vers le mur. Derrière elle, devant elle, d’autres civières. Des cancers, des poumons, des boyaux, des os, des enflures, des cirrhoses. Ça sent le cabinet d’aisance achalandé. Il fait chaud à vomir. Ça geint, ça craint, ça ne veut pas être seul, ça veut savoir. Sans arrêt, des hommes et des femmes en uniforme d’hôpital passent, toujours à la course, toujours pour d’autres, toujours avec d’autres priorités, toujours sans les regarder. Des ambulanciers vont et viennent des dossiers en main. Des bonhommes promènent leur verre de styromousse plein de café de machine, d’autres essaient de regarder une télé pas de son qu’on a boulonnée trop haut pour être vue sans torticolis, d’autres se sont ramassé le Journal de Québec et, après les petites annonces, en sont rendus à lire les avis de décès non sans quelque espoir de pouvoir bientôt y figurer. Des portes claquent, des chaises grincent, des chariots couinent.

– Maman, aide-moi. Faut que tu t’asseyes ici; je t’ai amené une chaise roulante.

La vieille dame ne bouge pas.

– S.V.P., maman.

Rien ne se passe jusqu’à ce qu’une préposée expérimentée ne vienne s’en mêler.

– Madame Dubé, fait-elle à voix haute de son timbre pointu, Madame Dubé !

Rien !

– Madaaaam ! Madaaaam !

Toujours rien !

– Vous voyez bien qu’elle n’est pas capable, dit la dame à la préposée.

– Vous êtes sa fille ?

– Oui. Ils m’ont dit de venir la chercher.

– Madaaaam ! Madaaaam !

Vingt minutes passent pendant lesquelles deux ambulances viennent déverser les deux victimes d’un gros accident sur les lits déjà trop pleins de l’Urgence. Faut voir les proches qui pleurent, qui se consolent, qui veulent savoir, qui ne comprennent pas. Qui va-t-on tasser pour faire place à ces nouveaux qui saignent, qui ont plein de trous par où la vie est en train de filer ?

La préposée est revenue avec une infirmière.

– Vous êtes sa fille ? demande cette dernière.

– Oui. Ils m’ont dit de venir la chercher.

– Pourquoi qu’elle est ici ?

– Alzheimer, de l’eau aux poumons, de l’arythmie et elle va avoir 87 ans.

– Pelaille ! P’is ils vous ont dit de venir la chercher ?

– Oui, ils peuvent pas s’en occuper.

La préposée s’est penchée sur la vieille.

– Madame Dubé, Madaaaam !

– Attends un peu, je vais vérifier de quoi, lui dit l’infirmière, stéthoscope sur les oreilles.

La dame aimerait pleurer, mais elle se retient du mieux qu’elle le peut.

– Je reviens, lui dit l’infirmière.

Cette fois, il faut moins de deux minutes. La professionnelle réapparaît avec un médecin cerné comme s’il n’avait pas dormi de la semaine. Il se penche, regarde, taponne, écoute, stéthoscopise.

– Vous êtes sa fille ?

– Oui. Je suis Sylvie Dubé.

– Il faut la rentrer aux soins intensifs. Demain, on verra. Mais à soir, on la monte.

– Oui, mais ils m’ont dit de venir la chercher …

– Madame, faut la monter tout de suite.

Une heure plus tard, la dame est assise dans l’auto de son conjoint qui vient d’arriver, les essuie-glaces en folie. Le visage bouleversé, peut-être apeuré, elle lui demande :

– Que c’est que ça va être, quand ça va être notre tour ?

Cette dernière réplique m’a servi de titre de travail pendant quelques semaines, le temps d’imaginer une histoire avec plein de vieux dans des lits, des vieux très malheureux, tout entubés, mal nettoyés, traités comme des lépreux. Et des préposés absolument pas respectueux, très détestables, des têtes à attendre la paie, à être malhonnêtes et profiteurs. Sans parler de familles absentes, heureuses de s’être débarrassées de leurs misérables fardeaux. Une histoire qui se termine en 2034, 50 ans après 1984, année choisie par George Orwell pour présenter une société de machines où la norme est de ne pas avoir de cœur.

Malgré ce cadre épouvantable, mon histoire est très rapidement devenue humaine et son ton, humoristique. D’entrée de jeu, elle a versé dans un rapport mère-fils compliqué, un problème d’estime de soi majeur, des relations interpersonnelles difficiles, des histoires de haine intergénérationnelle, sans parler d’une difficile cohabitation avec un chien très laid et très méchant. J’ai vite compris qu’il me fallait demander conseil au copain Simon Atkins, un psy de la grande région de Toronto – là-bas, ils disent «psychotherapist» – qui, effectivement, m’a fait l’amitié de me redresser un personnage ou deux.

Voici d’ailleurs ce qu’il raconte sur cet exercice.

«De ma banquette, j’écoute, malgré le brouhaha du resto, la narration d’une histoire qui arrive à sa conclusion, un chassé-croisé harmonieux de mots en train de se tisser en un dernier accord. Je perçois très bien la couleur, l’émotion, l’obscurité, puis la lumière qui précède l’aurore annonciatrice. En même temps, je me sens un peu triste de ne pas entendre la langue de Ducharme, de Vigneault, de Desjardins. Mais, connaissant Nelson depuis des lustres, j’ai quand même droit au récit avant publication.

Ce gars est un conteur doué, un conteur généreux, qui nous convie, au propre et au figuré, à le retrouver dans son jeu créatif, dans un plaisir enrichissant où nous faisons nôtres, les luttes auxquelles doivent se livrer les personnages. Le joueur de lyre nous rappelle ce qui est vraiment important dans nos vies, dans nos relations et dans notre communauté. Je suis convaincu que de nombreux lecteurs et lectrices sentiront de façon particulière les blessures, la solitude et même le désespoir qui se dégagent au fil des chapitres.

Quel est le prix à payer pour avoir porté, toute notre vie, de vieilles blessures qui nous ont empoisonné le quotidien et qui nous ont empêché de communiquer comme il l’aurait fallu avec notre entourage ? Qui a-t-il de bon à vieillir, si nous devons nous retrouver en marge de la vie active, celle des jeunes et des puissants ? Quel est le rôle de la culture dans la définition de qui nous sommes et dans la nature des réflexions ou des rêves que nous aimerions partager avec nos proches ? Autant d’interrogations avec lesquelles ce roman nous interpelle en pointant sur notre passé pour mieux comprendre notre parcours actuel.

L’auteur nous a accrochés à son histoire en la publiant par tranches, chaque semaine, sur la Cyberpresse où il nous a invités à réagir. Cela lui a permis d’être en situation de mieux la dessiner. Ce faisant, il nous a rassemblés autour d’une nouvelle forme de récit, une collaboration en ligne qui remet en question, donc renforce, le fil conducteur du roman. À l’instar de Timothée de Milet, ce musicien de la Grèce antique qui aurait rajouté quelques cordes à la lyre de son époque, Nelson nous entraîne à ajouter des notes à sa trame romanesque, des notes accordées en notre for intérieur qui viennent former un chœur.

Si l’allégorie utilisée peut nous faire réfléchir sur l’état de notre quotidien familial, elle peut surtout nous inspirer le courage de vouloir guérir nos vieilles blessures, la sagesse d’éviter les pièges dans lesquels nous sommes déjà tombés et le goût d’aller offrir de la tendresse aux gens autour de nous, quelque soit notre âge.

Je vous souhaite d’apprécier la musicalité des mots qui s’échappent de la lyre de Nelson.

Alliston, janvier 2009 »

Ce chœur dont parle Simon, c’est celui qui s’est spontanément formé quand, le 16 septembre 2008, j’ai commencé à mettre Le joueur de lyre en ligne, un chapitre par semaine. Pour intégrer cette douce activité de scribouillage dans ma semaine d’écriture professionnelle (j’ai à publier des articles technos tous les jours), les autorités de la Cyberpresse (qu’au passage, je remercie chaleureusement) acceptèrent qu’elle devienne ma prestation du vendredi. Si j’arrivais à divertir mes lecteurs tout en respectant leur intelligence, peut-être me fourniraient-ils la rétroaction nécessaire à la fabrication de mon histoire. Ce qui fut fait pendant quatre mois, jusqu’au 16 janvier 2009 (il y eut relâche le 2 janvier), période au cours de laquelle 19 chapitres furent écrits, publiés, commentés et bonifiés. Des personnages durent être ajoutés, des personnages secondaires empruntant souvent des pseudonymes utilisés par des usagers de la Cyberpresse. Avec leur assentiment, va s’en dire.

Au début, les suggestions furent nombreuses quant à la suite à apporter à cette sombre histoire de centres régionaux gériatriques, de vieillards traqués par la police, de grabataires nourris au manger mou, c’est-à-dire au Nutrisuz. Puis, ce fut l’accalmie. Comme si on préférait me regarder aller avec ma trame romanesque. Comme si on s’accommodait de mes personnages caricaturaux qui vivaient de dures péripéties d’humain, mais qui luttaient pour s’en sortir, ce qui laissait présager d’une fin heureuse et acceptable dans toutes les bibliothèques familiales. Certaines et certains continuèrent à m’éplucher, à me dénicher des erreurs de fait, à m’épingler sur des incongruités, sans oublier l’inévitable cortège de fautes d’orthographe. Elles, ils, le firent jamais méchamment, toujours avec humour. Un vrai plaisir.

Évidemment, je suis journaliste pigiste, ce qui est un avantage réel par rapport au romancier de métier, un créateur isolé qui, comme le veut le cliché, applique avec rigueur la trame qu’il a imaginée et qui, durant le processus de création, limite l’interaction au minimum vital. C’est qu’avec le temps, le pigiste n’a plus d’ego; les éditeurs, rédacteurs en chef et autres chefs de pupitre le lui ont bouffé en totalité. Ainsi, que des lecteurs lui mettent publiquement sous le nez une «hénaurme» faute d’orthographe, une phrase boiteuse, une imprécision mortelle, une invraisemblance inopportune, ça ne l’affecte pas. Bien au contraire. Il s’en montre ravi, convaincu que son produit vient d’être amélioré. Qu’une lectrice ou un lecteur lui change un recoin d’histoire en y ajoutant une perspective amusante, il la fait sienne et se dépêche d’en donner le crédit à la si gentille personne.

Dans les pages qui suivent ce roman, vous trouverez mon analyse du processus encouru, une démarche que l’on dit de type «Web 2.0». Vous rencontrerez le chœur dont parle Simon, vous jugerez du sérieux de son apport, de sa générosité et de sa gentillesse. Vous saurez pourquoi, dans Le joueur de lyre, il ya des personnages qui se nomment Bea Bellow, Vlado Markovsky, Anton Suzkinne, Thierry-Ian Dennis-Dubeau, Louise Lavoie, Tropecolo, Philippe Flipper Dauphin, les Papyblues et autres docteurs Bellavance. Surtout, vous comprendrez mon envie de recommencer la même expérience avec une nouvelle histoire dès que ce sera possible.

En parallèle avec ce magnifique chœur, j’ai soumis mes interrogations, mes angoisses, mes incompréhensions, à une belle soliste, ma blonde Darisse, une personne d’une sensibilité prodigieuse qui a su me saupoudrer l’histoire de considérations humaines. Je lui dois notamment les réactions complexes du personnage de Marie-Odile Tremblay. Plus globalement, elle a, semaine après semaine, écouté mon récit du chapitre devant être mis en ligne et m’a régulièrement aidé à le solidifier.

En terminant, un remerciement à André d’Orsonnens, PDG de Druide informatique, qui m’a gracieusement fourni un exemplaire d’Antidote, le coffret d’outils linguistiques bien connu. Dans le cas d’un pigiste devant mettre en ligne, tous les vendredis matin, un texte de quelque 7 000 mots se voulant un nouveau chapitre du Joueur de lyre, ce logiciel montréalais m’a fait gagner beaucoup de temps.

Voilà ! Bienvenu dans mon histoire et bonne lecture ! On se retrouve plus tard, pour la partie analyse.

Nelson Dumais, janvier 2009

Index

Préface
Chapitre 1: Un sous-sol à Nazareth, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 2: La loi du Gros Turcotte, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 3: L’âge du Nutrisuz, le lundi 18 juillet 2033
Chapitre 4: Trio pour clarinette, violon et … trombone, le 18 juillet 2033
Chapitre 5: Arnaque qui finit mal, le 6 septembre 2027
Chapitre 6: Du manger mou aux nouvelles, le 19 juillet 2033
Chapitre 7: Le sort frappe, le 20 juillet 2033
Chapitre 8: Déontologie à gogo, le 21 juillet 2033
Chapitre 9: Aussi bien invoquer Quetzalcoatl, du 22 au 24 juillet 2033
Chapitre 10: Marceline saute une coche, le vendredi 4 mai 1962
Chapitre 11: La théorie du docteur Robie, le lundi 25 juillet 2033
Chapitre 12: Sous le joug d’Ilsa la louve, du 25 au 26 juillet 2033
Chapitre 13: Les errements nyctalopes d’une grande folle, du 22 au 25 juillet 2033
Chapitre 14: Grande bouffe pour Dart Vader, le 26 juillet 2033
Chapitre 15: Timothée craque et remet ça ! le 27 juillet 2033
Chapitre 16: Sanglots sur une vie brisée, le 27 juillet 2033
Chapitre 17: Robespierre prend les commandes , le 28 juillet 2033
Chapitre 18: La fille sous la lanterne, le 29 juillet 2033
Chapitre 19: Lyre de lumière et de liberté, le lundi 10 juillet 2034
Postface

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30 réflexions sur “Le joueur de lyre – Préface

  1. Pour une surprise, c’est toute une surprise! 😀 Vos internautes émérites vont sans aucun doute apprécier au plus haut point. Voici une humble suggestion :

    Dans le 1er long paragraphe, à la fin on lit : «…d’autres se sont ramassé le Journal de Québec et ils en sont rendus à lire les annonces classées.»

    J’ajouterais quelque chose du genre : …et ils en sont rendus à lire les annonces classées. Certains même s’attardent aux avis de décès, avec une admiration à peine voilée, espérant bientôt y figurer.

    Bon, j’avoue que ça fait un peu scabreux, mais le suicide chez les personnes âgées est un phénomène dont on parle de plus en plus. Imaginez en 2033…

  2. @Nelson

    Je n’ai pas fini de lire les feuillets de la préface. Cependant, je me suis arrêté pour te dire que c’est une idée fantasmagorique qui va me procurer énormément de plaisir!

    En plus, ça donnera un «break» au cerf de l’île qui commencent à en avoir plein ses cornes de mes calembours! Hé hé…

    @alex en trique (lol)

    Je vais toujours bien m’organiser pour en faire apparaître au moins un dans l’œuvre du maître. Hé hé (again)…

    Le Dauphin portunant

  3. Cher Dauphin téressant.

    Pas gêné de medéclarer priapique, quoique…

    Le contraire m’eut étonné (c’est plus le fun à prononcer qu’à lire !). Je suis certain que la machine à boule aquatique aura des suggestions au roblogue.

    Je n’ai que la préface de lue. Quelques fôtes à souligner, rien qui empêche une lecture agréable. Le ton me plaît.

    S’il y a un domaine dans lequel je ne ferai pas de suggestions c’est justement sur le ton, le style de l’écriture. C’est celui de Nelson et c’est ce qui me plaît. À plus.

    Alex

  4. @ plante_ca

    La préface est un fait vécu récemment par une amie; le cadre temporel est donc 2008. Par contre, mon histoire se déroule en 2033, dans 25 ans d’ici.

  5. stvcc, les Geeks sont aussi des créatifs.

    Et de laisser le blogue, le vendredi, sur un truc à créer en collaboration, n’est-ce pas là une idée lumineuse pour éviter les conflits de fin de semaine, alors que le blogue est souvent laissé à lui-même? Pas fou, le Nelson.

  6. @claude_c
    j’avoue que c,est une bonne idée .. je me préfères les maths à l’écriture lol

    Et du à une petite particularité le français est réelement pas mon fort pas que je detestes mais j’ai plus de facilité avec la réalitée des particules dans les champ ionique lumineux que la langue de Molière lol

  7. stvcc, je suis certain que le roamn blogue de Nelson va aussi faire la part belle à la techno.

    Et moi la « la réalitée des particules dans les champ ionique lumineux », comme vous dites, je trouve ça poétique, même si je ne sais pas trop c’est quoi. 🙂

  8. Ce qui serait bien, ça serait de ploguer « la réalité des particules dans les champs ioniques lumineux » quelque part dans le récit…

    Si Romain Tardif dit le Gelé est aussi gelé que son nom l’indique, on pourrait lui confier cette expression… (no offense, stvcc!) 😉

    Mais d’autres personnages feront sans doute surface, alors le mieux serait peut-être d’attendre… et de garder « la réalité des particules dans les champs ioniques lumineux » sur le back-burner…

  9. @marcofsky

    bah un dislexyque qui lis les chiffres au lieux des compters et qui en arrache à lire des lettres pire encore de bien les assembler peut parraitre gelé effectivement lol mais dans sa réalité les ions lumineux parraissent plus simple et moins compliquer .

    non mais ca rime en crime . encore une demême et je me lance dans le slamm mdr

  10. @ stvcc et marcofsky

    «La réalité des particules dans les champs ioniques lumineux.» J’adore! 🙂 Romain Tardif ne peut vraiment passé à côté.

  11. Cette préface est des plus invitantes! J’ai beaucoup aimé le témoignage touchant de votre ami. Le regard que pose M. Atkins, avec justesse et sensibilité, sur « Le joueur de lyre » est plus qu’intéressant. C’est une source de réflexion précieuse. Nous sommes choyés, rien de mieux qu’un « psy » pour analyser une oeuvre aussi complexe et y participer. 🙂

    Pour ce qui est du personnage de Marie-Odile, je me doutais bien qu’il y avait « femme sous roche » 😉

    Vous êtes entouré de bien belles personnes, M. Dumais. Et je suis convaincue que ce n’est pas le fruit du hasard.

  12. @ Nelson

    La toute première phrase me dérange ! « Il arrive quoi quand ( Comment ? Pourquoi ? ) dans un sous-sol démoralisant, … » Ne manquerait-il pas quelques virgules par-ci, par-là ? Une reformulation serait peut-être de rigueur.

    Le Dauphin fluent

  13. @Nelson

    Je ne veux pas m’amuser à jouer au chasseur (on en a assez d’un sur l’ile !) de ponctuation, mais n’en manquerait-il pas une après «lorsque» ?

    Le Dauphin sémination

  14. Peut-être que le Dauphin content aimerait mieux ceci:

    Il arrive quoi dans un sous-sol démoralisant, anémiant et sale, lorsque des gens jusque-là prostrés, cloîtrés et gommés des registres, se mettent à vivre toute une gamme de sentiments humains, partant de vieilles blessures cachées bien creux qui s’ouvrent, passant par des décennies de non-dit, de colère refoulée et d’ambitions détruites, finissant dans les larmes, le sourire et le bonheur ?

  15. @ M. Dumais

    Votre préface est très engageante et votre probité à l’égard du choeur vous honore.
    Avec votre talent d’écriture et votre imagination fertile, ce qui m’a le plus impressionnée c’est la célérité de votre production hebdomadaire, accompagnée de votre capacité à apporter des corrections sans que ça prenne goût de tinette.

    Ce qu’a exprimé votre ami Simon Atkins peut à la fois servir d’avant-propos, de présentation, d’analyse et de piste de réflexion… si je n’avais pas déjà lu le roman, ça me donnerait le désir de le faire.

    Vous avez toute mon admiration pour avoir osé cette expérience et je nous souhaite que vous gardiez l’envie de recommencer.

  16. @ Dauphin placable

    Merci de l’être.

    @ Suskinne et Bibelot

    Merci pour les mots gentils. Je transmets le tout à Simon.

    @ Suskinne

    Merci pour la tournure. Pour votre récompense, je vous copie-colle !

  17. @ Dauphin payable

    @alex en trique (lol)

    mdrrrr…..!!! Bravo! C’est du joli!!!

    @ Nelson

    ah bon, le… « chien » sort du sac?

    Ce roman avit donc une base non-fictive?

    Intéressant!!! très… et ainsi, nous fûmes des rats de laboratoires? *rires*

    Et certains diraient, des dauphins de laboratoires?

    Et ben, ma vache… 🙂

    Merci encore, cher Nelson! 🙂

  18. @ Nelson
    Même si je suis venue à la lecture de ton roman assez tard, j’apprécie le personnage créé pour moi. Je croyais que tu l’avais nommé Louise Lavoie mais j’ai remarqué que tu l’avais renommé Louise Roy plus loin. Puisque tu l’a aussi mentionné dans la préface, tu peux garder Louise Roy. Il y en avait une grosse gang qui restait à côté de chez moi à Rimouski, sinon ben, garde Louise Lavoie. Étant donné qu’il est très secondaire, je pense bien qu’il pourrait sauter. Alors merci pour le petit bout de temps que ça aura fonctionné.
    J’ai déjà eu l’occasion de t’entendre raconter une histoire, vrai de vrai que nous demeurons suspendus à tes lèvres, la bouche ouverte, les yeux biens ronds, tout ouie , pour bien saisir ce que tu dis.

    Grosse bises à vous deux! Louise

  19. @ laouise

    Mettons que je me suis « planté » avec le nom de personnage que vous m’avez inspiré. J’ai effectivement écrit « Roy » au lieu de « Lavoie » à trois endroits. Je m’en excuse et j’ai apporté les corrections.

    Je n’ai jamais été bon avec les noms. Je me souviens d’un reportage de cinq feuillets où mon interviewé principal, un président de compagnie, portait … trois noms différents. Imaginez la teneur du coup de téléphone que le journal me passa. Heureusement. à l’époque, il y avait encore des gens pour nous relire avant publication; on avait l’air moins fou. Aujourd’hui, c’est du direct et on vit avec.

    Encore une fois, mes excuses.

  20. Cette fois, j’ai pas fais exprès,

    Mais l’autre jour à la radio est passée un jeune chanteuse qui
    roule avec un nom de scène étrange : Coeur de pirate

    Mais son vrai nom est Béatrice Martin, et elle a du talent la vlimeuse
    et seulement 18-19 ans. Pis jolie avec ça.

    (via Google et apparue à  » À la semaine prochaine » ya 2 semaines )

    Alors quand je suis tombé sur le personnnage de B.M.
    j’ai juste un ti peu capoté

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