L'hypocondrie des temps modernes

illustration2008072402.jpgMardi soir dernier au Théâtre du Nouveau Monde, j’ai eu la chance inouïe de pouvoir m’offrir une représentation du Malade imaginaire de Molière, classique de tous les temps interprété pour la 2 220ième fois par la Comédie française, la seule et unique, celle-là même qui fut fondée en 1680 sur ordre de Louis XIV pour continuer l’œuvre de Molière. J’avais beau connaître la pièce presque par cœur pour y avoir assisté à plusieurs reprises dans ma vie, jamais je n’avais pu la voir si finement jouée, si intelligemment rendue, si respectueuse du texte original. Fallait entendre les rires et les applaudissements de la salle face à cette œuvre tricentenaire.

illustration2008072403.jpgPourquoi je vous parle encore une fois du Malade imaginaire ? Parce qu’Argan est un bourgeois bien en moyens qui, bêtement, croit tout ce que les charlatans lui disent, ce qui l’incite à acheter leurs services les plus médiatisés: clystères (lavements), purges, saignées, etc., même ceux qui pourront nuire à sa santé et hypothéquer sa qualité de vie. C’est un hypocondriaque qui ne vit que pour sa névrose. À un point tel, qu’il va vouloir marier sa fille Angélique au pitoyable Thomas Diafoirus (un jeune médecin), fils du tyrannique docteur Diafoirus et neveu du redoutable docteur Purgon, l’associé du sinistre apothicaire (pharmacien) Fleurant. L’idée d’Argan est d’avoir la « faculté » associée à sa famille, ce qui lui permettrait d’être soigné en tout temps.

335 ans après son écriture, cette histoire fait rire de bon cœur nos « cellularisés enipodisés » d’aujourd’hui. C’est dire toute la pertinence sociale de la pièce, la richesse de sa langue et la vision de son auteur. De quoi parle-t-il, le sieur Poquelin dit Molière ? D’une confrérie de ratoureux qui s’est érigée en pouvoir social et d’une clientèle qui est soumise, puisque terrorisée, à ces charlatans. L’une et l’autre sont mises en présence et des gestes risibles sont posés.

illustration2008072404.jpgLes Diafoirus, Purgon et Fleurant sont en fait de pseudo-scientifiques ahanant ex cathedra des notions erronées, mal fondées, empiriques, mais à la mode du jour. Avec leurs chapeaux pointus et leurs dentelles, ces émules de la fine pointe techno du XVIIe siècle, disent en fait n’importe quoi dans un jargon occulte, un jargon néanmoins essentiel à leur perpétuelle mainmise sur les gogos (ndlr: certains auteurs prétendent que les médecins des XVIe, XVIIe, et XVIIIe siècles ont probablement tué plus de monde que la peste n’a su le faire).

illustration2008072401.jpgEn s’esclaffant à pleines dents, nos « cellularisés enipodisés » oublient que la semaine précédente, ils avaient fait la file devant chez Rogers pendant trois heures, que l’avant-veille, ils avaient signé leur 500e « ami » dans Facebook, ou que le mois dernier, ils avaient installé Norton Internet Security dans leur Core 2 Duo sous Vista. Ils oublient qu’ils sont totalement soumis au diktat techno du jour, que leur boutiquier informatique affiche la raison sociale de « Informatique Diafoirus & Son », que leur beau-frère « Jos-Connaissant » dans les bits et les bytes se nomme « Marcel Purgon » et que leur technicien (payé sous la table) a pour nom « Jonathan Fleurant ».

Croyez-moi, dans 300 ans, si la planète survit à nos exactions collectives, quelqu’un aura l’idée d’adapter le Malade imaginaire en caricature de la première décennie du XXIe siècle où le pouvoir médical aura été remplacé par le pouvoir cybernétique. Il y aura de quoi être crampé à son fauteuil ! Imaginez cette scène (Acte III, scène X) où Toinette, la servante d’Argan, qui est déguisée en médecin dans la pièce originale, le serait en expert chromé :

Texte original

TOINETTE.- (…) c’est du poumon que vous êtes malade.

ARGAN.- Du poumon?

TOINETTE.- Oui. Que sentez-vous ?

ARGAN.- Je sens de temps en temps des douleurs de tête.

TOINETTE.- Justement, le poumon.

ARGAN.- Il me semble parfois que j’ai un voile devant les yeux.

TOINETTE.- Le poumon.

ARGAN.- J’ai quelquefois des maux de cœur.

TOINETTE.- Le poumon.

ARGAN.- Je sens parfois des lassitudes par tous les membres.

TOINETTE.- Le poumon.

ARGAN.- Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, comme si c’était des coliques.

TOINETTE.- Le poumon. Vous avez appétit à ce que vous mangez ?

ARGAN.- Oui, Monsieur.

TOINETTE.- Le poumon. Vous aimez à boire un peu de vin ?

ARGAN.- Oui, Monsieur.

TOINETTE.- Le poumon. Il vous prend un petit sommeil après le repas, et vous êtes bien aise de dormir ?

ARGAN.- Oui, Monsieur.

TOINETTE.- Le poumon, le poumon, vous dis-je. (…)

Texte adapté :

TOINETTE.- (…), c’est votre mother board qui est malade.

ARGAN.- Mon mother board ?

TOINETTE.- Oui. Que fait-il ?

ARGAN.- Je sens de temps en temps qu’il fait d’étranges bruits.

TOINETTE.- Justement, le mother board.

ARGAN.- Il me semble parfois que le disque est lent.

TOINETTE.- Le mother board.

ARGAN.- J’ai quelquefois de la misère à faire booter Vista.

TOINETTE.- Le mother board.

ARGAN.- Je sens parfois que la RAM a des lassitudes.

TOINETTE.- Le mother board.

ARGAN.- Et quelquefois il me prend des douleurs dans le ventre, quand le moniteur se met à clignoter.

TOINETTE.- Le mother board. Vous avez du plaisir à aller sur Internet ?

ARGAN.- Oui, Monsieur.

TOINETTE.- Le mother board. Vous aimez à jouer en ligne ?

ARGAN.- Oui, Monsieur.

TOINETTE.- Le mother board. Il vous prend un petit sommeil après une session de cinq heures, et vous êtes bien aise de dormir ?

ARGAN.- Oui, Monsieur.

TOINETTE.- Le mother board, le mother board, vous dis-je. (…)

Bof !

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63 réflexions sur “L'hypocondrie des temps modernes

  1. @ Pobstar

    Et sans vouloir te ménager Nelson, je dirais que ceux qui te connaissent savent que tu as un gros penchant pour Apple […]

    On ne dirait pas, en lisant les chroniques ! Ce n’est peut-être qu’une perception, après tout. Mais Dumais (ni Guglielminetti) n’a même pas signalé l’ouverture du Apple Store de la rue Sainte-Catherine, alors qu’on en parle sur les sites Américains.

  2. @alexanticosti

    Je lis Nelson depuis plus d’un an, sauf pour ses ‘’humeurs’’ perso de sa forêt au petit Chaperon Rouge, et ses ‘’exaltations’’ littéraire qui n’ont à mon sens rien avoir avec le sérieux de Cyberpresse et du plus grand nombre de ses lecteurs.

    En ce qui concerne ses préférences elles sont tout à fait pertinente et légitime pour lui en dehors du service que Cyberpresse se doit de rendre à ses lecteurs côté Informations sur la technologie et tous ses développements dans le temps et ce de manière Impersonnel.

    C’est comme les Blogues sur la chasse. Tu imagines deux seconde un Blogueur dire bien fort ce qu’il pense des chevreuils de l’île Anticosti : Leurs ADN dilué par croissement consanguins frénétiques. Leurs cornes ramollis et émoussés sur 4 saisons. Pus de Spring dans les cannes faute d’absence de gros méchants loups etc.

    Et pour tes Vierges je te souhaite beaucoup d’élixirs de cornes chinoise 🙂

    @gillesdrh
    Son temps d’antenne fut consacré au Iphone 3G dans l’avant dernier Blogue et celui-ci pour ses Élans Littéraire Technaute Imaginaire. Donnes-lui une chance voyons !

    Quand bien même qu’il skyperait la Boutique BCBG pour le coup, personne va chialer croit moi. Tout le monde peut s’Imaginer que tous les objets d’Apple vont avoir tablettes sur rue, c’est tout vu d’avance.

    Les  »i » dans la Pomme aussi 🙂

  3. @dennis_dubeau

    Bong ! ggg ! gggg !!!! en plein dessus cet AlexAntiCaustique !

    En chauffant le Drum à blanc, la Tente du Chasseur va prendre feu, c’est sure, c’est sûre ! 😮

  4. C’est une légende urbaine qui revient souvent, la diversité du pool génétique. Pour une espèce comme le cerf, une cinquantaine d’individus constitue une très grande diversité de gènes. Chaque individu comportant le bagage de ses nombreux ancêtres. Il y a eu 220 cerfs introduits à Anticosti.

    On ne voit pas de problèmes reliés à la consanguinité chez les orignaux introduits à Terre-Neuve. Pourtant, seulement 3 couples -6 individus !- y furent introduits…

    Je ne suis pas spécialiste mais je ne crois pas que ce furent des millions d’êtres humains qui colonisèrent l’Amérique. Les Mayas, Aztèques, Innus et Inuits que j’ai connus ne m’ont pas semblé particulièrement dégénérés, après 10-15 milles ans…

    L’ADN, comme le poivre, ne se dilue pas !

    Comme les chevreuils vivent ici au nord de leur aire dans l’est, ils font face à des conditions environnementales extrêmes, qu’ils survivent est la preuve de leur forte résilience et d’une capacité d’adaptation étonnante. Comme les Inuits.

    Nonobstant tout ça, où est-il spécifié que ce blogue ne doit aborder QUE des sujets technologiques ? Et que l’auteur ne doit utiliser QU’UN niveau de langage sérieux ? Il plaît ou non à ses lecteurs. Si ce n’est pas le cas, je ne doute pas un seul moment qu’il devra se trouver un autre employeur.

    Qu’il ne plaise pas à tous, ah ben là… Quant aux participants de son blogue… (surtout le delphinidé et son humour vaseux !)

    Alex.

  5. Au Bar Chez Nelson

    Le gueulard est assis au bar, haranguant les clients, comme le gars chaud dans «Cabaret neige noire» qui dérange le spectacle. Les habitués se plaignent au propriétaire de l’estaminet, qui est à la fois barman et doorman. Mais comme le bouseux dépense sa paye au bar, le proprio lui envoie un verre et lui dit de se calmer.

    Le bouseux est un peu triste car le bar se vide… Il se plaint, lui aussi : «tous des victimes!» Mais quand de rares clients lui rappellent son comportement en se servant parfois du seul langage qu’ils croient le bouseux comprendre (puisqu’il le parle continuellement), ils se font aussitôt rabrouer. «C’est ça, vous vous disiez des victimes, et là vous m’agressez!» Comme vous voyez, sa logique est imparable, c’est la tautologie du bouseux. À la fois victime et bourreau, quand ça lui chante, pourvu qu’il puisse conserver sa place et continuer à gueuler au coin du bar.

    Mais voilà, le bar continue de se vider…

    Heureusement pour lui, il peut compter sur quelques comparses, dont un en manque d’exercice d’autorité et en mission pour rétablir l’ordre à sa façon : drôle et grotesque. Ce dernier est d’ailleurs un brin célèbre, puisqu’on lui a déjà consacré un court métrage inspiré de sa vie. C’est une fiction, bien sûr, mais c’est tout de même flatteur. Qui parmi nous peut se vanter d’avoir été la muse d’un réalisateur? Et comme le disait Jim Morrison : « Enough to base a movie on? » http://www.youtube.com/watch?v=XPmBsL7l0lk

    Enfin, il y a le dealer de poudre de corne de caribou. Il se fout bien de tous ces gens. Il en rit et se trouve drôle, les substances psychotropes aidant, probablement. Mais c’est vrai qu’il manie assez bien le verbe pour que chacun le trouve sympathique et y trouve son compte dans son lot d’ironies. En bon dealer, il sait manoeuvrer. Et comme il veut fourguer sa camelote, il est bien obligé de plaire à l’un et à l’autre. Alors, il y va à la fois d’un bon mot et d’un reproche à tous et chacun, ménageant le chèvre et le choux, dans une sauce mi-figue mi-raisin. Mais je vous l’ai dit : au fond, il s’en fout. Tant qu’il reste copain avec le proprio, son business est assuré.

    Mais voilà, le bar continue de se vider…

    Que faire?

    Rien.

  6. @l’ami cause-t’y 😉

    Mon humeur n’est pas vaseux, il est «bouetteux» ! Dans le sens de… (Ça c’est un jeu de mots, mon cerf !)

    @tous

    D’acco-d’ac, je vous laisse en paix un petit moment avec mes jeux de maux… 😉

  7. @claude_c

    Depuis notre dernière altercation dans le bar en question, j’avais décidé de ne plus répliquer à tes interventions; quoi que tu écrirais par la suite. Mais ta dernière mérite qu’on s’y attarde un petit peu…

    De prime abord, j’ai bien reconnu Nelson dans le rôle du tenancier; pas de problème là. Puis, on reconnaît bien Dubeau dans le 3e personnage, mais il serait improbable qu’il soit «dealer» de poudre de cornes de caribous. En tout cas, ça m’étonnerait.

    Par déduction, j’ai conclu que le second personnage devait être alexanticosti, car, pour lui, l’éducation c’est important. Cependant, c’est vrai qu’il est grotesque (d’où ma déduction) mais il n’est pas du tout drôle ! À chacun ses standards de la drôlerie, par contre.

    Quant au premier personnage, j’avoue être un peu comme un père plexe ! Je ne vois pas du tout à qui ça pourrait bien ressembler. Éclaire-moi, s’il te plaît ! Je ne veux pas nommer de noms de peur de les blesser.

    Finalement, je suis un peu déçu de ne pas faire parti du palmarès. J’y fait des apparitions fréquentes, pourtant. Quand t’es né pour un p’tit pin rouge…

    😮

    Allons, allons ! Je t’invite, c’est ma tournée !

    Le dauf incrédule

  8. @ claude_c et flipper_21

    Dans une vie préalable, j’ai été serveur (on disait « commis » à l’époque) dans une taverne du quartier St-Rock de Québec. Quand un client dépassait les bornes, je le « barrais » tout simplement. « Vous le Père Ouellet, vous êtes barré ! C’est fini ! Décampez, allez robiner ailleurs pis ça presse ! » Ainsi, ce client ne pouvait plus revenir boire sur mon « shift » et, dans certains cas plus lourds, sur celui de mes deux collègues. Si les motifs étaient variés, ils avaient tous en commun le fait d’avoir dérangé les autres clients à quelques reprises (3 ou 4, pas plus) malgré les avertissements.

    Je suis en réflexion quant à la marche à suivre. S’il est vrai que le succès d’un blogue ne passe pas par le nombre des commentaires, la nature trop souvent mesquine ou baveuse de ceux-ci peut faire en sorte que le blogue s’en aille au diable vauvert entraînant le blogueur avec lui.

    Bref, je suis en réflexion !

  9. @u Barman

    Lors de tes réflexions, informe nous donc du nombre de visiteurs et de leur variation dans le temps. C’est très facile comme le fait Claude d’affirmer que le nombre de visiteurs décroît. Mais tout à fait gratuit. Comme il base toute son argumentation là-dessus, ça vaut la peine d’en savoir plus.

    J’apprécie beaucoup tes chroniques, si JE suis responsable d’une partie de la baisse de fréquentation, j’agirai de façon responsable.

    J’en sais assez sur la perception de la réalité et LA réalité pour ne pas accorder plus de crédit qu’il faut à des élucubrations telles les dernières de Claude. Ça s’appelle prendre SA perception pour la réalité. Et c’est ce que font TOUS les humains.

    Par contre pour SAVOIR la fréquentation d’un blogue je préfère les données recueillies objectivement par un quelconque logiciel.

    Ça devait être beau en waiter ça mon homme…

    Alex.

  10. En l’honneur de tous ces commentaires inutiles ayant pour thème « c’est pas moi qui a commencé, c’est lui, m’sieur », des commentaires que je m’efforce de détruire depuis quelques jours, voici une contine bien connue de garderie, Pète et Répète :

    Pète et Répète sont sur un blogue. Pète dit blanc parce que Répète dit noir.
    Qui a commencé la chicane ?
    C’est Répète !
    Répète ? Hum !

    Pète et Répète sont sur un blogue. Pète émet une opinion discordante et Répète la lui rentre dans la gorge.
    Qui a commencé la chicane ?
    Répète !
    Répète ? Ouin !

    Pète et Répète sont sur un blogue. Pète écrit une inconvenance et Répète la lui met sous le nez.
    Qui a commencé la chicane ?
    Répète ? Bon !

    Pète et Répète sont sur un blogue. Pète rit de quelqu’un et Répète le lui fait vivement remarquer.
    Qui a commencé la chicane ?
    Répète ?

    J’ai demandé qui avait commencé la chicane ?

    Qui a commencé la chicane ? Ah ! C’est Pète, bien sûr !

    Pète ? Seigneur ! C’est sûrement ce qui va arriver au blogue si ça continue comme ça !

  11. Non, Nelson, NON ! On va dire que j’ai commencé. Je vais assumer ça.

    Maintenant, on passe à autre chose, c’est bon ?

    Et je signe,
    flippette et répète

    Non, Nelson, NON ! On va dire que j’ai commencé. Je vais assumer ça.

    Maintenant, on passe à autre chose, c’est bon ?

    Et je signe à nouveau,
    flippette et répète

    Etc.

  12. @Nelson

    Ça devient de plus en plus intéressant. C’est distrayant. Il est certain qu’on en loin de la grosse informatique orthodoxe, mais rire fait toujours beaucoup de bien.

    Lâche pas la patate, même si elle est parfois chaude. J’ai eu bien du plaisir à lire «L’hypocondrie des temps modernes » et j’en ai eu encore plus à lire les commentaires. Comme je l’ai écrit plus haut, les habitués font preuve d’une grande culture. Ça m’impressionne.

    @alexanticosti

    T’en fait pas trop avec le bagage génétique des chevreuil de l’Île d’Anticosti, ils vienne du Cap St-Ignace, une localité de la Côte-du-Sud entre Montmagny et l’Islet, région où ils pullulent et sont en contact avec des troupeaux de toute la chaîne des Appalaches, ce qui leur assurent une grande diversité génétique.

    Je serait beaucoup plus inquiet des humains qui habitent cette région: mes recherches en généalogie m’ont fait découvrir qu’ils descendent tous de la vingtaine de colons qui sont arrivés à Beauport avec Robert Giffard en 1634. Et encore pire, ils venaient presque tous du même petit village perdu au coeur de la province du Perche dans le nord de la France où ils s’étaient mariés entre-eux pendant mille ans avant de venir au Québec…

  13. @allexantiscosti

    Excuse l’orthographe, les chevreuils c’est pluriel. C’est ce qui arrive quand on ne se relie pas assez longtemps.

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