Chronique techno en français ancien: bon 400e, Québec !

illustration2008063001.jpgPuisque Québec, ma ville natale, fête présentement son 400e, j’ai décidé, en son honneur, de vous écrire une chronique dans la langue française qui se parlait en 1608, peut-être pas à Brouage, le patelin de Champlain, mais probablement à La Rochelle, la ville huguenote, un peu plus au nord, où le commerce maritime était géré (1). Comme il m’a semblé quasi impossible de vous entretenir de Linux, de processeur ou de Web 2.0 dans la langue de Rabelais, Montaigne, Henri IV et Louis XIII, j’ai quand même choisi un sujet d’actualité qui pourra interpeller plus d’un habitué à cette chronique. Et pour vous aider dans la compréhension du texte, je vous ai préparé un lexique « Français XVIIe siècle- Français XXIe siècle » que vous retrouverez à sa suite.

illustration2008063002.jpgVoici le texte !

Meshui, sans vergogne aucune, pour ce que je suis sûr en mon for que vous, lectrice et lecteur, soyez infiniment ployables et de braveté cousus, j’ai dessein incontinent de vous dire toute ma râtelée sur ces clabauderies et autres picanieries qui, à c’t heure maloneste, à c’t heure chattemite, à c’t heure fétot, à c’t heure déprisant, à c’t heure gaussant, viennent emburlucoquer mes pensements en ce céans pasquil, lesquelles picanieries oncques n’eurent pu exister, eussé-je eu l’heur de ne souffrir que commodité, bénignité et bonne usance es pasquil.

Mais sanguienne ! vous, lectrice et lecteur, filles et fils de bonnes mères qui goutez si bien sciences nouvelles pour vous entechier de leur pratique éclairée, tant voudrai-je vous aconter savantissimes propos et vous consentir prou avitaillement de vos mérangeoises, tant hardis fripons, galapians et dévots saillis de chapelles chapelantes et bien fendus de la gueule, tout à rebours de lire, penser et s’accoiser, peu leur chaud le dérangement, viennent à grand dol embâcler mon pasquil , voulant geler le bec, causer navrement, avoir dernier mot. Je me ramentevois qu’il fut un temps où pratique si tant déprisée, de clic et de clac inutile, leur eut valu cemestavis la hart, sinon, force platissade, bastonnade, estrapade et esmoignonnage.

illustration2008063003.jpgOyez mon pâtiment, lectrice et lecteur ! À peine sailli de mes écritures es pasquil, icelles étant pour moi pain et lait, ayant voulu l’un sans désirer l’autre, je me dois amalir, obligation m’étant faite à force forcée, sans oncques pouvoir barguigner clicailles sonnantes et trébuchantes pour mes débours et mon temps, d’apazimer rebelute les remuements détestables que leurs auteurs veulent chiés chantés, tant est qu’à la parfin, mon paradis sylvestre tant et tant mérité me devient tout à plein déconnu.

Adonc, il y a quelque apparence que je sois grand perdant de l’affaire, mon rollet n’étant pas de réganier chatonies et de rhabiller l’honneur de mon pasquil. De grâce, lectrices et lecteurs, drolettes et coquarts, gentilshommes, manants et roturiers, je vous en serais d’or en avant immensément gré de bien vouloir tout à trac, vous qui aimez jouer du plat de la langue, ménager l’ire de tout un chacun en vous en tenant tout à plein à bonne usance dudit pasquil.

Ramentevez-vous : mieux vaut passer pour maroufle en étant quiet et accoisé, que de poutouner le bouton « SOUMETTRE » et en donner la preuve. La merci à vous de m’avoir lu.

O Malenconie !

Petit lexique Français XVIIe siècle- Français XXIe siècle

À c’t heure : Parfois
À force forcée : Obligatoirement
À la parfin : À la fin
Aconter : Expliquer
Adonc : En ce moment, alors.
Amalir : Faire le méchant
Apazimer : Calmer
Avitaillement : Ravitaillement
Barguigner : Négocier
Bastonnade : Coups de bâton
Bec, geler le : Boucher quelqu’un
Bénignité : Bonté
Braveté : bonté
Céans : Ici
Cemestavis : À mon avis
Chapelantes : Belliqueuses
Chatonies : Friponneries
Chattemite : Hypocrite
Chaud, peu leur: Ça ne les dérange pas
Chiés chantés : Réussies
Clabauderie : Bavardage
Clicailles : Pièces de monnaie
Commodité : Agrément
Coquarts : Coquins
De clic et de clac : Complètement
Débours : Dépenses encourues
Déconnu : Inconnu
Déprisant : Méprisant
Dol, à grand: Avec dommages
D’or en avant : Désormais
Drolettes : Fille
Embâcler : Congestionner
Emburlucoquer : Embrouiller
Entechier : S’enticher de
Es : Dans, en
Esmoignonnage : Amputation
Estrapade : Dislocation des épaules
Fendus de la gueule : Bavard
Fétot : Espiègle
Galapians : Gamins
Gaussant : Moquant
Hardis : Braves
Hart : Corde de pendu
Icelles : celles-ci
Incontinent : immédiatement
Ire : Colère
Jouer du plat de la langue : Avoir le verbe facile
Malenconie : Mélancolie
Maloneste : Mal élevé
Manants : Qui habite un mans (unité seigneuriale)
Maroufle : Malappris
Mérangeoises : Méninges
Meshui : aujourd’hui
Navrement : Blessure
Oyez : Entendez
Pasquil : Pamphlet, chronique, blogue
Pâtiment : Souffrance
Pensements : Idées, pensées
Picanieries : Querelle
Platissade : Coups de plat d’une épée
Ployable : souple, ouvert
Poutouner : Donner un baiser
Prou : Beaucoup
Quiet : Tranquille
Ramentevoir : Se souvenir
Râtelée (dire sa) : tout dire
Rebelute : À contrecoeur
Rebours : Revêche, contraire
Réganier : Repousser
Remuements : Manœuvres, intrigues
Rhabiller : Porter remède à
Rollet : Tâche
Roturiers : Qui ne sont pas de la noblesse
S’accoiser : Se taire
Sailli : Sorti
Sanguienne : Barnak !
Souffrir : Endurer
Tant et tant : Tellement
Tout à plein : Complètement
Tout à trac : Tout à fait
Usance : Usage
Vergogne : Gêne

(1) Vingt ans plus tard, cette forteresse maritime qui s’était rebellée contre le pouvoir de Louis XIII et du Cardinal de Richelieu, voyait 22 500 de ses 28 000 habitants mourir de famine à la suite d’un long siège (un an). Au terme, sa muraille fut rasée et ses privilèges de ville-franche révoqués.

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42 réflexions sur “Chronique techno en français ancien: bon 400e, Québec !

  1. Ah ben merde !

    Veux-tu bien me dire d’ousque tu sors pareille connaissance ? À un temps où une grande partie de nos congénères ont de la misère à exprimer leur pensée sans faute, v’la ti pas qu’il nous fait ça en vieux français.

    Et tu t’étonneras Nelson, que ton blogue soit fréquenté par une masse d’hurluberlus…

    Merci de m’apprendre que quiet (comme son antonyme inquiet ?) est passé tel quel à l’anglais.

  2. @Nelson Dumais,

    Je ne veux point provoquer votre ire et terminer comme Buridan qui
    «Fust gecté en ung sac en Seine » avec des «cimenta-shoes».

    Mais encore?
    Bis… Encore… Bravo! M. Dumais

  3. @ Nelson

    Chapeau pour une autre chronique d’anthologie!

    En 1973, les Éditions du Jour publiait les « Oeuvres de Champlain » en 3 magnifiques volumes. Et ils sont superbes ces volumes: la typographie de l’époque y est respectée (f=s, u=v, y=i, etc.) et les illustrations et cartes de Champlain y sont reproduites. J’ai hérité ces petits trésors qui faisaient partie de la bibliothèque de mon défunt papa, grand amateur d’Histoire…

    Or, votre magnifique chronique d’aujourd’hui m’a soudainement donné le goût de me replonger dans la lecture de ces « oeuvres »…

    Merci pour cela aussi! 🙂

  4. @Alex

    Surveilles ton langage, fils! 😀

    @Sieur Dumais

    Ben… c’est fichetrement bien torché… comme le disait Béru!

    Vous avez du talent!! Qu’est-ce que vous faites ici? Vous devriez publier, cher ami…

    Chapeau bas!

  5. On voit ici le pouvoir qu’ont les mots de nous faire voyager dans le temps!

    Que ce soit le langage des paysans de Maupassant ou de Daudet, ou celui des personnages de Pennac, ou du César de Pagnol, ou de Rica dans les « Lettres Persanes » de Montesquieu, ou de la Marquise de Merteuil dans les « Liaisons Dangereuses » de Laclos. Ou encore la savoureuse « parlure » de Menaud, dans « Menaud Maître-Draveur » de Félix-Antoine Savard ou de la Sagouine d’Antonine Maillet.

    Et que dire du coloré vocabulaire des personnages de San Antonio, et de la célèbrissime tirade du nez de Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand?

    Sans oublier l’incroyable précision des mots de Baudelaire dans « Le Spleen de Paris »… Tous ces mots nous emportent dans le temps et l’espace, comme le font ceux qu’utilise Nelson aujourd’hui!

    J’aime l’informatique, l’histoire et la littérature – que l’on me servent tout ça dans la même assiette me comble!!!

    Merci encore!

    p.s.: Tel que suggéré par l’ami Dennis, n’auriez-vous pas quelque projet de « commettre » une oeuvre, M. Dumais? Mon lectorat vous est acquis d’avance!

  6. Marcofsky et Claude-henri m’ont donné une idée: Je verrais très bien une adaptation Québécoise des Rois Maudits avec les leaders du parti Québécois dans le rôle de la Royauté Française… Claude Bourgeault en lieu du Sieur Robert D’Artois, toujours en train de courir pour reconquérir ses terres et Pauline Marois dans le rôle de la tante Mahault… Et pour les manigances et les coups fourrés pour conquérir le pouvoir, rien comme les congrès du parti Québécois…

    Pensez-y, cher Nelson. C’est la fortune qui vous attend! Vous pourriez même engager une agence de sécurité privée pour maintenir l’ordre ici, avec cette fortune! 🙂

  7. C’est là qu’on voit d’où le français québécois vient! Plein de mots dans ce texte que l’on considère aujourd’hui comme des expressions québécoises:: « À c’t heure », « barguigner » (et dire qu’on pensait que ça venait de l’anglais « bargin »), « Gaussant »…

  8. @dennis_dubeau

    c’est une idée comme une autre, Bouchard en Mortimer, Charest en Édouard, Dupuis en Despenser, Yves Michaud en Jacques de Molay, brûlé comme un hérétique, et bien sûr, Parizeau en Tolomei. mais bon, en souhaitant que « tante Mahault » n’ait pas trop de misère avec la loi salique…

    et j’oublais, Justin Trudeau en maçon d’Édouard…

    il ne reste plus qu’à trouver le titre… Les pygmés maudits?

    p.s.: « coups fourrés pour reconquérir le pouvoir », bin tin! il faut lutter à armes égales avec les libéraux 🙂

  9. Bravo M. Dumais,

    Avec votre permission, j’aimerais bien faire revivre l’expression chiés chantés, que de rires, larrons en foire…Votre lexique indique = Réussies, incroyable! mais ô combien imagé, du point de vue vocabulaire. Alors c’est décidé à l’unanimité, lorsque je réussirai, je chie chanterai…Votre chronique est excellente, les tournures de phrases et politesses envers autrui étaient assez remarquable, à l’époque, en effet, ceci me rappelle les tomes du Boréale Express que je m’amusais à lire passionnément lorsque j’étais marmaille épris de l’histoire des sauvages à la peau rouge, des gendarmes, et autres conquêtes des hommes blancs…
    Bonne Fête Stadaconé

  10. Ça explique peut-être pourquoi en «langage paysan», au Québec, on peut faire de belles images en peu de mots. Je me demande aussi, qui d’un Québécois ou d’un Parisien le moindrement éduqué comprendrait ce texte, d’un langage commun de jadis, à la première lecture. Dans un siècle ou deux, qui sait si nous parlerons, et écrirons, exclusivement en texto. Belle pièce d’anthologie… informatique!

  11. hum M. Dumais, effectivement comme Gilles Laplante, je parierais n’importe quoi que vous êtes en train de lire la série Fortune de France, ou que vous venez juste de la terminer 😉

  12. N’est-ce pas quelque temps après les évènements fondateurs de Québec que Blaise Pascal (1623-1662) inventa la machine à calculer (qui ne faisait qu’additionner, faute d’engrenages adéquats), machine qui fut un standard sur plus de trois siècles. Comme quoi, il y a des technos qui perdurent. En sera-t-il de même pour les « œuvres » de Bill Gates, Steve Jobs et Linus Torvald?

  13. Le mots me manquent… C’est… C’est, disons, délectable à s’en tarabiscoter les neurones.

    Plusieurs mots auraient avantage à être réintroduit aujourd’hui. Salamalec en mentionne un, mais d’autres sont jolis et seraient certainement d’usages, notamment le premier lié poétiquement au monde de l’informatique:

    poutouner (au lieu de «pitonner»): poutouner les touches du clavier.

    D’autres: gaussant, esmoignonnage (transformer en moignon? Trop drôle!), de clic et de clac, à force forcée, etc.

    Non, vraiment, ça me rend malencolique! J’apprécie ma langue davantage après lecture de ce pasquil. Merci, Nelson! 😉

  14. Bel effort, probablement amusant pour sieur Nelson…

    Je reviens à peine des USA, je me disais que les amerloques sont franchement chanceux de tous parler anglais et à quel point on part handicapé en naissant au Québec.

    Le français d’il y a 400 ans est presque incompréhensible et notre français actuel sera incompréhensible dans 400 ans.

    Pourquoi s’acharner à maintenir ce boulet à notre pied inutilement car il a peu d’avenir sauf dans une chronique d’un descendant spirituel de Nelson en ligne directe dans 4 siècles.

    Autant tous switcher à l’anglais dès maintenant. Sic!

  15. @ filpper_21 et phantoman

    Imbe a beau faire le troll, il n’en demeure pas moins que l’anglais du temps de Shakespeare est aussi difficile à comprendre pour un anglophone de 2008 que l’est pour nous le français de Rabelais. Et il doit en être ainsi pour toutes les langues qui ont été parlées par des cultures en mouvance, en évolution, en contact avec d’autres, etc.

  16. Je ne me souviens pas d’où ça provient, mais j’avais conserver ce texte:

    « Plusieurs témoignages confirment que, dès la fin du 17e siècle, tout le monde en Nouvelle-France s’exprime en français. Or, en France à la même époque, les patois sont encore très nombreux. En effet, deux Français sur cinq ne comprennent ni ne parlent le français ! Seulement un Français sur cinq en a une connaissance active. En 1698, le sieur de Bacqueville, alors contrôleur général de la marine en visite à Québec, écrit  » on y parle ici parfaitement bien sans aucun accent, on ne saurait distinguer le parler d’aucune province dans celui de la canadienne.  » Un navigateur fut tout étonné que tous ici, même les paysans, parlent un français comparable à celui de la cour du roi ! L’usage du français a donc été généralisé ici avant de l’être en France.

    On doit ce fait principalement à deux facteurs. Tout d’abord, les colons qui viennent peupler la Nouvelle-France sont originaires de différentes provinces françaises et chacun parle donc son patois maternel. Or, une fois ici, ils se retrouvent souvent avec un voisin qui parle un patois différent du leur, d’où la nécéssité d’une langue commune. On aurait choisi la plus prestigieuse, celle du roi, le  » françois « . Deuxièmement, on remarque que les femmes ont joué un rôle de première importance dans ce phénomène puisque ce sont elles qui apprenent la langue à leurs enfants. Or, des études prouvent que la grande majorité de celles-ci connaissait, au moins partiellement, le français.

    C’est ainsi que la Nouvelle-France parlera le français de la cour du roi, et non pas celui des philosophes et des écrivains. « 

  17. @imbe

    pourquoi ne pas aller vivre au Canada, en anglais? vous y trouveriez sans doute le bonheur.

    en appliquant cette logique, tout le monde devrait parler romain, il y a bien eut l’empire romain et tout le monde aurait dû se convertir dans la joie…

  18. Ce n’est pas un troll mais ma façon de voir les choses. Je respecte ceux pour qui « c’est une langue belle » même si eux, ne me respectent pas en essayant de me forcer à envoyer mes enfants à l’école française.

    Ça peut marcher pour les pauvres qui seront compétents transversaux malgré eux, mais pas pour ceux financièrement capables de faire des choix.

  19. @claude-henri:

    J’aime mieux le Vermont ou New York. On serait 20 millions au Québec si tous les québécois de toutes les époques avaient pensé comme vous. C’est un fait historique. Mais ils ont pensé comme moi.

  20. claude-henri se parlant à lui-même:

    soit quiet et apazime-toi, use mérangeoises plutôt que picaneries, et lasse-toi des clabauderie de ce manoufle manant, mais si tu ne peux t’aconter telle pleutlerie!

  21. Je ne peux m’empêcher de souligner que, bien que plusieurs se soient émerveillés de la forme qu’a prise ce billet de Nelson, ça ne les a pas empêchés d’en ignorer le contenu, comme semblent en faire foi les commentaires qui continuent de pleuvoir dans la chronique «So long Bill»…

    Ou bien est-ce plus simplement qu’ils n’en n’ont pas compris le sens? 😉

  22. @gemnoc (Content de te revoir!) 😉

    Bonne observation! C’est à croire que les pleutres vont (et veulent) conserver leur statut… 😐

  23. @imbe

    Parce que moi, je suis suffisamment intelligent pour parler les deux langues!
    Je n’ai nul besoin de sacrifier l’une au détriment de l’autre.

  24. @ Tous

    Le message que véhicule cette chronique ne semble pas avoir été compris. Et pourtant !

    Donc, demain, je vais revenir sur la question dans un texte intitulé « Les points sur les « i » où le message volera au ras des pâquerettes.

    En attendant, ceux parmi vous à qui le chapeau fait, abstenez-vous d’écrire si vous devez être impoli et, encore une fois, cessez d’ajouter ici à des moqueries publiées ailleurs !

  25. Beau travail de recherches ! Sachez mon cher Nelson, qu’un con nait à chaque seconde dans le monde et il faut inclure Québec. Je vais faire lire
    ce magnifique texte à des amis qui s’amuseront certainement. Heureusement, les cons que je connais, ne boivent jamais à la même table
    que moi, la vie est trop courte pour endurer ce genre de personne.

  26. @imbe
    Ça bouge les langues, tellement que sur plusieurs siècles ça devient une nouvelle qui vole de ses jolies petites ailes.

    Dans le dernier # de Wired me semble-t-il, un intéressant article expliquant que dans une dizaine d’années moins de 20% des gens qui parleront ou écriront en anglais seront… des anglophones. Vous dire ce que sera la prononciation, la construction de phrases et le vocabulaire…

    C’est d’ores et déjà la lingua franca, mais à l’instar du roman qui enfanta le français, l’espagnol, le roumain, le portugais et l’italien (j’en oublie là ?) cet anglais là sera un peu weird aux oreilles des anglos.

    Une langue est vivante quand la société qui l’utilise l’est. Et riche si possible. Le Français et la France ont dominé le monde il y a quelques siècle, l’Anglais depuis un bout, demain le Chinish.

    Bien parler sa langue est une richesse, fut-elle le plus obscure des dialecte. En parler plusieurs ajoute des rangs au collier de perles.

    Parlant de perles, la dernière de la blonde de Alain, experte en mixage de maximes, elle devait concerner le sus nommé : »Il a jeté de la poudre sur le feu »… On espère la prochaine.
    Alex

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