Linux de plus en plus fiable comme serveur de grands réseaux

illustration20080627011.jpgDans un rapport publié en janvier dernier par le Yankee Group, une firme de recherche établie à Boston, on apprend qu’en réseautique, Linux aurait fait des progrès considérables depuis 2006 et aurait même rejoint le niveau de fiabilité de Unix. Par contre, Windows Server aurait perdu des plumes, voyant son temps utilisable (« uptime ») décroître. Et, à éplucher le 2007-2008 Global Server Operating System Reliability Survey, on constate qu’au travers du savorama thorvaldien, ce serait SUSE Linux de Novell, Red Hat Enterprise Linux (RHEL) et … Ubuntu qui auraient marqué le plus de points.

illustration20080627041.jpgL’étude qui s’est penchée sur 400 sites en provenance de 27 pays, a pu démontrer que ces variantes de Linux avaient optimisé leur temps utilisable de 75 % par rapport à 2006, s’approchant ainsi de Unix, toutes versions confondues, dont le niveau de fiabilité a été établi à … 99, 99999 %; le Yankee Group utilise ici le terme « bulletproof ». Il n’en demeure pas moins que depuis deux ans, soutiennent les analystes bostonnais, tous les systèmes d’exploitation (Unix, Linux, Windows et Mac) s’avèreraient plus robustes et mieux ficelés que ceux de la décennie précédente.

De façon plus détaillée, 35 % des répondants à l’origine de l’étude provenaient de PME de moins de 100 travailleurs, 30 % de boîtes comptant entre 100 et 500 salariés, 8 % de sociétés de 500 à 1000 employés, 18 % de 1 000 à 10 000 et 11 % de plus de 10 000. Pour le moins, il s’agit là d’un échantillonnage représentatif conférant une certaine crédibilité aux conclusions du tableau qui suit. Si vous y jetez un coup d’oeil, vous verrez les différences entre 2006 (en vert) et 2007 (en bleu); plus la barre est longue, pire c’est.

illustration2008062702.jpg

Vous voyez d’abord, tout en haut, qu’en 2007, le temps d’arrêt (« downtime ») des « gros coffres » sous Windows Server (présent dans 91 % des sites couverts par le sondage du Yankee Group) ne se serait pas amélioré, loin de là. Ce chiffre fait se rider quelque peu les auteurs du rapport, puisque le système d’exploitation de Microsoft sert à héberger des logiciels aussi essentiels à l’économie que Exchange Server et SQL Server. Dans le cas de Windows Server 2000 (74 % des sites l’utiliseraient encore), le temps d’arrêt aurait augmenté de 5 %, c’est-à-dire qu’il serait passé de 9.3 à 9.9 heures. Quant à ceux sous Windows Server 2003, l’aggravation aurait été de 25 % par rapport à 2006, allant de 7 heures à 8,9 heures/serveur/année.

Cette performance décevante s’expliquerait par une série de rustines de sécurité essentielles publiées par Microsoft dans le courant de l’été et de l’automne 2007, des rustines qu’il aurait fallu installer, ce qui aurait obligé de mettre les serveurs hors ligne plus souvent que prévu. Si 10 % des administrateurs réseau questionnés ont admis avoir passé plus de 4 heures en 2007 à installer des rustines, contre seulement 2 % en 2006, le reste, 90 %, ont fixé ce chiffre à 26 minutes par serveur, comparativement à 18 minutes l’année précédente. Consolation, la situation serait sensiblement la même en giron Unix ou Linux, tel que le démontre le tableau ci-après.

illustration2008062703.jpg

Unix qui représenterait 10 % de l’ensemble des installations de systèmes réseau au monde, a obtenu les meilleures notes. Et, dans ce camp, la palme reviendrait à AIX, la saveur particulière à IBM où on ne déplorerait que 36 minutes de temps d’arrêt par serveur/année. En comparaison, HP-UX 11i (Hewlett-Packard) voit ce chiffre passer à 1,1 heure et Solaris (Sun Microsystem) à 1,4. Cela explique sans doute pourquoi IBM a voulu commanditer la diffusion du rapport du Yankee Group.

illustration2008062705.jpgCôté Linux, SUSE Linux (Novell), en versions « tablette » et « bidouille », est passé de plus de 4 heures de temps d’arrêt à un peu plus d’une heure, une diminution de 73 %. Cela expliquerait pourquoi sa part de marché serait passée de 13 % à 17 %. Idem pour RHEL dont l’amélioration aurait été de 75 %, dégringolant de plus de 7,1 heures à 1,75 heure et voyant sa part de marché bouger de 26 % à 31 %.

Du côté Debian, le temps d’arrêt aurait été de plus de 5 heures, ce qui, néanmoins, constituerait une diminution de 41 % par rapport à 2006. 24 % des répondants ont déclaré avoir au moins un serveur Debian dans leur organisation, en comparaison avec 15 % en 2006. Par ailleurs, on retrouvait dans 22 % des sites investigués, au moins une installation opérationnelle d’Ubuntu, ce qui serait une tendance nouvelle. Bravo M. Shuttleworth !

illustration2008062706.jpgJe ne suis pas en train de vous écrire que Microsoft en arrache. On connaît la fréquence ahurissante des attaques contre la plateforme réseau de l’Empire, ceci expliquant cela, dans la plupart des cas. À plus forte raison que Server 2008, à l’aube de son déploiement, serait meilleur que Server 2003, évangélise-t-on du côté de Redmond. L’intérêt de cet article est simplement de souligner l’évolution vers une plus grande maturité de l’alternative Linux, dont, phénomène intéressant à mentionner, celui d’Ubuntu.

Ceci étant dit, il faut quand même être réaliste : 9 serveurs sur 10 de par le monde sont sous Windows Server.

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77 réflexions sur “Linux de plus en plus fiable comme serveur de grands réseaux

  1. @stifou

    et demander un opinion a un politicien sur un quelquonque sujet informatique est aussi debile , la ca deviens des philosophe verbo-moteurs avec le politically correct MS bashing comme gaz laissons l’info aux informaticiens et l’art de tourner une phrase de 1000 mots pour tout dire et son contraire aux politiciens , pas que je soit pro ou anti MS ou linux mais la derniere chose qu’on a besoin dans ce context c’est bien la politisation du discourt

  2. @ stifou et re3e

    Il n’est pas nécessaire que les candidats soient des experts en informatique. Un sujet de cette importance devrait figurer au programme du parti. Et les candidats devraient connaître le programme. C’est assez fondamental, ça, non?

    Autrement, voici comment les choses se passent. Il y a quelques années, je demeurais à Verdun et Liza Frulla, la ministre du Patrimoine, était ma députée. Je l’avais appelée pour lui demander quelle était sa position sur les formats ouverts à la SRC (La SRC dépend de la ministre du Patrimoine.) Elle n’a jamais voulu me parler. Sa secrétaire m’a dit qu’elle ne connaissait rien à ça
    et m’a laissé le numéro d’un depuis petit fontionnaire à Ottawa.

    Celui-ci m’a dit que ce n’était pas lui qui prenait la décision et, d’un fonctionnaire à l’autre, je suis monté jusqu’au grand patron, qui m’a confirmé que,
    le grand patron, c’était la ministre et qu’il ne pouvait que suivre les directives…

    J’ai proposé à ma députée de la rencontrer pour lui expliquer la situation. Elle m’a toujours fait répondre un non catégorique. Si les ministres ne savent que prendre des petits fours à Paris, à quoi ça sert d’avoir des ministres? Ça, c’est le genre de parti pour lequel il ne faut pas voter. Chez les
    conservateurs, c’est certainement encore pire. J’suis pas sûr que la Vermer soit capable d’attacher ses souliers le matin.

    Au fond, le grand problème, dans tout ça, c’est que les journalistes ou chroniqueurs ne font pas leur job. Ils testent des bébelles, disent «Vive Bill Gates, c’est un bon gars» sans prendre la peine de voir ce que NetAction explique pourtant très clairement, mais les enjeux fondamentaux, ils n’y touchent jamais parce que Microsoft et compagnie pourraient oublier de leur envoyer des
    bébelles-logicielles à tester.

    C’est ainsi que, d’une petite lâcheté, en apparence bien insignifiante, à l’autre, on finit par ne plus vivre en démocratie et qu’on se fait exploiter exactement
    comme dans un système féodal.

  3. @ Gilles38

    1- Microsoft fabrique des produits, des « bébelles », comme vous dites, dont certains me sont expédiés pour que je les essaie et que j’en parle dans les médias.

    2- Il se peut que ces produits soient mauvais, auquel cas, je le dis, et quand le contraire se produit, je le dis également.

    3- Et s’il m’arrive de parler de Bill Gates, je ne produits pas alors une analyse socio-économico-politique et épistémologique de notre monde capitaliste; je dis ce que ce chef d’entreprise a fait et en quoi il a changé le monde. Rien d’autres; c’est ça ma job. Il y a une ligne à ne pas franchir, celle qui me sortirait du créneau dans lequel on m’a embrigadé professionnellement. Si je le fais, je vais pilasser dans les plates-bandes de plus compétents que moi.

    4- Il ne saurait être question de « petites lâchetés », mais de « structure lourde », celle des médias qui font que ça prend du monde pour traiter de techno, de char, de sport, de ciné, etc. Et, par-dessus tout ça, il y a les gourous éditoriaux, ceux que l’on paie pour voir clair à travers tout ça. Mais j’admets qu’ils ne s’attardent pas souvent aux enjeux technologiques.

  4. Sur les points 1 et 2, nous sommes absolument d’accord. Les produits de Microsoft et de Apple sont très populaires auprès du public et ce serait effectivement faire de l’éditorial que de les dénigrer sans discernement pour vanter Linux, BSD et le logiciel libre en général.

    Sur le point 3, il faut apporter de sérieuses nuances. Bill Gates n’était pas un «businessman redoutable».(1)

    (1)

    Sa chance, et notre malchance, a été qu’il soit arrivé en affaires à la jonction des ères industrielle et numérique. La technologie qu’il exploitait était numérique, le modèle économique était, et est toujours, industriel. Comment dire cela de façon simple, en se gardant de «l’épistémologique de notre monde capitaliste»? 🙂

    Si vous construisez une machine à vapeur, une automobile ou un avion, vous n’entravez d’aucune façon la démarche d’un autre entrepreneur. Quiconque a les moyens de se payer des machines-outils, peut se lancer en affaire lui aussi.

    En informatique, quiconque réussit à imposer au début son système d’opération aura, par la suite, la clé de vouàûte qui lui permettra de contrôler tout ce qui s’y greffe comme bon lui semble, ce dont Gates ne s’est pas privé, contrairement à ses promesses aux jeunes des clubs informatiques.

    Dans « A Second And Final Letter (1)», il écrit:

    (1)

    «In discussing software, I don’t want to leave out the most important aspect, viz., the exchange of those programs less complex than interpreters or compilers that can be written by hobbyists and shared at little or no cost. I think in the forseeable future, literally (sic) thousands od such programs will b eavailable through users librairies. The availability of standardized compilers and interpreters will have a major impact impact on how quickly these libraries develop and how useful they are.»

    On voit donc que Gates comprenait, dès le début, que le développement devait, du moins en partie, se faire de façon communautaire. Il aura pourtant passé sa vie à se battre contre se mode de développement pour imposer l’hégémonie de Microsoft. Et là, je ne parle pas seulement de Linux(1), je parle de toutes les compagnies qu’il a achetées pour les réduire en purée. Je pense, entre autres, à Fox, la base de données, ou à WordPerfect, qu’il n’a pas achetée, mais la liste est longue(2).

    (1) BSD, Gates aime bien, parce qu’il peut faire ce qu’il présentait comme un péché digne de l’échafaud, soit voler le code.

    (2)

    Ces compagnies étaient en général très dynamiques. Si leur technologie a parfois été récupérée, on ne peut pas dire que leur progression au sein de Microsoft a été fulgurante.

    Et DR-DOS, vous vous en souvenez? Il était bien supérieur au DOS de Microsoft!

    «In 1990, with no version of DOS to ship in competition with DR-DOS, Microsoft began issuing press releases about the imminent « new DOS » that would include all the features buyers liked in DR DOS and more. Yet Microsoft would fail to ship MS-DOS 5.0 for over a year (slowing DR DOS sales in the meantime) and when it did, it used a new system of deals with hardware resellers to essentially destroy the market for DR-DOS.[8] Microsoft began requiring all manufacturers installing MS-DOS on any machine to pay a license fee to Microsoft for every machine they sold – whether they installed MS-DOS or not. Essentially, the hardware sellers had to pay for MS-DOS in any case so they refused to pay extra for a competing operating system; DR DOS peaked at $31 million in sales in the year DOS 5.0 was introduced and would rapidly be driven from the market.[9] The fact that early versions of Windows issued false error messages that made DR DOS appear incompatible with Windows just added to the destruction of competition for DOS.[10]

    The Justice Department belatedly began investigating Microsoft for anti-trust violations and forced the company in late 1994 to sign a consent decree promising not to commit the same offenses in the future, but by this point the damage had already been done and Microsoft owned essentially 100% of the operating system market for all non-Apple desktop computers.»

    On n’en finirait pas de citer les compagnies que Bill Gates a sabotées avec cet atout que lui donnait l’ère informatique: une fois qu’on a son SO sur tous les ordis, que les gens y sont habitués, on peut faire ce qu’on veut. Une fois conçues, les petites disquettes ne coûtaient presque rien à produire et on pouvait faire des offres aux manufacturiers qu’il ne pouvaient refuser.

    Apple offrait une alternative, mais en faisant payer pour du hardware propriétaire. Il a fallu que Linus Torvalds fasse une proposition ridicule sur la Toile pour qu’enfin une alternative puisse naître:

    «I’m doing a (free) operating system (just a hobby, won’t be big and professional like gnu) for 386(486) AT clones. This has been brewing since April, and is starting to get ready. I’d like any feedback on things people like/dislike in minix, as my OS resembles it somewhat (same physical layout of the file-system (due to practical reasons) among other things).»

    Et, encore aujourd’hui, Microsoft use des mêmes manigances. On offre des rabais sur XP pour que les dimensions de l’écran ne dépassent pas 10″, le disque dur, 80G et la RAM, un Gig, je crois. Faudrait pas que ça devienne trop gros ces trucs! Déjà que XP patine, Linux prendrait toute la place. Microsoft encourage à renommer Ultra Light PC (ULPC), les Ultra Mobile PC (UMPC), qui, au train où vont les choses risquent d’être bientôt tout sauf light. C’est encore une excellente illustration du progrès qu’on doit à Microsoft. (Il faut-il encore que je trouve les références sur la Toile?)

    Alors, moi, quand on me dit que Bill Gates a fait progresser le monde de l’informatique, je trouve ça un peu gros. Si Bill Gates n’avait pas écrit DOS 1, quelqu’un d’autre l’aurait fait et, pour peu qu’il ait été moins buinessman véreux, j’en aurais certainement plus profité, même si j’aurais peut-être eu mon premier ordinateur un an plus tard. On a tord de croire que si ce qui s’est passé n’était pas advenu, ç’aurait été le néant. Et si Richard Stallman et Linux Torvalds ne sont pas aussi riches que Bill Gates, ce n’est pas qu’ils n’ont pas le sens des affaires, mais qu’ils ont un intérêt pour l’informatique, et non pour l’argent.

    Reste le point 4, les petites lâchetées. Bon d’accord, un journaliste ne peut se permettre de faire de l’éditorial. Mais, écrire à la ministre du Patrimoine pour connaître son point de vue sur les formats ouverts et en faire rapport sur un blog, est-ce de l’éditorial? J’ai déjà été journaliste, et je ne crois pas que ce soit le cas…

    Mais alors, Microsoft enverrait-il toujours ses logiciels pour les tester? Évidemment, n’est-ce pas M. Dumais? Seulement, bon, on sait que la poste a parfois des lenteurs et… il pourrait arriver après que les autres journaux aient publié leur test. Les oh, combien précieuses 🙂 informations « confidentielles » pourraient ne plus couler. Le journaliste pourrait être invité moins souvent à New-York, Boston ou Redmond. Etc. D’où les petites lâchetés — ppour être vraiment un bon journaliste à l’affût, cela va de soi! — qui finissent pas faire partie du décor et auxquelles on ne pense plus trop.

    Malgré tout, M. Dumais, vous tenez un blog, et il faut un certain courage pour laisser les gens s’exprimer librement, entre autres, sur le travail que vous faites. Alors, tout n’est peut-être pas perdu. Dans notre société qui n’en finit plus de dégringoler, mais qui finira certainement un jour par atteindre un fond dont il sera difficile de remonter, peut-être vaudrait-il mieux arrêter de, pour reprendre une expression que m’avait suggérée Foglia, arrêter de «putasser». (Il me trouvait un peu trop «pur» 🙂

    Cela ne signifie pas faire de l’éditorial mais, lorsque certaines forces en présence exigent un certain degré de compromission, sans doute vaut-il mieux choisir celle qui en exige le moins.

    Avez-vous déjà eu l’impresseion qu’écrire sur Linux exigeait de votre part beaucoup de «petites lâchetées»?

    Allez! J’espère que je n’ai pas trop donné dans l’épistémologie, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour reviser. Vous avez une femme qui fait vos confitures, vous?

  5. Oh, là, là! «petites lâchetées», etc. et les URLs qui ne sortent pas (trop longs peut-être?) Allez, avec le texte chez Google, vous saurez bien trouver. Il se fait tard.

  6. @ Gilles38

    Dans la mesure où le fait d’entretenir un blogue quotidien pour Gesca équivaut à fabriquer un produit de divertissement, écrire sur Linux est effectivement une « petite lâcheté » puisque, à mon avis, cet acte permet d’engranger de nouveaux lecteurs et permet de plaire à une bonne part de ceux qui le sont déjà.

    Et, ici, c’est moi qui fait les confitures.

  7. @ Nelson Dumais

    Je ne vois pas pourquoi vous dites qu’«entretenir un blog pour Gesca Gesca équivaut à fabriquer un produit de divertissement». Gesca s’est toujours présentée comme une entreprise d’information et la section informatique devrait être écrite avec autant de sérieux que la section politique, même si les choses sérieuses sont parfois divertissantes.

    En information, il n’y a pas de petits sujets et, si Linux est employé par moins de gens que Windows, il faut voir pourquoi et s’il n’y a pas lieu de remettre les choses en perspective. Ceci attire des lecteurs, et c’est très bien, mais je vous avoue que je trouve parfois que les discussions seraient moins âpres si les faits étaient mieux établis, si on faisait un peu d’histoire plutôt que d’exprimer des sentiments par rapport à son SO favori.

    Je suis content qu’on s’entende sur le reste et vous remercie de m’informer de ce qu’il serait vain de songer à me doter d’une douce moitié pour ne plus avoir à faire les confitures. Les temps sont durs!

    Je laisse les références pour mon message précédent, sans mettre de chevrons autour des URLs, cette fois. Ça devrait mieux aller.

    Référence à direction Informatique, article de Nelson Dumais:
    http://www.directioninformatique.com/DI/client/fr/DirectionInformatique/Nouvelles.asp?id=48982

    « A Second And Final Letter » de Bill Gates
    http://www.startupgallery.org/gallery/notesViewer.php?ii=76_4&p=5

    Compagnies acquises par Microsoft:
    http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_companies_acquired_by_Microsoft_Corporation

    NetAction sur DR-DOS
    http://www.netaction.org/msoft/world/MSWord2World.html

    Premier message de Torvalds sur son projet Linux
    http://en.wikipedia.org/wiki/Linux_kernel#History

  8. Dis donc, on finit toujours par en manquer un bout. Je ne connaissais pas Bran Van 3000, qui se produisait ce soir au Festival de Jazz. Anyways, j’ai rendez-vous demain chez le doc et, à mon âge, il faut demeurer raisonnable. J’ai donc visité le site:

    http://www.bv3k.com/

    J’ai bien aimé, surtout «Love U», voir section Vidéos

    The world is trying to make us
    Go against our will
    There’s too many mountains
    Grown up from a hill
    Just take nothing less
    Than the second best
    Do not obey
    What most people say
    Cause you can pass the test
    All I want to do is love you
    Baby, weve got to move on up
    Weve got to move on up

    http://www.lyricsfreak.com/b/bran+van+3000/astounded_20023552.html

    Je suppose que tout le monde connaît Bran Van depuis des années, mais sinon, je vous suggère fortement une visite. Autrement, vous allez vous en vouloir de paraître dépassé, comme moi. Seigneur que ç’a dû chauffer ce soir au Festival de Jazz! Avec tout le monde qu’il y avait là, ça dû être l’enfer.

    Ouais… pas grand chose à vor avec les serveurs. On peut suggérer tout de même?

  9. @ trocupei

    J’ai peur qu’on ait manqué quelque chose. Dommage que ça n’ait pas été télédiffusé… J’aurais échangé ça tout de suite pour le spectacle de la Fête du Canada.

  10. Un vieux corniaud fait ici une analyse de Mandriva. Il trouve des problèmes que je n’ai jamais rencontrés, comme:

    «On the negative side, the last part of the installation procedure wants you to register as a member of the « Mandriva Community ». The window, buttons, and the text that tries to explain this and lead you through the procedure is a rather bizarre combination of bad English and at least one or two other languages that I didn’t even recognize. This doesn’t make a good impression, to say the least.»

    Je ne me rappelle pas du tout avoir été harcelé pour faire partie de la Communauté Mandriva, quoi que ce n,est peut-être aps une mauvaise idée.

    Ensuite, il se plaint de ne pas avoir les plus récentes versions des logiciels, dont Firefox. Un développeur lui répond plus bas que Mandriva prèfère la stabilité au bleeding edge. Ceux qui ont déjà essayé Fedora pourront apprécier le gros bon sens de cette décision.

    Mais, finalement, le monsieur est tellement content qu’il va l’installer sur son portable principal.

    Toutefois, l’installation à partir du Live-CD occasionne des mises à jour inutiles. Ce serait trop long d’expliquer. Ne pas installer à partir du Live-CD, mais de la version Free.

  11. @Gilles38

    Ditto pour la suggestion.

    Point 2: Je viens de faire une petite « trempette » (bon ok, J’ai carrément sauté dans la piscine!!) dans le monde Linux et ma foi… j’en suis impressionné… J’imagine que chacun veux bien voir ce qu’il veut… après tout, ce sont leurs yeux!

  12. @Gilles38

    Perso, ça me fatique aussi la page d’enregistrements. Je trouve les boutons pas très ergonomique. M’enfin, pas très grave, ça n’apparaît qu’une seul fois. Mais je ne comprend pas ce paragraphe:

    Graphically it is quite nice, but it has what I considered an irritating tendency to ask, over and over again, if it is ok to continue doing whatever it was that I had just asked it to do

    De mémoire, ça fait partie des features de KDE de poser la question la première fois qu’on utilise quelque chose. S’il utilise OpenSuse, ça devrais être la même chose, non?

  13. @ dennis_dubeau: Attention à la trempette! Elle est addictive.

    Il y a quelques années de cela, Klaus Knopper, l’auteur de Knoppix, à qui je proposais une comparaison entre Linux et Windows m’a dit qu’il ne pouvait me suivre parce qu’il ne connaissait rien à Windows. Rien à Windows? Un diplômé en génie électrique? J’ai pensé qu’il se foutait de ma gueule.

    Mais aujourd’hui, je comprends mieux, parce que moi-même, après bientôt 7 ans de Linux, je ne comprends plus rien à Windows et ça ne m’intéresse plus. Et ça ne m’intéresserait pas plus si Windows devenait gratuit et sécuritaire. Il y a des choses dans Linux auxquelles on se fait et desquelles on ne pourrait plus se passer. On ne pense même plus au fait que Linux est gratuit et qu’il offre une liste longue comme le bras de logiciels très performants. Non, c’est juste les petites habitudes niaises.

    Prends The GIMP, le logiciel de traitement d’images, par exemple. Les gens qui emploient PhotoShop trouvent que c’est débile parce que tu n’as pas l’interface tout autour de l’image sur laquelle tu travailles. Moi, je trouve que c’est merveilleux. Je choisis les outils dont je veux me servir, j’en clique un, je mets ma photo en plein écran et, aussitôt que je commence à travailler avec l’outil, les interfaces disparaissent automatiquement. Comme, préalablement, j’ai établi un raccourci pour appeler les interfaces — CTRL + lettre — il me suffit de l’employer pour les faire réapparaître. Elles occupent alors peut-être deux pouces carrés sur l’écran car, avec un double-clic sur la barre titre, chaque interface remonte (shade) et il ne reste plus que la barre titre. Avec KDE, il suffit de faire un mouse-over sur la barre titre pour que l’interface se déploie. Avec GNOME, il faut un clic.

    Quand tu travailles en plein écran, la plupart du temps, tu n’as pas besoin de faire des zoom in pour modifier des détails. Bien, tu vois, je ne serais plus capable de me passer de ça.

    Dans le menu à gauche de la barre titre des applis Linux, il y a «Au premier plan», dans le menu. C’est très utile quand je veux écouter une chanson sur YouTube et que les paroles ne sont pas trop compréhensibles. (Music Inferno de Madonna, par exemple). J’ouvre une deuxième fenêtre de Firefox que je mets au premier plan, je vais chercher les paroles et je démaximise la fenêtre à droite de l’image de YouTube. À gauche, j’ai l’image et, à droite, les paroles.

    Bon, c’est peut-être comme les onglets dans Firefox, et Windows offre peut-être ça aujourd’hui. Mais, bon Dieu, pourquoi payer pour attendre des années avant d’obtenir ce que Linux offre tout de suite.

    Prends les Spaces, que Apple présente comme la dernière nouveauté: ça existe depuis toujours sur Linux et ça s’appelle des consoles virtuelles ou espaces de travail. Tu les cliques ou tu fais alt + ctrl + flèche gauche ou droite et, dans un espace, tu peux avoir tout les logiciels ouverts pour ta comptabilité, dans un autre, tu as tout ce qui concerne le web et le courriel, dans un autre, les applications graphiques, etc.

    Je suis d’accord que ces questions d’ergonomie, ce n’est rien par rapport à ce que Linux offre comme stabilité et sécurité, mais je ne peux plus m’en passer. Pu capable. Pu capable d’entendre toutes les niaiseries que les compagnies sortent pour vendre ce qui existe depuis toujours sur Linux. Fini, the end, caput!

  14. @ phantoman

    Je t’avoue que ce chroniqueur me semble un peu perdu. Si j’ai cité son article, c’est juste pour dire que même les gens les plus perdus finissent pas réussir à faire fonctionner Mandriva 🙂 Tu noteras que, après les remarques du développeur de Mandriva, il décide tout de même de l’installer sur son portable principal.

    C’est la différence entre Mandriva et d’autres distributions comme Fedora. Mandriva teste ses logiciels avant de les offrir. Le bleeding edge, ils s’en foutent, ils préfèrent une version qui n’est pas buggée.

    Même s’ils t’offrent la version 0.3 d’Elisa (gestion multimedia), cela veut dire que même s’il reste des caractéristiques à ajouter, la version doit être stable.

    Une distribution qui ne t’envoie pas n’importe quoi sous prétexte de tester, quand c’est à se demander si les développeurs eux-mêmes se servent de leur produit tellement il est buggé, ça vaut de l’or en barre.

  15. @Gilles38

    De par mon utilisation de Windows, il existe des logiciels beaucoup trop verticaux (e.g inexistants ailleurs) pour que je reste du côté clair de la force!

    Ce sont notamment des processeurs de signaux audio et des simulateurs logiciels d’amplificateurs qui n’existent vraiment pas ailleurs…

    Bien sûr, je peux virtualiser Xp mais, chaque petit clock de CPU est précieux, dans le domaine de DAW (Digital Audio Workstations)… C’est une limite physique, simplement…

    Mais RIEN ne m’empêche d’utiliser deux disques durs… POSITIVEMENT rien… Best of both worlds!

  16. @ dennis_dubeau

    Je t’avoue ne rien connaître à ton domaine d’expertise, mais ici:

    http://en.wikipedia.org/wiki/Digital_audio_workstation

    dans la section Free and open source software, tu pourras peut-être trouver des équivalents. Il y a aussi:

    http://www.linux-nantes.org/DOC/liste-equivalences-logicielles.html

    Il reste toujours certains domaines où Linux est peu employé. Le médical est un autre cas. Il y a aussi des domaines où il n’y a pas d’équivalent à Linux: dans l’exploration spatiale, Microsoft et Apple ne sont pas très forts 🙂

  17. @Gilles38

    Sans être un expert d’élite, j’ai une immense expérience dans ce domaine. Sauf sous PROTOOLS sous MAC… qui coûte deux bras et demi…

    Je dirais que je suis semi-professionnel.

    Pour ton deuxième lien, je l’avais déjà vu et la section dont je parle est le traitement (processing) et je fais un copié-collé ici, qui vient de là-bas:

    « Les logiciels de traitement audio sous Linux sont loin de rivaliser avec ceux disponibles sous MS Windows, mais ils sont largement suffisants pour effectuer des traitements simples. Le meilleur sous Linux est sans conteste Audacity.  »

    C’est là le point faible de Ardour sous Linux. Mais, c’est loin d’être incontournable… Je peux très bien processer sous WIndows et créer le plus gros du travail live sous Ubuntu… et pour d’autres fonctions de remixages!! Ce Ardour est d’un simplicité dingue à opérer! A-DO-RA-BLE!

  18. @ dennis_dubeau

    Ardour, d’une simplicité gingue à opérer… pour quelqu’un qui s’y connaît, mettons:

    Quant au reste, ne t’en fais pas, ça viendra.

  19. @Gilles38

    Sur le lien envoyé, ce que tu vois, c’est l’équivalent d’un CD complet de musique audio, soit à peu près 800 megs de données audio! Et ce, d’un seul coup d’oeil !!

    Il ne faut pas se laisser impressioner par l’aspect visuel… En haut de l’écran, tu vois la fonction de « transport »… pense à une simple machine à cassette avec les boutons Play Stop et Record. En bas, tu vois toutes les pistes audio stéréos… Ça à l’air impressionnant parce qu’il y en a plusieurs mais elles sont répétitives!

    L’ergonomie est simple, comparé à:

    http://cakewalk.com/Products/SONAR/Francais/Collage.htm

    Ouf… avec Sonar, il est fortement recommendé d’avoir deux sorties vidéos tellement il y a d’informations à gérer…

  20. La page que tu suggère s’appelle « Collages » et on dirait bien que l’intégration est moins poussée. De toute façon, si jamais j’ai besoin de quelque chose du genre un jour ,Audacity devrait suffire.

    Mais, dis-moi, qu’est-ce que tu fais en tant que semi-professionnel? Y a-t-il un endroit où on peut entendre tes montages?

  21. @Gilles38

    C’est exactement ce qui fait la force de ce logiciel, Gilles… On peut interconnecter des sous-logiciels (plugins VST) et ça peut se configurer à l’infini ou presque! Dans leurs versions de BASE respectives: Cakewalk possède déjà beaucoup des processeurs!! Et on dirait que Ardour est un peu plus limité mais, je ne fais que commencer, avec Ardour. Je n’ai pas encore essayé la fonction dite JACK (interconnexions)… à suivre.

    Oui, J’ai quelques produits finis que j’ai mis sur une page mais, je dois demander la permission de Nelson pour dire où. Politesse obligeant.

  22. Mais, et c’est un gros mais, Ardour est plus simple à utiliser. J’ai, directement et out of the box, avec des moyens dignes d’une machine à cassette des années 70, créé un petit riff de blues: Accompagnement, Bass et ligne de support en 5-6 minutes!!

    Avec Cakewalk, c’est pas si simple…

  23. Bonjour c,est juste pour vous donner mon avis sur cet article, et bien au mois de fevrier j’ai découvert Ubuntu et maintenant j’ai un serveur Linux et depuis deux jours j’ai fait fonctionner mon serveur ftp et pour le tester je suis allé dans mes vacances chez mon freres au cap de la madeleine et je me suis connecté dessus tout marche, chose que j,ai essyé avant avec Windows (filezilla) et que je n’avais jamais réussi, en plus avec Linux c’est tres sécure donc ceci est ma réponse aux serveur de Windows et cela vaut mille mots. Merci Nelson car ton article sur l’installation de Hardy Heron en mars m’a donné la motivaton pour le saut final c’est comme lorsque l’on apprend a nager pour la premiere fois, nager dans le monde de Linux c’est découvrir l’informatique libérer de la tyrannie, on s’amuse en étant libre.
    je fonctionne avec la 8.04 64 bits mais avec le noyeau 2.6.24.-16 car avec les versions suivantes, j’avais du trouble avec mes périphériques usb et je n’ose pas installer les versions suivantes, peut etre quelqu’un pourrait me renseigner la-dessus.

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