Telus : Trois prises, t’es mort !

illustration2008060201.jpgLa semaine dernière, Telus me faisait parvenir un communiqué de presse qui m’attrista profondément. J’aurais pu appliquer l’adage « Trois prises t’es mort » et cesser de le lire dès la troisième anomalie linguistique, mais j’ai persévéré. Cela pour deux raisons : j’ai du varech dans le sang et ma rimouskoise de blonde a été secrétaire de direction chez Québec Téléphone (désormais Telus Québec). Je le lui ai fait lire, leur communiqué, et sa réaction a été: « Mon Dieu que ça a changé ! » Même si, aujourd’hui, elle gagne sa vie ailleurs comme cadre, elle s’est assise et, en deux minutes, à grands coups de stylo encoléré, a réécrit le texte comme elle l’aurait fait dans le temps.

illustration2008060202.jpgIl vous faut la comprendre, ma blonde. Québec Téléphone était une des grandes fiertés de Rimouski, quasiment au même titre que l’Île Saint-Barnabé ou l’Islet à Canuel. On y travaillait ? On en était orgueilleux et la société locale nous percevait de façon très positive. Le terme « pérennité » venait à l’esprit tant il était inconcevable qu’un jour il n’en soit plus ainsi. Pendant des décennies, ce joyau de l’empire Brillant (Jules Brillant, fondateur de CJBR, deuxième station de télé à entrer en onde dans l’histoire du Québec, de la Compagnie de Pouvoir du Bas-Saint-Laurent, nationalisé en 1962, etc.), avait veillé « paternellement » sur le Bas-du-Fleuve, la Gaspésie, la Beauce et la Côte-Nord. Ce qui allait de soi.

illustration2008060203.jpgMais dès 1995, la déréglementation fit qu’il n’y eut plus d’acquis. La maraude commença à agiter le territoire de QuébecTel. Ce microcosme jusque-là en marge que rien ne prédisposait à devenir une jungle, entreprit de vivre à l’heure de Toronto. Façon de parler. On connaît la suite. Telus en devint propriétaire.

Or, à ce qu’il semble, la fierté en a pris pour son rhume. Jugez-en plutôt en lisant leur communiqué; je vais vous mettre en rouge ce qui nous a dérangés le plus, ma blonde et moi, et en mauve, les fautes d’orthographe décelées.

Le 31 mai 2008

La Journée du bénévolat de TELUS place au cœur le mieux-être des communautés

Près de 850 membres de l’équipe TELUS au Québec, dont 500 à Montréal, se mobilisent pour effectuer un changement durable

Montréal (Québec) – Le samedi 31 mai, des membres de l’équipe TELUS donneront où ils vivent en consacrant du temps et de l’énergie au verdissement des abords de l’Hôpital pour enfants de Montréal du CUSM en collaboration avec SOVERDI. Le quadrilatère Tupper, Sussex, René-Lévesque et Atwater présente une chaleur excessive en raison de l’asphalte abondant et de stationnements qui le ceinturent. Les enfants et adolescents, leurs parents, le personnel de l’Hôpital ainsi que tous les résidents du quartier verront les effets quasi immédiats de l’intervention des membres de l’équipe TELUS. Plus de 1 000 vivaces, arbustes et arbres seront plantés afin de créer des espaces ombragés, tout en réduisant la température ambiante lors des journées de canicules. Les végétaux embelliront également la façade de l’Hôpital le rendant plus attrayant pour ses jeunes patients, égayant ainsi leur visite.

Cette activité se déroulera dans le cadre de la Journée du bénévolat de TELUS, où les membres de l’équipe TELUS donneront où ils vivent. À cette occasion, plus de 7 000 membres de l’équipe TELUS, y compris les employés, les retraités, les parents et amis, participeront à l’une des centaines d’activités de bénévolat prévues dans tout le pays. Les participants prendront part à des projets qui leur tiennent à cœur et qui sont axés sur l’environnement, la jeunesse et les moins fortunés.

Près de 850 membres de l’équipe TELUS au Québec, dont plus de 500 à Montréal, passeront leur samedi à aider une panoplie d’organismes communautaires, y compris à : créer un jardin et un lieu de repos pour les personnes qui fréquentent le Bureau de la communauté haïtienne; faire le grand ménage des locaux du Phare; aménager les plate-bandes de l’école Marguerite-Bourgeoys en collaboration avec Le sentier urbain; puis à préparer des boîtes à lunch pour les enfants servis par l’organisme Partageons l’espoir.

illustration2008060205.jpgAu fait, elle a écrit quoi, ma blonde, de son stylo peu réjoui ? Elle a ramassé l’histoire en trois paragraphes. Quant à moi, avant de vous les mettre en ligne, j’ai fait ce qui s’apprend au cégep en Communication 101, j’ai ajouté des périphrases pour présenter les organismes dont il était question. Voici le résultat :

Coup de pouce de Telus à la qualité de vie communautaire

Montréal (Québec) – Dans le cadre de la Journée du bénévolat chez Telus qui aura lieu le samedi 31 mai prochain, quelques 800 employés de la division québécoise participeront à des projets communautaires axés sur l’environnement, la jeunesse et les démunis.

Parmi les projets, mentionnons le verdissement des abords de l’Hôpital pour enfants de Montréal (constituante du Centre universitaire de santé McGill), projet qui se fera avec la collaboration de La Société du verdissement du Montréal métropolitain (SOVERDI). On sait qu’en période de canicule, le quadrilatère Tupper, Sussex, René-Lévesque et Atwater présente une chaleur plus élevée que la normale en raison de la présence massive d’asphalte sur les artères et dans les stationnements. En plantant fleurs, arbustes et arbres, les bénévoles aideront à créer des espaces d’ombre, ce qui contribuera à réduire la température ambiante, tout en embellissant la façade de l’hôpital.

D’autres projets viseront à créer un « jardin et un lieu de repos » pour les visiteurs du Bureau de la communauté haïtienne, à faire le « grand ménage » des locaux du Phare, un organisme de soutien aux parents d’enfant gravement handicapé, à aménager les plates-bandes de l’école Marguerite-Bourgeois (en collaboration avec l’organisme environnemental Le sentier urbain), ou encore à préparer des repas pour le compte de l’organisme d’aide aux démunis montréalais Partageons l’espoir.

Triste et lamentable ! Dans tous ces jeux de fusion, de rachat, d’expansion, de mondialisation, dans cette effervescence technologique tout azimut, y a-t-il encore place pour le respect des cultures, en tout cas de notre langue ? Devant un tel texte, que vont penser de nous ces immigrants maghrébins, levantins, européens qui nous arrivent avec, dans leurs bagages, une maîtrise du français assez souvent supérieure à la nôtre ? Suis-je habilité à avoir honte ? Et, encore une fois, pourquoi suis-je le seul à chialer sur un tel état de fait ?

illustration2008060204.jpgJe ne demanderai pas s’il est moralement acceptable de laisser passer un texte aussi mal écrit quand on est une « force de vente » (sic), je risque d’être déçu par la réponse. Je vais plutôt demander si le fait d’écrire de cette façon peut avoir une incidence sur le chiffre d’affaires ? Il me semble qui si un texte est difficile à comprendre, le message ne passera pas, non ? Il m’est avis que 300 ans plus tard, la maxime de Nicolas Boileau continue de s’appliquer :« Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément ».

Quel dommage !

Publicités

79 réflexions sur “Telus : Trois prises, t’es mort !

  1. Bon j’hésite encore avant de soumettre un humble commentaire, la dernière fois je me suis fait taper sur les doigts pas mon « amie » bibelot. 🙂 Je viens de perdre ma pianiste préférée 😦
    Ceci dit voici mon opinion sur le délicat sujet de la langue française.
    il ne faudrait jamais avoir de retenu pour défendre son identité. Les autres ne le font pas ! Bien que marié avec une cubaine qui parle espagnol et qui est fier de sa langue te de sa culture, ici, au Québec, c’est le seul et dernier territoire francophone auto-gouverné (elle est bonne celle-là, non ?) en amérique du nord, et je lui ai transmis nos valeurs, ce qui fait d’elle une québécoise 100% québécois francophone. Elle écrit mieux le français que bien des anglophones qui sont nés ici mais qui on oublié dans quelle société ils vivaient. Notre langue c’est la seule chose qu’il nous reste puisque nous n’avons pas un pays à nous. (Je veux dire JUSTE À NOUS).
    Défendons-là contre la médiocrité, contre la paresse, contre l’assimilation.
    Nelson, merci encore pour ton opinion sur ce blogue.
    Il y a moyen d’être ouvert sur le monde et en même temps de se respecter comme peuple francophone.
    http://www.protegez-vous.ca/chronique-hein.html?page=1&resultats=Tous
    Pathétique ce lien, mais en même temps drôle à mort !

  2. Moi… être au marketing de Telus… je demanderais à un ado de 15 ans de pondre le texte en MSNais!

    Deux choses: Ça tiendrait en moins d’UN paragraphe. Les jeunes accrocheraient tout de suite!!

    Bien sûr, pour les non-clavadeurs… ça demande : un café bien fort, beaucoup de concentration et une lecture phonétique à voix haute mais, il paraît qu’on s’y fait…

  3. @ flipper_21 et tous les lecteurs

    Évidemment que ce n’est pas aussi simple que semble l’indiquer mes propos. Ce lieu de parole ne permet pas véritablement de faire de longue démonstration.

    Les québécois ne sont pas les seuls à vivre avec cette problèmatique. Les anglophones se plaignent du même problème. Donc c’est un problème qui se retrouve chez plusieurs peuples civilisés.

    Quand je parles de la société québécoise, cela inclue évidemment la famille qui est le berceau de toute société.

    J’ai passé à 2 reprises à travers le système éducatif, soit au collégial vers l’age de 18-20 ans et un retour vers l’age de 35 ans. Ma vision de l’école à beaucoup changé lors de mon dernier séjour. Il est vrai que j’ai rencontré des professeurs exceptionnels mais aussi beaucoup de profs qui avaient abandonnés leur mission.

    Ma principale critique se situe au niveau des gestionnaires bureaucrates qui ont litéralement torpillés le système avec ce mécanisme de nivellement par le bas. Autrement dit, si il y a un pourcentage trop élevé d’étudiants qui ne passent pas la moyenne, alors on modifie cette moyenne. Au niveau politique c’est bien comprenable car aucun ministre de l’éducation n’est prêt à dire que le gouvernement vient de dépenser 500 millions (chiffre au hazard) mais que 75% des étudiants devront reprendre leur année en cours. C’est un suicide politique.

    Le ‘no fault » (aucune consécance) relié à ses choix, c’est bien le fun mais ce n’est pas très probant à long terme pour une société. Quand je regarde la situation actuelle dans nos sociétés, Il semble donc à première vue que nous avons fait des choix pour le moins discutable à long terme (Et cela à tous les niveaux).

    Bref ma vision de la situation est possiblement érronée, mais je crois que l’effort et le dépassement de soi sont encore des valeurs acceptables, mais qui ne sont pas nécessairement en harmonie avec notre société de surconsommation à outrance.

  4. Alain_from_the_west a dit: «Bref ma vision de la situation est possiblement érronée, mais je crois que l’effort et le dépassement de soi sont encore des valeurs acceptables, mais qui ne sont pas nécessairement en harmonie avec notre société de surconsommation à outrance.»

    Ce n’est pas erroné du tout! Je crois que tu mets le doigt dessus.

    @frérôt_Dubeau

    Hé hé hé! Ça faisait longtemps que je voulais le dire au paternel.

  5. Ça me rappelle l’époque où je faisais de la révision linguistique pour le compte d’un gouvernement d’une province officiellement bilingue que nous ne nommerons pas ici…

    Mon travail consistait à réécrire la traduction des communiqués de presse (traduits par des traducteurs « agréés ») et à les rendre lisible pour le lecteur francophone; il s’agissait d’un contrôle de qualité essentiel dans bon nombre de cas. Sans révision, beaucoup de ces communiqués de presse auraient créé des malentendus inutiles ou des petits scandales… comme c’est le cas aujourd’hui.

    Je suis étonné de voir qu’une grande entreprise comme Telus ne s’impose pas une plus grande rigueur dans sa gestion des communications écrites. Nelson et sa compagne ont tout à fait raison de s’insurger. Merci d’en avoir fait mention.

  6. Je vois pas pourquoi on doit s’offisquer. Ça ressemble au langage de monsieur et madame tout le monde. Est ce qu’on parle comme des francais icitte ?? Non. Laissons donc le francais aux franacais et occuppons nous du quebecois qui rsique de disparaitre.

  7. On doit s’off«u»squer parce que beaucoup écrivent et parlent comme toi! Ceci dit, sans vouloir te manquer de respect.

  8. Pas si mal ce communiqué.
    Que penser de notre autre société de « communications » Bell Canada qui m’écrit lorsque je réclame un montant qui m’est dû. Je cite quelques passages:
    « …nous avons essayées de vous rejoindre… Nous considérons ce dossier comme étant fermer… …Si vous avez besoin …n’hésitée pas de répondre à ce courriel… … toutes communications ou messages vocal…

    Et la lettre est signée:
    **
    Équipe de Soutien du Directeur Général.
    Ligne Direct: ….

  9. alain_from_west :

    « Est-ce que ça se soigne cette maladie? »

    Si tu es capable de dire : Apple, Linux, Microsoft, OS X, Ubuntu, Windows, sans éprouver de palpitations, c’est un bon signe…

  10. C’est que qu’on peut appeler un grand ménage! Évidemment, la version de dame Dumais est beaucoup plus compréhensible et agréable à lire que l’original. Moi aussi je trouve surprenant un tel texte de la part de Telus. Cette compagnie a quand même plus de moyens que le dépanneur du coin…

    @ flipper_21

    J’ai l’impression que vous voyez le monde enseignant avec des lunettes roses! À voir la qualité de votre français, surtout pour un prof de maths, je crois plutôt que vous faites partie des exceptions. J’ai pu le constater moi-même lors d’un retour aux études il y a 2 ans. De mes 3 profs, un seul écrivait le français convenablement. Quant aux 2 autres, leur français était digne des sessions de clavardage en code morse de nos ados. Vous auriez du voir leurs exercices maison, c’est-à-dire concoctés par eux-mêmes! Bien sûr, dans un cours d’électronique, je ne m’attends pas à de la prose, mais il me semble qu’il devrait y avoir un minimum acceptable.

    Ça me rappelle cet article intituté «Les futurs profs échouent aux tests de français»

    http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2005/11/21/003-Enseignants-Francais.shtml

    Je ne blâme pas les profs personnellement, loin de là, c’est plutôt tout le système qui est à revoir, en particulier l’enseignement du français. Ces futurs profs qui échouent, ils en ont eu des cours de français!

    Enfin, M. Michel Laurier, doyen de la Faculté des sciences de l’éducation de l’UdeM, a proposé un début de solution dont voici un extrait : «Les futurs enseignants doivent posséder une maitrise de la langue supérieure à celle de Monsieur et Madame Tout-le-monde. Nous prenons les moyens pour que le message passe»

    http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/2006-2007/20070122/AU_3.html

  11. @ trocupei

    De qu’essé? Je serais perdue sans le savoir? Ah, je vois… Au risque de vous décevoir ( 😉 ), quand j’ai évoqué le fait de vous laisser discuter (ou vous taper sur la gueule 😛 ) entre hommes afin que vous ayez votre vraie taverne, je ne parlais pas d’ici bien sûr. Quelle grandeur d’âme je peux avoir des fois! (rires) Et n’ayez crainte pour vos jointures, «Mère Supérieure», comme m’a déjà appelée affectueusement viva_zapata a eu sa leçon.

    Votre hyperlien m’a fait pensé aux «Couilles d’or» de la défunte revue Croc. Ça aussi c’était assez rigolo, surtout que ça provenait des médias écrits.

  12. Faut croire que la qualité de la langue (écrite) est un objectif loin derrière le rendement des actions. Les bibittes de Télus seraient-elles menacées des mêmes maux qui affligent les castors de Bell? Quoi qu’il en soit, tout texte, dans sa forme, est toujours perfectible; ce qui compte c’est la clarté du message. À l’université, nous avions un prof de littérature, libertaire à ses heures, qui s’amusait, question d’impressionner les plumitifs que nous étions, à corriger les fautes (surtout de syntaxe) des éditoriaux du Devoir. Claude Ryan «en a mangé quelques unes». Du haut de sa prestance techno, Télus devrait travailler sur un «anti-virus linguistique». Merci au Chroniqueur pour sa vigilance en regard d’une qualité langagière qui se perd… sur le WEB.

  13. @ saucierp

    Pas sûr que vous avez lu tout l’article de M. Dumais. Il termine justement par cette phrase.

    À tous les autres qui défendent le bon français, surtout dans l’écrit : Bravo!

    Si je vis aujourd’hui en français avec fierté, à la maison comme au travail, c’est beaucoup grâce à ceux qui m’ont précédé et qui ont si bien défendu ma langue.

  14. Il faut croire que je n’ai pas lu jusqu’à la fin.

    Ce qui ce conçoit bien s’énonce clairement
    Et lire un texte jusqu’à la fin évite des embêtements

    Pardon si ça fait plus que douze pieds

  15. @bibelot

    À la relecture de mon commentaire, je constate qu’il y a, en effet, une bonne (grosse!) pointe d’optimisme. J’avais inconsciemment oublié cette cohorte de futurs et de nouveaux enseignants qui ont des difficultés. Sans oublier ceux de mon âge et même les plus vieux (qui se font de plus en plus rares!) 😉

    Cependant, l’essence même de mon propos est inchangée: il y a un manque flagrant de responsabilité dans la plupart des ménages (j’insiste sur le mot suivant) francophones. Car il n’y a pas qu’au Québec que le français est mal protégé… Je ne pars pas là-dessus!

    Je vous rappelle, chère bibelot, que j’ai bel et bien mentionné que tout n’était pas parfait et je dois rajouter que, malheureusement, ce ne le sera jamais.

    N’empêche, certains de mes élèves me trouvent pointilleux (ce n’est pas le mot qu’ils utilisent 🙂 ) en regard de notre langue. «On est en maths, monsieur, pas en français!» Au moins, la plupart me vouvoient. Je leur répond qu’il sont avant tout à l’école et qu’il est de mon devoir de les reprendre, «que ça fait partie de ma job», leur dis-je pour bien me faire comprendre. Mais peu d’entre eux et de leurs parents semblent se soucier du français (autant écrit que parlé) et c’est ce qui me désole le plus!

    Petite anecdote. J’ai toujours été assez «performant» en français et ce, depuis aussi longtemps que je peux me rappeler. Mais le meilleur apprentissage que j’ai fait c’est «sur le tas» et en prenant «conscience» de mes lacunes. Il faut avoir la volonté de s’améliorer, ce que Telus (ou TELUS), entre autres, ne fait pas.

  16. si on veut que les compagnies parlent un français correct, même pas excellent, juste correct, il faut des mesures coercitives. autrement, ce sera toujours les lois du marché.

    et je vous dis ça comme ça, à tous hasard, mais dans un pays normal, on parle la langue du pays à l’interne et la langue des affaires pour les relations extérieures. mais dans une province occupée qui bénéficie du mythe du bilinguisme et des deux peuples fondateurs, on perd encore notre temps à discuter de ce genre de chose. au Japon, en Norvège, en Allemagne, en Chine, en Italie, en Espagne, en Russie, même en Slovénie, on parle la langue du pays, et pour les relations extérieurs, l’anglais. pourquoi devrait-il en être autrement au Québec? À cause du bon palier fédéral qui protège notre minorisation et notre culpabilité d’exister. et le plus comique dans tout ça, pour autant qu’on aime rire devant l’absurde, c’est qu’il n’existe de fédéralistes qu’au Québec, au Canada il y a des canadiens, mais au Québec, des souverainistes qui se font accuser de racisme et des fédéralistes qui se font accuser de traîtrise.

    alors, il est temps que cesse ces niaiseries! surtout que le Canada et le Québec se ralentissent mutuellement tant au point de vue économique que politique. alors vite, l’indépendance!

  17. @trocupei

    « Il y a moyen d’être ouvert sur le monde et en même temps de se respecter comme peuple francophone. »

    aaaa, je voudrais bien, être ouvert sur le monde, avec un réseau diplomatique et des ambassades, là on serait vraiment ouvert sur le monde, surtout à l’heure de la mondialisation. pour l’instant, nous ne sommes ouverts que sur le Canada, avec des conférences fédérales-provinciales et ce genre de mascarades…

  18. @ flipper_21

    Je sais que la tâche d’enseignant n’est pas facile et que plusieurs ont abdiqué. Ils sont là uniquement pour passer la matière… Par contre, c’est très rafraîchissant de constater qu’il y a encore des enseignants «pointilleux» comme vous le dites si bien, et je n’ai pas de misère à imaginer les synonymes (rires), qui ont gardé le feu sacré, et qui, je crois, sont source de motivation envers leurs élèves. Chapeau à toutes ces personnes! 😀

  19. @nicracine
    D’ac au sujet de « give where you live ». Le communiqué donne une traduction littérale alors qu’en se forçant un peu le traducteur improvisé (ou le réviseur de la machine à traduire…) aurait pu dire qqch du genre « donner chez soi ».

  20. Pour Telus le Québec n’est qu’un petit marché.

    Je suis avec eux depuis 10 longues années, ils ont arrêté la Haute vitesse à quelques Kilomètres, Au début je roulais à 28 klob maintenant je ne roule qu’à 21.6 klob ..Bla BLa vous trop loin en message de fumé…
    Je les quitte pour le satellite prochainement

    Telus n’a qu’un petit marché au Québec BLa Bla
    Et demande que l’on parle WHITE..Je les enM…

  21. Ben voyons Nelson. Bourgeoys prenait un Y dans le temps de Marguerire (1620-1700). Pas beaucoup de fautes d’orthographe finalement. Mais côté anglicismes, vraiment d’accord, c’est pourri.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s