Mise à l’essai du générateur d'images Mutapic

illustration2008052001.jpgVous êtes ni artiste, ni graphiste, votre budget est misérable et vous recherchez un « skin » original, un logo inédit, un look jamais vu ? Vous êtes découragé par le niveau trop élémentaire de vos connaissances es Photoshop et Illustrator ? Ou encore, vous êtes un artiste en panne sèche ? Vous avez beau carburer au rhum cubain ou au patchouli, les idées ne viennent pas ? Vous vous maudissez d’avoir accepté ce foutu contrat ? Vous craignez votre client au point d’envisager un déménagement pour l’étranger, convaincu de ne pouvoir livrer le travail ? Calmez-vous, respirez tranquillement, n’allez pas vous pendre dans votre cabanon, il existe une solution. Rendez-vous sur le site de Mutapic et … tentez votre chance.

Dans la nouvelle tradition de l’incontournable Web 2.0, Mutapic est un générateur montréalais (pour l’instant unilingue anglais, la « lingua franca du Triple W ») d’images, de formes, d’idée graphiques, de textures, de symboles, d’éléments décoratifs, que sais-je, de « dessins kioutes », un générateur qui ne nécessite aucune connaissance graphique. La seule exigence est d’avoir l’oeil, de pouvoir déterminer ce qui est beau de ce qui est laid.

illustration2008052006.jpgOn choisit deux dessins (formes, symbole ou icones), on détermine les critères que l’on veut (contrastes, symétrie, ombrage, textures, etc.) et on clique sur le bouton du générateur. Une seconde plus tard, seize images nous sont proposées à partir du code ADN des deux … géniteurs. Si on reclique, seize autres apparaissent et ainsi de suite. Méchante progéniture !

Son auteur est l’artiste visuel Sylvain Moreau, mieux connu dans les milieux graphiques (photo, films d’animation, dessins, etc.) sous le nom de Wotomoro, (son site personnel mérite vraiment une sérieuse visite). Pour développer Mutapic, un produit de facture professionnelle mis en ligne le mois dernier, il lui a fallu quatre ans à temps partiel. D’ailleurs, M. Moreau se définit paradoxalement comme « artiste visuel professionnel » et comme « développeur Web amateur ».

On le dirait un peu inspiré d’Organic Art, un superbe produit Windows, aujourd’hui quasiment disparu de la circulation, avec lequel je m’étais beaucoup amusé dans les années 90. Il y avait 400 millions de combinaisons possibles à partir des dessins « pétés » de l’artiste américain William Latham.

illustration2008052007.jpgAvec Mutapic, les probabilités semblent toutes aussi infinies, mais, en réalité, elles ne le sont pas. Sur le site, Sylvain Moreau compare son système à des dés que l’on jette, de dés non pas limités à six possibilités chacun, mais à un nombre fou. C’est l’ordinateur qui décide en fonction de nos choix à partir du matériel dont il et gavé (p. ex. jetez un coup d’œil à la bibliothèque de formes) et des critères que l’on a déterminées. Bref, c’est une grosse roulette graphique.

Web 2.0 ? Effectivement. Mutapic n’existe pas qu’en cette version gratos, un service relativement limité que l’on utilise directement du Web. Il se présente également en défroque Pro, un logiciel Mac-PC (30 $ ou 200 $ pour dix licences) que je n’ai pas essayé. Apparemment, on l’installe et il travaille en concertation avec sa contrepartie Web. Cette version accepte en outre nos propres images. On se crée un « petit mickey » et on le soumet à l’inimaginable que propose Mutapic.

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Amusant, possiblement utile et, parfois, très joli. Je l’ai notamment utilisé, tôt ce matin, bien avant mon troisième espresso, pour faire les fonds d’écran qui suivent ce paragraphe. Bref, essayez le produit, vous m’en donnerez des nouvelles. Mise en garde : il est possible que vous y passiez plus de temps que vous ne l’auriez cru; Mutapic peut créer une forme de dépendance …

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7 réflexions sur “Mise à l’essai du générateur d'images Mutapic

  1. Hmm.. Je me questionne: le site, quand on est dans le « générateur » d’images, semble être fait à 100% en Flash (on voit d’ailleurs l’extension .swf dans l’adresse en haut). Alors peut-on vraiment le qualifier de « web 2.0 »?

    J’admet que le terme « web 2.0 » m’est encore obscur… Quand je l’entends, je pense surtout « Ajax » et utilisateurs « générateurs de contenus ». Mais est-ce qu’un site 100% Flash ca compte vraiment comme du web 2.0? Y’en avait des tonnes il y a déjà 10 ans!!

  2. @ toogreen,

    Il y a dix ans les sites flash d’on tu parles n’étaient pas des applications, ils ne te permettait pas de création en ligne.

    C’était juste des vitrines flashé, souvent difficile à naviguer.

    Là est la différence…

  3. @Toogreen

    C’est pas les plantes, mec… Les anciens écrans cathodiques émettaient des radiations… ça modifie certains récepteurs synaptiques chez des sujets… disons fragiles!

  4. Donc des nouveaux fonds d’écran sur mes ordinateur (fait), avatar msn (fait)…mais bon je suis pas vraiment gentil vu que je sélectionne l’image aggrandie pour faire un screenshot.

    Ça donne un petit effet étiré sur les écrans, un peu comme tes deux fond d’écrans Nelson ;P , vu que les images sont carrées. Par contre, ça fait du sublime sans se compliquer la vie tout en créant une dépendance. Merveilleux.

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