Parallels Desktop 3.0: un Catch 22 informatique ?

illustration2008032801.jpgOn a tous en tête le classique de Joseph Heller intitulé Catch-22, un chef-d’œuvre d’humour noir où, en tout temps, quelque chose vient empêcher ce que l’on veut, ce que l’on souhaite, de se réaliser. Pour Yossarian, le héros du livre, ce sera une vague clause en très petits caractères, la soi-disant 22, qui l’empêchera d’avoir ce qui lui revient, incluant sa liberté. Or, je viens de vivre une situation identique, avec toutefois comme cadre l’industrie informatique du journaliste Nelson, au lieu de l’aviation militaire américaine du capitaine Yossarian.

illustration2008032802.jpgTout a commencé en février dernier alors qu’Apple Canada me faisait parvenir un MacPro très récent, une effroyable brute toute en fine dentelle. Imaginez le monstre:

  • Deux processeurs Harpertown (il ne s’agit pas d’une façon qu’a imaginé notre drabe Premier-ministre pour aller rejoindre Sarco Bruni dans le jet-set international, mais d’un Xeon quadri-cœur arborant le logo des écuries Intel…), des puces de 45 nanomètres qui incorporent la techno SSE4, laquelle permet de compléter un calcul vectoriel de 128 bits en un seul cycle;
  • 12 Mo d’antémémoire de niveau 2 par processeur;
  • Bus système de 1,6 GHz ( 64 bits) par processeur, bus connectés directement sur le contrôleur (largeur de bande de 25,6 Gb/s);
  • Mémoire DDR2 de 800 MHz.

Vous dire que j’étais impressionné est un euphémisme. Apple présentait ce mac comme étant presque deux fois plus vite (1.9x) qu’un MacPro Quad ordinaire. Ça me rappelait ce jour de l’été 1987 où je m’étais respectueusement assis sur la banquette rembourrée qui entourait un énorme Crays météorologique, une machine que l’on appelait alors « superordinateur ». Dieu du ciel que j’avais été impressionné ! Et voilà que 22 ans plus tard, j’en avais une, aussi forte, par terre, en dessous de mon bureau. Wow ! Et c’était seulement le modèle de base:

  • Deux Quad Core à 2,8 GHz;
  • RAM de 2 Go;
  • Disque SATA de 320 Go;
  • Carte graphique Radeon HD 2600 d’ATI (256 Mo de RAM);
  • Moniteur ACL de 20 pouces;
  • Graveur de DVD est un 16X;
  • Jeu de clavier-souris;
  • Système d’exploitation Mac OS X 10.5;
  • iWorks’08 (iMovie, iTunes, iPhotos, iDVD et Garage Band);
  • Aperture 2, un produit intéressant sur lequel je vais bientôt vous revenir;
  • Le prix : 4 375 $CAN. L’eussé-je acheté aux USA en dollars US (2 cents de moins que le dollar canadien ces jours-ci), je l’aurais payé 200 $ de moins. Sûrement le transport et les douanes !

illustration2008032803.jpgSachant les usagers de Technaute intéressés par mes histoires de systèmes d’exploitation, je décidai d’infliger à ce gros Mac le test de la machine virtuelle.

À temps perdu, je commençai par installer le logiciel d’émulation Parallels Desktop, un produit très populaire qui permet de faire tourner sur un Mac Intel, des systèmes d’exploitation aussi variés que Vista, XP, Xandros, Ubuntu, voire même OS/2. Je le fis à partir d’un CD puisque je disposais en effet de la version 2.5 dans une belle boîte orangée signée Avanquest Software, la distributrice franco-européenne (donc québécoise) de Parallels.

Catch-22 : faut la version 3

illustration2008032804.jpgCela me permit d’installer sans histoire Windows Vista et Windows XP. Mais quand vint le tour d’Ubuntu, ce fut une toute autre histoire. En me documentant, j’appris qu’il me fallait passer à la version 3 de Parallels Desktop pour y arriver, une version avec énormément d’améliorations et de nouvelles caractéristiques. Tant qu’à parler de Parallels, aussi bien le faire avec la dernière version, non ?

C’est là que mes malheurs se précisèrent. Puisque la version 3 était considérée comme un nouveau produit qu’il fallait payer au plein prix, plus ou moins 90 $CAN, et non pas comme une mise à jour que l’on pouvait télécharger gratuitement, j’envoyai quelques courriels de tétage aux « Ventes » et au « Soutien technique » chez Parallels (il n’y a pas d’adresse de courriel pour les « relations de presse »), une firme établie à Renton, dans l’état de Washington. Ne suis-je pas journaliste testeur émérite ? Évidemment, fidèle à leur habitude, ces gens ne me répondirent pas.

illustration2008032805.jpgEn attendant quand même l’improbable réponse, j’optai pour une version d’essai gratuite limitée à 30 jours. Hélas, mon projet n’étant pas prioritaire, le temps fila et quand vint l’heure de vraiment terminer l’article, il ne restait plus que deux jours de validité. Je songeai alors au distributeur européen Avanquest dont PMD-Logisoft, une petite boîte du Montréal-métro où les gens sont gentils ( … et répondent aux journalistes), représente les intérêts au Québec. C’est ce qui explique qu’une semaine plus tard, je recevais une belle boite orangée avec, à l’intérieur, la foutue version 3.

Catch-22 : faut la saveur 5584

illustration2008032808.jpgJ’eus tôt fait de l’installer et de commencer quelques tests. Mais là, ouach !, rien n’allait. Tout trainait lamentablement dans de l’huile figée à moins 40, comme si de la grosse mélasse épaisse avait été répandue partout. Cliquer dans Vista était devenu un geste téméraire. Même XP traînait de la patte et ne cessait de me faire envoyer des rapports d’erreur à Microsoft. Pire, plusieurs nouveautés propres à la version 3 ne fonctionnaient pas. Pour ma petite tête horrifiée, ça me semblait un recul majeur par rapport à la 2.5. Si vous cliquez sur les vignettes ci-après, vous aurez une idée de quelques tests auxquels je me suis livré.

illustration2008032806.jpg illustration20080328071.jpg illustration2008032809.jpg
Ici, on voit trois machines virtuelles: Ubuntu 7.10, XP SP2 et, dans le fonds, incapable de démarrer, Vista SP1. Remarquez la première ligne du moniteur d’activité. Vista tente d’obtenir plus de 100 % des ressources de deux processeurs Quad Core. J’ai essayé d’ouvrir le populaire jeu « Gears of War » de Microsoft.
illustration2008032810.jpg illustration2008032811.jpg illustration2008032812.jpg
Voyez le résultat obtenu. XP « crashe » et il faut envoyer un rapport d’erreur à Microsoft. J’ai tenté le coup, cette fois, avec un jeu de l’ancien temps, MecCommander 2 de Microsoft. Juste pour voir ! Voici le résultat. Les ressources vidéos ne sont pas reconnues.

C’est ainsi que je me pointai sur les forums d’aide de Parallels où je vis assez rapidement que mon constat faisait consensus: la grogne était omniprésente. Sauf qu’il y avait de l’espoir avec la saveur 5584 de la version 3, y disait-on, une saveur dont le téléchargement était gratos. Apparemment, de nombreux bogues étaient réglés. Étant donné que ma saveur à moi, celle du CD, était la 5162, je me rendis, « sursum corda », chez Parallels.com et procédai au téléchargement, ainsi qu’à l’installation, de ladite 5584, laquelle s’avéra, en fait, une version complète du logiciel.

Catch-22 : faut une nouvelle clé d’activation

illustration2008032814.jpgOr, quand vint le temps de l’utiliser, Parallels 3/5584 me réclama ma clé d’activation, celle de la version 3 qui était écrite en gros sur la pochette de mon CD. Mais comble de déveine, il la refusa, prétextant qu’elle ne pouvait fonctionner avec la … version 3. Le feu aux burnes, je téléphonai au soutien technique à Renton, Washington. Là, on finit par comprendre ma misère et on me l’expliqua. J’avais installé la saveur 5162 de la version 3 française et la saveur 5584 de la version 3 américaine; ça ne pouvait marcher. Il me fallait me trouver la mouture 5584 en français pour que ma clé d’activation puisse fonctionner. Mais avant il me fallait tout désinstaller et recommencer à zéro.

Demeurant poli, je tentai néanmoins de savoir où dénicher ladite version sur le site bordélique d’Avanquest, mais on ne put m’aider. Je demandai à la gentille préposée si ça leur arrivait, chez Parallels, de fournir aux journalistes une clé permettant de télécharger une version de leur produit qui marche, i.e. la 5584 en anglais amerloque. On me répondit que pour cela, il me fallait écrire aux … Ventes. Vous voulez rire, Madame, lui répondis-je en haussant les épaules. « La eterna fatalidad » !

Catch-22 : faut une nouvelle clé d’activation, bis

illustration2008032813.jpgJe raccrochai et m’aventurai dès lors sur le site d’Avanquest où, c’était écrit dans le ciel, je ne trouvai rien. C’est alors qu’apparut ma blonde. Elle vit mes sourcils tout en colère et sans avoir la moindre idée de ce que je faisais, me déposa un bécot sur le bout du nez en me disant « je sais que tu vas y arriver ». Dès lors, j’eus l’idée de taper « Parallels 5584 » dans le moteur de recherche d’Avanquest.com, ce qui m’amena à une page où on vendait la version 3 avec possibilité de l’essayer pendant un mois. Même s’il était indiqué nulle part qu’il s’agissait de la mythique mouture 5584, je tentai ma chance.

Tadam ! À l’ouverture du fichier décompressé, je constatai qu’il s’agissait bel et bien de la 5584. Alléluia ! J’effaçai rapidement toute trace de mes installations précédentes, incluant les fichiers « plist » dans le répertoire « Utilisateurs/Nelson/Bibliothèque/Préférences », et je procédai à ma énième installation. Hélas, mon karma étant plus fort que les talents informatiques de « Parallels & Associés », je me heurtai au même foutu message comme quoi ma clé n’était plus bonne et qu’il me fallait acheter la version 3. Avant de péter une coche, je ré-effaçai tout et recommençai pour les mêmes résultats.

Catch-22 : la page n’est plus disponible

illustration2008032815.jpgAyant tellement consenti d’heures à ce fichu projet, je m’imposai le fardeau d’une ultime tentative; je tentai d’obtenir une clé d’activation temporaire pour la version 3/5584 américaine, sur le site Web de Parallels.com. J’eus beau cliquer à l’endroit indiqué, j’aboutis à un endroit où me m’informait que la page n’était plus disponible (cliquez sur la vignette ci-contre). C’est à ce moment que je décidai de jeter la serviette.

J’en suis là. J’ai trop d’heures d’accumulées sur ce projet pour continuer; il me faut passer à autre chose; c’est ma vie de pigiste famélique qui l’exige. Je sais, je pourrais communiquer, dès lundi, avec les gens de PMD-Logisoft où, assurément, on se choquerait contre Parallels/Avanquest et on ferait en sorte que mon problème soit réglé. Cela me permettrait éventuellement d’utiliser la version 3, mouture 5584. Je serais ainsi en mesure de vous dire si oui ou non, les bogues ont été réglés et si Parallels Desktop fonctionne bien dans mon gros Mac. Mais je n’ai plus vraiment le temps, même si j’en ai encore le goût (ça va me prendre quoi pour lâcher ?).

Ce que j’ai pu constater jusqu’ici, malgré les difficultés rencontrées, c’est qu’il y a effectivement beaucoup d’améliorations par rapport à la version 2.5. Ainsi, on a rendu la nouvelle mouture de ce logiciel parfaitement à l’aise avec les techno d’accélération graphique OpenGL et DirectX, ce qui permet, théoriquement (je n’y suis pas arrivé avec la version 5162), de faire tourner des jeux 3D.

illustration2008032816.jpg

Autres nouveautés qui semblent ravir les utilisateurs, « Snapshot » (que j’ai testé et qui fonctionne, voir l’illustration ci-haut) et « Undo Disks » sont deux bricoles intéressantes qui permettent de protéger sa machine virtuelle, des fonctions que l’on ne peut toutefois utiliser concurremment dans une même machine; c’est l’une ou l’autre. La première permet de créer une image du système, en fait de son état à un moment précis, ce qui peut s’avérer très pratique quand on installe un programme dont on n’est pas certain; revenir en arrière est alors très simple. L’autre permet de ramener les pendules à l’heure. Ainsi, à la fin d’une session, on peut, d’un coup, remettre le système tel qu’il l’était au départ, fonction qu’adoreront sûrement les responsables de labo informatiques dans les écoles.

Du côté de l’intégration de « Boot Camp », ce gestionnaire d’amorce permettant d’installer Windows XP ou Vista sur une partition du mac-disque, la version 3 de Parallels ajoute Vista (amélioration que ne l’ai pas testée) en plus de XP introduit avec la version 2.5 (que j’avais testé avec succès). Le logiciel reconnaît maintenant n’importe quelle partition Boot Camp, XP ou Vista, et accepte de les traiter en machines virtuelles. C’est quoi l’idée ? Ceux qui aiment avoir plusieurs SE dans leur Mac pourront disposer de Vista via leur gestionnaire Parallels, cela à une vitesse acceptable. On sait que ce gros système est très éprouvant à utiliser en mode virtuel.

illustration2008032817.jpgUn mot en terminant sur « Coherence », un mode de fonctionnement qui n’a vraiment pas marché dans mon cas, mais qui, dit-on, permet d’intégrer les fenêtres de Windows directement sur le Bureau du Mac OS X. Même que les deux barres de tâches (i.e. le dock dans le cas du Mac OS X) se côtoient. J’aurais tant aimé tester cette fonction ! Faute de mieux, je vous publie une prise d’écran volée sur le Net; cliquez sur la vignette ci-contre.

En résumé, si vous voulez mettre Parallels à l’essai, allez vous télécharger la version 3/5584, soit américaine sur le site de Parallels, soit française sur le site d’Avanquest ou de PMD-Logisoft. Testez-la et si elle vous plait, achetez-la moyennant quelque 90 $. Malgré les déboires que j’ai rencontrés, force m’est d’avouer qu’elle peut être très utile, pour ne pas dire indispensable. Bien sur, il y a l’alternative, VWware Fusion dont on peut se télécharger une version d’essai ici. C’est probablement cela que je vais faire et je vous en reparlerai.

À moins, bien sûr, d’un nouveau Catch-22 !

Bof !

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70 réflexions sur “Parallels Desktop 3.0: un Catch 22 informatique ?

  1. @ claude-henri

    Si le iPod a été formaté sur un Mac, oublie-ca, en effet! Amarok ne pourra pas voir les fichiers… Mais s’il a été formaté FAT32 (à partir d’un PC) alors là, ca marche! L’autre affaire, c’est qu’Amarok doit pouvoir « voir » le point de montage du iPod (/dev/media/…) et des fois, faut lui montrer… Mais autrement, ca fonctionne à merveille – je l’utilise constamment ici!

  2. @marcofsky

    non, il a été formatter sur Windows, et j’ai ajouté des chansons, et bref, après l’avour « unmount », le iPod se disait vide. qu’est-ce que j’aurais pu oublier?

  3. @viva_zappata

    ça semble marcher avec les iPod, je n’ai cependant pas trouver avec quels générations. de toute façon, je vais attendre un peu avant de ré-essayer, je viens de passer une heure dans un OS primitif à cause de ça…

  4. @ viva_zapata

    c’est bien noté pour la méthode avec WMP. Comme je ne suis pas amateur de classique, je n’ai pas ce problème de tags.

    @ claude-henri

    J’ai un iPod vidéo 30Go de génération 5.5. Il est en effet formatté en FAT32. Pour les codecs, je ne me souviens plus, faudrait que je vérifie.

  5. Hé, je viens de tomber sur RockBox.org, un projet de firmware OpenSource pour les lecteurs mp3 dont plusieurs modèles d’iPod (pas la 6è génération). Ce projet permet à l’appareil de lire le format ogg vorbis et le FLAC.

    Intéressant, mais je n’ai pas regardé si la procédure est réversible. Pas vu aucune mention par contre par rapport au branchement à un PC sous Linux/Windows/MacOS…

  6. Le iPod Shuffle avec la « clip » pour l’attacher à ses vetements ca se trouve à etre quelle génération au juste? Parce que celui de ma blonde semble très bien fonctionner avec le EeePC et Amarok…

  7. Vous etes tenace Nelson.

    J’utilise encore et toujours VMware Fusion et les autres saveurs sous PC avec grande joie. Je n’ai jamais « collé » a Parallels.

    Oui les fonctionnalités soint la, mais leurs stabilités sont parfois douteuses et que dire des changements de version toujours bien placés qui amene les gens a « repayer » le plein prix?

  8. Je ne comprends toujours pas l’intérêt de se lancer tête basse dans le « mur » de l’émulation d’OS et de la virtualisation. C’est du pur masochisme technologique? À moins d’y être absolument contraint (par exemple, pour faire du développement cross-platform…)

    Pour les utilisateurs normaux… autant utiliser deux ordinateurs distincts ou un « dual boot »…

  9. Personnellement, le compromis que je trouve intéressant, c’est d’ouvrir un « desktop » graphique distant en session terminal. Je faisais cela il y a 10 ans… à partir de l’université de Sherbrooke, j’ouvrais une session sur mon ordinateur à l’université de Montréal par X11 et j’avais l’affichage graphique à distance et l’accès aux applications.

    Ça devient intéressant quand on a plusieurs ordinateurs à la maison et qu’on veut ouvrir des applications graphiques sur l’un et sur l’autre, sans quitter son siège.

    C’est le meilleur des deux mondes: toutes tes applications sont contrôlées à partir d’un seul « desktop » (écran, souris, clavier, PC) mais elles sont en fait exécutées sur plusieurs machines. Je pense par exemple à Webex PCNow.

  10. @toogreen

    première ou deuxième http://en.wikipedia.org/wiki/IPod_shuffle

    @hdufort

    tant qu’à moi c’est pour rouler ce que je ne peux dans Ubuntu directement. pourquoi redémarrer l’ordi dans XP quand on peut simplement ouvrir une fenêtre sur le deuième moniteur avec un XP dedans?

    autrement note : j’ai acheté Antidote RX (oui oui, acheter un programme) et il y a une version pour Linux et ça marche admirablement bien (je tenais à en faire part)

  11. @claude-henri,
    c’est très bien tout cela, mais combien de temps vas-tu passer à corriger des problèmes de compatibilité logicielle ou matérielle, de performances, etc? Et je doute que ce soit d’une stabilité à toute épreuve. Bref, ce genre de gossage peut devenir un loisir à temps plein… ce qui n’est pas à la portée de tout le monde, même si c’est « gratuit ».

  12. @hdufort

    il y a en effet un coté passe-temps à tout cela, et je ne cherche pas non plus à jouer à battlefield en virtualisation… mais, par exemple, il est très pratique d’avoir le larousse qui roule dans un xp virtuel ou d’utiliser windows media encoder car manipuler du wmv dans linux n’est pas chose aisée… c’est assez stable/performant pour ce que j’ai à faire.

  13. @ hdufort

    Je dois avouer, le « X Forwarding » est l’une des choses les plus incroyablement pratiques qui soient! Pas plus tard que hier, j’ai édité le fichier smb.conf sur l’ordi de mon épouse sans même qu’elle s’en rende compte ou que j’aie à la déranger. J’ai ouvert une session ssh, puis ai exécuté une petite commande à la console: « gksudo gedit /etc/samba/smb.conf ». Ensuite, un « restart » du serveur Samba et vlan! dans les dents, le tour est joué! J’adore! 🙂

    Mais pour ce qui est de virtualiser c’est une toute autre histoire… Ca représente une économie substantielle puisque ca permet d’avoir un autre système d’exploitation – au complet – utilisant les mêmes ressources matérielles que le système hôte. Bref, pas besoin d’avoir un autre ordi pour voir, par exemple, comment un site web se comporte sous Internet Explorer 7 et XP ou IE6 avec Windows Server 2003. Et ca, c’est carrément génial! (le fait aussi que je n’aie pas à achaler mes collègues sous Windows est apprécié!)

    Bref, si la virtualisation est un très gros « buzzword » en ce moment, ce n’est pas pour rien: c’est d’une remarquable utilité!

  14. @marcofsky,
    je suis d’accord avec vous que la virtualisation permet d’économiser du matériel (autant du côté du CPU que des périphériques) et de l’électricité. Toutefois, j’apporterais un bémol en demandant: combien vaut une heure de votre temps? Car dans ce genre d’arrangement « magique », il y a toujours quelque chose de boiteux, d’instable ou de compliqué. Si je passe 40 heures à me casser la tête sur des problèmes quasi insolubles de compatibilité, pendant les 2 premières semaines de « rodage » de ma patente virtuelle, et que mon taux horaire habituel est de 30$ (chiffre arbitraire — mais je suis travailleur autonome alors ça peut avoir de l’allure)… alors je viens d’investir 1200$ de mon temps pour: (a) faire fonctionner un système informatique « simple »/ »gratuit » et (b) apprendre marginalement quelque chose de technique.

    Si j’avais plutôt travaillé ces 40 heures, j’aurais pu me payer un tout nouveau PC de bureau avec une license Windows incluse (ou sans Windows et avec Ubuntu fraîchement installé, au choix — ça prend moins d’une heure à installer sans gossage).

    La gratuité et la quadrature du cercle, ça se paie en temps. Combien vaut une heure, chez vous? 😉

  15. @ hdufort

    Ouais, c’est clair qu’on peut « relativiser » tout ca – les scénarios pouvant varier à l’infini. C’est bel et bien une question de « besoins » et de « moyens ». Comme je le faisais remarquer plus tôt, la pleine mesure des capacités d’un OS ne peut pas vraiment « s’exprimer » en virtualisation, surtout si on parle d’applications utilisant des ressources matérielles (et périphériques) spécifiques.

    Mais en ce qui me concerne – et ce n’est qu’une expérience toute personelle – ca a grandement falicité mon travail parce que je ne peux absolument pas « omettre » cette phase dans le développement des sites web que je fais: la validation sous IE6 et IE7 du code HTML et des feuilles de style CSS.

    Avant Parallels, je devais « déranger » au moins 2 personnes pour ca – maintenant, je suis autonome. Alors, non seulement ca va plus vite, mais je n’interromps pas ces 2 personnes dans leur travail. Je ne peux pas vraiment « chiffrer » ce que ca représente en terme d’économie, mais je sais que c’est mieux ainsi!

  16. et… a quand l’article sur les performances de ce formidable ordinateur….??? je ne comprends ps que vous ne parlez d’un logiciel je croyais que vous nous parleriez de ce Mac Pro.?

  17. Trop de problème avec Parallèle 3.0. j’ai même perdu ma vm Windows XP. Crash incompréhensible. J’ai changé pour Vmware et ca fonctionne mieux mais c’est pas parfait en terme d’espace et de performance.

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