Manche de pelle ! Quand le réel écrase le virtuel

illustration2008031001.jpgIl était une fois, dans le désert, une enclave miraculeusement irriguée, quelques hectares d’herbe qui narguaient l’aridité environnante, une sorte d’oasis que les voyageurs nommaient « Les Prairies » (« Las Vegas » en espagnol). Le temps de reposer ses bêtes, on quittait un monde tissé de difficultés et de problèmes. Puis, on se replongeait dans sa réalité, celle du désert, du climat et des montagnes. On connaît la suite. De cowboys en Mormons, de spéculateurs en gangsters, de blanchisseurs cravatés et en hôteliers, le lieu vague devint Las Vegas, la ville possiblement la plus éclairée (au sens électricité du terme) au monde.

illustration2008031003v.jpgillustration2008031004v.jpgPendant quelques jours, des gens de partout sur la planète viennent y oublier leurs problèmes. L’herbe y est tellement riche, l’eau tellement abondante, qu’ils y perdent toute notion du réel. Et pour cause. Tout y est fabuleux (cliquez sur les deux vignettes ci-contre; ces photos que j’ai prises de mon hôtel vous en convaincront).

Mais surtout, les gens sont constamment sollicités pour des spectacles, pour le cul, le jeu ou la bouffe, cela par le truchement de panneaux d’affichage ultra-lumineux, par celui de personnages costumés, la plupart du temps sexys, ou par celui de sous-prolétaires « cellularisés  » distribuant de la réclame XXX. En vous tendant leur carton représentant une siliconisée à la langue sortie, ils le font d’abord claquer sur la pile qu’ils tiennent de la main gauche. Imaginez ces Clic Clic que l’on entend partout.

illustration2008031006v.jpgEt, comme il se doit, ces visiteurs de partout jouent, du moins la plupart d’entre eux. Comment résister. Il est en effet impossible de se déplacer dans le secteur touristique de cette ville – ville où j’ai vu des flics déambuler en Segway (clip ci-après) – sans avoir à franchir au moins une zone tapissée de tables avec croupier (roulette, Black Jack, Baccarat, etc.) et de machines à jeu. Les rez-de-chaussée de tous les hôtels en sont gavés. Il y en a même à l’aéroport international McCarran (voir ma photo en cliquant sur la vignette ici à droite).

Ainsi, jeudi soir, j’ai accompagné des collègues féminins sur une dérape qui nous a fait visiter, notamment, trois casinos. Moi, par principe, je n’ai pas joué; de toute façon, je n’en avais pas les moyens. Mais elles, systématiquement, elles se sont acharnées sur des tables de Black Jack où la mise minimale était de 20 $ (remarquez, c’est déjà moins pire que les tables à 1000 $). Comme aucune ne me semblait avoir de dépendance envers le jeu, j’ai compris qu’elles voulaient seulement s’étourdir, oublier momentanément leur quotidien en s’offrant un bon « trill « .

illustration2008031005.jpgVerre de vin rouge gratuit en main (c’est l’avantage de faire partie d’un groupe qui joue), j’observais ma bande de jeunes filles se faire plumer comme si de rien n’était. À petits coups de 20 $. À 20 $ à la minute, ça va très vite. Et puis, ce ne sont que des jetons que l’on pousse du doigt, des jetons dont on oublie le prix. Alors, on continue.

Mettons qu’en moyenne, chacune a perdu 200 ou 250 $, montant que j’avance sous toute réserve because mes verres de rouge. Est-ce beaucoup ? Ça dépend évidemment pour qui. Personnellement, avec 250 $ je fais manger ma famille pendant deux semaines, je m’abonne à l’OSM de Nagano ou je m’offre un an de gymnase. 250 $, c’est le prix d’un PC bon marché, d’un moniteur ACL 20 pouces ou d’une imprimante qualité photo. C’est aussi celui d’une scie mécanique pas vraiment neuve, de deux pneus d’hiver ou de trois cordes de bois. C’est le premier de deux paiements égaux destinés à l’entrepreneur qui vient déneiger mon entrée.

Horrifié, j’ai abandonné mes joueuses et suis reparti à pied sur la Strip (avenue des casinos, telle qu’illustrée sur le clip ci-après). Et là, pendant une heure, je n’ai pu m’empêcher de faire un rapprochement avec la cyber réalité, celle du Net et des jeux vidéos, où, contrairement au casino, le risque encouru est sans conséquences dans la vraie vie. Clic Clic, on dépense ses réserves d’argent, de munition, de carburant. Clic Clic, on se refait le plein moyennant ceci ou cela. Je me suis demandé s’il se pouvait qu’à force de cliquer, l’on en vienne à confondre monde en ligne et table à Black Jack ?

J’ai alors pensé à mon plus jeune, un pré-ado qui me semble plus fier de ses scores au baseball, version CD de Microsoft, que de ceux qu’il a obtenu avec son équipe bien réelle de Villeray. Confusion entre l’univers réel et le monde cybernétique ?

Puis j’ai songé à tous ceux qui en arrivaient, de plus en plus, à imaginer le réel comme ils se le font présenter sur le Net. C’est le cas de ces cohortes de malheureux qui se forgent une sexualité à partir de leurs cyber-trouvailles, ce qui conditionne les petites filles à faire ceci et les garçons à agir comme cela. « Yo Bitch !  »

illustration2008031007v.jpgJ’ai revu ce groupe de jeunes filles bruyantes et agitées, pas les miennes, mais celles d’une table voisine au Bellagio (cliquez sur la vignette), qui arboraient toutes une casquette de je ne sais trop quoi et qui semblaient avoir énormément de plaisir à gagner. Puis, après une demi-heure de frénésie, elles se sont faites moins exubérantes, se sont finalement tues et s’en sont allées, casquette à la main, le mine déconfite. Clic Clic tu gagnes ! Clic Clic t’es ratissée, ma pitchounette ! Un peu plus, et l’hôtel s’écriait : « Belote, rebelote et dix de der ! »

Être resté avec mes copines, j’aurais observé le temps nécessaire à leur retour sur terre, au discernement de leur perte. Moi, avoir laissé 200 ou 250 $ sur une table de casino à Las Vegas, je n’aurais pas dormi de la nuit tellement j’aurais été enragé, attristé, déçu de moi. « Ben oui, mais une fois n’est pas coutume, tu t’es changé les idées, mon Nelson. C’est ça Vegas : de l’herbe bien grasse et de l’eau à profusion », qu’on m’aurait sûrement dit.

En vain ! Car, dans ma réalité bien personnelle, il n’est nulle part écrit que je doive souscrire aux œuvres d’un méga hôtel américain pour me divertir quelques instants. La dernière fois que j’ai donné 250 $, c’était à Greenpeace.

Vendredi soir, quand mon avion a atterri au PET de Dorval, la neige commençait. Du paroxysme de la démesure où de jeunes adultes m’avaient semblé mêler les univers, je me trouvais à passer brusquement à la vraie réalité. Celle où les Clic Clic proviennent de ses misérables os que l’on traîne chez l’ostéo après deux jours de pelletage.

illustration2008031008v.jpgillustration2008031009v.jpgEt en pelletant des tombereaux de neige, que dis-je, des montagnes de neige (cliquez sur les vignettes ci-contre; vous verrez mon stationnement, avant et après …), j’ai repensé au nombre de fois où, pendant ma semaine passé au MIX’08, j’avais entendu le leitmotiv « Only in Vegas »: flic en Segway, duel de pianos à queue, slot machines à l’aéroport, stationnement de huit étages strictement réservé au personnel de l’hôtel, jeunes filles en casquette dépitées parce que leur budget de shopping vient d’être annihilé, adultes confondant « jeu pour ordi » et « vrai jeu de casino ». Je me suis félicité d’avoir été à l’écart, les deux mains sur mon verre de rouge.

Ne venais-je pas d’économiser 200 quelque dollars, de l’argent inespéré que je pourrais peut-être utiliser pour m’acheter des raquettes ? Car de la neige, vous l’ai-je précisé plus haut, il y en a. Heureusement pour moi, ma blonde eut tôt fait de me ramener sur le plancher des vaches. Avec le plus attachant des sourires, ce qui est sa marque de commerce, elle me soutint que le fait de ne pas dépenser n’améliore en rien une situation budgétaire. « Ne pas dépenser 200 $ au casino ne signifie pas qu’on a 200 $ pour s’acheter des raquettes », précisa-t-elle au cas où je n’aurais pas compris. Elle est comme ça, ma blonde.

Ce qui fait que je m’en suis retourné à ma pelle et que je pelte encore.

En passant, on ne voit plus ma poubelle. Ni ma table de pic-nic !(1)

Viva Las Vegas !

———————–
(1) Si vous ne comprenez pas pourquoi je parle de ma poubelle et de ma table de pic-nic, c’est que vous ne me faites pas l’honneur d’une lecture régulière. Il s’agit ici d’un « running gag ». Veuillez l’excuser !

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19 réflexions sur “Manche de pelle ! Quand le réel écrase le virtuel

  1. Correction Nelson: on ne perd pas d’argent au casino. Perdre signifie qu’on ne sait plus ou se trouve l’argent. Quand on « perd » son argent au casino, on sait très bien ou il se trouve.

    Un détail qui m’as frappé moi a vegas, c’est que ma chambre d’hotel était climatisé et la salle de bain chauffé.

    Enfin, bon retour!

  2. Je vous envie , cher Nelson, parce que dans votre vraie réalité, vous avez une bein plus belle collection de flocons que moi.
    Juste de valeur qu’on ne puisse pas les miser au casino, fut-il en plein désert

  3. Quand je suis allée à Vegas en 1987, l’Aladdin était encore debout et le Bellagio pas encore construit. J’avais un budget de jeu de 10$ (je me connais, je déteste le jeu) et j’étais tannée après 5$.

    La bouffe n’est pas chère dans les hôtels (5,49$ pour un buffet all-you-can eat pour le déjeuner, c’est là que j’ai découvert les bagels au saumon fumé et fromage à la crème) et les chambres d’hôtel (pas chères non plus, mais on était fin août) sont au moins aussi belles que celles du Marriott Champlain.

    Mais quand tu dis qu’il y a des machines à sous jusque dans le McDo (!) et des dames de compagnie faciles à reconnaître à tous les coins de rue (c’est légal au Nevada), tu sors de cette ville avec un drôle de feeling.

    Et je n’ai pas parlé des wedding chapels toutes plus «pompier» les unes que les autres. Pas mon idée du romantisme… et Reno (pour les divorces) n’est pas loin.

  4. C’est mon 2e Mix et ma 2e visite à Vegas. L’an dernier, j’ai été sous le choc de voir des gens buvant au bar à 7h00. Des gens qui jouaient sans arrêt sur des especes de machines qui sont programmées pour te faire perdre. Tout est immense et tout est faux. Venise, Rome, les pyramides. Le déclic c’est fait lorsque je me suis dis que Vegas est un Disneyland pour adultes. Tout devient clair.

    En passant, je ne sais pas si c’est la perspective de déjeuner aux burritos mais vous n’avez pas beaucoup de jasette le matin mon cher Nelson 😉

  5. @ Slomo

    Si vous parlez de vendredi matin, je revenais de ce dont je parle ci-haut. Il m’aurait fallu n’importe quoi de plus que deux heures de sommeil … Il y a un vieux diction du Bas-du-Fleuve qui dit: « Quand on est à Sodome et Gomorrhe, on ne se couche pas à 9 heures ! »

    Mais eussiez-vous mentionné le sobriquet « Slomo », que l’on se serait probablement assis à la même table. cela sans vous dire que ma conversation vous aurait paru brillante !

    Heureux quand même d’avoir pu vous saluer.

  6. @ slomo

    « Le déclic c’est fait lorsque je me suis dis que Vegas est un Disneyland pour adultes. Tout devient clair. »

    C’est exactement ce qu’est Las Vegas, et il faut y allez avec cette idée en tête. Toute autre vision est erroné.

    Comme Las Vegas est vraiment pas cher pour ceux qui ne jouent pas (comme moi), et comme je suis déjà proche en habitant la côte ouest, Las Vegas est l’escapade soleil idéale pour briser la grisaille hivernale de Seattle.

  7. @San-ANelson

    En cliquant sur la photo de la poubelle, ça m’a fait penser à un cliché de la surface lunaire vu par Apollo XIV…

    Le gros rouge qui tache… y’a qu’ça d’vrai…

  8. @NELSON Quel bel description de Vegas.Je me souviens d un voyage a Vegas et d une anecdote que je n oublierai jamais.Nous etions en congres et profitions d une pause de quelques heures pour visiter.Nous sommes alles au CEASAR PALACE pour voir une attraction touristique.Eidemment quelques minutes d attente ou un collegue et ma conjointe decident de jouer au black jack question de passer le temps.Apres quelques parties (5 A 10 MINUTES)et apres avoir perdus 20a 40$ Les deux laissent la table.Mais oh la quelle surprise le japonais a cette meme tables les invectivent de toutes sortes de quolibets tel CHEAP et autres remontrances comme quoi il ya des gens fortunes qui croient en ces gadgets de jeux.Comme quoi certains sont deconnectes de la realite.Vaut mieux donner son argent a des oeuvres humanitaires qu a des mafioso qui controlent le jeu.

  9. @Nelson

    C’est bel et bien étudié et designé pour vous faire perdre la notion de réalité et du temps… c’est bien la raison pour laquelle vous ne verrez pas de fenêtres donnant sur l’EXTÉRIEUR dans la majorité des salles de jeux… Il ne faut pas que le client se rende compte que le temps file… non.

    Faites vos jeux, Mesdames et Messieurs, Rien ne va plus… (Et comment donc!)

  10. @Pidesh

    Le gouvernement du QC l’a bien compris, celle-là! Au lieu que la Maffia ne s’enrichisse avec les machines à poker… ils ont remplacé la Maffia!!

    À quand la prostitution étatique (autre que la députation actuelle, dussai-je le mentionner?) et le retour du Coca-Cola, version originale?

  11. Ouais, moissi je viens d’en avoir un, de « reality check »…

    Un petit email de « Bell Sympatico », dont je suis un loyal client depuis maintenant 4 ans… Ils me proposent un service appelé « Internet Check-up », avec plein d’avantage comme un technicien disponible en-ligne 24/7, des diagnostics sur la ligne, etc…

    « Good » je me dis, « ca est bon », alors je clique, tout heureux… et c’est ca qui me saute au visage:

    « Internet Explorer 5.5 or higher is required by Internet Check-up.
    Click here to install a compatible browser »

    ok… 😦

    bon, je reste poli et je leur envoie un petit courriel, histoire de quand même, leur retourner un ti-peu leur « reality check »… Mais tout gentil, là, du genre: « Mais mon cher Monsieur Bell, comment pourrais-je donc me prévaloir de ce service, puisque… blablabla »

    Amis Macqueux et Linuxiens abonnés à Sympatico, qui recevez cette offre, puis-je vous demander d’ajouter vos voix à la mienne, gentiment, diplomatiquement, afin de « sonner les cloches de Bell »… svp… merci! 🙂

  12. @marcofsky

    Bell and MSie, sitting in a’ tree…

    Sérieusement j’ai jamais vu une compagnie aussi « tricotée serrée » avec (facon polie pour dire « au lit avec ») Microsoft que Bell! Alors bon c’est bien en effet de leur écrire et leur faire savoir notre mécontentement, mais je doute fortement que ca change quoi que ce soit au bout de la ligne… 😦

    C’est sûrement du ActiveX ce truc… non?

  13. Bon retour mon cher Nelson..
    Avec l’étude sorti hier semblerais qu’il y a 50% de la population du Québec qui n’accepte pas l’hiver. Cela veut-il dire qu’ils vivent dans le virtuel d’eau et d’herbe grasse ? Parce veux,veux pas, hiver revient à chaque année. Semble qu’ils l’oublient virtuellement.
    Allé bon rap pel à tous..

  14. @Nelson a dit:

    « L’herbe y est tellement riche, l’eau tellement abondante, qu’ils y perdent toute notion du réel »

    Hmm… Ai-je bien compris la petite analogie, le double-sens ici? 😉 Fear and loathing in Las Vegas anyone?

    L’herbe est riche car elle coute cher ou bien parce qu’elle est puissante? Après le Quebec Gold, le Vegas Gold? 😀

    Bon, je blague, je suis certain que Nelson ne sous-entendait rien dand le fond… Elle était juste trop facile 😛

  15. Bon retour Nelson,
    Je reviens moi-même de vacances il y a peu de temps,
    J’ai assisté a un lancement de CD de la part d’un groupe ou mon frère en fais partis nommé Humanonyme,
    Ils ont remercier plusieurs personne et je m’en excuse de ne pas me rappelé tous les noms, mais ils me sembles avoir entendus le votre, du moins Nelson j’en suis certain mais Dumais je n’en suis pas sur. Et comme c’était pour l’informatique (si ma mémoire est bonne) alors j’ai pensé a vous et je me suis dit que j’allais venir vous dire un petit merci 🙂
    Si ce n,est pas vous et bien Merci a la personne qui les as aidés tous de même 🙂
    Mais Zut je me suis trompé 🙂
    Néanmoins lachez pas votre bon travail et courage…. un jour votre Poubelle et votre table a pic nic sortiront de leurs Igloo encore en une pièce du moins je vous le souhaite 🙂

  16. @ M. Dumais

    La photo de droite de vos 2 premières photos est tout à fait saisissante. Si l’on fait abstraction des voitures à gauche et de la publicité, on jurerait une peinture.

    Elle m’a fait penser aux oeuvres de Giovanni Antonio Canaletto, l’un des plus grands «view-painter» du 18e siècle : http://www.repro-tableaux.com/a/canaletto-alias-giovanni-antonio-canal.html

    Comme je suis de nature plutôt curieuse, je me demandais si cette photo avait été retouchée?

  17. 1- Scusez mon ignorance, mais comment faire pour qu’une partie du texte dans notre commentaire soit en italique par exemple ? La seule chose à laquelle j’ai accès c’est la boîte où taper le commentaire – et non pas taper sur le commentaire ?

    2- Parlant de taper sur quelque chose, WordPress fait encore monter ma pression ()()()()()() [imitation d’un nuage]. Ce cher produit m’a encore accusé, sans avoir droit à une défense pleine et entière, de taper trop vite. Bien sûr après coup le message est effacé – qui est le plus vite hein ? – et il faut se retaper de retaper notre commentaire. Des logiciels de blogues, il y en a d’autres, et des meilleurs (?).

  18. @ Bibelot

    Pas du tout. À Las Vegas, la lumière du jour est telle que n’importe quel appareil photo le moindrement moderne peut arriver à ce genre de prise. Par contre la 3e, celle de l’aéroport, l’a été; elle me semblait trop grisounette.

    @ Planteg

    Faut enrober ce que l’on veut mettre en italique du bon vieux code html soit « crochet ouvert » i (ou « em ») « crochet fermé », puis « crochet ouvert » barre oblique i « crochet fermé ».

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