Mise à l'essai de PC TimeWatch 1.4.5

illustration2007110501.jpgCe matin, avant de vous présenter PC TimeWatch, un système européen de contrôle parental, permettez-moi de bien mettre la table. À la sauce WWW grand public, Internet en est à sa douzième année (si ce n’est plus) et est devenu un rouage essentiel à nos modes de vie. Or, comme on le sait, la pourriture y est tartinée bien épais et les enfants, même s’ils ne sont pas plus débrouillards qu’il n’en faut, peuvent y avoir accès. Clic-clic, l’innommable vient de frapper ! Cela dit, il ne faut pas se leurrer : nombreux sont les petits sacripants qui ont appris à bien effacer leurs traces et certains savent comment contourner les systèmes de contrôles. C’est connu, les cours d’école peuvent servir d’antichambre au cyberespace.

Sachant cela, le parent peut prendre une chance et laisser faire ou jouer de prudence et s’intéresser aux systèmes de contrôles parentaux. Mais le problème, c’est que ces produits sont légion et qu’ils sont de qualité vraiment, mais alors vraiment, inégale. Alors, le brave parent en parlera à ses collègues, ses amis ou au beau-frère et fouillera un peut partout sur le Net.

illustration2007110503.jpgS’il est chanceux, il tombera sur la loi numéro 20345-b de Nelson, pièce d’anthologie dont l’alinéa 456-Z a fait école. Elle stipule en effet que le meilleur système de contrôle est le parent lui-même, le parent qui surveille, qui bouge, qui manifeste de l’intérêt, de la curiosité, quand ses rejetons se placent aux commandes d’un ordinateur. Ainsi, les petits chérubins savent qu’ils sont épaulés, accompagnés, suivis, coachés, par Papa ou Maman et que tout ce qu’ils feront pourra être vu, pendant ou après.

À cette loi découlant du gros bon sens, il ya deux corollaires. Le premier veut que l’écran soit constamment en vue. Par exemple, on aura installé l’ordinateur dans une pièce très fréquentée. À défaut (p. ex. le PC de fiston est dans sa chambre), les parents devront soit accompagner leurs petits internautes dans leurs cybers errances, soit les visiter inopinément, soit utiliser un logiciel de partage d’écran permettant la vérification à distance (je vous parlais la semaine dernière de celui qu’offre Leopard, la version 10.5 du Mac OS X). Quel que soit le scénario, l’enfant saura que ses clics et doubles-clics ne seront jamais d’ordre privés. Et qu’advienne le pire, il ne sera pas seul.

illustration20071105021.jpgLe second précise que des horaires d’utilisation doivent être imposés. S’il est convenu, par exemple, que sur semaine les enfants ont droit à une heure d’ordi par soir et deux heures par jour les fins de semaine (cela si les résultats scolaires le permettent), il faut qu’il en soit ainsi, point à la ligne, sans que le parent n’ait à imposer son autorité. Si le cyber couvre-feu est 20 heures 30, l’enfant doit savoir qu’à cette heure, le système s’arrêtera de lui-même (après préavis d’usage) sans que Papa ou Maman n’aient à intervenir, à crier, à supplier, à menacer ou à vouer Windows aux gémonies. Cela permet à ces derniers d’assumer toute la vigilance nécessaire dans des plages horaires prévues et acceptables, tout en s’évitant des scènes parfois pénibles.

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Or c’est justement à cette préoccupation essentiel le que s’attaque le logiciel que me faisait parvenir Avanquest la semaine dernière, le bien nommé Contrôle parental, alias PC TimeWatch (MainSoft). Essentiellement, c’est un produit qui permet de préciser le temps maximum de session Windows sur une période de temps donnée dont un enfant pourra bénéficier (tant d’heures le lundi, tant le mardi, etc.), et, là-dedans, quels logiciels (programmes contrôlés) pourront être utilisés pendant combien de temps. Du coup, il permet de déterminer quels logiciels ne pourront pas être utilisés, incluant Internet Explorer s’il le faut.

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Bien entendu, advenant une situation spéciale (travaux scolaires, etc.), il est possible que l’administrateur du PC (Papa ou Maman) puisse accorder une extension de temps sur une base extraordinaire. D’ailleurs, c’est un peu là qu’on trouve la faille de ce genre de produits. « Papa, l’ordi est arrêté, je veux une extension, c’est un congé pédagogique demain, je vais pouvoir me lever plus tard. – Pas question ! – T’as rien qu’à entrer ton mot de passe et je vais pouvoir finir ma partie ! – Pas question, je te dis. Dodo, c’est l’heure ! – Noooonnn ! » Vous voyez la scène ?

Quoi qu’il en soit, TimeWatch est quand même un bon produit. C’est un logiciel qui n’enregistre pas les activités (logs); il ne contrôle que l’accès. Rien d’autres. Et la beauté, c’est qu’il utilise différentes techniques pour empêcher les petits malins de le déjouer. En ce sens, il va plus loin que le système de contrôle parental fournit avec Windows Vista, un système qui, soit dit en passant, n’est parfaitement à l’aise qu’avec Internet Explorer. Plusieurs de ses caractéristiques ne fonctionnent pas sous Firefox. Autrement dit, vous voulez que Fiston utilise Firefox dans le PC familial sous Vista ? Vous devez vous procurer un produit comme TimeWatch.

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L’installation et l’appropriation de ce dernier n’exige pas de DEC en informatique. Pour y arriver et bien le paramétrer, il faut être l’administrateur du PC en question. Cela implique que chaque enfant (utilisateur sans droits d’administration) dispose d’un compte Windows avec les privilèges que la sagesse de Papa-admin ou Maman-admin voudra bien lui accorder. Pour ce faire, on trouvera probablement que l’interface de TimeWatch n’est pas la plus élégante ou que sa logique n’est pas la plus limpide, mais au bout de dix minutes, on en aura fait le tour, on s’u sera habitué et on se sentira en sécurité.

Vous pouvez télécharger ce logiciel et le mettre à l’essai. Advenant qu’il vous plaise vous l’achetez moyennant 39 $ (ce qui n’est vraiment pas la mer à boire) en communiquant avec le distributeur, PMD-Logisoft ou en allant sur le site Web d’Avanquest.

Voilà ! Bon courage … chers parents !

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7 réflexions sur “Mise à l'essai de PC TimeWatch 1.4.5

  1. Je veux pas être méchant mais c,est encore de la responsabilité déviée .
    QUand c’est l’heure de laisser l’ordinateur c’est l’heure et c’est tout . Outil peut être pratique mais pas un incontournable
    ET comme vous le dites si bien vous même cher Monsieur Nelson
    on se sentira en sécurité , cette énonciation dit tout .

    PS oui j’ai un enfant . ( J’ai eu des petits frère aussi )

  2. Complètement ridicule.

    Les jeunes ont juste à changer d’ordi. Un coup qu’ils vont être à l’école ils vont faire quoi ???? Tout ce qui verront pas chez eux ils vont le voir chez leurs amis. Avez-vous aussi un logiciel pour les cellulaires, un logiciel contre les mauvais amis aussi tant qu’a y être….

    C’est carrément con.

    COMMENCER donc à communiquer et à être présent avec vos enfants…et probablement que ça pourra pas mal changer la note. Car après tout C’EST PAS À L’ÉCOLE D’ÉLÈVER VOS ENFANTS n’est-ce pas ??????

  3. C’est pas con. Limité les heures d’utilisation de l’ordinateur force l’enfant à faire autre chose (lire, TV, films, sport).

    Le but n’est pas d’empêcher absolument tout regard sur les choses pas propres d’Internet mais plutôt d’éviter les abus (nb d’heures passées devant l’ordi).

  4. Si je me trompe pas, l’association des noms de domaines a refusé de permettre de créer l’extension .XXX sur internet pour les sites que vous devinez.

    J’ai trouvé ça tellement imbécile de refuser ça ! Ca aurait pu être au contraire, le début d’une facon simple de régir ces sites ! On pourrait OBLIGER l’utilisation de cette extension, ce qui faciliterait beaucoup les logiciels de contrôle.

    Je suis conscient qu’en premier c’est les parents qui doivent imposer des limites. Dans le cas des adultes, généralement, si on doit limiter certains sites, ben le problème à la base n’est pas la navigation sur ces sites. C’est un problème avec l’utilisateur. Si on lui interdit complètement internet, il va sans doute commencer à amener son journal au travail et le lire pendant les heures de travail.

    On a eu un jeune dernièrement à notre bureau qui utilisait internet pour naviguer sur des sites de jeux pendant les heures de bureau. On l’a averti, et quelques semaines plus tard, je l’ai repris à effacer son historique à chaque fois qu’il quittait son poste…. J’ai trouvé les preuves, des sites qu’il naviguait et quelques heures après il avait les papiers nécessaires pour communiquer avec le bureau de chomage.

    Mais dans le cas des jeunes et adolescents, c’est le même principe que les règles de circulation automobile. C’est pas avec des jolies pancartes qu’on peut régler le problème. Ca prend un meilleur contrôle, et cesser de se fier aux machines et aux règles. Ca prend des HUMAINS pour contrôler et appliquer les règles (parents, police)

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