Une petite précision …

illustration2007101901.jpgUn petit mot, ce matin, pour commenter le fait que certains blogues rattachés à la Cyberpresse ont été fermés à la suite de pressions syndicales. L’enjeu : l’adaptation des organisations de presse aux réalités médiatiques de 2007. En un mot, on lit moins sur papier et plus sur le Net, ce qui remet énormément de choses en question et ce qui explique les négociations en haut lieu. Pourquoi, le mien de blogue continue-t-il ? Parce que son signataire est un fournisseur externe non syndiqué, c’est-à-dire un pigiste.

Pour que vous compreniez, je vous relate une anecdote survenue, il y a quatre ou cinq ans, au Journal de Montréal où j’étais chroniqueur. Le syndicat se préparait à s’en aller en grève, le patron itou, le diable était aux vaches Ou je continuais à fournir une chronique et on me percevait comme collabo, téteux de boss ou chiant-en-culotte, ou je ne fournissais plus de chroniques et Le Journal mettait fin à mon contrat, sans que le Syndicat ne me défende. « Si vous ne nous faites pas parvenir votre chronique selon les modalités habituelles, nous considérerons à juste titre que vous avez mis fin à votre contrat », m’avait bien averti une des patronnes du Journal. J’avais alors décidé de continuer à produire mes chroniques, tout en retournant la rémunération au Syndicat sous forme de soutien au fond de grève. Heureusement pour ma trésorerie, le conflit fut évité in extremis.

C’est ça la pige. Certains vont faire des pieds et des mains pour en sortir, pour devenir salarié et syndiqué. Pas moi. Ce mode de fonctionnement professionnel me convient; j’aime être à mon compte; les sociétés organisationnelles me laissent froid. Pour tout vous dire, ma première pige, je l’ai faite il y a 31 ans au Soleil (ironiquement, ce quotidien a complètement cessé de me faire travailler six mois plus tard, à la suite d’une grève où la masse des collaborateurs externes avait été revue…).

illustration2007101902.jpgJ’ignore si les présentes négociations vont donner des résultats que l’on pourra, vous et moi, apprécier à court ou moyen terme. Normalement oui, puisqu’en 2007, des portails comme celui que vous consultez présentement sont là pour rester et se développer; une fois qu’on y a goûté, on s’y colle. Les chiffres parlent.

Fait que, je continue !

Longue vie à la Cyberpresse !

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13 réflexions sur “Une petite précision …

  1. Notre environnement change trop vite. Bravo pour ton mode de vie, tu es le mieux outillé pour dominer les changements au lieu des subir.

    Moi non plus, le 8 à 5, je ne suis pas fort là dessus. Être en business, ça me branche plus, encore faut-il être utile… Question qu’habituellement un fonctionnaire ou syndiqué ne se pose pas.

  2. À l’ère de l’«internetisation» des médias, je crois qu’il est tout à fait normal et nécessaire que certaines questions soient clarifiées, d’où les négociations syndicales actuelles. Je ne m’étendrai pas sur la juridiction du syndicat sur Cyberpresse, parce que plus j’en lis à ce sujet, plus ça se complique…

    Cependant, il y a quelque chose qui me turlupine. Le syndicat a émis une directive demandant aux blogueurs de suspendre la rédaction de leurs blogues, ce qu’ils ont fait. Sur la page Blogues de Cyberpresse http://blogues.cyberpresse.ca/ on voyait que leurs blogues s’étaient figés dans le temps en date du 18 septembre. Mais voilà que dernièrement, ces blogues ont complètement disparu! Effacés, zappés, perdus dans le cyberespace… (enfin, pas complètement, il y a toujours moyen de «googler».) On est loin de la suspension de rédaction! J’aimais bien de temps à autre consulter les archives de M. Roux (les amoureux du français)…

    D’un point de vue moyen de pression, je trouve que cela a plus de poids de voir un blogue figé comme Windows sait si bien le faire que pas de blogue du tout. Tout ça pour dire que je me demande bien d’où vient la décision de ces disparitions, des employés ou de l’employeur?

    Le travail de pigiste n’est pas toujours facile avec l’insécurité qu’il comporte mais il donne la satisfaction d’être le capitaine de son bateau, ce que fait M. Dumais avec brio. Finalement, moi aussi je souhaite longue vie à Cyberpresse, et si cela était possible, je souhaiterais l’éternité à «La chronique de Nelson»!

  3. Bonjour Nelson,

    Tout à fait d’accord. Je travaille comme pigiste pour un site internet dédié à la course automobile, où les heures de travail ne peuvent être stables (la Terre n’étant pas plate, nous avons donc des zones horaires différentes sur cette planète!).

    La solution idéale fut la pige. Tant que le travail est livré ponctuellement, la gestion du temps est mienne.

    Les relations sont fiables et informelles, mais je sais bien que ce n’est pas le cas pour tous. Un contrat est si vite terminé, l’insécurité peut en faire partie, alors raison de plus pour constamment s’améliorer – ce qui pourrait être considéré comme une source de motivation positive en fait!

  4. Il n’y a qu’une haîne du Mac et des fonctionnaires ici ou quoi?

    Ah, c’est vrai, j’oubliais.. Si tu travailles pour la fonction publique, tu es automatiquement incompétant, surpayé, procastinateur et sans morale..

  5. @ drizzt
    Beaucoup de gens ont une idée caricaturale des fonctionnaires. Ce n’est pas celle que j’ai des profs de mes enfants, de l’infirmier que j’ai consulté dernièrement, de l’employée de la SAAQ à Montréal qui m’a dégoté en quelques heures LA personne de son ministère à Val D’or pour répondre à une question touchant les régions éloignées.

    Ce n’est pas non plus l’image que je pense avoir auprès des gens à qui je rends service. J’espère bien faire mon travail, que j’adore, depuis 25 ans, occasionnel et saisonnier sur liste de rappel, guère plus de sécurité d’emploi que notre Nelson national. Mais que je n’en changerais pas.

    J’ai des amis malheureux dans leur job de grosse compagnie, qui n’en font pas une minute de plus que ce qui leur est demandé mais ne laisseront pas leur job à Alcan ou IOC à 35$ de l’heure. Ils auront à leur retraite un revenu supérieur que j’ai présentement. Et tu sais quoi, je préfère ma situation.

    L’intérêt et la compétence des gens n’a rien à voir avec le fait de travailler dans le privé, la fonction publique ou être autonome, c’est une question d’honnêteté envers soi-même et son employeur.

    Pis dans le fond, faut dire un peu de mal des Mac, s’il devient trop populaire, on va se ramasser avec autant de merde que vous-savez-qui. En plus je pense que parler 3 langues, utiliser 2-3 systèmes informatique, ça garde le cerveau en forme et capable de réagir aux problèmes. Dans le cas de win 98 c’était un exercice quotidien…

    @ Nelson
    J’adore apprendre que le terme « intègre » puisse encore s’appliquer. Je pense que c’est une qualité qui se retrouve chez beaucoup de mes amis.
    Je croise les doigts que les négociations se fassent intelligemment.

  6. Je crois sincèrement que la majorité des fonctionnaires méritent pleinement leur salaire et leur travail rapporte à la société.

    Mais malheureusement, même si ce n’est pas la majorité, il en reste beaucoup pour profiter du système, et profiter du fait que le syndicat protège autant les incompétents et abuseurs que ceux qui marchent droit.

    Qui n’a jamais vu des travailleurs de la voirie être payés à ne rien faire sauf jaser ou siffler les femmes… C’est malheureux mais cette espèce n’est pas en voie de disparition, car elle est sur-protégée et peu importe nos efforts, ou ceux des fonctionnaires « droits », ça n’enlèvera pas l’image qu’on a…

  7. Wow dodgeviper, je parlais de fonctionnaires normaux pis t’arrives avec la voirie, franchement ! (J’ai pris une photo écoeurante sur la Côte-Nord en août)

    Tu vois, moi aussi j’ai mes préjugés 🙂
    Qui ont une base de vérité ? Certain mon frère.

    Mais je sais bien que c’est comme dire que les latino-américains sont paresseux et pas pressés, tu sais; manana,manana ! (ajoute le petit machin sur le a).

    Quand je suis arrivé ici on m’a dit texto; À Anticosti il y a deux vitesses, « slow » pis arrêté …
    Ça me convient parfaitement bien. Et je me fous un peu de la gueule des copains pressés. Pressés d’arriver à la fin ? Pas moi, j’aime mieux prendre mon temps. Pour paraphraser le gros; mourir, d’accord mais de mort lente.

    Et pis j’ai des copains guatémaltèques ou ticos pas particulièrement lambineux.

    On est toujours sur le blogue techno du maniaque de BD là ? À quand le prochain conte délirant Nelson ?

  8. Je suis un fan de Mac (surtout ce qu’il est devenu) et pourtant, je n’en ai pas. J’ai eu un Macintosh plus dans les années 80. Je dois avoir un faible pour le monochrome. Je me donne encore 6-8 mois de NeXT avant de switcher à COCOA et Leopard.

    @drizzt:

    Un fonctionnaire qui travaille, ça doit exister. Penses-y quand tu rempliras ta feuille de temps. Il faudrait la remplir à l’envers, déclarer le niaisage. Là elle serait foncée.

    On a trop de services qu’on a pas besoin, et trop de fonctionnaires qui font des statistiques sur leurs tâches pour essayer de se faire croire qu’ils sont utiles. On est une province moyenne et on a la fonction publique d’un pays obèse. Quand un foutu service est coupé quelque part, ça chiale, ça pétitionne, ça manifeste. Puis plus tard, on se rend même pas compte de la différence.

  9. @rodhot :

    Préjugé! Je travaille en informatique dans les écoles depuis 5 ans. Mon service a eu 1 employé supplémentaire pendant ce temps, malgré le fait que 1500 ordinateur se sont ajoutés. Je n’ai pas honte d’être fonctionnaire, parce que mon service est un exemple à suivre, autant pour le privé que pour le public!

    Des genre qui profitent du système, il y en a partout! Penses-tu vraiment qu’il n’y a personne qui se pogne le beigne dans les grosses entreprises? La différence, c’est que les fonctionnaires, tout le monde se garde le droit de les pointer du doigts…

  10. En ce qui concerne la performance des fonctionnaires (et par extension) et du reste de la société, je pense qu’il y en a qui pensent que le miracle de l’informatique n’a pas de frontière – on traite les gens comme des machines et on s’attend à de la performance mur-à-mur, ce qui donne une réaction complètement opposée à celle escomptée : les gens résistent comme ils peuvent à cette idée qu’ils ne sont là QUE pour être performants.
    Dans le fond, veut-on une société rentable ou une société vivable?
    Pas surprenant que les syndicats et les gens qui refusent de devenir des machines soient conspués, ils refusent de vivre dans une société où la rentabilité est le seul barème. Une société qui leur est présentée comme le seul choix possible alors qu’il est bien possible de faire autrement.

  11. @drizzt:

    Je m’excuse, c’est vrai que j’ai généralisé mes préjugés. C’est tellement facile de déraper dans les forums. Bravo pour ton bon travail.

  12. @obiwanceleri:

    La clé pour l’efficacité est simple:
    -diminuer les services
    -diminuer les règlements
    -diminuer la bureaucratie
    -diminuer les impôts
    -diminuer les salaires et payer à l’acte
    -responsabiliser
    -valoriser l’imagination, l’initiative, voire l’entrepreneurship

    Le tout sans être des robots, simple is beautiful.

  13. @ rodhot
    Excellentes suggestions. Sauf que toi ou ton beau-frère, lorsqu’il n’y aura pas le service dans ta municipalité, que tu auras un problème avec ton voisin, qu’il n’existera pas de département pour s’occuper de ton projet, que tu seras sur le chômage et obligé de subir une grave opération, et ben tu feras comme tous les Québécois et tu te plaindras.

    Keep it simple et Small is beautiful sont super sympas comme aphorismes. Ça s’arrête là.

    Plus les gens sont riches, plus ils en exigent de leur société. C’est de l’hommerie ça. Les solutions simples aux problèmes complexes le sont réellement. Simples. Comme on dit au Saguenay.

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