XPie, vistarte, tarte aux Buntu, nextarte, iPie et autres solacroutes

illustration2007101801.jpgEncore une fois, quelqu’un de votre entourage se retrouve dans la misère. O fatalité, son PC semble pris dans de la graisse de binne toute figée à moins 40. Bref, Windows XP n’arrive plus à redémarrer. Et puisque c’est vous l’expert, il vous faut donc reformater le disque et, pour une énième fois, y réinstaller le foutu système de Microsoft, un long processus qui vous énerve. Alors, pourquoi, tant qu’à attendre que l’installateur de Windows fasse sa job, ne pas en profiter pour vous occuper de façon vraiment utile ? Par exemple, vous pourriez faire des … tartes au sucre, alias des XPie, des vistarte, des tarte aux Buntu, des nextarte, des iPie et autres solacroutes.

illustration2007101803.jpgAinsi, XP s’installerait sans que vous n’ayez songé à vous impatienter et, en prime, vous auriez quelque chose à mettre sur la table pour le dessert du souper. Voilà pourquoi je vous présente la recette qui suit, une perle d’anthologie culinaire dont le copyright moral appartient à ma Belle-Maman (pas pire comme intro techno pour pouvoir parler de tarte dans Technaute, non ? Comme qui dirait, chose promise, chose due …).

illustration2007101811.jpgLa recette qui suit peut s’adapter à bien des choses: tourtière, tarte aux fraises, aux raisins, etc., pâté au saumon, au poulet, etc. Vous chosissez ce que vous y mettez. Vous pouvez même décider de ne pas mettre de pâte sur la préparation (p. ex. tarte au citron, à la noix de coco, aux pacanes, etc.).

Mais pour les besoins de cet article, je vais simplement vous entretenir de tarte au sucre. Ce qui n’est pas rien !

illustration2007101809.jpg1- Installez le PC moribond sur le recoin le plus éloigné de votre comptoir de cuisine et procédez à l’installation de Windows. Une fois que le CD est en train de reformater le disque rigide en NTFS, chassez tout le monde de votre cuisine, versez-vous un verre de Pinot Noir et faites jouer du Diana Krall. Puis, dans un chaudron de taille modeste, mélangez 2 ½ livres de cassonade, une poignée de farine blanche, illustration2007101806.jpgune cacanne de lait condensé (genre Carnation sans gras, pas du Eagle, c’est trop sucré) et, en dernier, quand ça commence un peu à être chaud, une portion de beurre à peu près de la grosseur d’un processeur Intel Dual Core. Tout ça doit chauffer à feu doux pendant que vous touillez sans arrêt. Je dis bien SANS ARRÊT. Lorsque ça commence à bouillir, calculez 2 minutes, n’arrêtez surtout pas de remuer et retirez du feu. Votre sucre est maintenant prêt, ce qui signifie que vous venez de réussir le niveau Tarte 101. Bravo !

illustration2007101819.jpg2- Le problème, c’est que Tarte 201 est pas mal plus compliqué. Vous allez voir. Mais d’abord, observez le PC un instant et intervenez si besoin est. Cela fait, retournez à l’autre extrémité de la cuisine et attaquez-vous à la préparation de la pâte. Tout d’abord, dénichez-vous un grand plat convivial (où il vous sera facile de brasser des ingrédients). illustration20071018101.jpgLà-dedans, mettez 5 tasses pleines de farine, 5 cuillères à soupe comble de poudre à pâte (genre Magic), 1 cuillère à thé de soda à pâte (genre Tite Vache), sans oublier 2 ou 3 pincées de sel. C’est pour ne pas que ça soit trop santé. Une fois le tout bien mélangé, incorporez-y 1 livre de saindoux (shortening genre Crisco ou Sans Marque Jaune de chez Maxi), ce qui va vous obliger à brasser jusqu’à ce que les mottons soient devenus aussi petits qu’un jumper (cavalier) de disque rigide. Si tout est beau, remplissez votre verre de vin (vous le méritez probablement) et passez à l’étape suivante.

illustration2007101804.jpg3- Dans un autre plat, genre plastic nylon, mélangez 4 portions de cette base préparée ci-haut avec juste assez d’eau pour que ça prenne. Ouin ! Je n’ai jamais vraiment mesuré ce que j’entends ici par portion. Dans mon cas, ça correspond à m’emplir généreusement la main, dûment arrondie et les doigts écartés. Quant à l’eau, vous saurez quand cesser d’en mettre. Si ça vire en soupe, vous aurez merdé. illustration20071018072.jpgSi ça forme une sorte de pâte mollassonne (mais pas trop – faut que ça se tienne quand même) et pas mal collante, vous aurez gagné. Attention, ne taponnez pas trop votre mélange !

4- Si votre table est propre (assurez-vous qu’il n’y a pas de CD de Windows, de vieille strappe IDE, de factures de Gaz Métro ou de restant de pizza), étendez-y de la farine blanche. Ensuite, plongez votre main dans le mélange décrit au paragraphe 3 et faites une motte ayant à peu près la taille d’une souris sans fil. Sans trop la taponner, placez-la sur la table que vous venez de si bien enfariner.

illustration20071018021.jpg5- Configurez les ressources linguistiques, le fuseau horaire et les aspects réseau de Windows (en processus d’installation un peu plus loin) et apprêtez-vous, mentalement, à passer au moment crucial de votre aventure pâtissière, celui du rouleau à pâte. Ouh-là, le stress ! Détendez-vous en faisant bien claquer votre langue dans le Pinot Noir. L’idée, c’est d’arriver à bien étirer votre pâte en 4 coups de rouleau. Pas en 5 ni en 6, seulement en 4. À partir du milieu de la motte, poussez le rouleau vers le nord jusqu’à ce qu’il n’y ait plus rien à étirer, puis vers le sud, vers l’est, enfin, vers l’ouest. La loi de ma belle-mère est implacable : plus vous taponnez ou roulez la pâte, plus elle devient dure.

illustration20071018081.jpg6- Si vous avez du talent et que vous êtes bien luné, votre pâte est normalement devenue juste assez épaisse et consistante pour être pliée en deux et placée dans le fond d’une assiette à tarte. Par contre, si elle est trop épaisse, ou si elle se casse, ou encore si elle n’est pas de la bonne taille, vous avez merdé. Recommencez et, songez peut-être à arrêter de boire; si vous ne supportez pas le Pinot Noir, ce n’est pas mon problème. En passant, si vous devez recommencer, n’utilisez pas la pâte que vous venez de cochonner, prenez-en de la nouvelle (la ratée, servez-vous en pour faire des galettes cassonade / cannelle, ce qui est une autre recette facile facile). Délicatement, avec vos pouces, poussez la pâte bien au fond de l’assiette, sur le rebord. Laissez faire le haut, vous le solidifierez plus tard lorsque vous placerez la section du dessus. Contentez-vous d’enlever l’excédent de pâte avec un couteau.

illustration2007101814.jpg7- Si votre préparation de sucre (relire le paragraphe 1) n’a pas été ratée dans le sens qu’elle n’a pas viré en sucre à la crème, versez-la sur la pâte, cela en quantité suffisante pour bien emplir l’assiette. Mais pas trop ! Si ça déborde dans votre fourneau, vous vous couvrirez d’opprobre et aurez à subir le courroux de votre blonde qui en assume normalement le nettoyage. Auquel cas, vous serez recalé, vous ne vous rendrez pas à Tarte 301, vous ne passerez pas Go, vous ne collecterez pas votre 200 $ et vous irez tout droit en prison où vous resterez pendant trois tours.

illustration2007101813.jpg8- Si votre verre de Pinot est vide et si vous le méritez (seulement si), remplissez-le. Dégustez-en une bonne rasade en zieutant, mine de rien, l’état d’avancement de la réinstallation de XP. Rasséréné, replongez-vous dans votre bonheur culinaire en recommençant les opérations décrites aux paragraphes 3, 4 et 5. Sauf que cette fois, vous allez confectionner la section de dessus (la couverture) de votre tarte. Cela implique qu’il vous faudra y aller encore plus délicatement de façon à ce que votre pâte roulée (étendue) soit plus mince que celle du fonds de l’assiette. Le truc : taponnez-la le moins que vous le pouvez.

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illustration2007101817.jpg9- Mettez un peu d’eau tiède dans un verre et trempez-y un doigt, cela va vous permettre de mouiller (pas noyer, mais humecter) la surface pâteuse autour de votre assiette, là où vous déposerez la section du dessus. Pliez cette dernière en deux (doucement !!!) et déposez-la minutieusement sur le rebord. Avec la foi qui sait ébranler les montagnes, appuyez sur son pourtour (quand même pas trop) pour qu’elle s’étire un peu et qu’elle amorce le scellage des deux sections. Coupez l’excédent de pâte avec votre couteau et, avec une fourchette, appuyez, pouce par pouce, sur le rebord de l’assiette afin que les deux sections se scellent et se fusionnent; c’est pour cela que vous avez mis un peu d’eau. Avec votre couteau, pratiquez trois coupures disposées de façon symétrique en plein centre. Ça va faire plus kioute et ça va permettre d’évacuer plus de vapeur une fois au four.

illustration2007101815.jpg10- Il ne vous reste plus qu’à bien nettoyer le dessous de l’assiette (les saloperies résiduelles qui s’y sont collées vont, elles aussi, cuire…) et à la mettre au four. Pour cela, attendez d’en avoir au moins trois autres de prêtes. Et quand vous y êtes, regardez vos quatre tartes dans les yeux, levez votre verre de Pinot Noir et saluez-les avec respect.

illustration2007101812.jpg11- En attendant que votre four soit bel et bien rendu à 550 degrés Fahrenheit (pas moins), allez vérifier du côté du PC. Normalement, l’installation n’est pas terminée et le chrono de XP indique qu’il y en a encore pour une dizaine de minutes. Si c’est terminé, cela signifie que vous avez pris plus de temps qu’il n’en fallait avec vos tartes. Auquel cas, redémarrez l’ordi et observez si tout se passe normalement. Pour en revenir à votre four, quand il est à 550 degrés, placez y vos quatre tartes, cela sur la grille du bas. Allumez la lumière intérieure et calculez 7 minutes. Mais dès la 5e, observez attentivement. Si la couleur doré commence à trop foncer, sortez vos tartes sans attendre. Sinon, rendez-vous à 7 minutes.

12- Sortez vos tartes et placez-les bien en vue sur la table. Elles vous vaudront un cortège de louanges tellement elles sont appétissantes, pour peu, bien entendu, que vous ayez suivi à la lettre la recette de ma Belle-Maman (auquel cas, vous découvrez une tarte dont la pâte vous ravira; jamais vous n’en aurez goûté d’aussi bonne). En prime, vous avez réussi Tarte 301 et, dans l’ébventualité où vous me faites parvenir une photo du produit réussi, vous méritez toute ma considération (la photo ci-après date de quasiment deux ans).

illustration2007101805.jpg

Quant au PC, ou bien il est en ordre de marche (sauf que vous devrez y installer tout le bordel complémentaire : antivirus, Office, iTunes, Firefox, etc.), ou bien il affiche un écran bleu. Si c’est le cas, le disque rigide est probablement foutu; il n’a pas été en mesure de ben stocker les éléments de l’installation et, probablement, il vous hait.

illustration2007101818.jpgDans les deux cas, vous gagnez quand même, puisque vos tartes sont réussies. Finissez alors votre bouteille de Pinot Noir et laissez votre cuisine se faire envahir par autant de gloutons que vous avez de proches, incluant le (ou la) proprio de l’ordi sur lequel vous êtes intervenu. Bravo !

Ceci étant dit, essayez cette recette (si vous avez eu le courage de la lire jusqu’au bout) et donnez m’en des nouvelles. Si vous l’aimez, remerciez-en ma Belle-Maman !

Comme vous le voyez, je vous ai pris au mot et j’ai publié ma recette. À vous maintenant d’en faire autant !

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14 réflexions sur “XPie, vistarte, tarte aux Buntu, nextarte, iPie et autres solacroutes

  1. Est-ce que c’est le bon endroit pour plogué le fait qu’ubuntu 7.10 vient tout juste de sortir! À downloader gratuitement sur leur site 🙂

    Je trouve que ca fite bien avec l’article…

  2. Bon… Je sais pas si ta belle-mere vient de Chicoutimi, mais c’est tres semblable a la recette que ma Saguenéenne de maman m’a donnée…

    Sauf que j’utilise de la creme 35% plutot que du lait concentré et que je m’assure que le saindoux est d’origine végétal (faut que ce soit « halal » chez nous…). Idem pour le Pinot Noir que je remplace par du Perrier Citron…

    Et sur l’ordi, ca va sans doute etre Ubuntu Gutsy qui va se faire installer…

    Autrement, a part la temperature du four et la croute du dessus, que je coupe en lanieres que je croise, c’est kif-kif!

    Je t’envoie une photo de l’une de ces merveilles!

    En passant, n’est-ce pas la une des fameuses recettes du gros livre jaune de Jehane Benoit (la cuisine raisonnee, je crois…) quii tronait dans toutes les chaumieres durant les annees 60…?

    Au plaisir!

  3. Wow! C’est la première fois que je lis une recette présentée de façon aussi rigolote et intéressante. Je suis sûre que vous sauriez rendre captivant un manuel d’instructions de montage de meubles IKEA! Je m’empresse d’essayer cette recette dès que l’occasion se présente.

    Voici donc ma recette de pâte à tarte «politically correct». Pour faire dans le techno, je l’appelai donc:

    Pâte à tarte PC (pour 1 tarte à 2 croûtes)

    1 1/2 tasse de farine
    1/4 c. à thé de sel
    1/4 c. à thé de poudre à pâte
    6 c. à table de margarine non hydrogénée
    1/2 tasse de yogourt nature (si, si, vous verrez, ça donne une texture vraiment spéciale)

    Mêler la farine, le sel et la poudre à pâte. Ajouter la margarine et couper avec deux couteaux ou un coupe-pâte jusqu’à l’obtention de petits grumeaux. Ajouter le yogourt. Pétrir légerement. Ne pas trop travailler. Autrement dit, taponnez pas trop parce que votre chef d’oeuvre va se transformer en une boule de béton de meilleure qualité que celui de nos viaducs…

    Bon appétit!

  4. Pire que Pinard question mesures et quantité…

    Il y a deux écoles dans la pâte à tarte, celle de ta belle-mère; pas-touche-à-la-pâte (la mienne de belle-mère est de celle là aussi) et l’autre qui s’en fout : Ma maman taponnait sa pâte à la main et pourtant jamais elle n’était dure. Les tartes aux sucre et les pâtés aux bleuets, j’vous dis pas.

    Saviez-vous qu’il y avait 2 écoles là aussi ? Chez nous, un pâté comportait 2 pâtes, une tarte; une seule. Chez ma blonde favorite c’est le contenu; sucré, c’est une tarte, salé, un pâté.

    Ça et le sujet des tourtières/pâtés à la viande, quelles belles discussion de sémantique dans le temps des fêtes !

    Moins sérieusement, c’est chiant à installer XP… J’avais oublié. OS X s’installe presque tout seul, même sur un vieux G3. Mais je pense qu’installer XP plaît beaucoup aux gars à cause de tout le côté bidouillage qui s’ensuit.

    D’ailleurs là-dessus il y a 2 écoles…

  5. C’est quand même ironique qu’on voit encore régulièrement des gens dire dans les forums que Linux c’est « de la job » à installer car il faut faire plein de bidouillage après installation…

    Avec la dernière Ubuntu, c’est loin d’être le cas, surtout si l’on compare à XP!! Les sacrés trucs supplémentaires comme les codecs, les pilotes de cartes vidéos et l’ajout de dépots, tous les trucs comme ca, c’est rendu tout automatique! On fait juste nous aviser qu’il faut installer un truc supplémentaire, on clique Ok, et voilà c’est réglé.

    Et pas besoin de dire que tous les trucs qu’on doit installer sous XP comme pour visionner des PDFs, Firefox, la suite bureautique, etc. C’est déjà tout installé par défaut!

    Donc bref Nelson expliquer la recette de tarte aux Buntu aurait été pas mal moins compliquée… 😉

  6. Ha ha ha!

    Du grand talent, Nelson! Tant en cuisine qu’en écriture!

    J’ai bien rigolé!

    Ah et, il faudrait aussi jeter un coup d’oeil à la barette de mémoire… pour l’écran bleu! 😀

  7. @ Nelson

    J’adore ton art de caricaturer les technologie avec la vie de tous les jours. Excellent billet.

    @toogreen

    Je ne sais pas où les linuxiens vivent, mais là moi je décroche d’Ubuntu … J’ai essayé 6.06 6.10 7.04 et 7.10. C’est de pire en pire au fur et à mesure qu’ils développent. La seule version qui fonctionne bien c’est la version LTS. Bien que plusieurs fonctionnalité de mon ordi sont inopérantes (ok dû à des drivers proprio … ça je comprend et j’accepte)

    On dirait que je suis dans un beta test inversé au lieu de corriger, ça empire de versions en versions … Par de capture vidéo mon imprimante est mal gérée (peu importe les drivers), pas capable de faire fonctionner mon lecteur de cartes flash, mon portable freeze en moins de 30 minutes (hard reboot obligé) et finalement pour installer Gusty j’ai dû formater avec le live CD de la version LTS et non pas avec celle de Gusty.

    Je vais sur les forum et ces problèmes sont partout, mais personne en corrige … non il faut plutôt mettre de belles petites fenêtres à la place.

    J’ai donner une chance à Linux (Solaris, openSuse, Fedora et plusieurs fois à Ubuntu), mais là c’est la fin. J’ai deux ordis et je ne suis pas en mesure de bien travailler avec et ça empire.

    Je suis loin d’être un moncle ou un beauf en informatique et disons que j’en viens à la même conclusion qu’en 2001 lorsque j’avais essayer redhat … Pas pour tout de suite, peut-être dans 5 ans peut-être pas.

    Je dois tout de même te donner le mérite d’avoir réussi à me faire switché temporairement.

    En passant, si je ne m’abuse, à cause de la loi anti-trust, Microsoft ne peut plus mettre des logiciels tiers (ou non) avec son système d’exploitation de base. Ou du moins « imposé » une solution plutot qu’une autre. Je comprend qu’ils aiment mieux conserver leurs clientèles avec leur propres solutions, Cependant, je me questionne sur ce qui arriverait à Linux s’il était monopolistique … Je suis persuadé que le choix de logiciels par défaut serait beaucoup plus règlementé.

    Éric, qui tappe qui voit tout son texte très flou à cause de Ubuntu… désolé pour les fautes, le d sont des c et les l i j de ce monde sont trop anorexiques pour être affichés … C’est nouveau comme bug ça aussi …. mais bon … la vie est floue quand on vie sur un buzz de liberté …

  8. Amélioration future …

    Ce serait plaisant de pouvoir retoucher son texte. Surtout que maintenant je vois clair. Je viens de laver mon windows …. euh !!! 😉

  9. @ eric.b
    C’est dommage et j’aimerais comprendre… ou meme aider si je pouvais, car la tarte au Buntu est vraiment bonne!!!

    A date, j’ai entarté « buntu » 4 fois, sur un Laptop Compaq Armada E500, sur un iMac (virtualisé via Parrallels), sur un vieux Pentium III avec carte nVidia et sur un tout nouveau Acer Dual-Core, carte ATI xPress1200 et ma foi, c’est sorti du four en moins de 30 minutes, tout chaud, tout bon… Imprimantes PictureMate et Brother DCP7020 (avec scanner), « stick » usb flash, cartes mémoire de diverses tailles, cameras numériques, iPod, son (MP3, OGG, WAV, etc.), vidéo (MPEG, AVI, WMF, etc.), CD/DVD (RW), alouette! Tout fonctionne comme sur des roulettes! Y’a aussi Apache2/PHP/FTP/MySQL, Samba, SSH, VNC et XGL/Beryl qui jouent allegrement aussi… Et les plug-ins de Firefox: MPlayer, Flash 9, Java, etc.
    Bref, tout baigne… Et l’affichage Gnome est poli, agréable et les polices sont superbes!

    En lisant moi aussi les forums, j’ai toujours pensé que j’étais « chanceux » avec Linux… C’est sans doute pour contrebalancer tous les malheurs que j’ai eu sous Windows pendant 8 ans de ma vie… Et je parle de choses comme la perte d’information critique, de disque dur bousillé, de virus tenaces, de reboot aux demi-heures, de re-install aux 3 mois et d’une litanie de jurons qui a duré 8 ans et qui vont me valoir d’y passer au moins le double en enfer!

    Oh! J’en ai arraché au début, sous Red Hat 9 aussi! Mais j’ai vite compris qu’il me fallait: 1-changer mes réflexes Windowsiens et 2-tenter de « comprendre » avant de cliquer ou d’enfoncer la touche « Enter ». Ainsi, je n’ai jamais utilisé la premiere solution proposé sur un forum, je regardais ailleurs, j’y voyais d’autres facons de faire (pour obtenir la meme tarte) et, lorsque j’avais bien compris de quoi le probleme retournait, je décidais ensuite de ce qu’il y avait de mieux a faire pour MA tarte.

    Une analogie: Nelson met son four a 550 pendant 7 minutes, je mets le mien a 475 pendant 12 a 15 minutes, et je « check ». Le resultat est le meme, la croute est doree, comme celle d’Ubuntu, d’ailleurs…

    Un exemple: Beryl… sous nVidia, le « compositing » se fait a partir du pilote mais sous ATI, on doit recourir a XGL et desactiver le « compositing » du pilote, qui est pris en charge par XGL… Mais a quoi bon « gosser » si on n’a pas d’abord compris ce principe, d’ou le besoin de se renseigner…

    D’accord, ces technicalités embetent et ne devraient pas penaliser les gens qui ne savent pas la distinction entre une carte ATI et nVidia, c’est vrai, je l’avoue… Mais ce sont des systemes FOSS – donc gratuit – et il est la, le seul prix a payer: comprendre, se renseigner et « bidouiller », comme on dit.

    La récompense: une tarte au buntu, qu’on peut ensuite servir a toutes les sauces, qu’on peut adapter, modifier et qui est d’une incroyable versatilité et d’un prix imbattable!!!

    La tarte au sucre aussi, c’est imbattable!!!

  10. J’en suis certain, mais il est trop tard … bien qu’il ne faut jmais dire ça … Moi aussi je vis des bugs, mais les études à la maitrise avec un job de 40 heures semaines et 2 enfants m’amène a vouloir un système qui marche bien lorsque j’en ai de besoin pour écouter mon hockey quand la TV est prise par Caillou et pouvoir faire mes travaux facilement. Le temps investis dans Linux depuis 1 an est une « perte de temps » trop importante. J’aime mieux les petits bugs de xp versus les arrets impromtus de ubuntu.

    La dernière chance sera donnée à Mac lors de mon prochain achat d’ordinateur. Au moins Apple à le mérite de développer sur une plateforme « contrôlée ». Je m’explique, ils contrôlent les composantes hardware à faire fonctionné. Ils ne gèrent pas l’universialité des périphériques existant. En plus, ils doivent passer des ententes d’exclusivité et/ou de service hors pair avec les fabricants. Contrairement à Windows / Linux (ce dernier en plus n’a pas le poid voulu pour amener les fabricants à l’aider) qui doivent faire fonctionner pour tout tout tout le matériel … J’imagine que ce ne dois pas être évident et causer plusieurs maux de têtes aux prog. systèmes des 2 plateformes. Pour OSX, je ne peux pas parler, car je ne connais pas le produit, mais j’imagine que les performances et les troubles seraient plus importants si l’OS était distribué à tous ….

    Sur ce bonne nuit !

  11. Bon pour commencer, je dois avouer que je n’ai pas de recette pour la NexTarte (canneberge, pomme et sirop d’érable). Elle n’est pas de mon cru. Ce n’est qu’une saveur que j’ai goûté récemment. Le « mix » m’a surpris d’abord, mais quelle délice se fût de la laisser fondre sur ma langue! Je suis sûr que Nelson pourrait obtenir un budget de recherche et développement de la part de cyberpresse, et nous revenir avec une version adapter (un émulateur en somme!).

    @alexanticosti
    Je te cite: « Chez ma blonde favorite c’est le contenu… ». Je suis perplexe. Normalement on dit « ma blonde », point. « Ma blonde favorite » implique que tu as plusieurs blondes et que l’une d’elle est ta favorite. Enfin, je te souhaite bonne chance avec ta blonde actuelle si elle lit aussi la chronique de Nelson. 🙂

    @eric.b
    Je comprends tes frustrations. Les linuxiens ont un gros travail d’introspection à faire sur eux. Tout n’est pas rose dans le monde Linux. Comme Marcofsky, j’ai toujours pensé que j’étais chanceux. Mais en fait, je choisis mon hardware en fonction de Linux. Quand on a 4 pc et qu’on ne veut pas pirater de logiciel, le seul choix, c’est linux.
    J’ai commencé sous Mandrake, pour faire des détours par Mépis, Suse, Fedora, Ubuntu, Kubuntu etc… Même si Mandriva est la distro la plus critiquer (injustifier selon moi), j’y suis retourné depuis, c’est la seule distro capable de tout reconnaître, clé usb, scanner, imprimante de tous mes pc. Depuis mes débuts dans le monde du logiciel libre, je fais des dons ici et là (kde, firefox etc…). Ce qui fait que pour moi payer 60$ par an a Mandriva fait du sens, ce n’est que de redonner ce que l’on reçoit. D’autant plus que Mandriva réinvestit en développement. Le modèle économique de Mandriva est assez critiqué, mais, assez étrangement, j’en suis venu à la conclusion que le principale handicap de linux, c’est la gratuité. Je ne veux pas partir de débat ici, mais pour faire rapide, il est difficile dans le monde linux d’assuré la pérennité des composantes, ce qui fait fuir les entreprises qui voudrait migrer, et les entreprises qui voudraient développer.

    Comme je l’ai dit, je ne veux pas partir un débat là-dessus. Je prépare un papier, une sorte de testament, fruit de mes observations du monde linux et du monde l’informatique en entreprise. Vous y serai libre de commenter et/ou de me crucifier sans squatter le blogue de Nelson.

  12. @eric.b:

    Mac OS X est imbattable sur son terrain (combo hardware/OS). Je suis admin linux/unix (RHE, solaris) depuis 11 ans et c’est de loin l’OS le plus convivial que j’ai vu. Mon MBP 15 pouce est une merveille d’efficacité a tout les points de vues (seul bémol les jeux).

    P.S. Traiter Solaris de Linux est selon moi une erreur passible de trangulation testiculaire. Mais bon on s’enfargera pas avec les fleurs du tapis pour cette fois-ci 😉

  13. dude , PITIEE , au lieux derefaire une install a la mano + tes install de soft rend toi service et la prochaine fois que tu as fini une reinstall fait n sysprep (google ca voir) et fait une image bootable sur cd , en fouillant un peut les options de syspreps tu decoiuvrira que tu peut entierement automatiser ton install complete os + apps , ce qui fait que la prochaine fois que ton entourage techno-nul a un probleme tu as juste a leur faire redemarrer depuis le cd que tu leur a prepare et les faires attendre une trentaine de minutes , mais bon si ca te tente de faire le keybmonkey et te tapper les install comme un n3wb

  14. @ Phantoman; il fut un temps où j’avais effectivement 3 blondes. Ce que chacune savait, oeuf corse. Aujourd’hui une seule partage ma vie, c’est quand même ma blonde favorite ! Ça implique effectivement que je pourrais en avoir plus d’une. Mais dans le fond, c’est comme avoir plusieurs OS, finalement, pour la moyenne des ours, on utilise toujours le même.

    J’ai hâte en torrieu que Garmin se décide à supporter OS X, mais ce n’est pas cela qui va me faire installer Winmachin. Ni la possibilité d’utiliser ArcGIS. Dans le même ordre d’idée, Joël à qui je disais que je testais Ubuntu sur un vieux iMac m’a répondu : Pourquoi, tu as OS X !

    Nos enfants quittent la maison à 14 ans (sec. 3) pour étudier à l’extérieur. Le premier courriel que mon aîné m’a envoyé ressemblait au message de re3e qui précède celui-ci. Alexandre a rapidement compris qu’au Guatemala il doit s’exprimer en espagnol, sur un chat; en abrégé mais qu’aux personnes intelligentes et cultivées qui constituent le lectorat de Nelson Dumais, on utilise le français. Même sans accent, mais avec de vrais mots.

    re @phantoman; ton commentaire sur la gratuité fait sens. Je ne me donne pas beaucoup de droit de critiquer ce qui est gratuit. « À cheval donné… » C’est pour ça que je m’en donne à coeur joie sur micromou, au prix qu’il demande. Pis que de temps à autre je fais un virement à des éditeurs d’open source genre OpenOffice.

    Bien sûr, si je le pouvais je leur ferais goûter une tarte aux plaquebières (chicoutai), mais bon, faut faire avec ce qu’on a.

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