Deux compléments essentiels : Data Rescue et Drive Genius

illustration2007091810.jpgSi un Mac est moins problématique à entretenir qu’une machine Windows, il n’en constitue pas moins un assemblage de composantes à qui il arrive de rendre l’âme. C’est le cas récent de la batterie de mon MacBook Pro 17 qui avant de crever, s’est tordue et est sortie de son socle telle une éponge gavée. À qui la faute ? À Sony qui les fabrique et à moi, qui ne l’a pas retourné quand Apple a procédé à son rappel l’an dernier. Mais c’est surtout le cas plus récent du disque de 160 Go qui présidait aux destinés de mon G5 et qui, l’autre jour, a jugé à propos d’en finir. À qui la faute ? À Maxtor qui les fabrique et à moi qui ne m’en suis pas débarrassé l’an dernier quand la qualité de ces disques a été publiquement mise en cause dans les médias.

illustration2007091803.jpgEt imaginez ma surprise, moi qui passe des heures à tournevisser dans des PC. Je ne pouvais concevoir que le malheur frapperait du côté Mac. Jusque là, mon valeureux G5 s’était comporté comme la bête la plus fiable de la planète. Il était là, ronronnant sans relâche, et assurait; me rassurait. Je lui avais confié mes photos et vidéos de famille, ma musique et mes archives d’écriture. Je dormais tranquille. Car ledit Maxtor 160 était en réalité … deux Maxtor 160 montés en RAID (Stardom). Théoriquement, si l’un plantait, l’autre prenait la relève.

Le problème, c’est que ces jumeaux symbiotiques étaient âgés de plus de deux ans. C’est ce qui explique probablement qu’ils ne surent résister à Dieu sait quelle sorte d’accident (surtension, choc, arrêt brusque, alouette …) et choisirent de mettre fin à leur vie utile ! Les deux misérables refusèrent de reprendre du service quand, au sortir de mon déménagement, de tentai de faire démarrer le G5. C’était l’histoire idiote parfaite : le disque rigide et sa copie de sécurité qui plantent en même temps, une histoire que les vrais informaticiens aux bras velus qualifient de joke n’arrivant qu’à « des filles avec des Mac ».

illustration2007091802.jpgillustration2007091801.jpgSauf que moi, je n’eus même pas le début d’une tentative d’angoisse, ni ne sentis le besoin de téléphoner à plus connaissant que moi. C’est que je disposais de quelques outils pas piqués des vers. Je vous parle de Data Rescue II (99,00 $US) et de Drive Genius 1.5 (99,00 $US), deux utilitaires essentiels fabriqués en Californie par Prosoft Engineering. Le premier, un logiciel disponible en formats Windows et Mac, ressuscite littéralement les données enfermées dans un disque avarié. Et il le fait avec tellement de facilité qu’un enfant de six ans pourrait y arriver.

Le second, un produit strictement conçu pour le Mac OS X, tente de réparer le batard de $@#£%&# de disque qui vient de nous lâcher. On le dit même excellent à cette tâche. Comme vous pouvez le voir sur la prise d’écran ci-après, il offre la possibilité de réparer le disque (ce qui inclut refaire la table d’allocation), de le défragmenter, dupliquer ou modifier (edit), de l’effacer de façon sécuritaire (shred), d’en vérifier l’intégrité, de le comparer et de le passer au scan.

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Pour en revenir à mes malheurs, j’ai d’abord commencé, en toute logique, par récupérer mes précieuses données. Quand tout mon petit matériel serait en sécurité quelque part, me suis-je dit, je m’amuserais à remonter le disque; c’est quand même moins long que de réinstaller le système d’exploitation et les logiciels.

illustration2007091804.jpgFait que, j’ai d’abord inséré un des deux Maxtor dans un lecteur FireWire (IEEE 1394) externe que j’ai branché à mon MacBook Pro. Et puisque je voulais récupérer des documents multimédias très lourds, j’ai inséré un gros disque en bonne santé (un WD SATA de 250 Go) dans un autre lecteur FireWire externe que j’ai également connecté à l’ordi pour qu’il emmagasine les documents récupérés. Vous me suivez ?

Puis j’ai ouvert Data Rescue II. En navigant dans une interface effectivement fort conviviale (prises d’écran ci-après), j’ai pu entrer dans le cadavre du Maxtor et accéder à son contenu. Je n’ai alors eu qu’à cocher les fichiers que je voulais copier et cliquer sur le bouton Recover. Moins d’une heure plus tard, tout était terminé, mes archives familiales étaient sauvées et placées dans une nouvelle voute. Je vous souligne qu’elles avaient été copiées sans que rien ne soit changé: nom de fichier, forme, structure logique, etc. Le résultat était identique à ce qui se produit quand , du bout de la souris, on copie un répertoire (porte-document jaune, folder) ailleurs sur le disque.

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J’ai alors quitté Data Rescue II pour lancer Drive Genius. Malheureusement, je n’ai rien pu faire. Les deux Maxtor étaient beaucoup trop endommagés. Juste pour comprendre le comment du pourquoi, j’ai activé la commande Scan et, au bout de 4 heures, avec même pas 50 % de complétés, le logiciel me listait déjà 150 quelques blocs de défectueux. J’ai compris que le disque était vraiment irrécupérable.

illustration2007091809.jpgÉvidemment, avoir été un tantinet plus chanceux, j’aurais pu réparer un des deux Maxtor. Auquel cas, je l’aurais placé en prééminence dans mon système RAID ce qui lui aurait permis de se copier sur un disque flambant neuf ayant meilleure réputation, un WD par exemple. J’aurais alors passé le volant à ce nouveau disque qui, à son tour, se serait copié sur un second, lui aussi luisant comme un sous neuf. Ainsi, je me serais retrouvé avec une solution RAID fraîche et pimpante. Mais bon. Drive Genius ne l’a pas permis; les disques étaient vraiment crevés et il n’y avait plus rien à faire. Heureusement que j’avais pu les passer au bistouri du médecin légiste avec Data Rescue II.

La morale ? Primo, même dans les cas extrêmes, il se peut que l’on puisse récupérer ses données – merci Prosoft Engineering – sans avoir à confier son disque à une firme spécialisée à 1 500 $ du gig ! Secundo, un Mac c’est un ordinateur et un ordinateur, ne l’oublions surtout pas, c’est un châtiment divin destiné à punir les humains d’être devenus ce qu’ils sont aujourd’hui. Ouf !

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13 réflexions sur “Deux compléments essentiels : Data Rescue et Drive Genius

  1. Un disque dur qui ne brise pas… c’est comme un politicien honnête! Une légende…

    Je l’aime bien, celle-là… un ordi est la punition divine de ce que nous sommes devenus! On dirait bien que Microsoft est en mission, à ce compte-là, car ils nous font payer pour être punis… Du masochisme au cube, quoi…

  2. Bien pour une usure dite LOGICIEL mais .. peut t’il récuperer un HD don une puce ou 2 a fait un popcorn ??? allez lire directement sur le disque sans passer par hardware ?

  3. C’est exactement la même question que stvcc que je me pose, sans y avoir la réponse. Cet été, mon disque dur a rendu l’âme (si on peut dire que cette bête en avait une!) tout d’un coup, sans avertissement. Paf! Néant total.

    Un technicien m’a alors expliqué que ce genre de «mort» était typique d’un bris dans la partie hardware, donc on ne voit rien venir et il n’y a rien à faire, comparativement à un bris dans la partie logicielle alors qu’on commence par voir des secteurs défectueux, etc.

    Qu’en pensez-vous?

  4. Après une visite sur le site de l’éditeur, j’ai pu y lire:

    «With its self-booting CD, this award-winning product recovers all of your files even if your computer no longer boots.»
    «Works even if your hard drive fails to mount or boot up.»

    Cependant, je ne suis pas sûre que ça répond à ma question…

    @ M. Dumais:
    Sans vouloir vous offenser, j’aimerais apporter une petite précision à votre texte. La version Windows de Data Rescue II s’appelle «RecoverSoft Data Rescue PC». Pas évident à trouver au premier coup d »oeil, surtout que ce produit n’apparaît même pas sur la page d’accueil, contrairement à la version Mac…

  5. Deux choses à préciser ici:

    1- Pour la versiopn PC, je vais y revenir demain ou après-demain;

    2- Si le disque rigide est physiquement endommagé, p. ex. il fait clic-clic au lieu de fonctionner ou de se prêter à une manoeuvre de recouvrement, il est presque impossible de le réparer. Les logiciels de la trempe de Drive Genius peuvent faire des miracles seulement si le disque se retrouve endommagé de façon logique.

    Je vais en reparler dans mon prochain papier.

  6. J’ai aussi un disque gravement endommagé. Le problème, c’est que c’est sur ma NeXTstation (qui a fonctionné parfaitement pendant 3 jours avant de crever … par ma faute). Pas de CD de l’OS, ni de lecteur cd-rom scsi. Pas moyen de réinstaller.

    Heureusement qu’il y a Ebay.

    1) Je me suis acheté un nouveau HDD et un controleur scsi pour mon PC dans l’espoir d’y installer FreeBSD et d’exécuter fsck sur le disque de NeXT. FreeBSD et NeXTSTEP utilisent UFS dans des variantes différentes. J’ai peu d’espoir.

    2) J’ai acheté NS3.3 dev original, NS2.2 user original, un hd scsi et un lecteur cd-rom scsi et une couple d’autres cossins relié à mon trip NeXT qui m’aura finalement couté presque le prix d’un iMac d’entrée de gamme neuf.

    Faut bien s’amuser dans la vie.

  7. Bonjour,
    Je suis navré pour vos sinistres. Bravo pour votre intégrité et sincérité d’admettre vos fautes. Malheureusement, trop d’usagers ne le font pas leur mea culpa. Je vous réfère au guide internet, « chasseur de virus » en mai 2000 pour vous situer qui suis-je. Je vous bien heureux de continuer à vous lire et je tenais, cette fois-ci, à vous écrire un petit mot au sujet des disques durs. Je maudit Maxtor depuis près de 10 ans, mais les gens de l’industrie préfère leurs bas prix. Oui, vous avez raison, les WD sont d’excellents disques, mais Seagate demeure LA réf`rence en fiabilité, et c’est assujetti d’une garantie de 5 ans, comparativement à 3 ou WD et de 1 pour Maxtor. Enfin, si vous êtes en SATA, je suggère de remplacer par des disques SATA Seagate de type « SCSI », c’est à dire des disques à la vélocité de 10 000rpm qui sont en fait des disques SCSI modifiés avec un port SATA. Ces disques, fréquemment utilisés dans nos serveurs, sont parfait pour la sécurité de nos données. Bien sur qu’ils coûtent un peu plus cher, mais calculez tous le temps que vous venez de perdre à faire ces sauvetage « in extremis » et vous en conviendrez avec moi, qu’il est préférable d’investir quelques dizaines de dollars de plus dans un vrai disque fiable et durable. Au plaisir! (jfg)

  8. @shaman:

    Mon disque qui a sauté est justement un Seagate SCSI. Je vais le remplacer par deux autres Seagate SCSI. Mais ils ont été achetés avant que tu me donnes ton info. Je suis content d’être sur le droit chemin…

  9. Pour récupérer un disque donc l’une des puces a grillé, la seule solution c’est de trouver un autre disque identique (même # de modèle et de révision), d’échanger les PCB, le tout étant accompagné d’un jeune prêtre, d’un vieux prêtre, d’un chapelet et d’une fiole d’eau bénite.

    Autre utilitaire logiciel faisant des miracles, SpinRite! http://www.grc.com/sr/spinrite.htm

    Il m’a sauver quelque fois, même avec les (*&%(*&? de Maxtors! (Plus jamais, oh non, plus jamais!)

  10. Il devrait y avoir un répertoire centralisé des rappels de manufacturiers, sous forme d’une base de données RSS (ou autre format dérivé de XML). Le gestionnaire de périphériques de notre ordinateurs pourrait rechercher activement les rappels et avis touchant au matériel installé sur notre machine, périodiquement ou lors du démarrage. Les rappels et avis pourraient alors nous être affichés sous forme d’alertes. Ce genre de service pourrait très bien être compatible avec les principales plateformes du marché (PC, Mac, Linux sous saveurs Debian, etc).

  11. Un de mes amis à fais l’erreur de supprimer la partition de son HD externe (usb) en ré-installant Windows XP, solution GetDataBack du site runtime.org il n’est pas si cher si vous considéré qu’une firme vous chargerait très cher le Gb 😉

  12. Tu aurais dû écrire cette chronique il y a une semaine. J’avais justement un problème de données de disque dur à récupérer. J’ai commencé par essayer Data Doctor Recovery FAT & NTFS. L’interface est très conviviale, mais le produit ne livre pas la marchandise: il est d’une lenteur à faire damner un saint, ne voit pas tous les fichiers, bref une perte de temps. Et cher en plus!

    Le deuxième essai fut avec File Scavenger 3.1. Là, absolument rien à redire. J’ai récupéré tout ce dont j’avais besoin, rapidement et simplement. Alors c’en est un qui mérite d’être ajouté à la trousse de dépannage.

  13. Au delà d’avoir des marques de disques durs de bonne qualité, le plus important à mon avis si on en a plusieurs c’est qu’il soit de modèles et éventuellement de marques différentes. Ça réduit de beaucoup le risque de mort simultanée de deux unités! À mon avis il vaut mieux avoir un maxtor et un wd plutôt que 2 seagate (même si on admet que les seagate sont meilleurs individuellement). Après il faut avoir un type de RAID qui soit compatible avec des disques différents (mais de taille comparable quand même).
    Personnellement j’ai mis de coté le RAID pour une synchronisation quotidienne automatique de mes dossiers importants (documents, photos, …) entre deux disques sur mon pc. Mais prochainement j’envisage une synchronisation avec un pc indépendant (j’utilise déjà rsync).

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