Le TomTom One mis à l'essai

illustration2005070901.jpgJusqu’ici, quand j’avais à utiliser un système de navigation routière par GPS (Global Positioning System), je me servais d’un produit Microsoft appelé Microsoft Streets & Trips With GPS Locator 2007, un produit dont je vous ai dit beaucoup de bien en novembre dernier. Le problème c’est qu’il ne fonctionne que dans un ordinateur portatif, ce qui peut en compliquer l’utilisation si on n’a pas de copilote avec soi. L’ordi ne peut être installé face à soi; il faut l’avoir sur le siège, avec ce que cela implique côté sécurité routière. D’où l’intérêt d’un gadget comme le TomTom, un système complet que l’on colle sur son pare-brise.


illustration2005070902.jpgLe modèle qu’on m’a fait parvenir, le TomTom One, n’est pas nouveau. Son fabricant néerlandais TomTom (TOM2 – Euronext), anciennement Palmtop et Psion, l’a en effet mis en marché il y a deux ans. Depuis d’autres modèles plus sophistiqués ou spécialisés sont apparus, p. ex. le One XL, le GO 510 et le GO 910. À tout le moins, TomTom One maitrise un grand nombre de langues (et de voix, dont certaines plutôt amusantes…) et dispose des cartes routières du Canada et des États-Unis.

illustration20050709031.jpgAvec le TomTom One, on n’est pas en 1024 X 768, mais en 480 X 272 et on n’a pas toute la riche convivialité de Streets & Trip (photo ici à gauche). Par contre, on dispose d’un écran tactile, on n’a pas besoin de récepteur GPS séparé et l’interface est disponible en français. On extirpe le bidule de sa boîte, on lui tape notre destination du doigt, on le colle (ventouse efficace) sur le pare-brise et on démarre. Au besoin, on le branche à son allume-cigarette, ce qui, lentement, le recharge et en permet l’utilisation subséquente à pied ou en vélo.

illustration2005070905.jpgL’information fournie est étonnamment précise. Le graphisme en temps réel est presqu’aussi impressionnant que celui de Streets & Trip. Quant aux indications vocales, elles ne m’ont pas agressé et m’ont semblées moins autoritaires et définitives que dans le cas du produit Microsoft; jamais elles ne m’ont crié Off Route comme si j’étais à l’armée.

Par exemple, samedi matin, je me suis servi du TomTom pour rendre visite à un ami résidant à Notre-Dame-des-Laurentides. Comme il y avait trois façons pour m’y rendre à partir du boulevard Laurentien (des routes que je connaissais assez bien), j’ai décidé de mettre le caractère de mon petit système à l’épreuve. Le TomTom m’a d’abord indiqué la première : « Prochaine sortie à droite, puis tournez à gauche », mais j’ai continué comme si de rien n’était. Le temps de se ressaisir, plus ou moins trois secondes, il m’a immédiatement suggéré la deuxième. Mais, à nouveau, je l’ai ignorée. Sans se vexer, il m’a alors proposé la troisième où, me voyant lui obéir, il m’a pris en charge jusque chez mon copain.

illustration2005070906.jpgQu’aurait-il fait si j’avais continué ? D’abord, il ne m’aurait pas boudé et m’aurait plutôt suggéré de faire volte-face à chaque sortie d’autoroute. Par exemple, quand, tôt le matin, j’accédai à la 40 pour foncer vers Québec, il a insisté pour que je prenne la 20. Allez savoir pourquoi. Et quand il vit que je continuais en direction est au lieu de tourner sur la 25 vers le Tunnel Lafontaine, il s’est mis à me suggérer, à toutes les sorties, de revenir sur mes pas. Pour qu’il me foute la paix, il m’a fallu lui indiquer que je voulais passer par Trois-Rivières, ce qui l’a rasséréné.

illustration2005070904.jpgJ’ai un sentiment partagé quant à l’aspect tactile de l’écran. D’un côté, il est très pratique de pouvoir se promener d’un écran à l’autre, i.e. d’une information à l’autre, d’un simple coup de doigt. Par contre, cette techno rend la saisie de l’information assez fastidieuse, il faut tapocher une lettre à la fois, jusque ce que la base de données reconnaisse la ville ou la rue et nous en fasse la proposition. Mais encore là, est-ce Ch Ste-Foy, Chemin Sainte-Foy ou Sainte-Foy-Est. Il faut donc tout préparer avant de prendre la route ou, à tout le moins, demander à son copilote de le faire.

Il est possible de brancher le TomTom à son cellulaire par Bluetooth, ce qui offre une extension main libre au téléphone. Hélas, le mien n’étant pas nanti de cette félicité, je n’ai pu en faire l’essai. Mais je n’ai pas manqué grand-chose. L’intérêt principal d’être branché à son cellulaire, c’est de pouvoir utiliser la fonction Trafic (état des routes). Or, c’est un service qui n’est pas disponible chez nous.

illustration2005070907.jpgFinalement, est-ce que je m’achèterais ce produit sachant qu’il est revendu près de 400 $ au Canada ? Ne pas avoir de bloc-notes et devoir me taper beaucoup de route, sûrement; c’est un beau gadget.

Mais comme je dispose d’un ThinkPad et qu’il est très rare que je prenne la route fin seul, je vais m’en tenir au dispositif de Microsoft, un produit qu’on trouve à moins de 150 $.

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5 réflexions sur “Le TomTom One mis à l'essai

  1. Intéressant en effet, Nelson! Pour $400.00 c’est raisonnable! Un laptop en bas de $900.00, plus le logiciel de $150.00 plus la fragilité inhérente d’un laptop…

    Merci pour cet info, ça va servir à bien des gens, je crois…

  2. Mon père, 65 ans, a un Garmin Nuvi 350 (semblable au TomTom one), et il l’adore. Il n’aurait jamais acheté de portable, mais son navigateur, ça été son sujet de conversation pour toute la fin de semaine lorsqu’il est venu faire son tour. Il ne s’obstine plus avec ma mère pour la route, la voix de l’appareil a toujours raison.

    Mon père est un rural et venir « en ville » le stress toujours un peu même s’il ne veut pas l’avouer. Avec ça! il est parti se trouver un restaurant au centre-ville d’Ottawa à 5:30 le matin. Et est revenu sans prendre le reste de la journée (il ne se serait pas perdu, mais aurait « exploré » longtemps.

    Il y a un bon marché pour ces appareils. Merci Nelson, pour ton texte.

  3. J’arrive du 450 profond (ceci dit sans être baveux; j’ai beau être Montréalais, je connais beaucoup mieux certains villages et certaines petites villes du Québec). Le gars de chez qui j’arrive, dans le 450, m’avait décrit le trajet pour me rendre chez lui. « Après la sortie, tu roules trois rues et, au MacDo, tu tournes à gauche et là, tout de suite à droite, » etc. Épouvantable ! Ça emplissait quasiment une feuille 8 1/2 par 11. Alors, j’ai pitonné le TomTom et me suis mis en route. Une fois rendu dans le 450, j’ai obéi aveuglement à ses instructions et suis arrivé à destination sans ambages ni souffrances, cela en des temps records. Le gars s’est dit très impressionné. Moi itou !

  4. Il n’y a vraiment pas aucune comparaison entre les appareils Gps portatifs et avoir un portable… Les ptis Garmin et Tom Tom sont excellents quique Garmin a un certain avantage pcqu’il utilise un systeme cartographie Navteq plutot que teleatlas. Navteq possede une mise a jour plus recente des routes nord americaine alors que teleatlas est plus detaille en Euronpe. Il y a actuellement chez Best Buy l’excellent Garmin C 330 a 249.00$.

    Pour ceux que ca interesse je vous donne le lien http://www.gpsmagazine.com
    qui est reconnu comme la bible des systemes GPS. Ses test sont exhaustifs et menes rigoureusement.

    Bonne route

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