Craignez-vous d’attraper le SaaS ?

illustration2007041701.jpgQuestion questionnante et interrogative (à la Jobin) : Même si Symantec vient de lancer une panoplie afférente, avez-vous peur de contracter le SaaS ? Si vous répondez oui, vous perdez. Auquel cas, vous méritez de vous promener dans les aéroports ou dans le métro de Toronto arborant un cache bouche aromatisé à l’eucalyptus. Par contre, si vous répondez par la négative, vous gagnez. Auquel cas, vous méritez de lire la suite de cet article. C’est que vous avez fait vos devoirs; vous savez que SaaS (que vous ne confondez pas avec la vallée suisse du même nom) signifie Software as a Service, un concept qui tend désormais à remplacer celui de l’ASP (Application Service Provider).

illustration2007041702.jpgCe n’est pas seulement que l’acronyme entrait en confusion avec .asp, l’extension VB Script bien connue en giron Microsoft, c’est que la philosophie du SaaS va beaucoup plus loin. Tandis qu’ASP réfère à un fournisseur généraliste offrant en mode client-serveur (avec front-end HTML) des applications tablettes rarement mises à jour, du genre messagerie, planification, automatisation des ventes, etc., SaaS sous-entend accès WAN, avec tous les droits et privilèges (incluant gestion et adaptation), d’une solution logicielle continuellement mise à jour, si besoin est. Contrairement à l’entrepreneur ASP qui offre à ses clients un produit X autour duquel il a développé une certaine expertise, le fournisseur SaaS particularise chacun de ses clients dont les besoins se retrouvent pris en compte sur une base quotidienne.

illustration2007041703.jpgAutre nuance, le mode ASP implique que normalement, on installe sur chaque serveur à distance loué aux clients une copie du logiciel fourni (cent clients signifient cent copies du logiciel). À l’opposé, le SaaS tire profit d’une techno appelée multi-tenant architecture où tous les clients d’un fournisseur distant peuvent utiliser la même copie d’un logiciel sans que leurs données ne subissent de pertes d’intégrité et de confidentialité. C’est précisément sur ce point que les mauvaises langues se font aller contre le SaaS; elles l’accusent d’ouvrir la porte à un assortiment délectable de petits problèmes de sécurité.

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Petit train va loin, Hier, c’est Symantec qui annonçait avoir grimpé à bord avec une plate-forme SaaS appelée Symantec Protection Network, un ensemble de produits destiné aux PME. Le premier élément disponible de ce concept sera le Online Backup Service qui, pour l’instant, est disponible sous forme beta. Comme son nom l’indique, il permettra aux entreprises de confier une copie de leurs données à un système à distance géré par Symantec.

illustration2007041705.jpgÀ moins d’un triomphe du phénomène Open Source, celui de logiciels gratuits de mieux en mieux faits, de plus en plus faciles à installer localement et de plus en plus possible à utiliser sans intermédiaires (ce qui rend caduque le concept Software as a Service), on peut imaginer que l’acronyme SaaS va faire son bonhomme de chemin. Auquel cas, il faudra songer à sa traduction. Car, vérification faite, rien n’apparaît pour l’instant dans le Grand dictionnaire terminologique. Fait que, je m’essaie. Que diriez-vous de LcS (logiciel comme service) ou d’AsmaD (Application sur mesure à Distance) ou de NpaGpfdS (Nouvelle patente à Gosses pour faire des Sous) ?

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16 réflexions sur “Craignez-vous d’attraper le SaaS ?

  1. Je vote pour NpaGpfdS!

    Envoyer volontairement mes données chez un tier? Jamais!

    Le prix des disques durs est en chute libre, je vais m’héberger me faire moi-même mon SaaS, TYVM! (Thank you very much)

  2. SaaS, Web 2.0, et tralala…

    Concepts qui ne seront pas adoptés par une industrie trop paresseuse pour se renouveller et surtout qui ne veut pas dépasser le Win32 client-serveur-web-xml qu’ils ont eu beaucoup de mal à finir d’ apprendre.

  3. J’ai rien compris…

    Suis-je le seul à ne rien piger de cet article et tout ce charabia? Il n’y a qu’un seul paragraphe qui me semble clair. Celui qui commence par : Petit train va loin…

    Je dois avoir la tête ailleurs.

  4. C’est vrai que c’est pas un sujet pour M. Tout le monde. Je voyais Technaute comme un site techno grand public et je crois que c’est le cas la plupart du temps. Je lis vos articles assidûment. Mais une autre chronique comme celle-là et il faudra appeler ça Geeknaute. Je suppose qu’il faut plaire à plusieurs publics… (mais je préfère Slashdot pour ce genre de texte 😉

  5. Je vote definitivement pour NpaGpfdS.

    Ce texte me rappelle tellement les debuts du .NET… Une grosse « patente a gosse vague qui englobe pleins de choses pas concretes pantoute ». Pas d’exemples concrets, qu’un gros nuage de vapeur qui transporte plein de mots qui ne veulent rien dire. Certains patrons d’entreprises n’y comprennent absolument rien mais vont prendre ca pour du gros cash et se depecher d’investir chez Symantec, meme s’ils n’ont aucune idee pourquoi.

    Moi je dit laissons passer le nuage de vapeur et continuons a programmer nos sites en PHP/MySQL, car ces technologies sont bonnes et sont la pour rester tandis que SaaS va prendre le bord avant meme d’exister… 😛

  6. Nelson… on comprend rien a ton truc 😉
    Sauf que pour ce qui est du Lqsar-jpfdc-ppf1b (Logiciel qui sert a rien-juste pour faire du fric-probablement pour faire un back-up) bha… Comme dit par drizzt, un DD externe sa coute presque plus rien…

    Et pour les parano, achetez-vous un coffre fort anti feu avec une pièce blindé dans lequel vous pourrez le mettre a chaque soir apres avoir fait un back-up!!!!

  7. L’article est juste uine coche au-delà de mes connaissances en informatique. Rien de grâve, sauf que j’ai pas tout compris.

    Mais les plus geeks d’entre-nous pourront peut être m’expliquer l’intérêt qu’il y aura dans l’avenir a avoir des applications et du stockage en ligne. À moins d’être de très gros utilisateur (banques, gouvernements…) qui ont des besoins de copies de sauvegardes sécurisées, je n’en vois pas l’utilité pour un utilisateur moyen. Personnellement j’ai un Pentium 4 de 3.4 mgh ( légèrement overclocké ) dont je n’utiise que très rarement la pleine puissance et deux disques durs de 100 g remplis au tiers seulement. De plus ce matériel est maintenant largement dépassé par ce qui est sur le marché actuellement. Alors, ouatte de phoque , à quoi sevirait ces services en ligne ?

  8. Nelson a écrit :
      
      « Ce n’est pas seulement que l’acronyme entrait en confusion avec .asp, l’extension VB Script bien connue en giron Microsoft, c’est que la philosophie du SaaS va beaucoup plus loin »
      
    Un « acronyme qui entre en confusion », ce doit être contagieux, surtout dans le « giron de Microsoft ». Mais au moins le SaaS possède une « philosophie qui va loin », nous sommes sauvés ! Sérieusement, on dirait une traduction automatique du néerlandais. Ce qui se conçoit bien… Les expressions trop terroir comme « patente à gosses » sont ridicules, aussi. Il me semble que plusieurs dossiers qui nous concernent pourraient retenir votre intérêt. par exemple Bell qui entreprend une refonte de ses services, son achat éventuel par une société américaine, la disponibilité du iPhone, l’informatique dans nos écoles, etc. Bref, je n’ai plus envie de vous lire, Nelson.
      
    Quand à l’acronyme, je propose : Logiciel comme Service, « LoSer ».

  9. @ gillesdrh

    J’ai simplement tenté de résumer en cinq paragraphes une tendance informatique (certains parlent d’une tendance lourde) que l’on peut observer dans la grande entreprise. Mon prétexte a été Symantec, un fournisseur connu, qui venait d’embrasser cette philosophie et qui souhaitait en faire bénéficier la PME. Rien d’autres. Si mon texte vous a semblé moins limpide ou plus geek que les autres, c’est bien involontaire. Croyez-moi, il y a plein de porteurs de cravates capotent présentement sur le SaaS, techno, faut-il l’admettre, un peu ésotérique …

  10. L’idée est de rendre l’application et les données disponible partout, peu importe la plateforme.

    Considérant que plus ça va, plus les applications peuvent se parler entre elles, sans être web, je n’en vois pas réellement l’utilité.

    Peut-être suis-je déjà encabanné dans ma vieille manière de penser..

  11. Bha c’est certain que de pouvoir se servir d’un programme peu importe la plateforme ça pourrait être géniale.. Commençons par faire des sites qui sont capable d’avoir le même affichage dans Internet Explorer et Firefox et là on pourra parlé que les choses peuvent être vu par la plupart des gens sans disctinction de plateforme… On en ai encore loin…!

  12. Bonjour, personnellement, je suis bien contente d’un article plus de fond… Mais pour ce qui est du principe saas, je ne pense pas que ca va lever très vite. Il ne faut pas avoir peur, comme entreprise, pour envoyer ses données ailleurs et je ne suis pas sur que j’aimerais ca savoir que des informations confidentiels sont stokés sur des serveurs externe. Il n’y avait pas eu quelques choses du genre avec un serveur de document Google qui rendait les documents publiques sans le consentement des utilisateurs??

  13. J’utilise ce concept pour mon CRM. J’adore! Pas d’infrastructure à maintenir, pas de serveur à mettre à jour pcq Gates sort une patche pour Windows. Si l’entreprise ouvre un bureau en Chine, en 15 minutes, les nouveaux vendeurs ont un compte et peuvent utiliser le CRM. En plus, je peux extraire les données du fournisseur et en faire une copie sur « mon disque dur ». SaasS et Google Apps: C’est l’avenir … By bye oncle Bill.

  14. Je suis très surpris que tu aborde le SaaS dans une chronique qui se veut « grand public ». Dans les milieux corporatifs, l’approche SaaS semble être la voie du futur: celle avec laquelle nous voulons accrocher tous nos futurs clients pour la vie. En effet, le client n’étant plus le propriétaire de son application, il devient un locataire à vie. Les revenus iront tous au proprio qui, s’il est bon gestionnaire, fera des profits après quelques années: le temps d’avoir payé ses infrastructures et licences.

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