Le Lexmark Fleet Manager, une approche à considérer

illustration2007032801.jpgOn ne peut pas dire que l’industrie très concurrentielle des imprimantes se porte pour le mieux. Si on se fie à une étude du groupe américain de recherche IDC, une étude publiée l’automne dernier, les gens en achèteraient de moins en moins. En fait, la croissance mondiale qui était de 80 % en 2004-2005, ne serait plus que de 24 %, un niveau qui pourrait caractériser les quatre ou cinq prochaines années. Tout cela, soutiennent les analystes d’IDG, parce que les imprimantes d’aujourd’hui sont généralement robustes et parce qu’elles arrivent, dans l’ensemble, à satisfaire leurs utilisateurs. Ainsi, de nombreuses LaserJet 4 et 5 (Hewlett-Packard) sont encore en service.

illustration2007032806.jpgPour éviter la panique chez leurs actionnaires, les fabricants d’imprimantes ont presque tous imaginé de nouveaux modèles, des bidules plus attirants, plus rapides, moins énergétivores, mois bruyant, plus petits, mieux nantis en possibilités (cartes flash, fenêtre ACL, impression recto verso, etc.), sans oublier la fonction de mise en réseau sans fil WiFi de type 11g. C’est le cas, par exemple, de la X9350 de Lexmark, de la Deskjet 5850 de HP, de la Pixma iP4000R de Canon, ou encore, de la MFC 665cw de Brother (photo ci-contre). Si tous ces appareils ne sont pas des exemples de qualité exemplaire, il est clair que leurs fabricants font présentement des pieds et des mains pour les rendre plus alléchants que jamais (j’y reviendrai sous peu).

illustration2007032804.jpgBien beau, mais tout cela ne fera qu’un temps. Quand tous les utilisateurs disposeront d’imprimantes plus ceci, moins cela et très très WiFi (11g, 11preN, 11n, alouette…), ils cesseront d’en acheter momentanément et les fabricants reviendront à la case de départ. D’où ce concept de services impliquant le réseau de vente (channel) dont certains fabricants, au premier chef Hewlett-Packard et Lexmark, se font présentement les champions.

illustration2007032803.jpgPour en avoir plus, j’ai profité de mon séjour à Lexington pour m’entretenir avec Paul Patterson (photo ci-contre), le responsable des communications chez Lexmark. Ce Torontois d’origine m’a ainsi présenté le Lexmark Fleet Manager (LFM), un programme fricogène destiné aux partenaires de la multinationale de Lexington. D’abord développé à l’interne pour satisfaire aux besoins des grands clients de Lexmark (banques, ministères et autres comptes majeurs), le LFM a été amélioré et adapté avant d’être offert au réseau. (Modification au texte)Si le porte-parole de Lexmark m’a parlé d’un lancement officiel au Canada avec recrutement de partenaires vers la fin de juin 2007, ce programme a néanmoins été mis en circulation l’automne dernier aux USA.(fin des modifications)

Quoi qu’il en soit, imaginez un méga logiciel ronronnant dans un serveur de Lexington auquel accèdent les partenaires accrédités. Ils s’en servent pour gérer les parcs (fleets) d’imprimantes de leurs clients. Grâce au LFM, ces fournisseurs de services sont en mesure de savoir quelle imprimante de quel client est à la veille de manquer d’encre, de poudre ou de papier, laquelle est en hibernation, en réchauffement, en panne, en service, laquelle aurait intérêt à être enterrée dans le jardin, etc. Les clients n’ont plus à se préoccuper des fournitures, ni de prévention, ni de bris; tout se fait en temps réel et à distance grâce au monitorage du LFM.

illustration2007032802.jpgLa beauté, c’est que les appareils reconnus par le système ne sont pas tenus d’être de la famille Lexmark. Le seul critère essentiel pour être pris en charge est de pouvoir obéir au protocole de communication SNMP, une technologie permettant aux machines d’un réseau d’envoyer constamment leur CV au serveur qui les surveille. Ce qui signifie que le logiciel de Lexmark est parfaitement à l’aise en environnement hybride HP, Oki, Xerox, Brother et consorts.

illustration2007032805.jpgTous les renseignements sont colligés et affichés sur une interface Web très explicite. Ce que j’en ai vu m’incite à croire que le plus bordélique des clients, ou le moins bien organisé des fournisseurs, arrivera, sans histoire, à bien utiliser et à bien tirer profit de ce système, un système simple, efficace, générateur d’économies chez le client et de revenus chez le fournisseur. Je n’ai pas à vous faire un dessin sur le modèle d’affaires qui en découle, une forme inédite d’impartition.

Bref, la vente d’imprimantes n’est plus une fin en soi, mais un prétexte pour abonner des entreprises à un système de gestion. C’est une logique de gros bon sens qu’IBM, l’ancêtre de Lexmark, a compris, il y a belle lurette, en devenant essentiellement un boîte-conseil !

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3 réflexions sur “Le Lexmark Fleet Manager, une approche à considérer

  1. Nelson, tandis que tu es avec les gens de Lexmark, pourrait-tu leur demander de sortir un « driver » linux pour mon imprimante multifonction X1195 ?

    Ce serait gentil et de plus ils en profiteraient car je continuerais à acheter leur encre ( à prix d’or il est vrai). Sinon, ben, je me résoudrais àa acheter une imprimante HP. Cette dernière compagnie fait vraiment des efforts pour pénétrer le marché Linux. Tu peux leur faire le message ? Merci

  2. J’espère que le bourbon était bon. Parce qu’à part de ca et les chevaux, y a pas grand chose à Lexington qui peut permettre à Nelson de nous écrire quelquechose d’utile.

  3. @ Gilas

    Ben, y a Lexmark, une des plus importantes fabricantes d’imprimantes au monde. Comme j’ai pu le constater, ces gens ont un plan de match, une idée précise de leurs multiples marchés et des produits qu’ils y lanceront bientôt. Désolé, je n’ai pas le droit de vous en parler avant.

    Quant au bourbon, je n’ai pas pu me faire une idée. Quand croyez-vous que j’arrive à écrire des articles lorsque je suis sur la route ? C’est ça, vous avez compris, c’est le soir, alors que la plupart des collègues, ces salauds qui n’ont pas de prestation quotidienne à liquider, peuvent aller écluser jusqu’à plus soif…

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