SecureNotes, bêtement unilingue anglais

illustration2006111601.jpgAvant de vous parler de SecureNotes, un utilitaire MacOS X (30 $US et essai gratuit pour 15 jours) qui verrouille à triple tour les fichiers que l’on veut bien lui confier, j’aimerais vous verser quelques commentaires acidulés sur la fabricante de ce produit, la firme américaine Information Appliance Associates (IAA), alias PocketMac. Cela parce que l’attitude de ses représentants a été fendante et conforme à ce que certains parmi vous pense de l’industrie informatique nord-américaine.


illustration2006111602.jpgSecureNotes s’installe en criant lapin. Clic, reclic, c’est fait. Un enfant de deux ans y arriverait. Puis, il ouvre son interface et nous laisse faire ce qu’on veut. Évidemment, on en profite pour lui confier un mot de passe afin que nous devenions les seuls, par la suite, à pouvoir l’ouvrir. Dans mon cas, ce fut 123. Trois petits chiffres bien simples. Malheureusement, à chaque fois que je le configurais avec ces trois caractères idiots (ou avec tous les autres que j’ai essayés dont 111, 333, bbb, pinotte, chose, bizoune, etc.), il refusait de s’ouvrir, m’informant que le mot de passe n’était pas bon (prise d’écran ci-contre). Je le désinstallais alors complètement (trois fichiers à détruire sous « Applications » et sous « Librairie ») et je recommençais. J’ai même essayé avec un deuxième Mac. Pour le même résultat.

J’ai alors contacté le gars d’IAA, celui qui m’avait fait parvenir le produit pour que je vous en parle, et lui ai soumis mon constat d’échec. Cela l’incita à me répondre d’abord de façon infantilisante, puis face à mon insistance, à me transférer, par courriel, aux services techniques. Hélas, on n’y comprit absolument pas mon problème et, deux correspondances plus tard, on me laissa tomber pour de bon. Plus de nouvelles !

illustration2006111603.jpgVoici que ce matin, j’ai eu un flash. J’ai désinstallé SecureNotes, j’ai modifié la configuration linguistique du Mac, de français qu’il était, il est devenu anglais (prise d’écran ci-contre), et je l’ai redémarré. Puis j’ai réinstallé le logiciel d’IAA, lui ai donné un mot de passe et l’ai refermé. Devinez quoi ? En le rouvrant, il ne m’a pas fait suer. Il a accepté de fonctionner normalement. Alléluia ! J’ai alors remis mes ressources linguistiques en français et rebooté. Depuis, tout baigne dans l’huile (prise d’écran suivante). Pas pire, non ?

illustration2006111604.jpgMon histoire démontre que souvent, les fabricants de logiciels ignorent qu’en Amérique (i.e. USA and Canada), il y a le Québec, un état francophone où des gens essaient de travailler dans la langue de Félix et que, conséquemment, ils utilisent des versions francisées d’un système d’exploitation. Ces fabricants ne savent pas que cette particularité peut compliquer ou bloquer l’installation de leurs produits.Ils en ont rien à foutre. Fort de leur américanitude (anglo-arrogance ?), ils prennent alors le consommateur francophone qui se plaint pour un demeuré leur faisant perdre du temps précieux. Parfois même, ils le laissent carrément tomber, comme dans mon cas précis.

illustration2006111605.jpgLa morale ? Ayez toujours à l’esprit que le fait de travailler avec une version française du système d’exploitation peut, parfois, vous compliquer la vie lors d’une installation de produit. Ainsi, vous serez peut-être en mesure de mieux vous défendre face à un fabricant incapable de comprendre votre frustration et, ce faisant, vous pourrez l’aider à mieux dépanner vos compatriotes. Mais de grâce, ne succombez pas à la tentation de vous angliciser sous prétexte que vous voulez avoir la paix. Sur les chemins de la dignité, les nids de poule sont malheureusement nombreux.

Quant au produit de PocketMac-IAA, il est un peu complexe à utiliser, du moins si je le compare à FolderShield dont je vous ai déjà parlé. Mais on s’y fait vite et ça devient une routine transparente. Voilà ! Mon papier n’aura pas été que négatif.


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15 réflexions sur “SecureNotes, bêtement unilingue anglais

  1. Ont as le meme probleme avec une compagnie chimique a mon travail, DOW Chemicals, ils se foutent royalement des francophones et obtenir de la documentation en francais… c’est carrement impossible. Pourtant avant (voila 3 ans a peu pres) ils avait un excellent service en francais et tout etait disponible a la fois en francais et en anglais… aujourd’hui, il faut se servir d’archives que l’ont possede. Au risque de sembler paranoiaque, ca ressemble a de la conspiration.

  2. Juste pour vous donner une référence terminologique amusante à considérer lorsque le même problème surviendra dans un autre domaine:

    Un journaliste britannique du Times (de Londres) a publié il y a plus de six mois un pendant anglais à un article publié dans la presse française (de Paris) à propos de cette habitude qu’on a d’appeler les habitants des États-Unis des « américains ». Logiquement, tous les habitants des deux Amériques et de l’Amérique centrale sont des Américains. En français, l’Académie débat encore pour officialiser une appellation plus conforme avec le nom du pays: états-uniens.

    Dans la langue de Shakespeare, notre journaliste utilisait la même justification pour éviter le gentillé « American » pour désigner nos voisins du Sud. Dans un éclair de génie (!), il a conclu que puisque nos chers ($) voisins utilisaient l’identification « US », il était logique de les appeler « Ussians »: cette désignation est conforme à l’appellation des habitants de la province allemande de Esse dont les mercenaires très professionnellement reconnus ont fourni de la chair à canon aux « habits rouges » britanniques luttant contre la révolution américaine de 1776 (les Essiens étaient à la fois craints et haïs pour leur efficacité militaire) mais surtout la désignation était un beau clin d’oeil à cette propension de nos amis à se voir comme le nombril du monde.

    Pour une fois, nos « Ussians » sont justifiés de dire constamment « US, in the States, we are better than you… »

  3. Il y plein de chose qui saute aux yeux juste en regardant l’interface de ce « logiciel » et même avant.

    Premièrement, elle est compltemeht inutile et stérile. Si on veut cripter ses fichiers, il suffit d’uiliser FileVault du MacOsX.

    On m a demandé déjà pourquoi Apple ne développe pas un langage comme VB au lieu d’imposer quasiment Objective-C. Dans l’unvers Mac il existe Real Basic et ce type d’application en en l’exemple de ce que Apple ne souhaite pas voir être développé sur sa plateforme.

    Si on programme on Objective C, probablement qu’il n’y aurait pas eu de problèmes ni avec les caractères ni avec les langue. La plupart des string peuvent être manipulées dans divers formats dont UTF. Probablement on aurait suivi aussi, la bible « Apple Human Interface Guidelines ». Or à voir l’interface de ce programme qui met des ADD et DElete dans le menu Fie. On voit tout de suite que c.est un VBsualeux et que cette application doit prendre le chemin droit de la poubelle.

    Quand à l instalation qui a l’air de se faire si facilement, il n’y a vraiment pas de quoi s’émerveiller. Pour installer n’importe quoi sur le mac, il suffit de le glisser déposer là ou l’on veut.

  4. @Kindra :
    Même si normalement, je serais de ton côté (VB.. beurk!), je dois ajouter plusieurs bémols!

    Premièrement, même Objective-C et même Apple ont eu des problèmes avec l’internationnalisation de MacOS X. Je pense surtout, ici, à la version serveur de MacOS X 10.1, où les outils d’administrations ne fonctionnaient pas en français. Bien sûr, ces problèmes sont réglés depuis longtemps..

    Deuxièmement, il est très possible (techniquement et humainement) de faire un logiciel non AHIG compilent avec XCode/Objective-C, comme il existe de très beaux et bons logiciels faits avec RealBasic. MacSQL me vient à l’esprit, d’autres existes, et généralement il est difficile de voir qu’ils ont été faits avec RB.

  5. Je ne dis pas que l’on puisse pas faire de bons logiciels avec tel ou tel langage. Je veux juste mentionner que la voie de la facilité en programmation conduit souvent à la médiocrité. Ceratins langage générentde mauvais dveloppeus

    Avec VB, le premier venu peut créer n’importe quel niaiserie et appler ca une application. Résultat: dans l l’univers windos, il y a pleins d’applications toutes croches.

    Je faisais surtout référence au choix d’apple de ne pas avoir développé un langage à la VB probablement pour écarter une certaine catégorie de programmeurs.

    Quand au problème avec langue sur certains serveurs, personnelement , j’ai jamais entendu parlé de ça. Concernant les histoire d ecaaractère, j’ai fait simplement des déductions après avoir jeteé un regard sur leur NSString en passant.

  6. Tres bon article Nelson.

    Mais y a une chose que j’apprecie davantage, c’est ton amour pour notre langue commune. La lutte linguistique, est un combat de tout les jours pour les gens qui travaillent en TI, il ne faut pas lacher le morceau quitte a prendre d’autres outils.

    Bravo

  7. Note à Miranda:Quand on parle d’une langue commune, on parle d’un véhicule transmetteur du quotidien, de la connaissance et des émotions, un truchement essentiel dont se servent souvent avec grâce et génie, les gens qui choisissent de l’utiliser collectivement, pour le plus grand enrichissement culturel de la société. Au Québec français, il y a des Pagliaro, Foglia, McQuade, Burn, Lahoud, Laferrière, Cavanaugh, Da Silva, Petrovski, Johnson, Stastny, Cursi, Mervil, Codsi, Nguyen, Warda, Abdalah, Barbot, Kotto, Mouawad ou encore … Miranda qui en ont fait leur langue commune. Croyez-en un prénommé Nelson dont la mère est une Molloy, qui estime qu’une moitié d’irlandais amoureux du français est plus utile à la langue nationale qu’un tricoté-serré-de-souche qui la massacre allègrement. Barnak !

  8. Nelson, t’as oublié quelques « moitiés d’Irlandais » assez éminents, les Nelligan, Corcoran, O’Neil et, me semble, René Lévesque. N’y avait-il pas aussi un certain Mulroney ?

  9. L’amour d’une langue doit commencer par la notre. Si j’était nord africain (ou africain tout court) je ne porterais certainement pas mon amour sur une autre langue autre que la mienne. Je ne le porterais certainement pas sur celle d’un peuple qui nous a chi… sur la tête pendant des dizaines d’années. C’est le comble de l’aliénation (dans le sens philosophique du terme), aliénation qui touche certains ici qui nous parlent de la langue « française ». Quelle « langue française ». On est au Québec sti et ici c’est la langue « québécoise » qu’il faut protéger.

    (En passant, j’ai fait un effort pour me conformer aux règles d’orthographe que des masos outre-mere s’imposent et imposent aux autres.)

  10. @Miranda

    Je crois que tu es carrément une unilinguiste raciste!! Une cris… de PQ à marde. Même si je ne suis pas un pro-francophone, je crois que tous ont le droit de s’exprimer dans la langue de leur choix. La langue « Québécoise » est, je suis pas mal certain, un dérivé du français. Si un français vient ici, il ne dira pas que l’on parle québécois mais français. Donc que le mec qui s’appelle George Washington et qu’il parle dans notre langue, il parlera toujours français pour 99.99% du monde.

    Bon concernant l’article, je crois qu’il faut se mettre dans le contexte des affaires économiques. Si moi j’étais un informaticien anglophone qui développe des logiciels pour la grandeur de l’Amérique, j’irais logiquement par les chiffres. Disons qu’il y a 8 millions de personnes francophones en Amérique dont 4 millions qui peuvent se débrouiller allégrement dans un monde anglophone, cela nous donne un ratio de 4/330 ou approx. 1/82. ce qui donne un peu plus de 1%. Croyez-vous vraiment que je vais m’en faire pour le Québec… pas vraiment!

    J’entends maintenant des gens qui disent: « Ouais, mais notre langue! » Arrêtez d’être égoïste! Au Qc on est tout simplement une bande d’égoïste. On veut juste NOTRE CULTURE, on se cris.. de celle des autres. Si on veut avancer avec notre culture, il faudrait peut-être faire une petite mise-à-jour de notre société qui a si peur des anglais!

    C’est qui qui chiale concernant les juifs acidiques (désolé je ne sais pas comment l’écrire, mais ça sonnait comme ça…) en disant on est obligé de se plier pour la minorité! Je crois que c’est nous les Quéquébécois…

    Avant de chialer, qu’on se regarde le nombril!!

  11. Note à Miranda et Nick Bourg:Messieurs, vous beurrez épais. Vous parlez d’une langue « québécoise » comme s’il en existait une, comme s’il s’agissait d’une langue à part, d’une langue différente du français. Parlez-vous du « joual » ? Du « chiac » ? Et les Français, pensent-ils que le « verlan » est une langue ? Partout, dans toutes les cultures, depuis toujours, les gens ont adapté le véhicule commun qu’est leur langue nationale (c’est parfois une langue partagée par de nombreux pays, p. ex. l’anglais, l’espagnol et le français) et ils s’en font un parler correspondant à leur réalité socioculturelle et, évidemment, économique. J’ai un ami dont l’arabe du vieux Tunis est incompréhensible au Liban, J’en ai un autre dont l’accent écossais me rend son anglais presque incompréhensible. Et ainsi de suite. Vous ne m’enlèverez pas de l’idée qu’au Québec, la langue parlée est le français, même si, à l’oreille, elle sonne différente de celle de Paris.Ceci étant dit, on se calme, on cesse les gros mots et on se fait un gros câlin !

  12. @Nelson

    Désolé pour ma rage subite l’autre soir, mais je supporte très mal que quelqu’un fasse des remarques désobligeantes envers une personne qui pourrait être d’origine autre que Québécoise. En plus, ce n’est que le nom de cette personne qui n’est pas d’origine « Lac St-Jeannoise ».

    Mais concernant l’article, je trouve que je suis économiquement rationnel!

    Nick

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