On ma changé d'étage !

illustration2006092110.jpgAujourd’hui, changement structurel dans Technaute ! Pour me lire, vous n’avez plus à naviguer deux niveaux de profondeur en allant sous la rubrique « blogues ». Les autorités m’ont en effet hissé au premier niveau, à côté des nouvelles. Autrement dit, je redeviens ce que j’ai été pendant longtemps, chroniqueur, et je cesse d’être ce que je n’ai jamais pu être, blogueur. Quand ils m’ont demandé mon opinion, les autorités, je leur ai soutenu que n’importe qui, du président iranien Ahmadinejad (photo ci-après) à Kimveer Gill, en passant par Matante Gilberte et Monsieur le candidat à telle course au leadership, pouvait être blogueur, certains avec grand talent et succès associé, d’autres avec misère et honte, mais que seulement les journalistes de métier arrivaient à être des chroniqueurs lus.


illustration2006092102.jpgJe m’explique. Le phénomène du blogue est fascinant. Il constitue une des plus belles trouvailles depuis les débuts du déferlement Internet. Il permet la publication d’informations non traitées, la diversification des sources, la nuance essentielle au portrait global, l’opinion complémentaire, bref la prise de parole libre. Antidote aux CNN et autres voix des maîtres, le blogue, à ce jour, a rendu de fiers services aux forces populaires et démocratiques de notre pauvre planète.

illustration2006092103.jpgD’un autre côté, ce phénomène a été investi par le gotha corporatif du G8. Tout cadre d’une fabricante informatique multinationale qui se respecte doit avoir son blogue. Il y témoigne de sa libre expression dans les limites de ce que son entreprise tolère, il présente l’autre côté de la médaille à la suite d’un texte incendiaire publié dans un canard, il joue au visionnaire quant à l’industrie où il évolue, il tente de se faire évangéliste, il inclut même l’URL de son blogue dans son CV et sur sa carte d’affaires. Dites-moi où votre blogue est publié et je vous dirai dans quel édifice du campus de Redmond vous travaillez chez Microsoft ! Souvent intéressants, voire enrichissants, ces textes doivent néanmoins être consommés avec un grain de sel.

illustration2006092104.jpgIdem pour les journalistes. Une tendance lourde veut que leurs prestations imprimées sur papier journal soient repris dans des blogues commerciaux comme c’est le cas, par exemple, avec Canoë. Reste que si on vous demande qui est Patrick Lagacé, vous répondrez qu’il est chroniqueur au Journal de Montréal avant de dire qu’il est blogueur chez Canoë. Même chose en giron plus techno. Si on vous parle de John Dvorak (photo ci-contre), vous comprendrez qu’il s’agit surtout du columnist (chroniqueur) de PC Mag et oublierez de le citer comme étant un blogueur pourtant fort lu.

illustration2006092105.jpgEt puisque qu’il est possible de se procurer gratuitement des gestionnaires de contenu (CMS) de type Open Source permettant à n’importe qui de se bidouiller son petit blogue (photo ci-contre, Movable Type de la firme Six Apart), puisqu’il existe de fabuleux portails où tout un chacun n’a qu’à s’inscrire pour devenir blogueur, puisqu’il n’est plus nécessaires d’avoir des choses à dire ou de savoir comment les dire pour trôner sur l’entête d’un blogue, la contribution à la blogosphère ne cesse de progresser. À vitesse Grand V ! Et tant mieux pour la liberté !

illustration2006092106.jpgLa chronique, elle, s’articule différemment. Elle résulte d’une vielle tradition médiatique et est surtout le fait de la presse écrite. Quand un journaliste en a ras le bol du reportage conventionnel, c’est-à-dire quand il a envie de parler à la première personne au lieu de citer des personnages interviewés (« Selon M. Untel… », « Aux dires de la porte-parole… », « D’expliquer Madame Chose… », « Bla-bla-bla, a-t-il soutenu, … »), il songe dès lors à se faire chroniqueur. Et advenant que son patron y consente, il le deviendra. Dans un reportage, il faut citer des sources, faire porter la thèse du papier par le (ou, idéalement, les) intervenant(s) cité(s), bien établir un recul entre soi et le sujet. Dans une chronique, on a le droit de ne citer personne. On a le droit de tout sortir d’un chapeau de magicien. On a le droit de penser à voix haute sans se soucier d’avoir à faire défiler des sources. Si on n’a de limites dans sa liberté d’expression que celles de la légalité, on assume néanmoins une très grande responsabilité, celle de ne pouvoir dire n’importe quoi; le chroniqueur doit vivre avec ce qu’il publie.

illustration2006092107.jpgPrenez la mère Wong (photo ci-contre), cette montréalaise expatriée douloureusement à Toronto qui sévit comme chroniqueuse dans le Globe & Mail. Elle échafaude une histoire, la pond et on la lui publie, il y a polémique, son canard de merde se vend comme jamais et les actionnaires sont contents. Eut-elle dû étayer sa thèse, citer des sources, elle n’aurait pu la publier. À l’autre extrémité, prenez ces Pétrowski, Foglia et Auger qu’on aime lire dans nos quotidiens, ils font sensiblement la même chose en évitant, cependant, la malhonnêteté Intellectuelle revancharde. On a beau être en accord ou non avec la thèse qu’ils nous ficèlent, on n’a jamais l’impression qu’ils nous prennent pour des idiots.

illustration2006092108.jpgReste qu’eux aussi participent à la rentabilité de leur publication. C’est qu’en plus d’être informative, faiseuse d’opinion et collée sur l’actualité, la chronique a une vocation de divertissement. Idéalement, elle doit être consommée avec délectation, comme une sorte de trou normand allongé durant un repas élaboré. Si son auteur est trop terne, trop suiveux, trop intello, trop vulgaire, trop rébarbatif, trop ésotérique, que sais-je, trop off, il ne sera pas lu et, assez rapidement, disparaîtra (je vous fait grâce de certains noms). Le chroniqueur doit informer tout en divertissant, même si son ton est sérieux. S’il y arrive, il constitue une valeur sure pour le média et tout le monde gagne : les lecteurs, le canard et lui-même. Bref, c’est un métier passionnant et non un loisir agréable.

illustration2006092109.jpgCette élévation au premier niveau architectural de Technaute change quoi dans ma vie ? Rien sur le plan contenu, je n’y ai jamais publié autre chose que des chroniques. Et vous savez quoi ? Avoir une vraie chronique sur un site Web fréquenté, c’est le pied. On dit des choses et les gens peuvent nous répondre, nous astiner, nous ramener à l’ordre, nous nuancer. Génial !

En même temps, ma crédibilité auprès des cadres californiens à qui j’écris pour téter des produits afin de vous en parler, sera beaucoup plus grande. Car pour ces gens qui prêtent des équipements, un blogueur c’est conjoncturellement sympa, mais un chroniqueur c’est professionnellement sérieux, ceci dit sans condescendance et en toute déférence envers mes amis blogueurs.


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13 réflexions sur “On ma changé d'étage !

  1. Effectivement, elle et moi avons longtemps mangé chez Bill Wong ! Mais quand les « spare ribs » sont devenus des « côtes levées », elle n’a plus été capable de manger, moi, ça m’a ouvert l’appetit.

  2. Bravo pour ta promotion
    J,ai connu tes chroniques chez le concurrent ou je m’empressais le mercredi de te lire ou consulter.Je crois que La Presse serait bien
    avisée de recourir à tes services pour se revamper davantege.Je vais
    d’ailleurs communiquer avec eux pour soumettre ma demande.Je trouve
    inconcevable qu’il n’y ait pas de rubrique  »technologie » dans leurs différentes chroniques.On consacre un cahier entier le lundi sur l’automobile qui constitue un véritable cahier publicitaire,procédé qui m’indigne.On vient tout récemment d’accorder un peu d’espace dans la section affaires.Ridicule!!!!

  3. Il y a deux bonnes nouvelles: Nelson est redevenu chroniqueur comme avant et il l’est redevenu sans les contraintes qu’il avait au Journal de Montréal.

  4. Note à Michelle: Les seules contraintes que j’avais au Journal étaient celles de l’espace. En dix ans, on m’a refusé la publication d’une seule chronique pour des raisons de contenu; par contre, le Journal de Québec n’étant pas informé du diktat, l’avait publiée quand même… J’étais limité à 700 mots, pas un caractère de plus. Si je dépassais, j’étais coupé. Ici sur Technaute, c’est le Web, je n’ai de limite que celle de mon discernement.Ceci étant dit, merci à Marc Bélanger, Jean-Paul Corier et Michelle pour les mots gentils. Quant à ma réponse à Pierralouis, elle est évidemment farfelue. Si cette misérable Wong du Globe & Mail est effectivement, pour le vrai vrai, la fille du Montréalais Bill Wong, moi, je n’ai jamais mangé chez ce restaurateur de ma vie, l’énorme scandale d’insalubrité générale ayant naguère frappé son établissement (boul. Décarie) m’ayant trop impressionné.

  5. Note à Claude Pelletier :

    Ça fait plusieurs années que vous emmerdez le chroniqueur (et non le reporter) que je suis un peu partout pour me planter. C’est votre vie, votre temps, votre loisir, vos … nuits. Et mon déplaisir. Ça fait partie du métier que j’exerce et je suis chanceux de n’avoir que vous comme plaie.

    Ceci étant dit, depuis que je vous subis, j’ai appris à reconnaître deux choses en vous :

    1- Vous travaillez en informatique pour gagner votre vie;

    2- Vous êtes détestable à mon endroit et arrogant envers les gens que vous traitez de mononcles, matantes, débutants et imbéciles.

    Je vous répète qu’une chronique a généralement deux fonctions : informer et divertir. En informatique, les pros vont probablement s’informer ailleurs que chez un chroniqueur montréalais qui travaille pour la presse grand public. Ils vont plutôt prendre les prestations de ce communicateur pour ce qu’elles sont : du divertissement soulevant parfois des idées, agitant parfois la vase du fond de l’étang ou rivant parfois un petit clou. Ils le laisseront présenter des produits (matériel et logiciel) et expliquer ce qu’il en fait chez lui. Certains aimeront même cela. Et puisque je ne suis pas une autorité en technologie, mais un communicateur de métier (un aveu que je répète depuis des années), ils accepteront mon incommensurable manque de connaissances informatiques et y suppléeront. C’est d’ailleurs ce qui est génial avec un site comme Technaute. Quand je suis imprécis ou incomplet dans mes explications, les gens embarquent, nuancent et vont plus loin. Sans me traiter d’idiot ! Croyez-moi, quand il m’arrive de dépanner quelqu’un avec ma plume, je suis ravi. Je considère alors exercer un métier utile. C’est que, voyez-vous, les pros comme vous ne sont pas toujours accessibles et plusieurs, vivent dans leur tour d’ivoire. On reconnaît souvent ces gens à leur langage arrogant à l’endroit des simples utilisateurs de l’informatique.

    Bref, Claude Pelletier :

    1- Je n’arrive pas à comprendre pourquoi, vous le pro, perdez votre temps à me lire, moi qui ne suis absolument pas à la hauteur de vos besoins. Je ne comprends vraiment pas pourquoi vous n’allez pas, une fois pour toutes, lire ailleurs et me foutre la paix, moi qui suis si navrant.

    2- Je ne me suis jamais pris pour une vedette, mais pour un enseignant devenu journaliste en ville, pour un pigiste qui élève des enfants, pour un cycliste sans casque, pour un passionné de la langue française et pour un bidouilleur techno autodidacte;

    3- Je suis un pigiste dont la prestation, anciennement stockée au rayon des blogues, a été déplacée au premier étage, à côté des autres sections, par simple commodité de navigation, cela parce que beaucoup de monde chialaient, incluant le soussigné. On est loin d’une promotion pouvant faire charrier les langues vipérines sur la théorie de Peters.

    4- Si jamais vous récidivez de façon arrogante envers ces gens qui semblent trouver ma fréquentation commode, utile ou divertissante, je vous interdirai de publication, ce qui est mon droit ainsi que celui de cette publication.

  6. * Note: ce message contient de la bêtise pour répondre à la bêtise… rien de plus intelligent que la violence pour répondre à la violence… Vous aurez été prévenus… *

    C’est drôle… je n’étais pas certain que l’intervention de Claude Pelletier était sérieuse… Je pensais que des propos de brute épaisse comme ça ne pouvaient être lancés que sous un manteau d’ironie ou d’humour taquin… Le genre de baffe qu’on se donne entre amis. Mais la réponse de Nelson prouve que ce n’est pas le cas. En tout cas, j’espère que ceux qui voudront faire affaire avec capsicom tiendront compte du genre d’individu auquel ils ont affaire… Aussi compétent soit-il avec ses notes très au-dessus de la moyenne (la moyenne en question ayant probablement à peine 18 ans et bien des indécisions sur la vie alors que lui en avait plus de 30), j’estimerais les risques de dérapages dans les relations interpersonnelles comme étant très élevés… À moins que ça ne soit la raison pour laquelle capsicom n’est plus en fonction?

    Cela dit, monsieur Dumais, ça m’a pris un moment pour savoir de quoi vous parliez dans cette chronique puisque je les reçois par fils RSS où la hiérarchie en question est invisible…

  7. J’ai un DEC en science, un BAC en math, un certificat en informatique et un 2e cycle en informatique de gestion. Je ne lis pas Nelson pour en savoir plus sur SQL Server 2005, sur SAP ou sur le C#. Je le lis parce qu’il va me présenter sa passion d’avoir découvert une novelle fa^con d’arriver à telle chose super le fun avec un ordi ben souvent tout croche, un ordi que les gens ont chez eux. Ce type est un dingue de la techno et, c’est évident, il a du fun. Alors, bordel, il m’en donne du fun ! Fait que, les pisse-vinaigres, allez répandre votre fiel ailleurs !

  8. Faut ignorer des imbéciles comme claude pelletier mais comme toi Nelson je pense que je n’aurai pas pu résister à lui répondre. Passons!

    J’ai hâte de voir ton test de iTunes 7.0 sur ton Mac, Nelson.

  9. je salut bien haut ta reponse envers calude pelletier, mon cher nelson, et ne lache pas ce que tu fait, je suis moi aussi passione de techno, mais possede un niveau de connaissance moindre que le tiens et lorsque tu ecriait ce qui est du charabia pour moi (ce qui est rare car tu possede un don pour simplifier le tout), le reste de la communaute qui repond trouvait le moyen de m’eclairer sans avoir beosin de faire des recherche posser et exasperante. Ne t’en fait pas pour les CLaude Pelletier de ce monde, habituellemnet, ces informaticiens caller, comme dans n’importe lequel des domaines, qui traite une personne normal, comme vous, comme de la merde est soit:
    1)Il viens de sortir et ce croit meilleur que tout le monde
    2)Il possede tou les diplomes necessaire a acomplir ses proffession mais a bucher ou tricher pour les avoirs, faute de competence
    3)Il est jalou de la vie que vous posseder car lui, la seul qu’il possede, est informatique et qui sait, peut-etre meme qu’il est pas assez cool pour se creer une vie dans des MMORPG (que je deteste soit dit en passant) tel World of Warcraft ou Everquest.
    Sur ce, mon cher Claude Pelletier, reflechisser un peu avant d’insulter quelqu’un qui ne fait qu’aider et divertir la moyenne des gens, il est peut-etre moin caller que vous en informatique, mais je suis sur qu’il est capabled’inventer de quoi que vous ne serez jamais capablede creer, comme sont bidoullage avec le velo au debut de la semaine, vous savez au moins ce qu’est un velo… vous savez, ce que le fait normalement dehors… c qu’il y as l’autre bord de la fenetre, l’espece de trou avec champs force sur votre mur…

  10. Ce qui se voulait enfin un retour aux sources… s’est transformé en bulleshitage pur et simple. Je crois que la majorité des gens savent que Nelson est un chroniqueurs… ce qui veut dire qu’il a de la formation en journalisme… doit-il vraiment connaitre à fond de quoi qu’il parle avant de l’exposer? pauvre de nous on aurait plus de journal! Je crois que la pierre ne méritais pas d’être lancer… sinon faudrait la lancer à tous les journaliste et surtout ceux de J.E.

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