Un mot sur Apple et le PARC

2006051709.jpgCe matin, j’aimerais vous préciser mon affirmation d’hier quant à Apple et au Palo Alto Research Center (PARC). Épicentre de la Silicon Valley (à partir de la Baie de SF, en descendant vers le sud, avec, en plein milieu, l’Université Standford et Hewlett-Packard), le PARC a, au fil des ans, hébergé les scientifiques les plus flyés, a cumulé des quantités invraisemblables de brevets et a mis la table pour la microinformatique que nous connaissons aujourd’hui. Mais, paradoxalement, ce lieu légendaire ressemble à un petit cégep régional des années 70 aux beiges dominants, un petit campus tout recroquevillé dans son jardin à une quarantaine de minutes du pont d’Oakland. On est loin de l’antre du Docteur No. Qui plus est, ses années marquantes, ses heures de gloire, s’étirent sur à peine une douzaine d’années, plus particulièrement entre 1971 et 1983.


La propriétaire du centre était Xerox qui, à l’époque, était la principale fabricante mondiale de photocopieurs (la première photocopie remonte à 1938 et s’appelait électrophotographie, rapidement rebaptisée xérographie, du Grec sec et écriture). Son objectif ? Développer son marché en fabriquant autre chose que des photocopieurs, c’est-à-dire des systèmes de reproduction, de balayage optique, d’imagerie, de gestion documentaire, de collaboration et ainsi de suite.

2006051706.jpgCe qui se passa, c’est que très rapidement, les PhD (ceux de Standford à quelques kilomètres de là, et d’ailleurs) se mirent à abonder au PARC, la plupart n’ayant pas 30 ans. On peut imaginer l’émulation qui y existait.De jeunes fous comme Alan Kay (photo ci-contre), y cumulaient les découvertes, les brevets, les contacts et les amis. Autrement dit, tout ce qui sera l’informatique des années 80-90-2000, celle de Microsoft, de HP, d’IBM, d’Apple, d’Adobe, y était en R&D stéroïdée. Voici quelques repaires :

    2006051703.jpg

  • 1971 : fabrication de la première imprimante laser, un monstre qui faisait quand même 500 points au pouce. Il faudra attendre 1977 avant que ne soit commercialisée une machine abordable, la Xerox 9700.
  • 1972 : mise sous brevet de la génération électronique de caractères Raster Output Scanner (ROS) qui rendra un jour possible l’infographie telle que la commercialisera plus tard, Adobe.
  • 1972 : apparition du premier langage de programmation orienté objet, le SmallTalk. On parle ici de l’ancêtre du C++ et de Java (pour couper les coins ronds). Suivra le MESA, un langage sophistiqué qui servira à programmer tous les logiciels Xerox dans le cadre de l’ordinateur Alto (voir paragraphe suivant).
  • 2006051701.jpg

  • 1973 : lancement de l’Alto (photo ci-contre), machine mythique s’il n’en est qu’une, précurseur renommé de nos ordis contemporains avec souris, fenêtre, icônes, menus déroulants. C’est le PUI (PARC User Interface), le premier WIMP (Windows Icons Menus Pointing device), en fait, la première interface utilisateur graphique (GUI) au monde. Contrairement à ce qu’on a pu en dire, la souris (photo couleur ci-haut), elle, n’est pas née au PARC (Alan Kay me l’a confirmé lui-même en février dernier lors de son passage à Montréal), mais y a été adaptée après avoir été empruntée au Stanford Research Institute.
  • 1973 : presque en même temps, introduction du protocole de réseau Ethernet (réseau de l’éther) avec les chercheurs Bob Metcalfe et David Boggs. Cette innovation qui rend possible, dès lors, l’informatique distribuée et l’approche Client-Serveur (un autre brevet Xerox), est à la base même de ce qu’est devenu le réseau Internet. Ethernet sera standardisé en 1982 par l’IEEE. En 1979, Metcalfe quitte le PARC pour fonder 3Com dans le but de commercialiser des produits Ethernet, ce que Xerox ne semblait pas vouloir faire. Belle occasion manquée par Xerox !
  • 2006051707.jpg

  • 1974 : le premier langage de description de pages (PDL) apparaît. Sans cela, aucune imprimante utilisée aujourd’hui ne pourrait fonctionner. Les deux chercheurs de Xerox qui y travaillent sont les légendaires Charles Geschke et John Warnock dont les travaux aboutiront, vers 1982, à leur départ du PARC et à la fondation d’Adobe où ils commercialiseront le langage de description de pages PostScript. Deux ans plus tard, en association avec Apple qui signe une imprimante laser Postscript et Aldus qui lance PageMaker, Adobe démarre le phénomène du DeskTop Publishing (éditique), une technologie conviviale qui révolutionne le monde du graphisme et de l’imprimerie. Si on parle alors des trois A (Apple – Adobe – Aldus), on ne dit mot du PARC …
  • 2006051708.jpg

  • 1974 : le premier traitement de texte au monde, le BRAVO, fait son apparition sur le système Alto. Dix ans plus tard, les WordStar et WordPerfect feront tour à tour fortune avec des produits infiniment plus compliqués. Il faudra quasiment attendre Microsoft Word (Mac et Windows) pour revenir aux principes du BRAVO.
  • 1978 : deux chercheurs du PARC inventent le premier vers informatique. Ouin ! La même année, le tandem Dorado et Notetaker sont présentés à une brochette d’intéressés. Il s’agit de l’ancêtre de nos blocs-notes contemporains.
  • 1979 : lancement du premier vérificateur orthographique. Spécifique au système Alto.
  • 1979 : Comme Xerox a investit 1M$ dans une entreprise débutante appelée Apple Computer, ses deux propriétaires (photo ci-après), Steve Jobs (un ex-employé d’Atari) et Steve Wozniak (un ex-employé de HP), rendent visite au PARC et … hument à plein nez l’air du temps. Apple qui fabriquait des PC appelés Apple II (notamment), réoriente dès lors le développement du Lisa et jette les bases du Macintosh. Dans cette foulée bien inspirée, d’autres projets sont lancés, dont VisioN (VisiCorp), GEM (Digital Research), DESQ (Quarterdeck), Amiga (Commodore) et Windows (Microsoft). On connaît la suite ! À l’époque, n’importe quel californien le moindrement intéressé par les TI au point de vouloir s’y lancer en affaires, se devait de se documenter très sérieusement sur le PARC, sinon de le visiter. C’était là que ça se passait.
  • 2006051710.jpg

  • 1981 : lancement du système d’exploitation Star, un produit multi-tâches, multilingue et particulièrement WYSIWYG (What You See Is What You Get) basé sur l’Alto. Trois ans plus tard, ce système remarquable, malheureusement fermé et onéreux, sera commercialisé sous le nom de ViewPoint. J’en garde encore aujourd’hui un souvenir vibrant malgré son austérité monochrome (incidemment, si quelqu’un en garde un dans sa cave et ne sait quoi en faire, je suis acheteur…)
  • 1982 : premier raccordement Ethernet en fibre optique. À méditer si vous n’avez pas encore de connexion Internet à haute vitesse…
  • 1983 : la techno de traitement d’images Superpaint, une panoplie logicielle qui fait partie du système Star, remporte un Emmy Award. La même année, apparition du système d’intelligence artificielle Lisp. C’est le fondement des grandes bases de connaissances que l’on retrouve de nos jours sur certains gros sites Web.
  • Et ainsi de suite, dont, en 1989, le premier écrans plat ACL à très haute définition !

Je ne dirais pas que Steve & Steve, le tandem Jobs-Wosniak, ont sciemment volé la propriété intellectuelle de Xerox, pas plus que Bill Gates ne l’a fait d’ailleurs. Je ne les imagine pas en train de tout photographier, de fouiner dans les poubelles ou de soudoyer des gardiens de sécurité. À mon avis, ils ont été lourdement influencés par le très fort courant d’idées qui émanait du PARC, un courant qui était dans l’air du temps, au point où il aurait été parfaitement farfelu qu’ils réinventent la poudre à canon. Comme tout le monde, du reste !

2006051705.jpgNon l’interface graphique du Mac n’est pas identique à celle du Alto. Oui elle s’en inspire fortement grâce aux menus déroulants et aux icônes. Idem pour les premières versions de Windows ou de GEM. Tout ce beau monde avait sa petite métaphore d’un bureau avec corbeille, classeurs et dossiers. C’était désormais ainsi que l’on faisait les choses. À plus forte raison que Xerox était nulle en marketing …ce qui n’a pas vraiment changé de nos jours (p. ex. l’autre jour, j’ai essayé d’acheter des cubes d’encre sèche pour mom excellente Phaser 8400 de Xerox et aucun des représentants questionnés chez Future Shop et Bureau en Gros savaient de quoi je parlais; j’en ai finalement trouvé chez Inso).

2006051704.jpgDepuis 2002, le PARC n’est plus une division de Xerox, mais une société autonome où la R&D pointue y a toujours cours. Mentionnons, p. ex., une technologie très efficace de dépistage précoce des cellules cancéreuses. Sauf que dans la pure tradition Xerox, le profil y est bas. On est aux antipodes des techniques de marketing extrêmes que maîtrisent aujourd’hui les Apple, Microsoft et autres grands bénéficiaires de la célébrissime institution.

Voilà pour ces quelques précisions.


Publicités

18 réflexions sur “Un mot sur Apple et le PARC

  1. Si on dit que l’histoire se répète, il serait intéressant de voir un nouveau PARC se créer quelque part. Je ne sais pas si c’est juste moi, mais on dirait que depuis quelques années, tout est stagnant dans le domaine de l’informatique. On ne fait que rendre ce qui existe déjà plus attrayant (Vista, iPod) ou un petit peu plus performant que l’année dernière (Intel Core Duo), mais rien de super révolutionnaire.

  2. Oui, excellent article! Pour ce qui est du « copiage » on pourrait pousser l’analogie à bien d’autres domaines d’activités… et en arriver à la conclusion qu’on ne « crée » véritablement rien (seul Dieu peut faire ce truc-là) et qu’on « recopie » constammant, en « souhaitant » toutefois, améliorer ou tout au plus « émuler » l’original…
    Ceci étant dit, je comprend tout à fait Jobs et Gates d’avoir voulu faire ça après avoir visité le PARC… Pour ma part, je vais me souvenir toute ma vie de la gueule que j’ai fait, en 1989, lorsqu’on m’a montré une station Appolo en action… Dire que les yeux m’ont sorti de la tete est une pâle description de ce qui s’est passé… Ces machines étaient carrément 10 ans (ou plus) en avance sur leur temps! Mais encore fallait-il pouvoir se les payer… Mais ça, c’est une autre histoire…

  3. Très intéressant. J’en profite pour ajouter un commentaire sur quelque chose qui me turlupine depuis longtemps: pourquoi n’est-il jamais possible d’agrandir les photos d’un seul clic dans les pages de ton blog?
    C’est particulièrement désagréable lorsque tu fais des captures d’écran de telle ou telle application et où on n’y voit absolument rien tellement c’est minuscule.

  4. Parce que je travaille avec PhotoShop. Si je prévois qu’une photo occupera 150 pixels de large, j’utilise la fonction « Save for Web » et je la réduis à 150 pixels avant de la téléverser sur le serveur de Technaute. Sinon, je dois taper l’instruction width= »150″ et laisser au logiciel le soin de réduire la photo en conséquence. Si certains arrivent à bien le faire, je pense à Xoops, p. ex., ce n’est pas le cas de Moveable Type, le logiciel utilisé pour ce blogue.

  5. Si vous êtes au magasin du Marché Central, je n’ai malheureusement pas eu la chance de tomber, l’autre jour, sur vous ou sur vos collègues familiers avec cette techno d’encre. Et, même là, que m’auriez-vous dit d’autre, sinon que vous n’en gardiez pas en inventaire ?

  6. Tu va me trouver tannant Nelson, mais Microsoft a vraiment copié sur Apple sans son consentement, tu n’as qu’à voir le film pirate de la Silicon Valley. On voit un peu comment cela s’est passé, certes un peu romancer, mais quand même. L’erreur de Steve Jobs c’était d’avoir montré à Bill Gates son Macintosh avant qu’il soit présenté et c’est sûrement pour ça maintenant qu’il n’y a aucun commentaire de Apple sur les produits futurs.

    http://www.amazon.ca/exec/obidos/ASIN/B0009NSCS0/qid=1148012085/sr=8-1/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl/701-0690567-4405125

  7. Tu sembles ne pas avoir compris ce que je voulais dire ou bien c’est moi qui s’est mal exprimé.

    Ce que je voulais dire, c’est que ce serait bien qu’on puisse cliquer sur chaque petite photo que tu mets afin de les agrandir. Tu pourrais utiliser « onclick= »MM_openBrWindow » par exemple.

    Un peu comme ce site http://cheznoir.com finalement. Il y a une petite photo qui en appelle une autre lorsqu’on clique dessus. Évidemment, il faut deux formats d’image: une petite et une grande.

    J’ai essayé de faire la même chose que ce type dans dreamweaver et c’est très facile à faire; il suffit de choisir un comportement en cliquant sur + et choisir « afficher dans le navigateur et sélectionner « onclick ».

    Je ne connais pas Moveable Type, mais je suppose qu’il te serait aisé de copier cette fonction dans ton code. As-tu accès aux tech de cyberpresse?

  8. Merci pour la référence, M. Gilles Savard, mais j’ai ce vidéo ici chez moi et je n’en suis pas impressionné plus qu’il n’en faut. Disons qu’il est à la vraie histoire de Silicon Valley, ce que le Da Vinci Code est à celle de la religion catholique et de l’Opus Dei. Permettez-moi de demeurer sceptique quant à l’aspect que vous mentionnez. Mais, remarquez, tout se peut en ce bas monde.Et merci pour l’idée, M. Largowin. Je vais la soumettre aux autorités de ce site Web. J’ignore si elle est possible, mais, à vue de nez, elle me semble représenter plus d’ouvrage pour moi, ce qui n’est pas une excellente nouvelle en soi. On verra !

  9. Pour connaître cette saga, je suggère un excellent livre, « Fumbling the future. How Xerox invented, then ignored, the first personal computer » par Douglas K. Smith et Robert C. Alexander publié en 1988. On peut l’acheter sur le Net pour une poignée de dollars (environ $10 CAN).

  10. Bravo Nelson! Excellent article qui nous rappelle que la plupart des grandes innovations qui font l’informatique contemporaine originent des travaux d’un groupe de « hippies géniaux », barbus, chevelus et fumeurs d’herbes gravitant autour de PARC et de l’université Stanford. C’est en grande partie ce qui explique aujourd’hui l’avance de la Silicon Valley.

    Comme plusieurs, je croyais que l’inventeur de la première souris (en bois!), Douglas Engelbart travaillait à PARC, mais en fait il travaillait bien au Stanford Research Institute (SRI).

    J’ai cependant des réserves en ce qui concerne l’origine du premier logiciel de traitement de texte…

    En effet, c’est également en 1974 que la québécoise AES Data de Ville St-Laurent mettait en marché la première véritable machine dédiée au traitement de texte avec un écran CRT et qui ressemble à un micro-ordinateur. Je me dis que si AES a mis en marché un produit commercial en 1974, elle avait sûrement inventé le logiciel quelques mois, voire quelques années auparavant…

    De toute façon, on pourrait parler de convergence d’idées… très fréquentes dans l’histoire des technologies. Je sais qu’on pourrait même remonter à la Selectric d’IBM en 1971, mais c’était davantage une machine à écrire sophistiquée.

    Fondée par Stephen Dorsey, AES Data connut un succès commercial mais fut balayée au milieu des années 80 par l’apparition des micro-ordinateurs.

    Quelqu’un qui a travaillé chez AES m’a expliqué qu’ils avaient manqué de vision (un peu à cause de l’ivresse du succès) et qu’ils n’ont pas su s’adapter à la révolution micro-informatique du milieu des années 80.

    Pour curiosité, vous pouvez admirer un AES 7100 Office System sur ce site http://www.total.net/~hrothgar/museum/AES7100/

  11. C’est juste, M. Coulombe. J’aurais effectivement dû mettre une remarque à côté de la prétention de Xerox relative au premier traitement de texte. Non seulement ai-je personnellement (avec effroi tellement elle était grosse…) utilisé une machine Micom en 1979-90, un an avant que l’entreprise où j’oeuvrais n’achète un traitement de texte Xerox, j’ai par la suite rencontré Steven Dorsey en 1984 dans le cadre d’un article pour le Journal Les Affaires. Ce qui est amusant, c’est que selon les sources, le nom du premier traitement de texte commercial varie. Pour les uns, il s’agit de celui de Xerox, pour d’autres, le fameux WordStar. Mais rarement parle-t-on des montréalaises AES ou Micom et de Steven Dorsey.Il y a d’ailleurs d’autres produits canadiens qui subissent ce sort. Vous rappelez-vous de l’Hyperion ?

  12. Bonjour M. Dumais, merci beaucoup pour cette mise en perspective de l’histoire contemporaine de l’informatique. J’arrive à l’instant d’un voyage de 9 jours à San Francisco, d’un tour complet de la bay et de la visite de Stanford et Berckley University. L’objectif de mon voyage avait pour but de comprendre les raisons de cette effervescence dans ce coin de pays en vue de travaux de recherche sur l’innovation. Je suis allé a une conférence à la Stanford University sur la singularité http://sss.stanford.edu/ , j’ai eu la chance d’aller visite quelques entreprises très innovatrices. Toutes ces visites mon permit de constater qu’ils sont encore très avangardiste dans tout ce qu’ils font. Plusieurs raisons expliquent cette capacité de vision du futur, cette effervescence et cette innovation. Pour l’instant, ce que je constate est que Montréal pourrait rapidement devenir un pôle aussi effervescent. La ville comporte quatre universités dans deux langues différentes et il y existe beaucoup de créativité (le Cirque du Soleil, industrie du jeu, aérospatial, bio, nano, etc.). Il manque seulement quelques éléments importants, pôle d’attraction financiers et volonté gouvernementale.

  13. Excellent ! On attend la suite de l’histoire ! Mais attention, quelques-uns de vos lecteurs étaient déjà tombés dans la marmite à ce moment-là…

    1983 : (…) La même année, apparition du système d’intelligence artificielle Lisp.
    Parlez-vous de la LISP Machine ? Car le langage Lisp lui-même est beaucoup plus vieux que ça. Entre 1956 et 1959, je dirais… (Comme moi !)

  14. A propos de la souris, il y a pas longtemps (le temps passe tellement vite que ca peut etre 2 ou 3 ans..) il y avait des articles sur le net au sujet du décès de celui qui l ‘a inventé. Su je me souviens, c’était au MIT ou en floride..

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s