CorelDRAW X3 Graphic Suite ? Pourquoi pas !

2006041301.jpgHier je vous parlais en termes émus, voire nostalgiques, de WordPerfect, un module très recommandable de la panoplie bureautique WordPerfect Office X3 (alias 13) fabriquée depuis 1996 par Corel. Aujourd’hui, sans trop entrer dans le détail puisque je ne suis pas graphiste, je vais vous entretenir du vaisseau amiral de cette fabricante outaouaise, CorelDRAW X3 Graphic Suite.


2006041302.jpgDans les premiers temps de ce produit, bien avant qu’Adobe (Illustrator et PhotoShop) ne devienne la norme de facto à travers l’industrie, les graphistes professionnels n’hésitaient pas à s’en faire leur outil principal. Mais les choses ont changé. Aujourd’hui, CorelDRAW n’est plus qu’une solution intelligente pour artistes voulant économiser (et pas à moitié) en sachant qu’ils n’ont pas besoin de tout ce qu’offrent les grands machins d’Adobe. C’est en outre un produit que les vieux de la vieille continuent d’utiliser, version après version, sans vraiment sentir le besoin de migrer chez Adobe.

Vendue entre 490 et 205 $CAN selon qu’il s’agisse d’une version complète emcellophanée ou d’une mise à jour téléchargée, cette panoplie graphique est essentiellement formée de CorelDRAW et de Photo-PAINT, l’équivalent d’Illustrator et de PhotoShop. Or depuis la version 12, plusieurs nouveautés ont été ajoutées dont PowerTRACE, une petite merveille dont je vais vous entretenir ci-après, tellement cette fonction m’a fait tripper. Quant au reste, allez visiter le site de Corel et téléchargez-vous une version d’essai complète; vous aurez trente jours pour vous faire une idée.

2006041303.jpg2006041304.jpgLa fonction PowerTRACE permet de transformer une photo ou une illustration bitmap en image vectorielle pour en tirer un clip-art, un logo, une illustration Web, etc. Sans compter qu’elle est toute indiquée quand on veut transformer sa photo personnelle en caricature pas trop méchante. Regardez les deux images ci-contre. Celle de gauche (1,1 Mo) représente une étiqueteuse Brother que j’ai photographiée sur mon bureau. Celle de droite (9 Ko) est le rendu final grâce à PowerTRACE.

2006041305.jpg2006041306.jpgCompliqué ? Pantoute. Je vous parle de cinq ou six clics et d’une exportation. On ouvre la photo, on la saisit, on active le menu Trace bitmap, on clique sur les paramètres de qualité et de rendu final, on exporte en jpg et c’est fini. Même principe pour la photo le Larry Ellison (ci-contre), le PDG d’Oracle, ou celle du bien-aimé Ballmer (ci-après), PDG de Microsoft. Le fond étant relativement homogène (vert dans le cas d’Ellison et mauve dans celui de Ballmer), il a été très simple d’en faire le jpg final que vous apercevez à droite. Par contre, dans le cas de photos pleines de nuances (fond avec fleurs, passants, couleurs variées, etc.), le nettoyage et la transformation implique quasiment avoir fait voeux d’obéissance et de silence chez les Bénédictin.

2006041307.jpg2006041308.jpgJe sais, je sais. Vous allez dire qu’Adobe rend cette fonction possible depuis longtemps. Sauf que le processus est plus compliqué et exige plus de patience, une denrée que ma nombreuse progéniture a fini par faire disparaître chez moi. Qui plus est, CorelDRAW coûte beaucoup moins cher. Téléchargez ce produit et amusez-vous avec PowerTRACE. Vous m’en donnerez des nouvelles.


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11 réflexions sur “CorelDRAW X3 Graphic Suite ? Pourquoi pas !

  1. Jadis, j’étais un fervent utilisateur d’Adobe Photoshop jusqu’à ce que je travaille dans une boite trop grosse pour échapper aux exigences de l’Orifice de la Langue Française.

    Je n’ai rien contre, mais utiliser Photoshop en français, impossible pour moi. Avant de retrouver mes raccourcis clavier, ainsi que les « nouveaux termes » (Crop image devient Rogner l’image) ma santé mentale a fléchi.

    J’ai donc, sans le dire à quiconque, installé The Gimp en anglais, et depuis ce temps, j’ai même délaissé l’usage de Photoshop à la maison!

    Tout ça pour dire que je suis heureux, et que je doute du succès de ce Corel Graphic Suite (à part pour le graphisme à la Illustrator possiblement)

  2. Il y a quelque chose que je ne comprends pas dans le domaine du logiciel. Pourquoi est-il si difficile de faire des version multilingues de logiciel ?! Ce n’est que du texte … Etant programmeur, ce n’est pas si complique que cela!

    Desole, c’est hors sujet, mais moi aussi, je ne suis pas capable avec les logiciels francais.

  3. Cher MOB,

    Vous vous attaquez à l’Office de la Langue, un organisme déjà affaibli par les différents lobbys des anglophones et des corporations canadiennes.

    Oui, les traductions font souffrir. lorsque le cas est grave, reportez-le
    à l’Office. Rappaelez-vous. Cela qui vous manque de respect, ce n’est pas
    l’Office, mais la compagnie qui n’applique pas les ressources appropriés pour accomplir une traduction transparente. Parfois, je soupconne que c’est plus de dédain que de mépris.

    Au fait, lisez les circulaires d’électronique et de TI. Quand une compagnie albertaine traduit « switch » par « interrupteur »au lieu de « commutateur ».

    Le mieux est de rejeter les logiciels propriétaires et d’aller dans le code
    ouvert (Open source). Lorsque le logiciel est bon, vous pouvez être
    assuré que des programmeurs francophones s’intéresseront à franciser
    les interfaces pour le répandre dans les communautés francophones
    et avec les particularités locales.

    En attendant, rognez votre frein avec Microsoft et al.

  4. Les logiciels propriétaires américains sont souvent pauvrement traduits.
    D’autres cas où le français est maltraité en informatique, ce sont les fournisseurs d’accès Internet.
    Je m’étais déjà frotté à Pathways (en faillite en 2001). Il y a deux
    semaines, je recois une carte-annonce en anglais seulement
    d’une compagnie albertaine, CIA.com de Cybersurf, qui se vante d’une
    facture pas élevé pour un forfait incluant téléphonie IP. Son service téléphonique était déplorable. Et le forfait trop cher comparé à ce que j’ai.
    Évidemment, ils n’auront pas ma clientèle.

  5. Je viens d’installer un LMS/CMS (Learning/Course Management System) pour l’école où je travaille… J’ai utilisé le logiciel Open Source « Moodle » (Moodle.org). Et bref je suis vraiment impressionné par les traductions. On a des étudiants de partout (Corée, Japon, Chine, Russie, etc) et toutes les traductions sont là et sont de qualité. En effet, c’est bel et bien un autre avantage de l’Open-Source… Pour les traductions c’est génial!

  6. Dans la même veine que votre chronique « A chacun son métier », certain beau-frère font leur design avec CorelDraw et s’imagine que les imprimeurs acceptent ce genre de fichier. CorelDraw n’a jamais eu la réputation d’être très solide en langage PostScript. Avis au beau-frère, Adobe est encore ce qu’il y a de mieux pour les imprimeurs.

  7. Cher Enculeur français, 🙂

    Je ne m’attaque pas du tout à l’Office de la Langue française, même si je trouve qu’ils ne tapent pas toujours sur le bon clou (mais ceci est un autre débat).

    Ceci dit, VRAI, plusieurs logiciels propriétaires sont très mal traduits. VRAI, plusieurs logiciels Open Source sont très bien traduits.

    Toutefois, je préfère tout de même les logiciels en « langue originale ». Pourquoi? Parce que 100% de mes manuels et références techniques sont en anglais. Parce que lorsque j’ai un problème et que je navigue sur différents forums, je peux me retrouver très facilement.

    Bref, au compte, je gagne du temps. On pourrait qualifier ça comme un geste de lâcheté de ma part, mais déjà que je vis avec des « deadlines » irréalistes, je vais chercher du temps où je peux!

  8. Cher Pègre (Je traduis votre nom en français),

    Oui vous êtes lâche! Vous encouragez la domination de la patrie de Georges Bush Junior dans la culture informatique des entreprises québécoises.

    Vous installez des systèmes en anglais seulement. Et hop, on justifie le bilinguisme obligatoire dans les jobs afférents. Pas de prime de bilinguisme malgré l’obligation.

    Non, mais j’appuie le mouvement du Code Ouvert pour que les cultures aient le contrôle de leur environnement. Et puis, pour des économies nécessaires au niveau des infrastructures informatiques.
    J’encourage le monde à connaître Linux et/ou OpenOffice, à utiliser Maxthon tant qu’Opéra ne résoudra pas ses problèmes de plantage.

    Mais pas se cantonner à Microsoft qui est souvent en retard tecnologiquement. Au niveau des « dates butoirs » ou « temps limites », essayez la programmtion extrême.

  9. L’idéal serait l’usage généralisé de pictogrammes (icônes culturellement neutres) dans les interfaces pour minimiser les traductions.
    Tant qu’à avoir une langue commune, revenont au latin. Après tout,
    le latin est resté langue officielle de l’administration du Saint-Empire Romain Germanique jusqu’au XIXe siècle pour être remplacé par
    l’allemand.

    Ne me dites pas que les Américains ont inventé l’informatique, et donc,
    il est normal d’utiliser l’anglais. J’ai assez de faits pour prouver le contraire.
    Ni que nous sommes en Amérique du Nord et qu’il faut utiliser l’anglais.
    Jadis, le francais fut la lingua franca jusqu’aux Rocheuses et aux bouches du delta du Mississipi. Maintenant, il faut maîtriser l’espagnol.

    Je lance l’idée: toute job qui exige la connaissance d’une langue autre que le français doit offrir une prime de bilinguisme.

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