Le français crisse le camp ? So what !

2006040701.jpgCe matin, une réflexion pessimiste et déprimante, comme pour aller avec le temps moche. Une réflexion probablement due à mon âge néanmoins ipodisé, à ma formation académique et au fait que l’expression écrite de ma langue soit devenue un outil essentiel de travail. Mais d’abord, je vais remonter cinq ou six ans en arrière et vous raconter une histoire qui se passe dans une école de Rosemont, une école ni pour les riches, ni pour les pauvres, ni pour les ethnies, où un neveu à moi y terminait sa maternelle. Imaginez sa joie quand on lui remit un beau document officiel, le premier de sa vie, un vrai diplôme plastifié contresigné par la directrice de l’école et par l’enseignante, un passeport académique où on proclamait que le petit avait réussi et qu’il pouvait s’en aller en première année.

2006040702.jpgOn pouvait y lire :  » Nous te félicitons ……… (pointillés pour écrire le nom de l’enfant au marqueur)…… Tu as déjà terminé(e) ton année…  » Et ça continuait sur ce ton motivateur, sans se préoccuper de la faute d’orthographe. Laquelle ? Le e entre parenthèses qui prévoyait une forme féminine au participe passé terminé. Autrement dit, dans l’esprit de la personne qui avait rédigé et fait imprimer ce certificat, Le e entre parenthèses s’appliquerait dans le cas où le nom sur les pointillés serait celui d’une fillette. Comme dans les conventions collectives. Sauf que nous étions en présence de l’auxiliaire avoir (non pas de l’auxiliaire être) qui précise que le participe passé ne s’accorde qu’avec le compliment direct si celui-ci est placé avant l’auxiliaire. La-la-lère ! Il y avait donc faute. Une faute commise par les autorités scolaires (allez savoir combien de personnes avaient été impliquées) sur le premier diplôme que recevait dans sa vie un petit garçon de six ans. Mettons que ça augurait mal !

Vous voulez une autre histoire pas piquée des vers ? La semaine dernière, un représentant commercial qui voulait que je m’intéresse à son produit pour en parler dans Technaute, un gars dont le nom et le prénom sont franco-québécois et dont l’entreprise est située en territoire franco-tricoté-serré du Québec, m’envoie ce texte (j’ai seulement caché les mots pouvant l’identifier) :

« Bonjour M. Dumais.

Je travail pour ######## nous sommes les Maitre Revendeur de ######## en Amérique du nord. Je voulais savoir si vous connaissiez les produits ######## ci-joint la documentation. Une review serait très apprécie, car nos produits surpasse grandement ######## ou ######## mais personne ne nous connais vraiment au Canada, nous offrons de plus le support gratuit aux usagers EN FRANÇAIS ! Si vous voulez une clef pour les test je vous en ferait parvenir une valide pour un ans.

Merci de me repondre.

Best Regards,

######## »

Vous comprendrez que ma réponse fut ce qui suit :

« Monsieur,

Quand on m’envoie une lettre avec autant de fautes, je considère qu’on m’a manqué de respect et qu’on a méprisé ma langue. Quand vous saurez écrire, vous pourrez me contacter à nouveau. (…) Si vous êtes en informatique, vous devez connaître un produit comme « Antidote », non ? Pourquoi ne courez-vous pas vous l’acheter ? Il vous permettrait, pour le moins, de paraître professionnel.

Nelson Dumais, journaliste« 

Sa réaction ? :

« Sorry, if I made some errors with my French, Next time I will write in my language and not in French to be polite.

Best Regards,

######## »

Voici un gars qui vend un produit connu au Québec, un excellent produit du reste, sans qu’il ne sente le besoin de savoir écrire un français acceptable. Et si on lui en fait le reproche, il répond qu’à l’avenir, il le fera en anglais. Aussi simple que cela.

2006040704.jpgTout le monde en fait des fautes, moi le premier et parfois, j’ai très honte, surtout quand j’en laisse passer en ce carnet Web. Sauf que s’il m’arrivait d’écrire des trucs essentiels, par exemple le premier diplôme que recevraient cinquante enfants, je ferais attention, je vérifierais et re-re-vérifierais tout tout et tout. Pas pour moi, pour eux ! Idem si j’avais à solliciter un journaliste pour qu’il s’intéresse à mon produit. Je soumettrais pour le moins mon texte à Antidote. Mais ça, c’est moi.

20060407031.jpgAu début des années 80, il y eut la révolution bureautique, un processus qui dura une dizaine d’années et qui nous obligea à nous passer de ces bonnes vieilles secrétaires qui arrivaient toujours à nous faire paraître intelligents et cultivés. Grâce au microordinateur et au traitement de texte, nous nous sommes retrouvés livrés à nous-mêmes avec l’obligation sociale et professionnelle d’écrire comme jamais nous ne l’avions fait dans notre vie, cela avec nos insuffisances. À plus forte raison que la révolution Internet, phénomène enclenché socialement en 1993, suivit avec la folie débridée du courriel. Quant qu’on fesaient des phôttes, on ava lère fou ! Et pour l’instant (je dis bien, pour l’instant), plus personne n’a vraiment le choix, il faut encore savoir écrire. Du moins jusqu’à un certain point.

En 2006, si on dispose d’une connaissance acceptable du français, on s’en tire. En cas contraire, si on fait des fautes, si on s’en fiche, si on écrit comme on tchatte en tapant aussi vite que l’on pense, si on pense que le langage SMS devrait devenir la norme, il se peut qu’on ait l’air twit ! Mais pas nécessairement. C’est qu’on aura l’air twit aux yeux de qui ? De la minorité qui écoute la radio de Radio-Canada, qui lit le Devoir, qui pleure le départ de Pauline Marois ou de Bernard Landry, qui déteste la langue de boisclair, qui va écouter Trintignant lire du Apollinaire et qui déplore ne plus pouvoir trouver de libraire qui prendra quinze minutes de son temps pour vraiment les conseiller sur un vrai bon bouquin ? On s’en fout de ces débris d’une autre époque.

Et on a peut-être raison, puisque dans les faits, le français (celui que j’ai appris du temps de mon cours classique) fout le camp. Il faut lire certains blogues, certains articles de forum, certains textes d’étudiants. Il faut circuler dans la foule, les oreilles grandes ouvertes. Ici dans le multiethnique Villeray, comté pourtant bloquiste et péquiste, je l’entends tous les jours. Dieu merci, il y a, pour l’instant, les Arabes et les Européens (des immigrants en nombre croissant) qui, me semble-t-il à l’oreille, se font encore un devoir de bien parler la langue de Félix, en tout cas mieux que bien des francophones de vieille souche québécoise (qu’en sera-t-il de leurs enfants, je l’ignore…).

2006040705.jpgC’est que les gens, surtout les plus jeunes, lisent de moins en moins et écoutent ou regardent de plus en plus. Et ce qu’ils lisent, bien souvent, est exclusif au Web. En fait, le temps consacré à s’informer ou à se divertir est le même qu’avant, sauf que la lecture de journaux a cédé du temps aux autres médias. Au lieu d’avoir quelques grands machins bien informés, documentés, étayés et imprimés, on a une foule incommensurable de petits moyens, imprimés et audiovisuels, qui n’ont de commun que leur approche clip et l’aspect discutable de leur source documentaire. Finis les grands dossiers qui s’étendent sur plusieurs pages où la maîtrise de langue écrite et lue est plus qu’essentielle. Place au clip d’infotainment. Tout sur l’Iraq en vingt lignes.

Je charrie ? Au bout de dix ans, on m’a retiré ma chronique informatique au Journal de Montréal/de Québec, un texte structuré en 700 mots, parce qu’il était illusoire de le rendre en 450 mots, nombre limite établi par des focus groups à la solde de ce grand quotidien francophone. Dans un tel mode de fonctionnement, il devient très difficile d’aller au fond des choses, de faire dans la nuance, d’oser ramer à contre courant. Il n’y a de temps ou de place que pour ce qui peut être lu
, vu ou entendu.

En corollaire, les gens écrivent de moins en moins et parlent de plus en plus. Si pour l’heure, le courriel et le blogue textuel est encore la norme, bientôt (et c’est déjà commencé), ils seront remplacés par le clip audio et, surtout, vidéo. La techno en évolution galopante fera en sorte qu’il ne sera plus nécessaire d’écrire, de s’écrire. L’expression de la langue sera devenue essentiellement orale.

2006040706.jpgEt comme les centres urbains sont au cœur de l’effervescence culturelle, ces centres étant par définition multiethniques, la langue française se mettra dès lors à évoluer à vitesse grand V. Vous avez suivi une conversation entre ados montréalais récemment ? Jusqu’à preuve du contraire, il ne restera plus alors que les cégeps ou les universités francophones où il sera obligatoire de savoir écrire. Pour combien de temps ?

Tout cela pour vous dire que si, comme moi, il vous arrive de faire des fautes quand vous écrivez, il n’y aura bientôt plus personne pour s’en rendre compte. La langue nivelée des polyvalentes aura triomphé par webcams, vidéo-cellulaires, Treos et autres buzz-gadgets interposés.

 » Aye, cé pété, tchèque ça comme y faut ! Fait que, take care. Tchao ! « 


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35 réflexions sur “Le français crisse le camp ? So what !

  1. On nous radote toujours la mem histoire a propos du francais, qu ‘il faut sauver la langue francaise et bla bla bla.

    St.. on est quebec et il vaut mieux protéger de la langue quebecois. Laissons le francais au francais et occupons nous du quebecois. On dirait qu ‘ils n’ont a rien a faire d’autres que d’inventer des regles de grammaire et de conjugaison pour ecouerer le monde. Je comprend bien les jeune qui s’en crissent mal se simplifient la vie.

    En passant, conjuguez donc moi le verbe apparoir et poser la question question a Apple pour vous dire ce qui va mal avec.

  2. Je n’ai pas trop compris ce que dis ce monsieur Jean Tremblay, tellement c’est bien écrit, par exemple son histoire de la langue québécoise, par opposition à la langue française. Ça ne fait que démontrer la justesse du propos de M. Dumais.

  3. Déplorable… « la langue qubecois » dixit M. Tremblay, c’est quoi, au juste… ?

    Et je parle quoi, ici, moi, à Tronto? Et à Moncton, ils causent comment, oncore… ?? Qu’est-ce que c’est que ce nombrilisme provincial???

    Là, sur cette page, c’est du français que je vois, que je lis et c’est du français que je VEUX! Si je voulais de « la langue qubecois » je me taperais Jeff Filion – mais c’est pas demain la veille!

    Mais c’est pas ça le plus grave… en fait, la médiocrité du vocabulaire a pour corollaire la médiocrité du raisonnement… Comment peut-on comprendre un concept sans en avoir le nom ou sans pouvoir l’exprimer? Misère, comme disait ma mère!!! 😦

  4. Je suis d’accord avec les propos de M. Dumais. Par contre, j’ai tendance à croire que le problème apparaît tel qu’il est aujourd’hui à cause de toutes les occasions qu’ont les gens de s’exprimer par écrit de nos jours (et je le dis sans avoir manqué la partie du texte qui annonce l’augmentation du son et de la vidéo au détriment de l’écrit). Sans vouloir détruire une idée d’un passé auquel je n’appatiens pas, j’ose tout de même avancer que si les jeunes avaient eu besoin de s’exprimer autant par écrit dans les années ’60 que les jeunes de nos jours, on aurait retrouvé environ les mêmes proportions d’analphabètes fonctionnels. Sans vouloir offenser personne, l’erreur remarquée sur le petit diplôme de maternelle du neveu de M. Dumais n’a sûrement pas été faite par un adolescent de 15 ans. Et je parierais que beacoup de parents n’y ont vu que du feu.

    Pour ma part, j’en reviens toujours au même (et j’ai vraiment l’impression de radoter même si je n’ai jamais fait le cours classique): on devrait d’abord se faire un devoir de bien faire ce que l’on fait (oups! 3 fois le mot faire dans la même phrase! Vite mon dictionnaire des synonymes!!!). Ça s’applique à l’écrit (par respect pour nos lecteurs eventuels… à moins que vous connaissiez des gens qui aiment écrire dans le vide) mais aussi à tout ce qu’on fait dans la vie.

    Une dernière petite chose: je n’avais jamais été au courant de la raison de votre départ du journal de Montréal M. Dumais. Par contre, ça ne me surprend pas qu’on vous ait demandé de raccourcir vos textes. D’abord parce que le lectorat de ce journal ne supporte probablement pas de lire plus de 450 mots à la fois sans surchauffer et ensuite, parce que ça laisse plus de place pour mettre de la publicité… Le journal, au fond, ça ne salit pas seulement les mains…

    Ok, avant de faire surchauffer vos cerveaux, j’arrête. Je dois aller chasser l’écureuil qui est entré je ne sais comment dans la maison… Encore un autre qui aurait été mieux d’avoir envie de bien faire son travail quand il a bâti ma cabane….

  5. J’aurais pensé que c’était gênant d’écrire un commentaire plein de fautes suite à un texte comme celui-là… Il faut croire que ça n’arrête pas tout le monde…

  6. Merci de la nuance, MAG. J’approuve; vous avez entièrement raison (sauf quand vous dites que le lectorat du JdM ne supporte pas de lire plus de 450 mots; vous auriez dû voir la masse de courriels que j’ai reçue de lecteurs déçus par mon départ). Avoir pensé à votre nuance avant de publier mon texte, je l’aurais intégrée.

  7. Réponse a MAG concernant le taux d’analphabètes: le taux est grosso modo le même qu’il y a 45 ans, au début de la réforme de l’éducation. Ce qui me fait penser que peu importe le système d’éducation, cette apprentissage ne sera compris que par un petit nombre. Personnelement, je fais beaucoup de faute. Malgré tous mes efforts, je n’ai jamais réussie à améliorer mon français. Par contre, j’ai appris a me relire ou a me faire relire.

    Vous avez, monsieur le chroniqueur, une responsabilbité envers vos lecteurs que je n’ai pas. Vous êtes payer pour écrire, pas moi. Il est évident que le représentant de la boîte informatique a lui aussi une responsabilité envers ses clients. Les enseignants ont certainement une responsabilité envers leurs étudiants.

    J’ai longtemps éviter d’écrire parce que toute une génération me répétait sans cesse que j’écrivais mal. Maintenant j’ai passer par-dessus et j’écris mon blog parce que j’ai le droit de m’exprimer et parce que j’en ai envie. Et le plus important, je pense avoir des choses a dire. Je trouve dommage que des gens se taisent parce d’autres leurs disent que leurs moyens d’expression est médiocre. N’avez-vous pas juger leurs arguments aux nombres de fautes ou les avez-vous juger aux mérites?

    Est-ce que ceux qui font des fautes doivent se taire? Avons-nous, nous-aussi le droits de nous exprimer ou devons nous nous terrer au fond d’une grotte?

  8. je pense que d’écrire dans un français médiocre est un manque de respect envers autrui, sa propre langue et soi-même.
    Ce que je constate en lisant ce teste, c’est que les nouvelles technologies n’aident pas à l’amélioration des textes qu’on peut retrouver sur internet. Le sms est devenue une norme, chez les jeunes, pour dialoguer entre eux sur internet. Pour moi, le simple fait d’écrire correctement le français est une marque de respect.

  9. Bonjour M.Dumais ,
    Je navigue comme ça et je tombe sur votre texte et celui de Mag. Vous faîtes à vous deux ma nuit et ma journée et je suis moins seul à m’interroger sur ce nouveau « français ». Nous écrivons comme nous parlons et nous parlons mal alors dans cet univers de concision que nous vivons où le temps est compté, nous ne prenons plus le temps de bien expliquer notre pensée et là où il faudrait un vocabulaire riche pour bien traduire celle-ci de façon concise nous utilisons du vocabulaire banal et inventé qui prétend nous rendre compréhensible aux yeux et oreilles de tous. Quel paradoxe!

    Mon métier ce n’est pas d’écrire mais ma langue elle est à moi et elle doit refléter ce que je suis alors je m’applique et je me relis, ceux qui font des fautes d’orthographe mais qui tiennent à s’exprimer ne doivent pas perdre de vue que ceux qui les lisent doivent comprendre et à ce chapître je ne suis pas sûr que le résultat de ces interventions est probant.

    Il suffit de se promener sur les forums de ce NET et le constat ne peut qu’être celui exprimé par eux.

    Être ignorant est une chose mais l’ignorer en est une autre.

    Pour ma part je raffolais de votre chronique et de votrte humour, vous êtes parti et le journal n’a plus passé ma porte au quotidien et c’est tant mieux car j’ai toujours détesté l’égalisation et la planification par le bas.

    Un menuisier

  10. Français vivant en France, je tombe fortuitement sur votre article. Votre vision du langage peut aussi s’appliquer à la France ou dans certains blogs ou forum les écrits sont tellement fait n’importe comment qu’il en devient difficile de lire plus de trois lignes.

    De mon côté, je fais beaucoup de fautes, mais j’essaie d’en faire moins.

    Monsieur Jean Tremblay qui a laissé un commentaire n’a pas très bien compris le sens de votre article. Je lui dirais que si au Québec il y a des expressions spécifiques ce n’est pas genant de s’en servir, au contraire, mais il peut le faire en écrivant correctement la langue de son pays.

    Ses réactions me font penser à un Américain qui dirait laissons aux Anglais aux Anglais ont en a rien à faire, nous on est Américain et le blablabla Anglais on en a n’en a rien à faire.

  11. peu etre que le gars à fait des faute en t’écrivant mais je crois que ta réponse lui manque plus de respect que lui enver toi tu à surement entendu parle dedyslexie et si je me fie à ta réponse on devrais se caher si on sait pas écrire

  12. Je suis désolé que Kluc se soit senti visé. Son discours est facile à comprendre malgré l’orthographe. Dans ces cas-là, il est plus facile de passer par-dessus les fautes. Et je suis aussi d’accord que certaines personnes ont des problèmes de langage et que le cerveau qui est derrière n’en est pas moins bien formé pour autant. Mais vous devrez admettre que, contrairement à la langue parlée, l’écrit permet de se reprendre et de se corriger à loisir lorsqu’on se rend compte qu’on a fait une erreur. Mais encore faut-il s’en rendre compte. L’ignorance est pardonnable. Le refus de faire des efforts l’est beaucoup moins…

  13. Très intéressants tous ces commentaires. Les Québécois ont toujours entretenu un rapport ambigüe avec la langue française. Joual pour les uns, sabir ou dialecte pour les autres, le franco-québécois est le résultat de trois influences : le français du XVIIe siècle, plus des influences dialectales, plus des influences anglaises. D’aucuns voudraient nous faire croire que le français tel qu’il a évolué en France depuis François 1er est notre langue maternelle. Bon nombre de nos ancêtres ne parlaient pas français mais un dialecte régional. La plupart des Québécois qui maîtrisent tant soit peu le français l’ont appris comme une sorte de langue seconde. N’avez-vous jamais rencontré des professeurs de français qui professent à l’école la langue de Molière, mais qui, de retour à la maison ou dans leur voisinage, communiquent dans leur dialecte franco-québécois. Bernard Landry n’échappe à la règle. Si seulement on pouvait consiédrer le français comme une vraie langue seconde, ce serait plus facile. Mais à partir du moment que l’on comprend cette phrase: cé la tank de ton windshiled water qui é cracké su le top, pourquoi se donnerait-on la peine d’étudier une langue qui accorde plus d’importance à la forme qu’au fond. Quand on apprend l’anglais ou une autre langue, on reconnait dès le point de départ que c’est une langue seconde. Nos élites, Bernard Landry en tête, ont très bien appris l’anglais et quand ils le parlent, il n’y a pas d’ambigüité. Quand un Québécois apprend le français, il ne s’agit pour lui que d’une variante sur son patois; pourquoi ferait-il des efforts puiqu’il comprend de toute façon ceux qui lui parlent français.
    Le français s’est dévoloppé dans une géographie, un héritage culturel et une psychologie de la conversation qui n’a rien à voir avec la géographiqe québécoise. Le français, langue on ne peut plus féminine selon les Brésiliens, est mal adapté pour exprimer la rudesse de notre climat.
    Bref, on devrait oublier le français de la même façon que les Français on rejeté le latin et créer l’Académie québécoise ayant le mandat de façonner la parlure québécoise des prochaines générations. It’s a joke!
    De toute façon, je ne suis pas certain que l’avenir passe par le Français. D’autres langues sont plus prometteuses. Personnellement, je suis toujours amusé d’entendre des Québécois défendent avec force une langue qu’ils ne peuvent ni parler, ni écrire correctement. J’ai toujours su que j’apprenais le françcais comme langue seconde. Quand je retourne dans mon village au coeur du Québec, je constate chaque fois que tous n’ont pas eu cette chance. Je leur parle français et eux en dialecte et on se comprend très bien. Bizarrement j’ai également appris l’anglais, mais j’utilise moins de mots anglais qu’eux lorsque nous conversons.

  14. Que dire de plus ! Mal écrire est devenu une norme, vous n’avez qu’à faire une visite sur un forum d’informatique (que je ne nommerai pas) pour vous en rendre compte. Les questions posées sont tellement bourrées de fautes qu’ellessont incompréhensibles. Il faut les lire à haute voix pour comprendre le sens ….
    Mais le pire dans tout cela, ce n’est pas de dire que c’est plein de fautes, non, c’est de se faire rabrouer si on répond sur le même ton…. Tu peux écrire mal, mais faut pas que je réponde avec le même niveau de langage. On me traite de « pas d’éducation »… Quelques fois, faut répondre de la même manière pour que les gens comprennnent qu’il serait bon qu’ils se relisent avant de publier sur un site internet. Personne ne demande d’écrire dans un français impeccable mais faut toujours bien faire l’effort de corriger ce que l’on peut.
    Je ne suis pas allé au collège classique, j’ai vécu la réforme scolaire des années 60. J’ai commencé l’école avec un nouveau programme, merci au ministère de l’éducation. J’ai toujours pris à coeur d’écrire dans un français correct même si j’suis capab d’écrire en sms moé auci. Kessé ca donne hein ?
    La paresse nous fait écrire comme l’on parle et en plus on est tellement paresseux, que nous ne prennons même plus la peine de nous relire.
    Pour finir, une touche d’humour :
    Vu au journal télévisé 18 heures à TVA : « Un détenu tente de s’enfuire »
    Tout ca à la télé………………..

  15. Le français au Québec est une langue spécifique au même titre que le français en France où partout ailleurs les règles de grammaire sont les mêmes et dans ce sens elles sont universelles. La façon de le parler ne devrait pas être une barrière pour qui possède sa langue le moindrement. Nous devons adapter le langage à l’interlocuteur et cela s’appelle le respect.

    Qui n’a pas acheté un produit avec un mode d’emploi français illisible dans le sens et d’où la compréhension est impossible? Moi cela me dit que le fabriquant m’a manqué de respect et cela met un doute quant au sérieux de son produit. Je rejette le produit car si tu veux faire des affaires avec un client, la notion de respect est essentielle et la seule façon de passer ton message c’est de communiquer avec celui-ci dans une langue correcte.

    Bien entendu cela demande un minimum d’investissement et si tu ne veux pas personne ne te force à commercialiser ton produit malgré la barrière des langues, tu n’as qu’à performer dans le marché local, là tu n’auras pas ces contraintes.

  16. C’est bien dommage. Dans quelques années, avec les efforts soutenus d’apprendre l’anglais parce que c’est encore la langue des affaires (où il y a du « cash » à faire), le français, celui parlé au Québec, sera relégué à un dialecte infâme et folklorique. De toute façon, ceux qui ont une certaine culture de la langue de nos amis du sud verront bien à quel point cette langue de Shakespeare châtiée aura subit les mêmes affront que notre français.

    « Quand j’ai répond au téléphone, il m’a répond… »

  17. Le français est une langue qui se regarde le nombril. C’est une langue narcissiste tout à fait à l’image du peuple qui l’a sécrétée. La forme est plus importante que le fond. L’anglais est une langue de communication qui s’adapte à son environnement et qui se laisse influencer par la géographie, qui emprunte à celle-ci et qui permet la création de néologismes. À partir de Skype, je peux dire, I’ll skype you! Je n’ai pas besoin d’attendre l’aval de l’Académie française. Les Brésiliens sont également ouverts aux emprunts. Photocopier donne naissance à un verbe créer sur Xérox. À la fin du XXe siècle, les linguistes allemands étaient fiers d’annoncer la liste des 100 mots qui, au cours du siècle, avaient le plus enrichi leur langue. Pour les Français, un emprunt équivaut à un appauvrissement linguistique.
    Les Brésiliens ont laissé évoluer leur langue. Par exemple, on peut parler de soi à le 3e personne. Au Québec et en France ce serait une hérésie. Pourtant le parler populaire québécois mélange allégrement les pronoms personnels : Y vont-tu venir? Ce serait-tu que tu m’as mal compris? La Petite Vie a bien illustré le ridicule (???) de cette expression poulaire: Comment il va aujourd’hui? Et l’autre de répondre en parlant de lui-même : Il va bien. Pourtant, c’est monnaie courante dans d’autres langues également issues du latin.
    La forme grammaticale varie beaucoup d’une langue à l’autre. Mais on n’a pas la même tolérance. En France, les Français s’étonnent et corrigent mes québécismes. Ils me donnent envie de parler anglais quand je suis à Paris. Je ne n’ai jamais vu un comportement similaire ni à Toronto, ni au Brésil. En anglais, on fait des erreurs (mistakes) qui ne sont pas relevées sauf si ça nuit à la communication, au message. Au Brésil, on vous félicite pour le moindre effort que vous faites pour parler brésilien, ce qui facilite grandement l’apprentissage. En français, on fait des fautes (plutôt que des erreurs), comme s’il s’agissait de péchés contre le petit catéchisme grammatical.

    Le Québec est une presqu’île : géographiquement parlant, historiquement parlant, linguistiquement parlant; la religion catholique a renforcé la notion d’insularité en nous coupant, après la révolution française, de l’évolution du français. L’écart est aujourd’hui énorme et s’accroît tous les jours. Plusieurs Québécois, comme Jacques Parizeau s’affichent comme des produits français, mais leur vision de la France est archaïque, dépassée, sans avenir. Aujourd’hui, de nouveaux mythes circulent au Québec pour accroître cette insularité. Par exemple, il est de bon ton pour les Québécois d’haïr Geroges Bush à partir d’une source unique d’information de commentateurs radiophoniques qui sont tous interchangeables. Je ne dis pas qu’il faut aimer Geroges Bush, mais je suis obligé de constater que la vision du monde des Québécois est façonnée par leur insularité radiophonique.

    Il y a 500 ans la France avait le vent dans les voiles. Aujourd’hui, des tous petits pays d’alors l’ont supplantée et leur langue rayonne partout sur la planète : c’est vrai pour l’Angleterre, l’Espagne, le Portugal, pays dont les langues sont en pleine expansion, contrairement aux Français, encore et toujours occupés à se garder le nombril et se demander s’il faut dire orignal ou élan d’Amérique, moto-neige ou luge des neiges, banc de neige ou congère.

    Une langue, ce n’est pas une religion qui défend sa doctrine de la vraie foi. C’est un outil de communication.

  18. M. Mayrand fait référence à une vision utilitariste de la langue et, dans le contexte où on demande aux universités de produire des individus avec les compétences techniques nécessaires aux besoins des entreprises, je ne peux pas lui donner totalement tort.
    L’anglais permet effectivement de former des verbes à partir de n’importe quoi (même des noms de compagnies ou de produits) et, pour peu qu’on connaisse le produit ou la compagnie, on sait alors de quoi il s’agit. Skype et Google en sont de bons exemples. C’est un usage simple, rapide et facile de la langue. Par contre, j’aime bien une certaine direction dans l’évolution de la langue. Par exemple, je préfère de beaucoup le terme baladodiffusion français au podcast anglais, entre autre parce qu’il ne fait référence à aucune marque de baladeur et qu’un peu d’éthymologie permet de retrouver de quoi il s’agit. Le terme reste également assez général pour éventuellement englober d’autre types d’activités qu’il est difficile à prévoir pour le moment, vu la vitesse de l’évolution technologique. Le premier mot qui nous passe par la tête n’est pas nécessairement le meilleur… Parlant de technologie, il est intéressant de remarquer que plusieurs termes francophones relatifs aux nouvelles technologies ont émergé du Québec pour ensuite être adoptés par la francophonie en général. De quoi avoir moins envie de se « tapocher » dessus comme nous aimons tant le faire… C’est le genre de sport national dont on peut sûrement se passer…
    La langue est effectivement un outil de communication. Là où je suis moins certain, c’est lorsqu’on avance qu’il ne devrait y avoir aucune règle quant à son utilisation, en autant que la personne avec qui on communique nous comprend. Ce serait comme de dire qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un code de la route, tant qu’on ne fait pas d’accident…

  19. Résistance aux changements et aliénation, voila comment je résume la vision de certains. Ne me demander surtout de ne pas faire de fautes ces votre problèeme si ca vous dérange pas le mien.

    Robert Mayrand résume bien la situation. Quand on s’evertue à compliquer les choses et inventer des règles qui sont déconnectées de la vie de moniseur et de madame tout le monde, ben on se tanne.

    On mentionne « bien » parler !!! C’est un méchant problème d’estime de soi. Je parle très bien en bon quebecois, point.

    Qui doit décider de ce qui est « bien » et de ce qui est mal?? Est « bien » quand on conforme aux directives d’un groupe de dinosaures (acdémie francaise). Faut il attendre toujours 30 ans avant qu’ils ne se décident à adapter certains termes à la réalité. Toujours est il qu’on a des zélés icitte qui veulent qu’on soit plus francais que les francais eux mêmes.

  20. Interressant les commentaires. Certains semble croire qu’en anglais il n’existe pas de niveau de language et que les règles peuvent être contourner sans que personnes ne s’en offusque!. On ne s’adresse pas de la même manière a ses proches ou a son client. Et cela même en anglais. Croyez-vous vraiment que Georges Bush s’adresse a Tony Blair en utilisant des expressions Texane?

    Et monsieur MAG, les verbes en anglais créer a partir de n’importe quoi ne sont pas accepter par les dictionnaires anglais pour autant. Le français aussi permet de créer des verbes a partir de n’importe quoi, et il ne seront pas plus intégrer au dictionnaire tous comme leurs équivalent anglais. Je serais capable de faire un becherel a partir des verbes chrisser ou calicer. Je pourrais même faire une phrase complète avec des sacres, sujet verbe et complément. Mais je ne parlerai jamais comme ça devant un client, pas plus qu’un anglophone ne vas utiliser un language famillier avec un client. Je ne parlerai jamais comme ça devant un client par respect et aussi parce que je veut me faire comprendre.

    La seule différence ici, c’est que l’on peut en débattre et s’entrendre la-dessus. Hambourgeois ne semble pas correspondre a la réalité, on ne l’utilise pas, c’est tous. Courriel semble maintenant faire consensus, on l’adopte.

  21. Pour faire suite à la dernière intervention de M. Tremblay, je n’ai aucun problème à ce qu’on établisse le québécois comme une langue. Vous pourrez la faire comme vous voulez et elle sera à votre goût, violente, subtile et expressive à souhait! Mais vous aurez du mal à le faire sans créer un dictionnaire et une grammaire. Et pourquoi se donner ce mal si c’est pour ne pas les suivre et faire ce que vous voulez? Parce que c’est ça le sujet depuis le début: peut-on faire preuve d’assez de rigueur pour bien écrire ou parler une langue?

  22. L’obscurantisme a aussi ses adeptes, devons-nous nous comporter comme dans un poulailler et courir partout sans direction. Nous parlons d’une lubie avec avec autant de vision que de regarder la voûte céleste à l’aide d’une loupe,

    La langue est un outil de communication servant à rejoindre la plus grande communauté possible, pour atteindre ces objectifs l’existence et le respect de règles communes sont essentiels. Ne pas admettre ce dictat vous condamne irrémédiablement à l’isolation linguistique et intellectuelle. L’objectif de ce propos, il me semble, était non pas opposer deux langues avec leurs avantages et désavantages respectifs mais bien de faire le lien entre une langue bâclée écrite quasiment au son et le message qu’elle envoyait à l’interlocuteur.

    Je crois que tout le monde peut comprendre que nous parlons du sens donné à notre langage et comme dans la vie le bon sens est affaire de bon sens. Ceux qui en sont dépourvus ne peuvent s’en rendre compte.

  23. Bravo élève Dumais, je vous offre un bon 96 % pour votre perception
    « à la loupe » des problèmes qui affligent notre langue chérie en voie
    de créolisation, ( pas de levée de boucliers de la part des créolophones, SVP )
    celle dont je parle est la force chaotique qui nous menace tous si nous ne savons pas tenir le fort de notre mieux plutôt que de nous laisser aller pasque tous les pasques nous enfargent dans notre petit bonheur épais…

  24. Monsieur Jean Tremblay,
    Je ne comprends pas votre langue. Je suis un québécois pure laine et vacciné. Peut être que nous ne venons pas de la même polyvalente.

  25. Nelson, Nelson! Quelle envollée!
    Je vous félicite de votre réflection… je trouve très amusant et intéressant que vous fassiez ce genre de billets dans la chronique techno! C’est super.
    Je vous lis régulièrement avec grand intérêt. Votre culture est la valeur ajoutée de vos chroniques. Merci!
    … un Québécois à l’autre bout du monde/web

  26. Cluck a dit: « Croyez-vous vraiment que Georges Bush s’adresse a Tony Blair en utilisant des expressions Texane? »

    – Et mon dieu, il peut faire ben pire que ca celui là et ce n’est ps l’exemple à suivre.
    Montréla nord a dit: « Peut être que nous ne venons pas de la même polyvalente. » .
    – En effet, moi c’était à la polyvalente Charles-Gravel Chicoutimi …Nord; très très loin de Mtl-Nd.

    Mag:
    peut-on faire preuve d’assez de rigueur pour bien écrire ou parler une langue?

    Bien, pour un bon une « bonne tempête d’idées » (Brain stroming 🙂 ), il y a pas mieux que la polémique mais ce nn est pas n’était pas mon but. Mon but était juste de secouer la barque un peu pour ne pas tomber dans un suivisme stupide. Au Québec il est plus facile de fairre évoluer la langue que sur le vieux continent. Il s’invente ici plus de termes technologiques ici qu’en France où ils s’adonnent à coeur joie avec les anglécismes.

    Ceci étant dit, peut être qu’on devrait aller plus loin et simplifier les règles de conjugaison et de grammaire.

    Bonne journée à tous.

  27. Imaginez s’il faut simplifier tout ce qui est trop compliqué pour notre pauvre petit québécois paresseux. On va se ramasser avec des doctorats par correspondance et un guide alimentaire canadien où on suggère de manger deux poutines et un trio McDo par semaine.
    Ce sont eux les dinosaures de l’Académie française qui sont le mieux placés pour sauver notre belle langue. Pas un paresseux où la Terre tourne autour de lui.
    Il est essentiel d’avoir des règles dans chaque domaine, sinon c’est l’anarchie totale.

  28. Tant la situation au Québec que l’évolution de la langue française s’analysent selon plusieurs dimensions qui s’entrechoquent.
    – L’analphabétisme : j’ai lu plusieurs personnes en parler. Pourtant il me semble que ce n’est pas la question. Je ne connais pas les critères d’inclusion mais je ne pense pas que ceux qui façonnent actuellement le français vers un langage simplifé SMS soient analphabètes. Ils ne maîtrisent pas forcément bien français (mais combien sommes-nous ainsi ?), mais ne sont pas anaphabètes. Ce n’Est pas la même source, ce n’est pas le même problème.
    – C’est bien beau de dire que la langue est trop compliquée et déconnectée du vrai monde mais c’est assez peu réfléchi comme argument. Les règles sont faites pour se comprendre. Quand une personne écrit « ces » au lieu de « c’est », la phrase n’est plus le même sens. Par ailleurs c’est grâce à la variété et la complexité de la langue qu’il est possible d’exprimer clairement ses sentiments, des concepts abstraits et finalement de toucher l’esprit au moyen de figures de style par exemple. Sans ça, bientot nous serons uniquement capables de dire « faim ! » ou « soif ! » comme des Cro Magnon dont le sens de l’évocation est réduit à néant (ce serait bien triste).
    – Comme beaucoup d’autres personnes, je regrette mon (faible) niveau de Français. J’ai beau lire, piocher régulièrement dans mon Robert et mon Bescherel, j’ai du mal à m’en sortir correctement. Je ne vois guère d’autre raison dans cette lacune que le relachement dans les attentes du niveau de langue à la sortie des petites classes, puis la disparition totale de ces attentes aux niveaux supérieurs. Cependant il n’est jamais trop tard pour s’améliorer 🙂
    – La question du langage des jeunes d’aujourd’hui comparé à celui des jeunes d’hier mérite d’être posée. Oui la tendance actuelle résulte d’une évolution normale à laquelle s’ajoute un besoin de se distinguer en tant que groupe. Je serai cependant tenté de dire que le passage à l’écrit qui s’opère actuellement va surement avoir plus d’impact, et pas forcément pour le mieux.
    – Enfin concernant les dinosaures, je pense franchement qu’une institution comme l’Académie n’est pas adéquate. L’OLFQ est nettement plus flexible et, en évitant d’être trop déconnectée de la vie réelle, permet à son message de mieux passer. (Petite note : en France, tout le monde s’en fout de l’Académie en Française !)

  29. Je suis un peu d’accord avec Jean Tremblay. Les langues ne sont pas des trucs coulés dans le béton. On n’a plus le même Français qu’il y avait il y a 400 ans. Ça a évolué. Certains mots se sont perdus, des règles grammaticales aussi. D’autres se sont ajoutés… les langues se sont « mixées » quelquefois. Un jour, il y aura une seule langue sur la Terre avec plein de régionalismes….

  30. « Si pour l’heure, le courriel et le blogue textuel est encore la norme, bientôt (et c’est déjà commencé), ils seront remplacés par le clip audio et, surtout, vidéo. »

    Ne devrait-on pas dire « Si pour l’heure, le courriel et le blogue textuel SONT encore la norme… »? 😉

  31. Merci pour la remarque. C’est ici une faute typique de traitement de texte. Une fois mon article publié, j’ai rajouté les mots « et le blogue », puis, j’ai bêtement oublié de faire les ajustements grammaticaux qui s’imposaient. Heureusement que je vous ai confessé faire des fautes; j’aurais l’air fou !!!

  32. Je crois que tu as compris ce que j’ai compris depuis longtemps.

    Le message est plus important que la forme qu’il prend.

    C’est aussi simple que ça.

    Personellement, j’essaie de prendre soin de mon français écrit, mais à la vitesse à laquelle l’information circule, je n’ai simplement pas le temps de me relire et corriger tout ce que j’écris.

    Si je prenais le temps de me relire et de faire bien attention à mon français, vous n’auriez pas de superbes commentaires comme celui que je viens de pondre en 2 minutes 🙂

    Sur ce… bon match médames méssieus!

  33. Très bon sujet dans une chronique techno!
    Je m’intéresse à la langue française depuis l’école primaire. L’établissement que je fréquentais à cette époque avait l’enseignement de cette langue à cœur. J’ai donc appris à bien écrire et aujourd’hui, à trente ans, je me rends compte que cette langue est de plus en plus massacrée. Ce qui me rend le plus triste dans tout ça, c’est de voir que les gens ne respectent plus cette richesse que nous avons. Si nous ne respectons plus notre langue, si nous nous foutons de ne pas nous relire avant d’envoyer un texte, peu importe l’importance qu’il a, si nous nous habituons à déchiffrer les nouvelles règles grammaticales que nos ados (et adultes) inventent, où en serons-nous dans dix ans? C’est tellement dommage. Dans le fond, cela ne fait que démontrer qu’une partie de plus en plus grandissante de la population ne se respecte tout simplement plus.
    Quel gâchis…

  34. Je n’ose à peine écrire un commentaire de peur de me faire dire que j’ai commis une faute de français. «Imaginez s’il faut simplifier tout ce qui est trop compliqué pour notre pauvre petit québécois paresseux mixées», dit Joey Fraser. Je ne partage pas le point de vue de Monsieur Fraser. Certes, il est bien vrai que si on utiliserais notre belle langue française comme bon nous semble on ne comprendrais plus personne. Mais est-ce vraiment une forme de paresse qu’ont les Québeçois? Je pense que c’est une façon de nous exprimer à notre manière, pour faire différent des autres. Mais moi j’ai quand même un languague sois dis «correct», ce n’est pas tout les Québeçois qui agissent comme cela et je trouve dommage de nous rabaisser.

  35. Il est facile de s’offusquer de la difficulté de la langue. Elle a le dos bien large ! La plupart des fautes qui sont présentes dans les commentaires de cette page ne rélèvent pourtant pas de ces cas d’exception dont on pardonne volontiers la méconnaissance («tout» devant un adverbe, participe passé des verbes pronominaux et autres caprices du genre). Un «ç» dans Québécois (alors qu’on apprend l’alphabet et sa phonétique en première année), des infinitifs qui terminent en -é, des verbes qui ne sont pas accordés avec le sujet… Allez me faire croire que c’est difficile !

    La langue, c’est l’habit de la pensée. Manifestement, plusieurs n’ont pas honte d’en exposer les hardes.

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