Linux est une conspiration stalinienne

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Si on en croit les experts qui citent des études récentes et si on se fie à la presse spécialisée qui en recrache les grandes lignes, il semblerait que Linux soit sur une fort belle lancée corporative au point d’y faire perdre des plumes à Microsoft. En un mot, Linux, cette version gratos de Unix devenue symbole par excellence du code ouvert et libre, ferait des gains impressionnants en Europe et en Amérique.

Même IBM, Hewlett-Packard et Sun Microsystem s’en seraient fait les chantres, au détriment même de leur propre adaptation du savorama Unix, AIX, HP-UX et Solaris. À un point tel que Microsoft aurait décidé de se défendre, le PDG Steve Balmer lançant les premières salves en mai dernier. L’affaire est très sérieuse !

illustration200511087.jpgEt pas facile à comprendre ! Ne dit-on pas que Linux demeure un système d’exploitation rébarbatif, rigide et absolument pas glamour à comparer à Windows XP ou au MacOS X malgré les face lifts récents, notamment ceux des dernières versions de Mandrake, RedHat et consort ? Comment peut-on seulement imaginer qu’un tel système soit en train de remplacer Windows en entreprise où, c’est connu, la grogne peut si vite arriver ?

Suivez mon raisonnement, vous allez comprendre. Il vous faut d’abord savoir que lorsque j’ai commencé en informatique, l’information s’affichait sur des fonds d’écran noirs en caractères blanc lumière, vert pâle ou beige jaunâtre, C’était selon les modèles d’ordinateur : IBM PC, Hiperion, Televideo, etc.

illustration200511088.jpgÉvidemment, les logiciels utilisaient des interfaces hideuses, ce qui forçait les gens à se coller des gabarits en carton autour du clavier (vous vous souvenez de WordPerfect 4.2 ?), à se scotcher des fiches de dépannage partout autour du moniteur (vous avez déjà saisi des données dans dBase ?) et à connaître par coeur le numéro des services informatiques (auxquels on référait comme étant l’Informatique).

Les utilisateurs apprenaient où peser, dans quelle séquence et quand, pour pouvoir accomplir telle ou telle tâche : imprimer son document, le placer dans le serveur départemental, consulter une base de données qui s’y trouvait, etc. Étant parfaitement uniformes, toutes les marches à suivre étaient documentées dans une sorte de catéchisme peu digeste et une équipe de chiens de garde, des êtres aussi arrogants et méchants que les sbires du Sheriff de Nottingham, s’assurait qu’elles ne soient entachées d’aucune dérogation.

En un mot, le pouvoir informatique était détenu par une caste totalitaire d’apparatchiks et le commun des mortels devait en accepter le joug obscur sous peine de graves châtiments. Je me souviens qu’un jour, pour me punir d’avoir pris des initiatives visant à simplifier une procédure, l’Informatique m’avait remplacé mon beau moniteur qui pouvait afficher en 4 couleurs, par une merde pas possible qui ne comprenait que le vert pâle.

illustration200511089.jpgPuis un jour, j’en eu ras la motte et devins carrément subversif. Sous le manteau, au péril de ma vie (je soupçonnais l’Informatique d’avoir une collection d’AK-47), je fis entrer un Mac 512, suivi d’un 512 E, puis d’un énorme Mac II. Il me fallut presque six mois pour y arriver ! La beauté, c’est que les satrapes du pouvoir centralisé, aveuglés par leur suffisance et leur mépris, ne sentirent pas les coups mortels qui les transperçaient.

Il faut dire qu’en même temps, un collègue mieux cravaté que moi (une sorte de menchevik par rapport au bolchevik que j’aurais pu être) vendit aux gens de la haute direction, une philosophie informatique révolutionnaire, l’approche client/serveur. Au concept de serveur autour duquel s’étiolaient des postes bêtes, drabes et uniformes, se superposait celui d’une grappe non hiérarchisée de serveurs spécialisés auxquels accédaient au besoin des postes clients les plus intelligents possibles.

Ce qui signifie que le pouvoir informatique venait de glisser. Liberté, liberté chérie, il était désormais entre les mains des utilisateurs, lesquels commençaient à hurler d’indignation si l’Informatique voulait les laisser sous MS-DOS ou sous Unix. «Le DOS au poteau ! Unix au poteau ! » Une longue période hautement bordélique s’ensuivit ! L’ordi était rendu tellement facile et agréable à manœuvrer, que les utilisateurs pouvaient en faire ce qu’ils voulaient. Ouais les mec !

Les TI venaient d’entrer dans une sorte de mai 68 bien fleuri d’interfaces graphiques sur l’acide, celles de Windows et du Mac, avec plein de Steppenwolf, de Jefferson Airplane et de Procol Harum. Imaginez la rage de l’Informatique en entendant ces écrans de veille aux sons parfois zoologiques, pour ne pas dire scatologiques, en voyant ces Bureaux mauves, orangés, pétaradants, en observant ces fonds d’écrans tapissés de photos de famille et ainsi de suite.

illustration200511080.jpgL’apothéose de l’intolérable survint avec l’arrivée d’Internet, des virus, du courriel et du SPAM. Le bordel devint infernal. Plus possible pour l’Informatique de contrôler quoi que ce soit ! C’est alors qu’elle se ressaisit. Ses vieux de la vielle, ceux qui n’étaient pas tombés sous l’horrible couperet de guillotine.com, se concertèrent, rampèrent hors de leur trou et s’enserrèrent les moignons de ce qui leur restait de doigts crochus et griffus. Je vous parle de cette vieille garde stalinienne nostalgique des temps bénis où les icônes étaient interdites. Ils virent très rapidement où était leur planche de salut : Linux !

Le prix de leur stratégie était qu’elle nuise mortellement à Microsoft (dont les produits plus conviviaux ne sont pas gratuits, même s’ils sont affligés de trous de sécurité et s’ils coûtent aussi cher à déployer et à entretenir que Linux), mais ils n’en avaient rien à foutre. Ce qui les intéressait vraiment, c’était de faire se résorber la folie libertaire, de ramener le pendule du côté de la loi et de l’ordre, bref de reprendre le pouvoir, ce que Linux leur garantissait justement !

Avec ce système d’exploitation, les TI redeviendraient rigides, drabes, tributaires de marches à suivre documentées dans un catéchisme gardé par de méchants janissaires armés d’AK-47, des janissaires de la relève issus d’une nouvelle génération d’adorateurs du code roffe. Ainsi, les vieux staliniens pourraient boucler la boucle et partir en paix.

Le pire, c’est que je blague à peine. Linux n’est peut-être pas un complot, mais il constitue quand même un bien étrange paradoxe : celui d’un système libre qui vient enfermer ses utilisateurs entre les mains des pouvoirs informatiques !

Et vive le progrès !

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27 réflexions sur “Linux est une conspiration stalinienne

  1. Je ne sais même pas par ou commencer… Premièrement je dois dire que je ne comprends vraiment, mais vraiment pas votre facon de penser a propos de Linux… Mais bon sang êtes-vous payé par Microsoft pour écrire des articles comme ca?? Vous décrivez exactement le contraire de ce qu’est la réalité! Pendant que toute la planète est sous l’emprise du géant Microsoft, qu’on est emprisonné dans leurs formats propriétaires, j’ai bien du mal à comprendre ce que vous tentez d’expliquer par des phrases comme: « Linux n’est peut-être pas un complot, mais il constitue quand même un bien étrange paradoxe : celui d’un système libre qui vient enfermer ses utilisateurs entre les mains des pouvoirs informatiques ! »Mais de quel pouvoirs informatiques parlez-vous au juste?? Microsoft n’est-il pas le pire pouvoir informatique possible présentement? Linux (le noyau) est tout a fait gratuit et libre de copie. Il n’appartient à personne! Plusieurs compagnies construisent leurs propres versions du système d’exploitation autour de ce noyau (Novell, Mandriva, Linspire, etc) donc il n’y a pas vraiment de « pouvoir central » comme (Microsoft?) vous semblez l’indiquer… Au contraire, vivement la compétition! Un monopole existe dans l’informatique depuis bien trop longtemps, il est justement sain d’avoir un peu de compétition! Non?? Pourquoi devrait-il y avoir UNE SEULE compagnie (Microsoft) qui controle la micro-informatique toute entière!?? Vous trouvez pas ca plus épeurant? Bonjour 1984!! Bref, sans vouloir vous offenser, vous parlez drôlement comme quelqu’un qui parle de quelque chose qu’il ne connait pas et qui lui fait peur! Avez-vous essayé quelconque distribution de Linux récemment? Avez-vous entendu parler de la distribution Ubuntu (http://www.ubuntulinux.com)? C’est une organisation qui a compilé une entière distribution de Linux dans le but de rendre Linux FACILE a utiliser et AGRÉABLE a regarder pour les débutants et la distribue totalement gratuitement, sans frais! Et je ne parle pas de shareware la, je parle de freeware. Je l’ai récemment installé et je dois vous dire que je suis émerveillé par la facilité avec laquelle tout fonctionne apres quelques minutes. Et c’est BEAU (comme Mac OS X) J’ai essayé beaucoup d’autres distributions avant mais Ubuntu est vraiment une coche au dessus. J’irais même jusqu’a dire que ca plante Windows! 😛 Enfin bref, je vous conseille fortement de retourner à votre ordi, allez télécharger Ubuntu, passez quelques heures a explorer le système (avec la souris bien sûr, ne vous inquiétez pas, vous ne verrez pas d’écrans noir avec du texte blanc) et après cela, venez nous re-parler de Linux. J’ai bien peur que vous aurez un tantinet changé votre opinion!

    David

  2. Comment imaginer ne pas avoir de réponse indignée d’un fidèle linuxien suite à un article qui ne porte pas Linux aux nues?… Sans vouloir offenser David en retour, j’ai essayé plusieurs distribution Linux (EduLinux et Mandriva entre autre…) l’été dernier. J’admets que l’installation s’est beaucoup améliorée… De ce côté, je n’ai eu aucun problème. Les comptes créés, je suis allé chercher mes mails (thunderbird) et je suis allé faire un tour sur le web (firefox). J’ai aussi downloadé OpenOffice et me suis un peu amusé avec. Tout enthousiaste, je me suis même mis à rêver que j’allais pouvoir l’installer sur l’ordinateur de mon père et le délivrer de Windows. Ah! Le monde du logiciel libre!

    Puis, j’ai eu envie de faire un peu de capture et d’édition sonore… Après plusieurs minutes à chercher un logiciel pour le faire, je trouve ce qu’il me faut (j’ai oublié le nom du logiciel… en tout cas, un analogue Goldwave pour Linux). Le site indique que je dois compiler le truc pour ma distribution… ok, je suis pas un con… je vais quand même pas me laisser rebuter par un vulgaire makefile (voyez déjà le jargon qui n’intéresse nullement le commun des mortels). Je compile le truc… qui ne compile pas… il me manque une librarie… ok… cherche sur le web, trouve la patente… qui elle-même est dépendante d’une autre… et voilà le réveil brutal… des heures de recherches sur le web à courir les libraires alors que sous Windows, il suffisait de télécharger un logiciel et en quelques minutes, on était prêt à travailler.

    Un peu désenchanté, je ne me laisse pas abattre. Je replace un gros sourire enthousiaste sur mon visage et je continue. Après tout, je pourrai continuer à faire ma capture sur mon autre ordinateur fonctionnant avec Windows. J’ai parfois besoin d’utiliser un VPN. Bon, je fais comment? Je recommence à chercher sur le web (la page de démarrage de Google est à veille d’être brulée sur mon écran à force que j’y passe du temps depuis que j’ai Linux), et je trouve un vague programme en « command line » que je n’arrive pas à utiliser… J’ai aussi besoin d’un éditeur de texte semblable à UltraEdit (notamment pour ses fonctions ftp, son « syntax highlight et le masquage des bloc (block hiding)). Je cherche et je cherche un éditeur de texte qui me permette d’en faire autant… Après un après-midi de labeur infructueux, je me rends compte que ma seule solution, et c’est ce qui est EXTRAORDINAIRE avec Linux, est de fabriquer mon propre logiciel puisque rien n’existe qui fait ce dont j’ai besoin… Tout est libre et disponible mais… ça ne m’intéresse pas. C’est moins long de tout formatter et de réinstaller Windows…

    Donc, puisque David a semblé manqué le point de vue de M. Dumais, le voici: Linux n’est pas si simple quand on veut faire autre chose que regarder des pages web ou visionner son courriel. Alors que la plupart des gens arrivaient à faire plusieurs choses par eux-mêmes avec Windows, ils ont maintenant besoin du support technique plus que jamais dans un environnement Linux… Pas besoin de me sortir les fameuses études qui disent que le TCO de Linux est équivalent ou plus bas que celui de Windows… on les a déjà entendues comme on a entendu que les croustilles sont santé puisqu’elles ne contiennent pas de gras trans. Dites-moi qui paie l’étude, je vous donnerai le résultat d’avance…

    Ok, Linux est mieux construit. Ok, Linux plante moins dans la plupart des cas. Mais je préfère de loin une solution imparfaite que j’arrive à faire fonctionner plutôt qu’un super outil avec lequel le plus gros de mon temps est passé à essayer de le faire fonctionner. Quand j’achète une scie, c’est pour scier, pas pour lire le manuel pendant des heures. Pour le linuxien moyen, c’est dernière phrase indique que mon niveau intellectuel est trop faible pour leur merveilleux système d’exploitation. Le problème, c’est que mon entourage au complet semble être trop bête. Ça me dérpime de dire à quelqu’un: « Reboot pis si ça ne marche pas, réinstalle et si ça ne marche pas, je ne le sais pas. » Mais ça me déprime moins que toutes ces heures à essayer de compiler des logiciels libres et à courir les librairies et les diverses dépendances…

  3. Marc-André: Ton point est très valide et je ne suis pas du tout en désaccord avec ce que tu dis! Contrairement à ce que tu sembles penser, je ne fais pas partie de ceux qui veulent convertir tout le monde dans mon entourage à Linux… Il est clair que pour certains, Windows réponds mieux à leurs besoins et je n’ai rien contre le fait qu’ils soient plus confortables avec. Quand j’ai écris mon commentaire je faisait surtout allusion à ce que Nelson appelle « les pouvoirs informatiques »?? Honnetement je ne comprends pas vraiment à quoi il fait allusion, ce qu’il veut dire par là. Il n’y a personne derriere Linux qui essaie de « contrôler » quiconque ou « d’enfermer » ses utilisateurs! C’est un OS gratuit, c’est tout. Tu aimes ou tu aimes pas, personne ne force personne à l’utiliser! Ce que je voulais dire c’est juste que selon ma perception, Microsoft (Windows) ressemble beaucoup plus à un « pouvoir informatique » qui essaie « d’enfermer ses utilisateurs » comparé à Linux!Finalement, la derniere partie de mon commentaire visait seulement à faire connaitre Ubuntu qui, je crois, est une véritable merveille comparé à ce qui s’est fait sur Linux jusqu’à date. Ce qui fait d’Ubuntu une distro géniale c’est justement qu’elle résoue le problème des dépendences/librairies pas à jour etc, comme tu l’expliquais dans ton commentaire! Ubuntu est basé sur Debian donc utilise le système de packetage « apt-get » qui résoue de par lui-même les dépendances. Maintenant me direz-vous: « Oui mais quoi faire si je veux installer la toute derniere version du logiciel X?? » Voilà, c’est là qu’Ubuntu brille le plus… La mission principale d’Ubuntu est de fournir à ses utilisateurs les tout derniers packetages (.deb) disponibles et en plus grande quantité possible. (Jusqu’à maintenant je n’ai pas encore eu à downloader ou compiler aucun logiciel) Enfin bref, quand une nouvelle version ou un nouveau programme est disponible, une icone apparait dans la barre des taches pour nous en informer… Une liste apparait, puis un simple clic sur « install » va: downloader, désarchiver puis installer le programme tout en s’occupant des dépendances. Peut-on avoir plus simple??

  4. Tout ce que je dis, c’est que ce n’est pas demain la veille que M ou Mme Tout le Monde va pouvoir s’acheter une boite Linux chez Future Shop, l’amener à la maison, la brancher au mur, passer une heure ou deux à installer ses logiciels préférés et, dès lors, prendre son pied à bidouiller ses photos, à télécharger ses MP3, à peaufiner sa généalogie, a entretenir ses contacts sur MSN et à se désennuyer avec son jeu de scrabble (on me dit présentement beaucoup de bien de CrossWeaver – que je vais essayer sous peu – et qui, me jure-t-on, pourrait me faire changer d’idée … ouin!)

    Je viens personnellement de terminer (enfin, presque) un gros projet (www.innuaitun.com) qu’on a développé sous Linux en PHP avec un CMS appelé Xoops. Ouais les mecs ! Le moins que je puisse dire, c’est qu’il y a très longtemps que je n’avais pas été aussi dépendant d’un programmeur à facturation concurrentielle. Compte tenu des coûts, on a même dû renoncer à la plate-forme linuxienne du streaming vidéo, celle de Real One, pour finalement choisir celle d’Apple, la Quicktime (nous avons préféré cette dernière à Windows Media – qui est aussi bonne – puisqu’elle coûtait un peu moins cher). Nous sommes même persuadés qu’en bout de ligne, même en calculant le coût des logiciels, il nous en aurait coûté moins cher de tout développer en ASP.

    Sauf qu’on a opté pour le logiciel libre, l’Open Source, pour une raison idéologique. Le site Innuaitun.com appartient aux indiens Innus, des nomades qui vivent depuis des millénaires en fonction de principes semblables à ceux que véhicule aujourd’hui l’Open Source. Par exemple, vous arrivez pas loin d’un portage et vous décidez d’y camper quelque temps. Il vous suffit de fouiller sommairement les boisés et vous trouverez toutes les perches nécessaires à votre campement, des perches soigneusement rangées par les occupants précédents afin que d’autres puissent les utiliser à leur tour. Si vous le faites, vous êtes moralement tenu de prendre soin de ce trésor et, si possible, de l’améliorer. Avec une telle philosophie, il allait de soi que nous adhérions aux principes de l’Open Source et nous en sommes fiers. (Je sais que Linux et Open Source ne sont pas nécessairement synonymes, même si Linux l’est généralement et qu’il n’est jamais loin des applications dites Open Source.)

    Reste que je ne me ferai l’apôtre ni de Linux, ni de l’Open Source. M ou Mme Tout le Monde, je ne cesse de le répéter, n’ont rien à foutre de ce qui se trouve sous le capot de leur ordi. Ils ne recherche qu’une chose : c’est que cette machine fasse ce qu’ils veulent qu’elle fasse, comme le fait déjà leur télé ou leur four à micro-ondes. Et vous savez quoi ? Plus ça va, plus c’est le cas. Win XP SP2 est à des millénaires de fiabilité de ce qu’était Win95. Et j’ajoute, en terminant, que je connais plein de monde qui utilisent un PC sous Win XP ou un Mac sous OS X pendant des mois et des mois sans jamais se planter, sans jamais crier à l’aide, sans jamais avoir à ouvrir de manuel ou à payer les services de « quelqu’un qui sait ». Leur truc ? Ils ne bidouillent jamais; ils s’en servent aux fins prescrites; ils ne sortent pas de la patinoire imposée par les fabricants. C’est un choix qui nous rebute, à vous et moi, mais qui me semble être celui de la très grande majorité des utilisateurs.

  5. Windows 98 a quasiment tué ma machine; l’installation de Windows XP l’a achevée… C’était il y a un peu plus de 6 mois… Depuis, j’ai installé une distro Linux (RedHat Enterprise 3 pour être plus précis) et je n’ai jamais été si heureux avec mon ordi. Mais pour les utilisateurs moyens (courriel, traitement de texte, jeux, multimedia, etc.), je leurs conseillerais de rester avec MS-Windows parce que, en fait, le seul pré-requis avec Linux, c’est de « savoir » ce que l’on fait et ce que l’on veut faire! Je comparerais ça aux transmissions automatiques ou manuelles des voitures… Par contre, certaines distributions, comme Ubuntu (mentionné par M. Gagnon) se fendent en quatre pour que les utilisateurs puissent jouir de leur machine sans se taper un doctorat en informatique… et le résultat, ma foi, est plutôt convaincant! Mais le plus trippant de la « patente », c’est de pouvoir faire cohabiter les 2 systèmes d’exploitation sur une même machine ou sur un même réseau: à cet égard, Linux est imbattable!!! Et c’est là que le plus beau de l’affaire apparait: les 2 systèmes d’exploitation se complètent à merveille! Et avec Samba, VNC et cie, ça déménage! Et, franchement, en terme d’interface graphique, les distros Linux n’ont rien à envier à Windows, certaines sont vraiment superbes! Mais là où Linux a un net avantage, c’est du côté réseautique! Ce système d’exploitation a vraiment été conçu pour être en réseau et multi-utilisateurs, ce qui a pour résultat que le « partage » ne se résume pas qu’aux fichiers, mais bien à l’ensemble des ressources de l’ordinateur. Par exemple: ma femme est sur sa machine Windows XP et elle veut utiliser l’application GIMP sur ma boìte Linux pour manipuler des images. Avec « TightVNC », elle accède à son compte sur la boìte Linux, fait son truc avec GIMP, puis sauvegarde le tout sur le « share » du réseau maison, pendant que moi, peinard, je parcours le site de Cyberpresse sur mon compte. Puis elle retourne à E-bay sur le Firefox (version Windows) et tout le monde est content! Content aussi parce que, depuis 6 mois, aucune ombre n’est venue obscurcir l’immense joie de n’avoir aucun virus, attaque, « malware, spyware, dialers », etc. en vue… Bref, le ciel est bleu, la mer est calme!

  6. Nelson, malgré que j’ai trouvé que Marc-André avait quelques points valides (comme installer une applications spécialisée qu’on doit compiler soi-même, ou configurer un VPN, qui peut devenir une tâche ardue, en effet), je dois avouer que je ne valide toujours pas les points que vous soulevez. Par exemple:
    « Tout ce que je dis, c’est que ce n’est pas demain la veille que M ou Mme Tout le Monde va pouvoir s’acheter une boite Linux chez Future Shop »
    Bon, pour ca je suis tout-à-fait d’accord, ce n’est peut-être pas demain la veille en effet qu’on pourra acheter Linux au magasin, sauf peut-être pour Linspire et quelques autres distribution commerciales… Mais bon, pour ce qui est du reste de votre phrase:
    « l’amener à la maison, la brancher au mur, passer une heure ou deux à installer ses logiciels préférés et, dès lors, prendre son pied à bidouiller ses photos, à télécharger ses MP3, à peaufiner sa généalogie, a entretenir ses contacts sur MSN et à se désennuyer avec son jeu de scrabble »
    Quoi? Pourquoi pas?? Je vous donne mon exemple: quand j’ai installé ma Ubuntu, ca m’a pris moins d’une demi-heure, et après l’installation tout était installé. Drivers, etc. Tout a été auto-détecté et configuré. Ceci inclut ma carte Wireless, drivers 3D, TOUT. Un bon nombre de programmes étaient déjà installés, comme Firefox, Gaim pour les messengers MSN, AIM, Yahoo, etc. Pour ce qui est de passer du temps a installer le reste de mes logiciels, c’est meme plus simple que sous windows. Je vais dans le menu principal (menu démarrer), je clique « Ajouter Programmes » puis j’ai une liste de programmes disponibles classées sous différentes catégories. Non non, je n’ai pas besoin d’aller « googler » pour mon logiciel, le dézipper, double-cliquer le .exe et cliquer 10 fois sur un bouton « Next », non non, tout ce que j’ai à faire c’est sélectionner le programme que je veux dans liste (il y a tout ce que Mr. et Mme. Tout le monde cherche dans cette liste, en passant), puis quand j’ai choisi tous les programmes que je veux, je clique le bouton « Accept », une seule fois. Le programme de packetage s’occupe donc à lui seul d’aller télécharger mes programmes pour moi, les désarchiver, résoue toutes les dépendances et s’occupe à la fois de les installer. Tout ce que j’ai eu à faire c’est d’aller me faire un café, regarder un peu de TV et après quelques minutes quand je suis retourné à mon ordinateur tous mes programmes étaient installés! Bidouiller mes photos? Télécharger mes MP3? Peaufiner ma généalogie, me désennuyer avec mon jeu de scrabble? Bien sûr, pourquoi pas, Nelson? J’ai tout ce qu’il me faut! De plus, contrairement à Windows, pour ce qui est du multimédia j’ai un programme déja installé qui s’appelle « Totem » et qui me permet de jouer à peu près n’importe quels formats de musique ou vidéo. Donc pas besoin d’aller me chercher Quicktime pour les .mov, RealAudio pour les .rm, non non, Totem les joue déjà tous…
    Une autre chose que je ne comprends pas c’est votre point par rapport au PHP versus ASP… J’ai moi-même commencé avec ASP et je frappais toujours des murs à cause des limitations (ou complications) du language… Quand j’ai essayé le PHP plus tard, j’ai trouvé ca tellement plus facile et intuitif, sans être vraiment très différent! Donc si vous êtes capable de travailler avec ASP, pourquoi n’avez-vous pas essayé le PHP par vous-même? Vous diriez probablement « Pourquoi utiliser ASP? » plutôt que « Il nous en aurait coûté moins cher de tout développer en ASP »

    Et puis vous n’avez toujours pas répondu à ma question à savoir qui sont ces « pouvoirs informatiques » qui essaient « d’enfermer » les utilisateurs de Linux dans quelque chose que je ne vois toujours pas..!! Et pourquoi écrire des choses comme ca à propos de Linux, pourquoi cette propagande de la peur pour effrayer Mr. et Mme tout le monde? Si vous n’aimez pas Linux, Nelson, personne ne vous force à l’utiliser! Mais pourquoi tentez-vous de faire peur au reste du monde qui sont peut-être interessés à Linux avec des affirmations qui ne sont même pas valides!?

  7. En écrivant un texte léger, d’humour et d’humeur sur Linux (une catégorie de texte que je veux divertissante où je beurre généralement épais pour dire mes vérités qui sont, comme tout un chacun le sait, vraies vraies vraies), je ne croyais pas avoir fait dans la «propagande de la peur», comme vous le dites. Je croyais avoir simplement pointé du doigt sur l’impossibilité chronique pour le projet Linux (lequel remonte aux années 90), de se trouver côte à côte, sur nos tablettes de boutiques, avec Windows.

    Au fil des ans, je me suis promené de Red Hat en Mandrake, en passant par Knopix et Edulinux. Même hier, j’ai perdu mon temps à tenter de télécharger votre Ubuntulinux (les 2 tentatives se sont soldées par autant de gels de ce PC sous Win XP SP2, un PC de mon réseau réputé en bonne santé). Quant à Crossweaver, j’y suis arrivé, mais la mouture (distribution) complète la plus récente était un alpha du 30 septembre 2003. Dois-je vous parler de mes 7 courriels non répondus chez Lindows ? Et ainsi de suite. Que vous dire d’autres sinon que le temps passe, que de nouveaux projets mirifiques se présentent, que les gens m‘écrivent pour m’avertir que telle nouvelle saveur vraiment terrible fait un malheur et «dans l’cul Windoze», qu’elle permet tout tout tout, même la généalogie, les MP3 et le scrabble, mais qu’au bout du compte, rien ne lève vraiment sauf en entreprise où des informaticiens (formés, compétents et salariés) prennent leur pied à installer et entretenir Linux, une préoccupation aussi prenante qu’elle ne l’est sous Windows Server. Au fait, il y en a combien de variétés de Linux qui sont présentement accessibles ? Tout aussi génial soit-il, ce système d’exploitation s’articule dans un savorama rébarbatif qui nuit considérablement à son adoption.

    Sans compter qu’il nécessite un savoir préalable que la pratique quotidienne de Windows n’enseigne vraiment pas. Comment voulez-vous, en effet, que M ou Mme Tout le Monde sache qu’il lui faille télécharger ubuntu-5.10-install-i386.iso du 12 octobre 2005, au lieu de ubuntu-5.10-install-i386.iso.torrent ou, que sais-je, de ubuntu-5.10-install-i386.jigdo voire de ubuntu-5.10-install-i386.list ou de ubuntu-5.10-install-i386.template, cela, à supposer qu’il sache que son PC est un i386 et non pas un «amd64» ou «powerpc» ? Et, s’il y arrive, il fait quoi, à supposer qu’il sache comment se fabriquer un CD ISO et taper quelques commandes à une invite. Ne me répondez pas « qu’ils n’ont rien qu’à lire les textes sur le site Web ou les fichiers d’aide ». Vous savez aussi bien que moi que ces documents (pas toujours disponibles en français) sont trop souvent illisibles ou, à tout le moins, mal faits.

    Je ne dis pas que c’est impossible, je dis que c’est compliqué pour la masse normale des utilisateurs de PC qui, jeunes et vieux, n’ont rien à glander de l’informatique, tout en étant des gens intelligents, ouverts et cultivées. Avec Linux, à défaut d’être un amateur d’informatique, un débrouillard ou un passionné, on se retrouve en situation de dépendance, celle de devoir recourir tout le temps (du moins dans les premiers temps) à «quelqu’un qui sait» (un beau-frère, un conjoint, un collègue ou … un technicien du Service de l’Informatique). C’est ça, le pouvoir informatique. C’est un retour aux années 80, une décennie ou d’arrogants personnages qui me prenaient pour un demeuré, venait rire de moi parce que j’avais omis de faire Shift F5 Enter après avoir activé la séquence Ctrl S 3 dans la sauvegarde de mon texte sur le serveur du 3e étage.

  8. Bon je dois admettre que je préfère de loin cette dernière réponse, au travers de l’humour vous soulevez en effet quelques points très valides. Je suis tout-à-fait d’accord pour ce qui est de la confusion que peut engendrer le téléchargement du bon fichier .iso, en effet c’est quelque chose qui pourrait être amélioré. La bonne nouvelle est qu’il est facile d’entrer en contact avec les créateurs d’Ubuntu et leur faire part de ce problème. Aussi une autre facon de contourner ce problème est de commander un CD gratuit par la poste (shipit.ubuntu.com)
    Je veux juste spécifier par contre que dans mon dernier commentaire je « supposait » évidemment que le Mr ou Mme tout le monde en question aurait acheté sa boite Linux et n’avait pas eu à faire le téléchargement ou l’installation lui-même. L’étape suivante est beaucoup plus conviviale heureusement.
    Enfin bref, j’apprécie votre réponse qui me semble beaucoup plus claire cette fois-ci et aussi le fait que vous ayez tenté d’essayer Ubuntu! C’est dommage que votre PC gèle durant le téléchargement… honnêtement je ne comprends pas cela mais j’ai une solution, très linuxiène me direz-vous, mais efficace: si vous avez accès à un serveur Linux via ssh, loggez-vous dessus avec putty.exe puis tapez: wget -c *tp://adresse_ou_est_le_fichier_.isoCeci va télécharger le fichier sur le serveur distant (si ca plante, wget ré-essaie et continue ou ca s’est arrêté). Une fois le transfert terminé, utilisez l’accès FTP ou bien Samba pour le transférer sur votre ordi!

  9. Me revoilà pour un dernier petit commentaire, histoire d’ajouter au découragement de M. Dumais sur la quantité de réactions générées par son texte. D’abord, bravo à David pour ses réponses mesurées et réfléchies. Si une autre personne se sent visée par ce commentaire, je m’en excuse… presque. Par contre, son instruction « command line » m’a fait sourire.

    J’imagine qu’il faut avoir un père, une tante ou une grand-mère (dans mon cas, toutes ces réponses) qui utilisent un ordinateur pour vraiment comprendre à quel point Windows leur a permis d’accéder à une certaine autonomie informatique tout en leur cachant ce qui se passe vraiment en-dessous. Par exemple, pour mon père, aller sur le web, c’est appuyer sur le bouton www de son clavier. Pour ma tante, un document Word, ce n’est pas un fichier. C’est un texte dans Word qu’elle ouvre avec le menu fichier->ouvrir de Word. Ne lui demandez pas de retrouver le fichier sur son disque dur avec Windows Explorer. Des fichiers, des répertoires, kossé ça?! Le dépannage téléphonique enseigne bien des choses, surtout à celui qui se démène pour dépanner…

    Mais savez-vous le plus beau là-dedans? Malgré leur manque de connaissance, mon père s’émerveille quand même des photos de son petit-fils que je lui envoie par courriel, ma tante joue tous les soirs sur prizee.com et ma grand-mère fait de la webcam avec sa soeur en Abitibi. Et c’est pour ces raisons qu’ils ont acheté un ordinteur. S’ils peuvent l’utiliser sans savoir ce que sont des fichiers et des répertoires et sans prendre des cours, tant mieux. Tout ce qui se passe en-dessous ne les intéresse pas. Leur but, ce n’est pas la technologie, c’est ce qu’ils peuvent faire avec. Ils ont un besoin ou une envie et ils veulent juste une solution, la moins compliquée et la plus rapide possible.

    Est-ce que j’ai vraiment besoin d’ajouter qu’ils n’ont surtout pas besoin de se faire infantiliser en se faisant dire qu’avant d’utiliser un ordinateur, ils devraient « savoir » ce qu’ils font (phrase qui semble polie pour celui qui la dit mais qui sonne comme: « t’es donc ben con! » dans la tête de celui qui la reçoit)? Même quand ça vous paraît simple, pour eux, c’est encore trop compliqué… C’est facile de l’oublier quand on maîtrise les concepts. Quand le public aura changé et que la plupart des gens utilisant un ordinateur le feront depuis des années (dans 20 ou 30 ans), peut-être que ça changera. Mais qui voudrait se risquer à prédire ce que sera un ordinateur dans 20 ou 30 ans? Linux, Windows? La question ne se posera peut-être même plus. À preuve, qui s’intéresse vraiment au système qui fait rouler son cellulaire, son lecteur mp3 ou le radio de sa voiture?

  10. Ok, d’accord, cher Marc-André et Nelson, ca bien l’air que c’est pas demain matin qu’on trouvera Linux sur vos ordis ni chez votre entourage! Je capitule! 😉
    Par contre en attendant on dirait bien que les gars de chez ZDnet, eux sont d’avis que Linux est prêt pour les PME! Ils ont testé quelques distribution de Linux et fait des tests pour l’entreprise, et voyez les résultats à l’adresse suivante (en anglais):
    http://reviews.zdnet.co.uk/0,39023100,39237495,00.htm
    Je suis plus ou moins surpris de voir Ubuntu en tête, mais ce qui est le plus marrant dans tout ca, c’est de voir qu’une distro gratuite bat les distros payantes tels celles de Novell, Mandriva et Red Hat! 😉

  11. Bonjour à tous,

    Voici un simple commentaire.

    Monsieur Tout-le-Monde achète son ordi tout monté, tout équipé… tout windowsé du magasin d’informatique du coin. Moyennant des $$$$$
    Mr. Tout-le-Monde est toujours dépendant d’une « Personne qui sait »… toujours…

    Il prend son ordi avec windows XP… le branche… et temps qu’il reste à l’intérieur des lignes pointillées tout est OK. Je ne connait personellement personne qui installe pour le plaisir son Windows. Non, Mr. TLM va chez le technicien du coin, paye $$$ et se fait installer son rutillant windows xp tout neuf.+ son anti-virus $$ + son anti-spy-ware $$ + son traitement de texte $$$$$. J’entend encore le tintement de la caisse enregistreuse ou c’est encore mon accouphène.

    Idem pour Linux, que se soit le beau-frère ou le tech de chez super-informa-truc (oui maintenant les techniciens peuvent « Linuxer » hihi un ordi) on parle ici de la même dépendance. Si on ne sait pas… on va voir quelqu’un qui sait.

    Si vous trouvez que l’instruction coûte chère, essayez l’ignorance. (note d’humour sans plus)

    J’ai installer en 2004… edulinux 2004 pour mon beau frère, personnellement je roule en Kubuntu 5.10 (de beaucoup supérieur). Depuis il navigue sur la toile, envoie des courriels etc… Il ne dépasse pas les lignes en coloriant et tout va pour le mieux.. Il est 100% satisfait… Le tout pour 0.00$ (sauf pour le matos) c’est pas peu dire non?

    Même scénario, 2 produits différents, 2 clients satisfaits. Que dire de plus.

    Sinon que je suis attristé, M. Dumais, de la dureté de vos propos face à linux. SVP revisité Ubuntu et/ou Kubuntu. Essayé le sur un ordi tout simple… avec un regard neuf… soyons un peu zen 5 minutes.

    Allez sur le forum du site ubuntu-fr… quelle belle communauté… Une question??? les réponses y sont.

    Bref refaite vos devoirs svp M.Dumais (c’est dur mais c’est ça).

    Guy

  12.  »
    malgré les face lifts récents, notamment ceux des dernières versions de Mandrake, RedHat et consort ? Comment peut-on seulement imaginer qu’un tel système soit en train de remplacer Windows  »

    Je vois que votre connaissance de linux est proche du zero absolue
    Je vous renverrais juste sur ce site pour voir a quoi ca peut ressembler linux
    http://www.lynucs.org/index.php?p=all

  13. J’ai essayé quelques distributions linux: redhat, mandrake, xandros, kubuntu
    je dois dire que, pour les 3 dernières, l’installation est plus simple et beaucoup plus rapide que sous windows.

    Installer win xp? c’est d’abord une heure de perte de temps à la suite de laquelle on peut jouer à solitaire, faire des additions avec la calculatrice, mais pas beaucoup plus. Sinon, les heures défilent. Il faut installer un driver, et rebooter, un autre driver, et rebooter, rebooter, rebooter… installer, puis mettre à jour l’antivirus, le firewall, et rebotter le derrière de l’ordi. installer les logiciels, sans autre rebottage si on est chanceux. Des heures de plaisirs!!! Ça devrait s’appeler windows rebutt, pas xp

    Installer Xandros, c’est 30 à 45 min, d’une simplicité incroyable, et tout est prêt. Pas besoin de lignes de commande hideuses, les novices ne font rien d’autre que d’obeir à ce que les distributeurs leur proposent, que ce soit sous windows ou sous linux. Ceux qui disent que c’est compliqué, c’est précisément parce qu’ils ne sont pas des novices. Ils veulent peaufiner leur système, et là, linux, ca peut devenir assez compliqué.

    Moins d’une heure de travail, donc, et linux fait presque tout ce que je veux de mon ordi. L’équivalent prend 4 heures sous windows.
    Pourtant, je suis toujours sur windows XP. Pourquoi? Parce que mon scanner est fourni avec un logiciel windows, et que ce qui vient avec linux est loin de me rendre les mêmes services. Parce qu’il y a plusieurs autres logiciels, dictionnaires et utilitaires qui me sont chers et qui n’existent que pour windows. Voilà ce qui m’enferme dans windows. Les logiciels.

    Dans l’ensemble, je suis assez satisfait de windows xp. il est stable, je n’ai pas trop de problemes avec les virus et le reste des « internet risks », et je peux utiliser tous mes logiciels favoris.
    J’aimerais avoir le choix entre linux et windows, mais je ne l’ai pas et ca ne me déplait pas trop. Par contre, je déteste ms word, qui lourd, incroyablement compliqué, s’évertue à ne pas faire ce que je lui demande, me fait perdre du temps et m’exaspère. Il est l’antithèse de « user friendly ». Je dois parfois l’utiliser parce que tout le monde le fait et qu’on ne travaille pas seul. Alors oui, j’ai de la sympathie pour l’opensource, j’ai du ressentiment envers microsoft parce qu’il me gave de son MsWord et que mon foie risque d’éclater. Je vais désormais utiliser Openoffice pour échanger avec ceux qui ont choisi de m’imposer ms office. S’il y a de l’incompatibilité, ce sera à leur frais.

    L’antipathie envers microsoft ne se vient pas seulement des IT (si ce que dit Nelson Dumais est vrai). Elle vient aussi d’utilisateurs frustrés.

  14. Vous pouvez lire un autre article du même auteur:

    Prendre son pied avec (LINUX) Xandros

    Extrait : « … Reste qu’en attendant, je me retrouve devant un système complet qui permet de tout faire ce que le commun des mortels a besoin de faire avec un ordinateur en 2005. Qui plus est, c’est un système puissant. Le vieux PIII turbine de façon beaucoup plus énergétique qu’un petit P4 sous Windows XP. Faut l’essayer pour le croire !… »

  15. >> (David) c’est de voir qu’une distro gratuite bat les distros payantes tels celles de Novell, Mandriva et Red Hat! 😉

    :>> (David) c’est de voir qu’une distro gratuite bat les distros payantes tels celles de Novell, Mandriva et Red Hat! 😉

    :

  16. Bon, je ne comprends pas pourquoi la moitié de mon message précédent a été bouffé : je disais que Novell Canonical Mandriva et Red Hat sont des entreprises à vocation commerciales.

    Mais que chacune ont leur distribution libre et gratuite : OpenSuse, _Ubuntu, Mandriva et RedHat. Juste pour corriger les idées reçues… 😉

  17. Pourquoi toujours opposer les 2 systèmes ?
    Mon plus gros problème envers Microsoft serait plutôt le respect de la concurrence …
    Pour certains GNU/Linux est difficile à installer, mais combien de ces personnes qui ne connaissent rien à l’informatique (et non pas envie de connaitre) ont eu à installer leur système d’exploitation ? Zéro, car de façon illégale en France, la vente forcée est tolérée !!!
    Donc je ne dirais pas que Windows est plus simple que GNU/Linux. On est simplement « formatté » au langage Microsoft. Est-il plus logique d’appeler un disque dur « c: » ou « hda » ?
    Si mes parents qui n’y connaissent rien en informatique décident bientôt de franchir le cap, je leur installerais certainement un poste sous GNU/Linux car cela correspondra à leurs besoins basiques (internet, bureautique, chat, webcam), pourquoi dépenser plus (environ 100 euros pour une licence Windows) ?.
    Je dis je leur installerai car même si ils achetaient un poste tout prêt avec plein de logiciels dont ils n’ont pas besoin comme le font Packard Bell et autres, ils me demanderaient de venir faire le branchement et leur expliquer certains termes (bureau, icones, dosiier, poste de travail, etc…)
    Sachant qu’il sont « vierges » en informatique, pour eux un traitement de texte ne s’appelle pas Word, un tableur n’est pas synonime de Excel, ils ne font pas la différence entre un CD ou un DVD, etc…
    Je suis allé dernièrement installer chez un collègue son premier ordinateur. Pourtant il utilise l’outill tous les jours sur son lieu de travail. Mais il fallait configurer sa livebox en wifi. Pourtant je trouve que Wanadoo a bien travaillé et que l’installattion est simple … mais j’ai déjà quelques heures de vol.
    Pour ma part, j’utilise toujours les 2 systèmes. En effet il me manque quelques équivalent sous GNU/Linux, mais aussi pour le plaisir de connaître.

    P.S. : http://www.innuaitun.com/modules/informations/index.php?id=3 -je trouve le site agréable, sauf qu’étant sous GNU/Linux/Mandriva en ce moment, je n’ai pas accès à « une constituante très importante de ce site Web » … démarche étonnante pour un site qui veut transmettre un savoir-faire ?

  18. « Tout ce que je dis, c’est que ce n’est pas demain la veille que M ou Mme eurTout le Monde va pouvoir s’acheter une boite Linux chez Future Shop, l’amener à la maison, la brancher au mur, passer une heure ou deux à installer ses logiciels préférés et, dès lors, prendre son pied à bidouiller ses photos, à télécharger ses MP3, à peaufiner sa généalogie, a entretenir ses contacts sur MSN et à se désennuyer avec son jeu de scrabble (…) »
    Ou je ne comprends pas ce que vous voulez dire, ou vous ne connaissez contrairement à ce qvraiment mal linux… le situation que vous décrivez est possible depuis bien longtemps…

    « M ou Mme Tout le Monde, je ne cesse de le répéter, n’ont rien à foutre de ce qui se trouve sous le capot de leur ordi. Ils ne recherche qu’une chose : c’est que cette machine fasse ce qu’ils veulent qu’elle fasse, comme le fait déjà leur télé ou leur four à micro-ondes. »
    Tout à fait d’accord… et alors ? est-ce une raison pour laisser les gens utiliser des outils qui les rends captifs et sacrifier la liberté de choix de tous ? Ce n’est pas parce la plupart n’en a rien à foutre de comment ça marche que ce n’est pas important. Avec ce genre de raisonnement, j’ai le droit de prendre un flingue et d’aller tuer mon voisin, puisque tout le monde s’en fout…

    Si beaucoup sont perdus devant linux et pas devant windows, c’est qu’il connaissent déjà windows ! Si on sait comment s’en servir, l’utilisation de linux peut même être plus simple que sous windows (y compris l’installation de logiciels..)
    Et comme dis plus haut, même sous windows, l’utilisateur de base reste dépendant de « quelqu’un qui sait »… la différence, c’est que tout le monde connait quelqu’un qui s’y connait en windows… les seuls défauts de linux (logithèque plus réduite, matériel pas forcément compatible, difficulté supposée) sont dus à son faible nombre d’utilisateur, ce ne sont pas des défauts de conception…

  19. Nelson, je tiens à vous informer de plusieurs évolutions positives qui se déroulent actuellement dans le monde Linux.

    1/ la Linux Standard Base, qui a pour but une compatibilité binaire entre les distributions. Ainsi, les editeurs n’auront plus à fournir un package par distribution Linux, car elle seront toutes compatibles entre elles (du moins 80% des librairies, le reste devant être inclu dans le package).
    Ce projet est mené par le Free Standards Group (qui détient le trademark Unix), en collaboration avec IBM, Red Hat, Real Software, Adobe, Novell, Trolltech; etc.
    Lien : http://www.linuxbase.org/

    2/ le projet portland, qui vise à unifier l’apparence des applications sous linux, en essayant de rendre les différences entre Gnome et Kde (les 2 environements graphiques principaux sous linux) transparentes pour l’utilisateur.

  20. Bien beau, j’en conviens, Linux chemine vers une forme d’interactivité conviviale qui , si la tendance se maintient, va finalement permettre à un nul comme moi d’y faire le saut et d’y demeurer. Sauf, qu’en attendant, la route a beau être pavée de bonnes intentions, elle demeure criblée de gros nids de poules.

    Prenez hier. Je décide de donner suite à une remarque publiée ci-haut, celle du sieur TITIX, relativement à un site Web que je suis en train de terminer avec un CMS Open Source, où je dis que sous Linux. il est impossible de visionner les clips vidéos, des Quicktimes (Apple), qui constituent l’essentiel du site. Alors, pour corriger le problème, je décide d’installer un produit génial, VLC. Il est gratos et, si jamais il permet de faire turbiner mes Quicktimes sous Linux, ben je le dirai aux visiteurs linuxisés et leur fournirai le lien pour télécharger cette merveille.

    En passant, il y avait sur le site du fabricant, une version Windows et une version Mac de VLC que j’ai téléchargées et installées, une procédure conforme à ces plateformes: fichier qui se télécharge, utilitaire installateur sur lequel on clique, installation routinière et petit bonheur 100 % satisfaisant.

    Or, pour la version Debian, je n’y suis pas arrivé. Ici, oubliez la procédure simple de type Windows ou Mac. Il faut aller en mode console (en Root), taper des lignes pleines d’espaces et de bares obliques, hacker pour que ça marche, se tenir sur une seule jambe à une croisée de chemin, les bras en croix avec une poule morte accroché au cou à minuit un vendredi treize, et, résultat, le collègue linuxien à qui j’ai passé les commandes du PC n’y est pas arrivé. « Je vais leur écrire », m a-t-il dit.

    Frustrant et pas évident ! C’est ça qui fait que je continue de faire mes affaires avec un Mac ou un PC.

  21. Alors là, je ne suis vraiment pas d’accord, Nelson.

    Sous Ubuntu, pour installer VLC, vous cliquez sur « ajouter/supprimer des programmes », choisissez VLC dans la liste, et cliquez sur « Appliquer ». Et le programme s’installe automatiquement.

    Votre problème, ce n’est pas un problème de Linux, mais c’est bien le problème que vous avez été formatté à l’utilisation de Win$. Vous avez le réflexe de quelqu’un qui a passé 10 ans à se dire « pour installer un programme, je cherche le site du producteur avec Google, je télécharge le « .exe » et je double-clique dessus ». Seulement voilà, Linux ne fonctionne pas de cette façon, et pour une bonne raison: toutes les librairies sont ouvertes. Il n’est donc pas nécessaire à chaque logiciel d’avoir ses propres librairies. Ce système a 2 avantages: il permet de coder plus rapidement (ben oui, pas besoin de refaire ce qui a déjà été fait…) et il prend beaucoup moins d’espace (sous win$, des librairies avec les mêmes fonctionnalités sont souvent présentes en plus de 10 exemplaires différents).

    Ce système des librairies ouvertes est excellent, mais il a une conséquence: pour tourner, les programmes ont besoin des librairies. Et c’est la raison pour lesquelles chaque système Linux a un « gestionnaire de paquets », qui permet d’installer automatiquement les librairies dont un programme aurait besoin, et qui ne seraient pas encore installées. Ce n’est pas plus difficile (au lieu d’aller sur le web, on ouvre un programme qui ira sur le web à notre place), mais il faut juste prendre l’habitude de l’utiliser, et perdre le réflexe basique windowsien.

    Si vous voulez que tous les systèmes soient identiques à win$, il ne sert à rien d’en tester d’autres. Si vous souhaitez en tester d’autres, apprenez comment ils fonctionnent. Tel est mon commentaire.

  22. Dom soulève un bon point. L’installation de paquets sous Linux fonctionne certes de facon différente de sous Windows mais cela n’est pas vraiment plus compliqué si l’on prends la peine d’apprendre le peu qu’il y a à apprendre! Juste pour compléter le conseil de Dom, Nelson, vu que vous semblez être sous un debian pur et simple, vous n’avez peut-être pas accès à l’outil graphique qui vous permet « d’ajouter/supprimer des programmes ». Mais la même action est possible sous la console avec la commande « apt-get install [programme] »… Ok d’accord j’en convient, le fait de taper cette commande peut paraître d’abord étrange pour un nouvel utilisateur mais cette commande, propre à debian, reste toujours la même! Donc pas besoin de ré-apprendre inutilement chaque fois que vous voulez installer un programme! Dans le cas de VLC il vous suffit donc probablement seulement de taper « apt-get install vlc« . Et vous êtes en affaires. Vous n’avez tapé qu’une seule ligne courte et simple et le programme est déjà installé et prêt à s’executer. Vous avez brulé toutes les étapes: « trouver (google), télécharger, executer, cliquer next, next, next, next, ok, no, yes, redémarrer »… Donc bref, d’accord vous avez dû faire le petit effort d’apprendre la simple commande « apt-get install » mais au bout du compte ne trouvez-vous pas la méthode linux maintenant drolement plus rapide et efficace?

    Je vous donne un exemple concret de l’efficacité de ce système. Récemment j’ai installé debian sur plusieurs postes à l’école ou je travaille. Au lieu de me taper une heure ou deux à chercher et télécharger sur le net les logiciels tiers que je voulais installer, tout ce que j’ai fait c’est taper UNE LIGNE dans la console pour installer tous mes programmes. Voici un exemple, si je tapes:

    apt-get install gimp openoffice inkscape mplayer gaim firefox

    Voilà, tout ce que j’ai eu à faire c’est taper cette liste de programmes et le système de packetages s’est mis en action de par lui-même. J’ai pu aller faire d’autres choses plus importantes pendant que l’ordinateur se chargeait de par lui-même de télécharger et d’installer tous ces logiciels! Quand c’est terminé, tout est installé, aucun redémarrage nécessaire, on est prêt à ouvrir nos documents word, utiliser firefox, etc. Vous trouvez pas que ca sauve du temps juste un tantinet? 😉

  23. Même sous une Debian pure, il existe un GUI pour ceux qui ne veulent vraiment pas faire de ligne de commandes, et ce GUI existe d’ailleurs dans beaucoup de distributions Linux: il s’agit de Synaptic, qui n’est rien d’autre qu’une interace graphique pour apt-get.

    Donc, pour quelqu’un qui ne veut pas faire de ligne de commande, il devra juste en faire une [b]apt-get install synaptic[/b], puis il pourra tout faire en utilisant Synaptic.

    Ce n’est pas plus compliqué que sous win$, c’est seulement différent. Et il faut faire le pas d’apprendre cette différence.

  24. Je suis absolument certain que mes beau-parent n’aurait pas installer eux-mêmes Windows, pas plus que Linux d’ailleurs. Il n’ont jamais installer eux-mêmes de logiciels. Dans leurs cas, Windows pré-installer était la voie vers l’informatique. Un Linux pré-installer aurait eu le même résultat. Dans les deux cas, une tierce personne doit leurs installer les logiciels dont ils ont besoin. Je note cependant que l’installation de Linux contient déjà tous les logiciels qu’ils utilisent.

    Personnellement, j’ai Ubuntu sur un vieux pc et Mandriva sur mon PC de tous les jours. J’ai la version Powerpack de Mandriva avec les drivers et les plug-in. Soixante dollars par an ne me semble pas exagérer pour ne pas avoir a utiliser la ligne de commande, d’avoir un système et des logiciels a jour, et tous ceci sans avoir a penser que je doit me protéger des virus, spyware et autres « bibite » indésirable. A la limite, même si vous aviez a changer votre modem, votre scanner ou votre imprimante, ça n’est pas très cher pour avoir tous ces logiciels légalement. Et j’insiste sur légalement. Sois vous accepter de passer du temps a configurer votre OS, soit vous payer quelqu’un pour le faire a votre place.

    Que ceux qui n’ont que des logiciels légaux jettent la première pierre. Les autres, si vous copier des logiciels, c’est que vous estimez que ces logiciels n’en donnent pas pour leur argent.

    Et si vous croyez ne pas être en mesure d’installer Mandriva, lisez ceci: http://kluc.over-blog.com/article-1361397.html.

  25. j’ajouterais par ailleurs que Mac Os X est dérivé de FreeBSD , et donc un cousin de GNU/Linux . A bon entendeur . Beaucoup de chose possible sous Linux le sont sous MAC . Les Lignes de commandes sont les mêmes (normals Apple a utilisé du GNU )
    finalement pour s’en convaincre juste un petit tour sur le site officiel d apple section opensource (99 % des logiciels viennnent de GNU/Linux ) : apple.com/opensource.
    La compatibilté entre Les Mac os X et windows est faites avec SMB , le serveur web est fait avec Apache , le bash est intégré par défault …. La liste est longue …
    a bon entendeur

  26. J’ai déjà essayé d’installer diverses variantes de Linux sur mes ordis. Les distributions en français se comptent sur les doigts d’une seule main. Les fichiers d’aide sont pour le moins nébuleux. Pour les jeux, on oublie Linux. J’avais même essayé un dual boot, XP et Linux, Xp pour les jeux, linux pour le reste: c’est vraiment pas pratique.

    De plus, je dois vous mentionner messieurs, car se sont tous des hommes qui ont écrit, que j’ai payé un technicien une seule fois. Pour le reste je l’ai appris moi-même et je fais du dépannage pour mes amies, pour éviter qu’elles se fassent avoir par les « vendeurs-de-chars-recyclés-en-vendeurs-d’ordi-ou-de-pseudo-techs ».

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